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 Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]

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MOTHER DRAGON ∭ La Dragonne Aesienne, elle vous couve comme ses oeufs sur la CB.

Erin K. Mac Fiachaidh

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 04/04/2016
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MOTHER DRAGON ∭ La Dragonne Aesienne, elle vous couve comme ses oeufs sur la CB.

MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Ven 10 Juin - 17:26
it's only midnight.
ft. Kiaran T. Mac Greine & Erin K. Mac Fiachaidh.

S’amusant des conséquences de son jeu, Fodhla était pourtant la première à guetter l’instant où son partenaire cesserait de lui être soumis. Son derme écailleux recouvert d’une fine pellicule de sueur, elle ondoyait sous les flammes d’un désir sauvage, ne devant finalement sa tourmente délicieuse qu’à ses propres manigances. Mais elle était bien trop fière pour l’admettre, persistant dans ses démarches insolentes, agaçant le Sinistre et le poussant jusqu’à ce qu’il soit obligé d’agir. Ce qu’il finit par faire, un grondement sourd franchissant ses lèvres, ses mains l’incitant à se rapprocher une dernière fois. Si un sourire de ravissement s’était au préalable dessiné sur les lèvres de la dragonne, il n’eut pas le loisir de s’agrandir, tranché net par le soupir qui la fit frissonner toute entière. Elle se laissa doucement couler contre le torse du Nocker, finissant ce geste qu’elle se refusait à lui offrir depuis quelques minutes insoutenables, s’apportant finalement autant de désagréments que d’excitation refoulée. Néanmoins, ses diableries avaient éveillé un besoin chez son amant, lequel passé un infime moment d’immobilité, lui fit une nouvelle démonstration de ses talents. Et en dépit de sa position dominante, Fotla ne sut plus clairement si elle menait leur danse horizontale ou s’il était seul maître à bord de ce navire en pleine tempête. Elle chavirait, l’adrénaline roulant à tombeau ouvert dans ses veines, son unique ancrage étant le regard scintillant du Sinistre.

En ces moments intenses, le monde entier cessait tout simplement d’exister. Il n’y avait ni Soleil et ni Lune, ni Seelie ou Unseelie. Leur univers se réduisait à ce lit malmené par leurs ébats vigoureux, puis rétrécissait jusqu’à cette vallée de chairs, ces deux volcans au bord de l’éruption. Se refusant dans un premier temps de prendre le risque de blesser son partenaire, la Kith garda ses griffes emmêlées à travers les draps, mais sous ses assauts de plus en plus téméraires, ne put résister à l’envie de se fondre plus ardemment dans son étreinte salvatrice. S’astreignant à la prudence, elle laissa ses doigts courir les épaules et le torse du Sinistre, se gorgeant de la chaleur qu’il faisait naître en elle et de l’étrange apaisement qui en résultait. Le phénomène était presque imperceptible, largement étouffé par leurs souffles incandescents et fébriles, mais il libérait lentement la dragonne des entraves du temps. Son fardeau oublié, ses attaches défaites une à une par les baisers voraces, elle se laissait engloutir par les vagues de plaisir indécent qui la submergeaient. Toujours plus puissantes, toujours plus étouffantes. Toujours plus rapides à atteindre les rives de son inconscient.

Enfouissant son visage dans le cou du Nocker, elle respira son odeur, s’emplissant les poumons de son parfum caractéristique – il allait être dans cette chambre pendant des jours, et sur elle encore plus longtemps. Il l’avait marquée plus profondément encore qu’une simple morsure. Fodhla se laissa d’ailleurs prendre à cette pulsion mordante, tiraillant la chair de ses dents, sans toutefois le blesser. Si proche de l’oreille du Sinistre, il ne pouvait qu’être témoin de sa respiration erratique entrecoupées de gémissements chaque fois plus épris, tourmentés, trahissant une délivrance proche. Elle se redressa, l’enserrant entre ses griffes, l’incitant à rester proche d’elle, ne supportant pas l’idée d’être séparée de sa chaleur même fugacement. Cette nouvelle position forçait leur danse à reprendre un rythme moins effréné, offrant à la Fey un répit bienvenu et pourtant seulement temporaire. Le frottement de sa peau contre la sienne, la montée ravageuse de ce brasier, la caresse de ses paumes dans son dos, l’effleurement de ses lèvres brûlantes sur les siennes ou ailleurs. Autant d’éléments qui rendait difficile la résistance de la fière dragonne. Elle gronda férocement, se renversant en arrière, laissant les doigts de son amant parcourir autant de terrain qu’ils le désiraient. Elle s’abandonnait toute entière à ses attentions, à ses faveurs concupiscentes, à son amour. L’Unseelie se cambra une nouvelle fois, essoufflée, ses hanches entamant un ballet plus langoureux ; elle prit appui en arrière, sur ses paumes, son corps ondulant lentement, avec des mouvements plus amples.

Puis ses mains vinrent trouver les siennes, s’y emmêlant étroitement – un lien, une ancre à travers le déchaînement passionné qui les unissait. Fodhla se sentait plus vivante que jamais, soumise à cette étreinte épuisante et pourtant savoureuse. Elle qui s’était forcée à l’isolement renouait avec des parties d’elle-même endormies depuis la fuite de Tethor, mais ce n’était pas seulement ce manque de contact qui se nourrissait voracement des baisers du Sinistre. Il transformait sa colère, celle envers le monde, celle envers les Hommes. Il parvenait à canaliser ces émotions brutales et violentes en une apothéose des sens. Les prunelles emplies d’une fièvre indescriptible, la dragonne dévisageait son amant, à la fois émerveillée par ce qu’il lui apportait et désireuse que cet instant ne finisse jamais. Elle savait qu’après cette union, rien ne serait plus pareil, mais elle savait également que cette nuit ne suffirait pas à changer le mal dont elle souffrait. Cette ire aussi dévastatrice que le plus furieux des ouragans, qui ne demandait qu’un prétexte pour se déchaîner sur la race mortelle. Elle leur en voulait toujours, terriblement, néanmoins Cethor parvenait à lui faire oublier cette rage destructrice en l’aimant. Sa peine se tarissait également, fragment par fragment. Le travail serait de longue haleine, probablement difficile à supporter, mais elle se prit à envisager un rétablissement possible auprès du Nocker. Il ne l’abandonnerait pas.

Forte de cette certitude, Fodhla orienta les paumes de son amant sur ses hanches alors qu’elle se laissait entièrement diriger par lui. Elle lui abandonnait le contrôle, rendait au cavalier les rênes de sa monture rétive et sauvage. Son corps entre ses mains était sien. Son cœur brisé et morcelé guérirait grâce à lui, et lorsqu’elle se sentirait prête à l’offrir, c’était à lui qu’elle le destinerait. Tout du moins si Danu le voulait… Tant de choses pouvaient faire obstacle à leur idylle, à commencer par leurs propres sentiments et ceux de Tethor, mais l’Unseelie ne parvenait pas à s’en soucier pour le moment. Tout ce qu’elle parvenait à songer, c’était qu’elle avait confiance en Cethor, d’une façon qu’elle n’aurait jamais cru possible à nouveau. Elle fondit sur ses lèvres, prédateur saisissant sa proie, la cadence de ses hanches augmentant de façon perceptible. L’aimait-elle ? Pouvait-elle aimer à nouveau après tant de désastres ? Si Morrigan lui avait prédit une progéniture nombreuse, cela voulait certainement dire qu’elle parviendrait à se relever des cendres de son existence. Qu’elle renaîtrait. Et c’était précisément ce que le Sinistre lui permettait ce soir : un renouveau. Fotla l’entraîna à sa suite alors qu’elle modifiait sur dernière fois leur position, laissant cette fois son amant la dominer entièrement. Ses griffes, toute prudence malheureusement envolée, manquèrent de marquer les larges épaules du Nocker. Alors que leur danse atteignait son point culminant, elles le firent, traçant un fin sillon écarlate qui se referma presque aussitôt. Inattentive à ce débordement, la Fey murmura le prénom de son partenaire, son regard cherchant le sien, sa respiration affolée soulevant sa poitrine de plus en plus vite. Subitement, elle cessa d’être. Son corps prit d’instinct une position plus étroite encore contre le Sinistre, cherchant à fusionner leurs essences pour un final plus grandiose encore. Sa réserve oubliée, elle laissa libre-cours à son plaisir ; son prénom au bord de ses lèvres, de lourds gémissements incontrôlables, ses mains l’attirant à se fondre plus intimement en elle. Une vague ultime l’emporta, la laissant dériver un instant dans les ténèbres pendant qu’elle fermait les yeux, son corps se raidissant brusquement et son souffle restant bloqué dans sa poitrine. Ses muscles se relâchèrent doucement, dévastés par l'incendie dont elle avait souffert. Ses paupières frémirent, se relevèrent, son regard chercha le regard si doux de Cethor. Et il le trouva, tout aussi fou qu'elle, tout aussi enfiévré et... heureux. Apaisé. Contenté. Rassuré. Elle lui offrit un long baiser délicat, ses bras se nouant sur sa nuque.

« Merci d’être resté… »

 



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Kiaran T. Mac Greine

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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Sam 11 Juin - 16:48
Only midnight
ft. Kiaran T. Mac Greine & Erin K. Mac Fiachaidh
La sensation de tout le corps de Fotla contre le sien l’électrisait. Il savourait tant la douceur de sa peau que l’éclat de ses écailles, la soie de ses cheveux que le tiraillement de ses dents contre son cou. Il étira d’ailleurs la nuque, sentant ses morsures presque trop timides. Son souffle dans son oreille combiné au jeu de ses dents lui tira un grondement sourd et vibrant de plaisir. Il se redressa, suivant son mouvement, l’entourant de ses bras. Son bassin ondulait toujours en harmonie avec celui de la Dragonne, avec un rythme pourtant moins embrasé. Il se sentait s’enfoncer en elle, dans sa chaleur de velours. Son regard accroché au sien, les lèvres entrouvertes, Cethor se perdait dans cet univers qu’ils créaient. Dans l’enchevêtrement de leurs corps. Si leurs peaux portaient des teintes opposées, la nacre les unissait dans une lueur éthérée et Cethor avait l’impression de ne plus pouvoir apposer de limite encore son corps et celui de Fotla. Ses bras autour d’elle caressaient son échine, traçant chaque écaille le long de son dos, s’échouant sur le creux de ses reins. Il ne se rassasiait pas d’elle. Ses lèvres s’emparaient farouchement des siennes, comme s’il voulait contrebalancer le mouvement plus langoureux de leurs bassins par des baisers enflammés. Elle finit par le repousser sur les draps et il se laissa faire. L’air frais embrasa un peu plus son derme. Ses mains glissèrent sur ses hanches, ses cuisses enserrant son bassin, remontèrent vers son ventre et effleurèrent les délicats fils d’or de son intimité. Alors qu’elle se courbait vers l’arrière, le bassin de Fotla s’offrit un peu plus à ses caresses mais l’angle ainsi changé de leurs ondulations langoureuses coupa momentanément le souffle du Sinistre. Son échine s’arcbouta vers l’arrière alors que ses doigts se crispaient sur les cuisses de Fotla, l’attirant au plus près de lui, s’enfonçant encore un peu plus dans son écrin brûlant.

Les ondulations amples et lentes lui tiraient des soupirs vibrants, des grondements sourds. Son prénom haletait sur ses lèvres. Fotla vint trouver ses mains pour y nouer ses doigts étroitement. Les ancres. Leurs attaches au monde, à ce monde qu’ils partageaient, pour ne pas se perdre dans les méandres exquises du plaisir. Cethor serra ses doigts un peu plus fort autour des siens. Il voulait que jamais elle ne se détache de lui, que jamais elle ne s’éloigne. Elle lui offrait la salvation, un amour comme il ne lui semblait en avoir jamais connu auparavant. Elle avait bandé ses plaies, avait apaisé ses cicatrices avec ses baisers. Il s’accrochait à elle, dans leur valse haletante. Elle était son ancre. Celle qui le maintenait dans ce monde, celle qui l’emmenait loin, là où il était en sécurité, dans l’étreinte sacrée de ses bras. Ses pouces dessinèrent distraitement des cercles sur sa peau entre ses pouces et ses index. Même si tant de choses restaient entre eux, si tant de mots étaient encore à prononcer, Cethor savait qu’elle ne l’abandonnerait pas. Son cœur voulait s’en convaincre. Même avec Tethor revenu… Il rouvrit les yeux, paupières papillonnantes, cherchant à accrocher ceux de Fotla. Il se perdit dans leur or en fusion, trouvant le réconfort. Même avec Tethor revenu… Elle ne l’abandonnerait pas… N’est-ce pas ? L’angoisse voulait l’étreindre à nouveau et il sentit ses mains se faire fébriles entre les siennes. Cependant, Fotla les guida vers le chemin presque devenu familier de ses hanches, cette courbe exquise. Elle s’offrait à ses caresses et le Sinistre devina sans mal qu’elle lui laissait tout contrôle sur sa personne. Elle faisait tomber ses barrières rien que pour lui. Uniquement pour lui. Et c’était bien plus que ce qu’avait jamais fait Eire. Elle qui avait toujours eu cet instinct manipulateur en elle.

Les bribes d’angoisse se déchirèrent alors que la Dragonne venait lui dérober un nouveau baiser ardent. Ses hanches se firent plus virulentes contre les siennes. Il voulait lui faire confiance, désespérément. Tout comme celle qu’il aimait, il avait encore du chemin à faire. Elle avait apaisé son cœur, repoussé les ténèbres qui s’en étaient emparé, mais il y avait encore tant à faire… L’angoisse de la trahison, de l’abandon. Ses doigts s’enroulant autour d’une mèche de cheveux de Fotla, Cethor la gardait tout contre son torse, refusant qu’elle s’éloigne de sa chair. Comme un appel au secours silencieux, une supplique lancée par son corps. Si son désir ne s’en trouvait pas diminué, tout son être semblait lui demander de ne pas le quitter. De ne pas lui briser le cœur comme Eire l’avait fait il y avait des siècles. Lui demander s’il était possible qu’ils recollent leurs morceaux ensemble. Elle roula sur le côté, sur le dos, lui rendant une position dominante entre ses jambes. Les mains du Sinistre se coulèrent le long de son corps pour venir soulever délicatement ses fesses afin d’approfondir la danse de leurs bassins, d’accélérer la suite de notes de leur partition. Sous l’irradiation des griffes de Fotla dans sa chair, Cethor arqua l’échine. Son prénom, répété encore et encore sur ses lèvres, lui tirait des soupirs exaltés.

Ses iris ambrés croisèrent ceux de Fotla et s’y accrochèrent. Il put voir le voile de désir les obscurcir alors que les siens devaient les refléter en tout point. Elle se resserra autour de lui et ses mouvements de reins se firent plus amples, saccadés. Son corps était pris de frissons de temps à autre alors que le désir électrisait tout son être. Il se pencha sur elle, caressant son corps du sien, pour venir s’emparer de ses lèvres, leurs prénoms se heurtant au rythme de leurs souffles erratiques, se mélangeant aussi bien que leurs corps. Ses muscles se tendirent au même instant que ceux de Fotla. Il la sentit se refermer autour de lui, l’avalant tout entier alors qu’un long frisson descendit le long de l’échine du Sinistre. Un grondement rauque s’échappa d’entre ses lèvres, s’écrasa dans le cou de celle qu’il aimait. Puis le calme dévasta son corps. Pour éviter d’écraser totalement Fotla sous son poids, il se décala à peine, posant son flanc sur le matelas, ne démêlant pourtant pas leurs membres, n’écartant pas son corps de sa chaleur. Son souffle se calma et il se perdit dans les prunelles de la Dragonne. Leurs lèvres frémirent les unes contre les autres, dans un baiser apaisé. Il passa son bras autour de sa taille, ses doigts venant effleurer sa tempe, repousser les mèches qui se collaient sur son visage encore moite de sueur. Merci d’être resté… Après s’être égarés sur son visage, ses yeux revinrent aux siens alors qu’elle prononçait ces quelques mots. Un sourire tendre étira les lèvres du Sinistre. C’était lui qui aurait du les dire. Il caressa encore un instant son visage avant de répondre. Il voulait savourer ce moment de calme tout aussi exquis que la passion enflammée de leurs corps. Je ne partirais que si tu me le demandes… Je ne t’abandonnerais pas… Est-ce que ses mots faisaient écho à sa propre expérience ou à celle que Fotla avait vécue ? Il n’en savait trop rien. Mais les feys ne mentaient pas. Jamais. Ils en étaient incapables. Même au-delà de ça, Cethor ne lui briserait jamais le cœur. Jamais.

Il se rapprocha un peu d’elle, déposa un baiser furtif sur ses lèvres, puis sur son front. Ses doigts toujours dans ses cheveux, il la guida sur son torse et referma ses bras autour d’elle. Il avait besoin de sa présence, de la sécurité qu’elle lui inspirait. Avec elle, il pouvait être fort, il pouvait être faible, il pouvait être entier. Il frotta distraitement son nez dans ses cheveux, embrassant le sommet de son crâne, ses mains se posant sur son flanc, sur son dos. Merci d’être là… murmura-t-il doucement. Il avait envie de lui assurer, encore et encore, qu’il ne partirait pas. Qu’il ne l’abandonnerait pas. Peu importait les obstacles qu’ils auraient à surmonter, il ne la quitterait pas. Mais à la place des mots, il se contenta de la serrer un peu plus contre lui. Il voulait profiter de cet instant, de ce répit avec le monde, de cette fenêtre sur un autre univers, comme lorsqu’ils avaient dansé au Carnaval… en profiter avant que ne vienne le moment de parler. Le moment redouté des choses tues pour l’instant. Mais pas tout de suite. Pas encore. Il remua un peu sur les draps, baissant son visage vers celui de Fotla pour lui quémander un autre baiser. L’avenir lui faisait peur. Mais en même temps, il n’avait jamais eu aussi envie de l’explorer, de le vivre. Il la contemplait, dans cette langueur qui s’emparait du corps après l’amour, se disant qu’il n’aurait voulu être nulle part ailleurs qu’à ses côtés. Il glissa son nez contre le sien, embrassa sa tempe, l’arc de sa mâchoire, pour revenir à ses lèvres. Ils pourraient tout affronter, s’ils le faisaient ensemble. Je ne partirais pas… souffla-t-il encore contre ses lèvres, dans une promesse éternelle.


last king of Ireland

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Erin K. Mac Fiachaidh

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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Sam 18 Juin - 0:54
it's only midnight.
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Fotla se lova dans l’étreinte du Sinistre, le brasier se retirant lentement de son corps pour laisser place à une satisfaction bienheureuse. Un sentiment de sécurité, aussi. Celui d’être aimée, ou tout du moins d’en avoir la quasi-certitude. La dragonne fourra son museau dans le cou du Nocker, refusant de songer à l’aube qui n’allait pas tarder à se lever sur ce doux rêve. D’ici moins de quelques heures, la réalité reprendrait ses droits… Et si elle aurait été ravie d’accueillir la Lumière après les terribles visions de Beltaine, elle se serait damnée dans les Ténèbres pour une éternité dans les bras de Cethor. Un sentiment qu’il partageait, elle le devinait à la façon dont il la serrait contre lui, dont ses lèvres l’effleuraient périodiquement. Déposant un baiser sur sa clavicule, Fodhla soupira doucement. Petit à petit, le brouillard se levait. Ses muscles se détendaient, son cœur reprenait un rythme plus normal, son souffle s’apaisait. Mais elle n’aurait quitté ce lit pour rien au monde – pas même pour Tethor. Un sourire apaisé ourla ses lèvres à la promesse du Sinistre, ses mots remuant de sombres souvenirs qu’elle se refusa pourtant d’examiner. Elle aurait tout le temps de renouer avec ses vieux démons lorsqu’il ne serait plus là. Tant de choses demeuraient à régler, à éclaircir… Rien que de l’envisager, elle sentait la crainte s’insinuer. Néanmoins, les baisers du Fey chassèrent rapidement les ombres qui menaçaient son cœur. Elle se colla contre lui, laissant ses doigts tracer des cercles sur son torse, redessiner la courbe d’un biceps, souligner sa mâchoire.

« Merci d’être là… » « Je n’ai nulle part d’autre où aller. » Fotla posa son front sur son épaule. « Je suis contente d’être restée. »

Elle noua l’une de ses mains à la sienne, la remontant à sa bouche pour l’embrasser doucement. Le temps s’étirait, atteint par la même langueur que les amants. Et pourtant il s’égrenait toujours. Elle sentit la lassitude de cette nuit éprouvante tomber sur ses épaules, comme une chape de ténèbres. Ses paupières frémirent.

« Je ne partirais pas… » « Je sais. » Elle se serra davantage, refermant presque ses griffes sur ses doigts. « Tu n’en a plus le droit, de toute façon. » De nouveau, elle frotta son nez contre son cou, tirailla la chair tendre. « Tu m’appartiens désormais. » gronda-t-elle en un délicat murmure.

La dragonne soupira à nouveau, sentant le sommeil vaincre ses dernières réticences. C’était la première fois qu’elle se sentait gagner aussi aisément par l’inconscience – sans crainte de cauchemars, surtout. Elle sentait encore le regard de Cethor sur elle, sa chaleur l’environner. Avant même qu’elle ne puisse rajouter quelque chose, la bête sombra dans un repos bien mérité. Dans cet ultime abandon, elle eut toutefois l’assurance d’être en sécurité.

♫~~~~~~~~~~♫

Ce fut l’aube qui tira la Fey de son sommeil de plomb. Cela ne faisait pas si longtemps qu’elle s’était assoupie, elle sentait encore la fatigue enserrer ses muscles et alourdir ses paupières. Elle papillonna pourtant des yeux, cherchant à discerner dans la semi-pénombre de sa chambre la silhouette à ses côtés. Comme s’il pressentait sa question muette, le Sinistre lui offrit l’éclat de son regard mordoré et un sourire sincère. Elle fut soulagée par cette simple vision, modifia sa position pour se coller contre lui. Fodhla leva le menton pour effleurer ses lèvres d’un baiser reconnaissant, refusant pendant un long moment de prononcer les mots fatidiques. Le jour reprenait ses droits. Et le monde n’avait malheureusement pas arrêté de tourner. Inspirant profondément, elle prit appui sur un coude pour dévisager son amant.

« Je n’ai personne d’autre pour remplacer mon employée de la nuit dernière. Je leur ai offert leur matinée pour qu’ils puissent profiter de Beltaine et… » Elle détourna les yeux, presque amusée par sa propre phrase. « Je ne pensais pas que je pourrais moi-même être occupée ce soir-là. » Elle fit rouler son pouce sur sa joue rugueuse. « Ne m’en veux pas. » Je voudrais rester dans tes bras, mais c’est sans doute plus sage de reprendre mon souffle ailleurs. Loin de ses yeux si tendres, de ses mains caressantes, de ses baisers apaisants. Parce qu’ils ne pouvaient prétendre, ni l’un ni l’autre, que leurs tourments avaient brutalement cessé après cette nuit. Qu’il n’y avait plus aucun démon. Plus aucun mal qui rongeait leur âme. Surtout pas Fodhla. « Je serais de nouveau libre dans l’après-midi, ou la soirée, ou… » Elle posa son front contre le sien, s’exhortant à davantage de calme. Elle tenta de puiser dans son regard le légendaire sang-froid qui le caractérisait depuis si longtemps. « Je ne te fuis pas. Je te ne demande pas de partir. Je dois simplement m’occuper… prendre mes responsabilités… et ensuite, je serais à nouveau toute à toi. »

Elle se pressa doucement contre son torse, réclamant un dernier baiser, une dernière étreinte. Même si cette séparation ne s’avérait durer que quelques heures, ou un jour entier, cela lui semblait déjà insurmontable. Elle ne voulait pas retourner à la solitude. C’était une compagne traîtresse et malsaine. Fotla ne voulait plus être seule.


 



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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Dim 19 Juin - 15:25
Only midnight
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Il savourait sa simple présence contre lui. Les courbes de son corps se fondant si bien contre les siennes, comme s’ils étaient issus du même moule que le temps avait séparé. Le tracé léger de ses doigts sur sa peau encore échauffée par leur soirée. Son cœur se calmait, ses muscles se détendaient, son esprit s’apaisait dans l’étreinte de celle qu’il aimait. Il aurait aimé que le temps s’arrête, qu’ils ouvrent une faille pour s’y glisser aussi longtemps qu’ils le souhaitaient, jusqu’à ce qu’ils trouvent le courage de retrouver le reste du monde, les responsabilités, les regards, les obstacles qui se positionneraient forcément sur leur route. Il voulait oublier tout cela le temps d’un instant, d’une éternité. Il respira le doux parfum des cheveux de Fotla. Il ne la quitterait pas. Ils pouvaient tout affronter ensemble. Je n’ai nulle part d’autre où aller. Si elle avait été toute autre, ses paroles auraient pu être interprétées bien différemment. Si elle avait été Eire, cela aurait juste voulu dire que Dagda n’était pas libre cette nuit-là. Mais Fotla n’était pas Eire. Il caressa doucement ses cheveux. Il n’avait aucune autre place où être non plus. Il était juste là où il fallait. Il avait cette impression qu’enfin la roue du Destin tournait convenablement. Que les étoiles s’étaient alignées pour les amants au cœur brisé qu’ils étaient. Qu’ils avaient le droit à leur bonheur, à leur renouveau, eux aussi. Enfin. Je suis contente d’être restée.Je suis content d’être venu jusqu’ici.

Ses doigts vinrent trouver les siens pour s’y emmêler et il les serra doucement, frémissant légèrement alors qu’elle embrassait ses phalanges. Il effleura légèrement sa joue alors que les paupières de la Dragonne papillonnèrent. Il lui assura encore une fois qu’il ne partirait pas. Il veillerait sur son sommeil cette fois. Je sais. Il sentit la délicate ponction de ses griffes sur sa main et un sourire paisible étira ses lèvres. Tu n’en a plus le droit, de toute façon. Il frissonna encore alors qu’elle frotta son nez dans son cou, titillant sa peau de ses dents. Tu m’appartiens désormais. Un léger grondement répondit à ses paroles. Toujours… murmura-t-il. I’m yours… and you’re mine... ajouta-t-il alors qu’il sentait la conscience quitter le corps de Fotla, l’abandonnant aux bras de Morphée. Il contempla son visage tranquille, ses cheveux s’étalant sur sa peau comme des fils d’or sur de l’ébène. Il dessina la courbe de son épaule avant de fermer les yeux à son tour. Tout comme elle, la langueur de leur nuit, les atrocités de Beltaine, le rattrapaient. Il la serra avec précaution contre lui, pour ne pas la réveiller, et s’endormit à son tour, plus apaisé qu’il ne l’avait été depuis très longtemps.

Il fut réveillé par un infime changement de la part de Fotla. Elle était encore dans ses bras. Un instant, l’angoisse avait manqué de l’étreindre encore alors qu’il craignait qu’elle ne soit partie, qu’elle ait profité de son sommeil pour s’échapper. Pourtant, c’était bien l’infime contraction de ses muscles, le frémissement de sa peau contre la sienne, qui l’avait tiré du sommeil. Il ouvrit les yeux et un doux sourire étira ses lèvres alors qu’il croisa ses iris dorés. Elle vint se blottir un peu plus contre lui et il resserra ses bras autour d’elle, savourant son baiser matinal. Il était porteur à la fois de promesses et de soulagement, tout autant d’un côté que de l’autre. Ils étaient restés. Aucun d’entre eux n’était parti. Ses doigts s’enroulèrent autour de ses cheveux alors qu’ils se posèrent sur son échine. Par la lueur qui pénétrait dans la chambre, il savait que le jour avait fini par se lever. Il avait chassé les ombres de la nuit, celles de Beltaine et de la vision d’horreur. Pourtant, il apportait aussi avec lui son lot de responsabilités. Cependant, Cethor garda le silence. Il savait qu’il avait fait plus que ses heures au commissariat et que son supérieur n’était pas en droit de lui tenir rigueur s’il décidait de prendre une journée de congés.

Mais Cethor se douta qu’il n’en allait pas de même pour la Dragonne alors qu’elle prenait appui pour se redresser et le dévisager. Il effleura une mèche de cheveux qui encadrait son visage, légèrement inquiet des mots qu’elle s’apprêtait à prononcer. Je n’ai personne d’autre pour remplacer mon employée de la nuit dernière. Je leur ai offert leur matinée pour qu’ils puissent profiter de Beltaine et… S’il pouvait se permettre de rater une journée de travail, ce n’était pas son cas. Il esquissa une petite moue boudeuse qu’elle ne vit pas car elle détourna la tête. Je ne pensais pas que je pourrais moi-même être occupée ce soir-là. Il esquissa pourtant un petit sourire mutin alors qu’elle effleura sa joue à la barbe naissante. Ne m’en veux pas. Il dessina l’arc de sa mâchoire, lui relevant délicatement le menton avant de l’embrasser tendrement. Je t’en aurais voulu si tu m’avais fait passer avant tes responsabilités. déclara-t-il doucement. Et c’était vrai. Les démons n’étaient pas partis. Rien que dans cette phrase, le fantôme d’Eire était bien trop présent. Elle n’avait pas fait partie des raisonnables. Encore moins des responsables. Même si je suis un peu déçu de ne pas t’avoir rien que pour moi un peu plus longtemps encore…Je serais de nouveau libre dans l’après-midi, ou la soirée, ou… Elle vint poser son front contre le sien et il la serra un peu plus contre elle. Pour une raison qu’il ne comprenait pas vraiment, il la sentait inquiète et agitée.

Je ne te fuis pas. Je ne te demande pas de partir. Je dois simplement m’occuper… prendre mes responsabilités… et ensuite, je serais à nouveau toute à toi. Il glissa ses mains de chaque côté de son visage pour l’éloigner légèrement et plonger son regard dans le sien. Sshh… Sshh… Ne t’inquiète pas. Tout va bien. Il déposa un baiser sur ses lèvres, au coin de ses yeux, sur le bout de son nez. Je serais là quand tu seras à nouveau disponible. Je t’attendrais. Il l’embrassa à nouveau, avant de la faire rouler sur le dos. L’attente allait être dure. Son absence douloureuse alors qu’il n’aspirait qu’à ses baisers, à sa peau contre la sienne, à leurs cœurs battant à l’unisson. Il déposa à nouveau un baiser sur le bout de son nez, ses lèvres, le creux de son cou, son sternum, son nombril avant de revenir plonger ses iris en fusion dans les siens. Je te l’ai dit : je ne t’abandonnerais pas. Je t’attendrais. Une heure, deux, trois, même dix, plus encore, tant que je sais que nous nous retrouverons. Il vint mordiller doucement sa lèvre inférieure, une lueur taquine illuminant son regard. As-tu le temps de profiter d’une douche ou tes clients sont-ils à ce point matinaux ? Sur ces mots, il se redressa complètement, quittant à contrecœur la chaleur de son corps et celle des draps, pour se lever, dans toute sa splendeur et se diriger vers la pièce attenante qui devait certainement être une salle de bain privée. A moins que ça ne soit un dressing… Mauvaise pioche. Il eut un rire comme il n’en avait pas eu depuis longtemps. Dis-moi que tu as une salle de bain rien que pour toi… fit-il avec une petite moue.


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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Sam 2 Juil - 4:25
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« Je te l’ai dit : je ne t’abandonnerais pas. Je t’attendrais. Une heure, deux, trois, même dix, plus encore, tant que je sais que nous nous retrouverons. »

A ces simples mots, Fodhla sentit la tension naissante disparaître. Elle esquissa un doux sourire, glissant ses doigts à travers les boucles noires du Fey, s’enivrant de sa présence rassurante. Il était parvenu à lire entre ses mots, à lui apporter l’apaisement dont elle avait besoin. La certitude qu’il demeurerait, quoi qu’il arrive. Et elle se raccrocha à cette idée. Il n’était pas son frère. Il ne commettrait pas les mêmes erreurs : il ne l’abandonnerait pas. Néanmoins, si un tel désastre devait arriver, Fotla savait qu’elle ne s’en remettrait pas. Elle avait bien trop perdu pour endurer d’autres départs. Elle n’était plus aussi forte qu’avant… Et toutefois, cela ne l’affectait pas autant qu’elle le pensait en la compagnie de Cethor. Il avait connaissance de ses faiblesses, il portait les siennes encore plus cachées que la souffrance de la dragonne et pourtant il était demeuré un repère pour elle. Un soutien depuis qu’elle était arrivée sur l’île d’Ellan Vannin. Elle frôla sa joue du bout du nez, s’amusant de la question qu’il lui posa par la suite :

« As-tu le temps de profiter d’une douche ou tes clients sont-ils à ce point matinaux ? » « Vous me semblez bien exigeant, inspecteur Mac Greine. »

Sans relever sa remarque, il se redressa et elle roula sur le ventre pour l’observer avec espièglerie. Lorsqu’il se retrouva devant son dressing, penaud, elle ne put résister à partager son éclat de rire. Ses pieds battant l’air au-dessus de sa tête, Fodhla haussa les épaules.

« Pas de ce côté-là, en tout cas. » Elle pointa l’index vers la porte sur laquelle il avait jeté son dévolu, puis sur celle opposée à sa position. « Une chance sur deux. »

Et, joignant le geste à la parole, la Fae quitta l’écrin des draps pour atteindre la cloison avant lui ; elle lui jeta un regard malicieux, puis s’engouffra dans la pièce. L’eau allumée, une main sous le jet encore froid, elle guetta son arrivée en secouant doucement la tête.

« Je ne sais pas si c’est vraiment prudent. Tu vas finir par me mettre très en retard. Être la patronne ne m’absout pas d’horaires… » Elle leva les yeux au ciel. « Même si effectivement j’ai encore un peu de temps devant moi. »

Tendant la dextre vers le Sinistre, elle noua ses doigts aux siens en l’enjoignant à se rapprocher d’elle d’une impulsion légère. Fotla se noya dans l’étendue de ses prunelles mordorées, reflet des siennes et pourtant diamétralement opposées. Ils avaient tant souffert, à cause du monde et de leurs proches. Bien que la peine de la Kith soit plus profonde encore que celle de son compagnon, elle prenait lentement conscience que cela ne rendait pas la guérison impossible. Insurmontable. Impensable. Elle n’avait pas une seule fois songé à la trahison de Tethor pendant ces quelques heures de plénitude, ou aux deuils qu’elle ne parvenait justement pas à faire. Elle n’oubliait pas, pourtant, mais elle apprenait à composer avec cette fêlure dans son âme. Elle apprenait grâce à la présence rassurante de Cethor. Et d’avoir assisté à la perte de contrôle du Sinistre n’avait en rien entaché sa confiance en lui. Elle aurait été mal placée pour juger une âme brisée.

Relevant la tête vers le Nocker, Fodhla frôla ses lèvres en un baiser tendre. Sa chaleur lui manquait déjà. Elle était plus douce que celle du Soleil et pourtant mille fois plus revigorante. Se lovant dans l’étreinte prodiguée, la dragonne poussa plus avant la porte de la douche et l’y attira à sa suite. N’était-ce pas ce qu’il désirait ? Elle se détacha avec une esquisse rieuse au bout des lèvres.

« Tu ne me rends pas raisonnable. » Mais soulagée. Rassurée. Heureuse.

 



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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Sam 9 Juil - 21:34
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Il put sentir le soulagement de la Dragonne comme s’il était le sien. Il ne partirait pas. Il ne la quitterait pas. Il en avait fait la promesse. Il ne l’abandonnerait pas. La seule chose qui pourrait le séparer d’elle serait la mort. Il comprenait pourtant ses inquiétudes. Il les partageait. Tous les deux avaient vu l’être cher partir et leur tourner le dos. Pour Fotla, la douleur avait été celle de perdre son Grand Amour. Pour Cethor, la plus grande peine avait été celle de perdre son fils. Celui qu’il avait cru être sien, celui qu’il avait élevé, qu’il avait vu grandir, comme s’il avait été sien. La prophétie de Morrigan lui revint. Elle lui avait parlé d’un enfant, d’une petite fille. Elle lui avait parlé de sa mère. Était-ce celle qu’il tenait entre ses bras ? Cethor l’espérait de tout son cœur. Il ne pouvait songer à meilleure mère que Fotla. Elle avait la tendresse et la violence d’une lionne, d’une dragonne. Il savait qu’elle ne tournerait jamais le dos à un de ses enfants, jamais. Pourtant, il garda le silence quand au souvenir qui le hantait présentement. Ils venaient seulement d’ouvrir leurs cœurs, d’avouer ce qu’ils avaient enfoui au plus profond d’eux-mêmes. Il était bien trop tôt encore pour parler d’enfant, et ce même si la Faerie en manquait drastiquement. Son nez caressant sa joue le tira de ces pensées qui l’avaient happé entre deux phrases. Vous me semblez bien exigeant, inspecteur Mac Greine. Ses yeux pétillants semblaient lui demander « vraiment ? ». Il ne semblait pas être exigeant, mais parfaitement raisonnable. En vérité, ce n’était pas le cas. Il savait qu’il souhaitait grappiller chaque minute qu’il pouvait de son temps avant d’être obligé de se séparer d’elle.

Il se détacha pourtant de son corps pour s’éloigner... et tomber sur son dressing au lieu de sa salle de bain. Un éclat de rire franc et joyeux lui échappa, auquel se mêlèrent les notes riches et cristallines de celui de Fotla alors qu’elle constatait son erreur. Elle était magnifique au milieu des draps, sa chevelure éparpillée sur son dos, ses pieds battant le vide. Il n’avait qu’une envie : la rejoindre. Mais ils pouvaient tout autant se retrouver à un autre endroit. Pas de ce côté-là, en tout cas. Il ne se départit pas de sa petite moue alors qu’elle déplaçait son doigt pour le pointer vers l’autre porte disponible dans la chambre qui ne menait pas vers le salon où ils s’étaient retrouvés la nuit passée. Une chance sur deux. Il l’observa se lever du lit et avancer vers l’autre porte. Il détailla avec plaisir le doux balancement de ses cheveux dans son dos, les courbes de son corps se détachant en filigrane derrière ce rideau, le jeu des rayons de soleil sur sa peau mordorée. Elle était sublime. Il entendit le bruit de l’eau et se déplaça légèrement pour pouvoir l’observer depuis l’autre pièce. Je ne sais pas si c’est vraiment prudent. Tu vas finir par me mettre très en retard. Être la patronne ne m’absout pas d’horaires… Même si effectivement j’ai encore un peu de temps devant moi. Il la rejoignit en quelques pas alors qu’elle tendit la main vers lui. Leurs doigts se trouvèrent, se nouèrent et elle l’attira contre elle. Les iris se rencontrèrent et ils se perdirent dans un instant de silence, cette bulle ailleurs, rien qu’à eux, ou plus rien d’autre n’existait. Plus de passé, plus de présent, plus d’avenir. Rien que cette infime fraction de seconde. Figée dans le temps, étirée pour aussi longtemps qu’il le souhaitait.

Un baiser sur ses lèvres. Promesse de chaleur. Caresse délicate et furtive. Puis elle recula, pénétrant complètement dans la cabine de douche et l’y attirant à sa suite. Il suivit, docile. Il ne voulait pas la quitter. Il la suivrait au bout du monde s’il le fallait. Jusque dans les ténèbres les plus épaisses, dans la lumière la plus éblouissante. Une ébauche de rire sur ses lèvres. Tu ne me rends pas raisonnable. Il vint se placer dans son dos, l’entourant de ses bras, caressant son ventre du bout des doigts, dessinant le contour de ses hanches. Ses lèvres se posèrent sur la courbe de son épaule et remontèrent jusqu’au creux derrière son oreille. J’ai été raisonnable pendant bien trop longtemps… Il est temps de lâcher prise… murmura-t-il à son oreille alors qu’une main remonta le long de son corps, effleurant le rebondi de ses seins avant de venir se nicher sous son menton pour lui tourner délicatement la tête dans la quête d’un baiser. Son autre main, elle, descendit lentement, effleurant sa cuisse à l’extérieur d’abord, puis l’écartant doucement de sa sœur pour tracer le chemin de la peau délicate et fragile sur la face intérieure, remontant de la même façon qu’elle était descendue. Lentement. Tendrement. Mais avec une passion et une impatience qui faisaient légèrement trembler ses doigts alors qu’il arriva à la douceur de son intimité. Je veux profiter de ces minutes qu’il nous reste au mieux. Est-ce irresponsable ? Son ton était taquin mais aussi lourd de désir pour elle. Sa main quitta son menton pour dessiner la courbe de son épaule jusqu’à son coude. Ses lèvres retrouvèrent son cou, accompagnées de ses dents qui mordillèrent doucement sa chair.

Son corps s’arqua légèrement, pour se blottir un peu plus contre le sien sous le jet d’eau. Froide ou chaude, il n’avait aucune idée de sa température. Il sentait le chatouillis des gouttes qui parvenaient à se faufiler entre leurs deux êtres. Il poussa un soupir vibrant. Ses doigts l’effleurèrent dans une caresse délicate. Il ferma les yeux. Ainsi, il pouvait presque s’imaginer qu’il lui faisait l’amour sous une cascade et non dans une cabine de douche bien humaine, si ce n’était l’absence de fer. Je compte sur toi pour me rappeler quand tu devrais partir… Tu me fais perdre le fil du temps… Il desserra légèrement ses bras, pour la faire pivoter afin qu’elle lui fasse de nouveau face. Il s’avança suffisamment pour qu’elle soit obligée de s’appuyer contre le carrelage ornant le mur. Leurs corps s’emboîtaient parfaitement. Ses doigts se promenèrent sur ses hanches avant qu’il ne la soulève légèrement pour la porter à la rencontre de sa virilité. Il désirait la passion, la tendresse, tout ce qu’elle était prête à lui donner… et, comme il l’avait avoué, il perdit le fil du temps. Il ne sut combien de secondes, combien de minutes, s’étaient écoulées avant que dans un soupir, leurs corps alanguis s’appuyassent l’un contre l’autre pour chercher un soutien. Alors, doucement, presque fébrilement, il s’empara du pain de savon et entreprit de le faire mousser sur sa peau, la débarrassant de ce mélange d’eau et de sueur, laissant la fragrance envahir ses narines.

Une fois qu’elle fut savonnée de la tête aux pieds, il plongea ses iris mordorés dans les siens. Il va bientôt falloir que tu y ailles, n’est-ce pas ? Son nez vint effleurer le sien. Tout comme elle, il ne se sentait pas raisonnable. Pourtant, il savait qu’il la laisserait partir. Et il savait qu’ils se retrouveraient dès qu’elle serait libérée de ses obligations. Il l’attendrait. N’avait-il pas toujours été patient ? Il eut un petit rire. Tu me rends impatient. Ses doigts se glissèrent dans ses cheveux. Et confiant en l’avenir… Ses lèvres vinrent trouver les siennes. Maintenant, file te sécher et t’habiller, avant que je ne change d’avis. Ses lèvres semblaient hésiter entre la moue boudeuse et le sourire amusé, parfait reflet de ses émotions contradictoires à cet instant précis.


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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Jeu 21 Juil - 12:20
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Des gestes délicats de Cethor naquirent un nouveau brasier, auquel la dragonne s’offrit toute entière. Loin de lutter, elle embrassa les flammes, facilitant leur passage dévorant sans craindre leur morsure. Elle était née dans un incendie, elle était faite pour les tempêtes et les dévastations. Créée pour la passion, pour la fureur et le feu. Renversant sa tête en arrière, Fodhla s’appuya contre le corps de son amant, oubliant jusqu’à l’eau qui se déversait sur eux. Il était aisé de se perdre dans les bras du Sinistre, et elle le réalisait chaque fois davantage. Une main posée sur sa cuisse, l’autre contre le carrelage humide, elle se laissa bercer par le ronronnement sourd de sa voix et ses caresses suaves.

« Je veux profiter de ces minutes qu’il nous reste au mieux. Est-ce irresponsable ? » « J’aime te voir irresponsable. »

Son grondement s’intensifia lorsqu’il l’effleura, ses doigts redessinant des chemins déjà parcourus. Elle avait le sentiment que rien ne pourrait jamais la contenter lorsqu’il s’agissait du Fey, que leur récente union n’avait fait qu’aggraver une faim incommensurable. Un mélange d’affection et de désir. Ce n’était pas tellement l’appel des chairs qui éveillait la dragonne, mais l’aura qui l’entourait dès lors qu’il posait ses lèvres sur elle. Il la voulait, pas seulement pour ses plaisirs… Il la voulait parce qu’il l’aimait. Et cette idée, qui faisait lentement son chemin au travers de l’esprit torturé de la Kith, la réconfortait. L’encourageait à lâcher prise, à réapprendre à aimer. Cethor murmura quelque chose au creux de son oreille, seulement elle peina à l’entendre à travers le brouillard voluptueux qui l’enserrait progressivement. Si elle l’avait pu, elle lui aurait confié qu’elle n’avait aucun sens du temps à cet instant, qu’elle s’était perdue dès la première fois où il l’avait embrassée. Mais elle ne put que soupirer, ses souffles se transformant en gémissements, ses griffes courant sur le derme sombre du Sinistre et quand leurs corps se mêlèrent, Erin en oublia jusqu’au passé qui la hantait. Seul le présent importait.

Seul Cethor importait.

Des heures auraient pu passer qu’elle ne l’aurait pas remarqué. Elle renoua avec la réalité petit à petit, s’aidant de minuscules détails pour retrouver la raison. Ses lèvres brûlantes, presque irritées par les baisers dévorants. Son dos contre le carrelage froid, tiédit par la chaleur irradiant de ses écailles. La saveur du Fey sur sa langue. Sa proximité rassurante. Leurs mouvements ralentirent ; il la relâcha doucement, geste qui incita la dragonne à lui dérober un baiser capricieux. Lentement, le parfum du savon se propagea dans la salle de bain et elle se laissa faire, docile, comblée, déchirée entre son devoir somme toute relatif et le désir de n’être qu’irresponsable. D’être sauvage et indisciplinée, comme elle savait si bien le faire. Mais ils avaient besoin de temps pour s’accommoder de leurs fantômes respectifs, et certaines discussions devaient être engagées pour le bien-être de cette nouvelle relation. Ce simple rappel tortura ses tripes, lui insufflant l’envie de s’éloigner pour mieux songer aux conséquences de ses actes. Pas qu’elle les regrettait. Jamais, même. Néanmoins, elle ne pouvait imposer à Cethor cette liaison s’il n’avait pas connaissance de toute la vérité – et cela ne serait pas facile à admettre pour la Kith.

« Il va bientôt falloir que tu y ailles, n’est-ce pas ? » « Malheureusement… » souffla-t-elle en frottant son museau contre sa mâchoire, délicatement. Ignorant du mal qu’il l’assaillait, il se fendit d’un rire léger qui provoqua presque immédiatement un excès de joie partagée chez la Fae. « Tu me rends impatient. » Elle esquissa un sourire mutin, ses prunelles scintillantes le narguant pratiquement. « Et confiant en l’avenir… » Fotla ferma les paupières sous sa caresse, ses paumes se posant contre le torse du Sinistre. Elle sentait son cœur battre rapidement, encore sous les affres de cette nouvelle union. Le rythme effréné n’était finalement qu’écho du sien. « Maintenant, file te sécher et t’habiller, avant que je ne change d’avis. »

Elle lui rendit son baiser avec ardeur, puisant dans toute sa volonté pour parvenir finalement à se détacher de lui, ses griffes menaçant de tracer des sillons pâles sur sa peau sombre. Son corps tout entier rechignait à s’éloigner, son esprit n’étant guère plus enclin à ce sacrifice. Elle l’embrassa encore une fois, ses baisers s’espaçant, s’éloignant. Ses lèvres, sa mâchoire, son cou, son épaule. Elle cueillit sa main, déposant un dernier baiser sur son poignet avant de sortir de la douche. Ses orbes dorés luirent tendrement.

« Je te défends de sortir avant que je ne sois partie. Sinon c’est moi qui ne répondrait plus de rien. »

Elle dû se faire violence pour ne pas retourner dans la chaleur de ses bras, attrapant une serviette qu’elle enroula autour de sa poitrine avant de rapidement s’enfuir dans la pièce attenante. En quelques minutes, Fodhla était prête, physiquement, à affronter une journée de travail. Ses pensées demeuraient par contre tournées vers des moments plus plaisants. Lorsqu’elle finit par refermer la porte derrière elle, elle s’autorisa un sourire amusé. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi heureuse.


 



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MessageSujet: Re: Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]   Sam 23 Juil - 22:39
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Le monde s’était effacé, comme à chaque fois qu’ils se perdaient l’un avec l’autre, l’un dans l’autre, dans un regard ou dans une étreinte bien moins chaste. Cethor se demandait à quoi pouvait bien ressembler le Grand Amour, s’il ressentait déjà cette émotion puissante dans les bras de Fotla. Il était bouleversé par la Dragonne et ne parvenait pas à imaginer que l’on puisse ressentir émotion plus puissante… Pourtant, il savait bien que ce n’était pas cela pour eux deux. Fotla avait déjà trouvé son Grand Amour. En la personne du frère de son amant. Une pensée toujours présente en arrière plan, même si elle s’effaçait totalement à cet instant où il la tenait tout contre lui. Plus rien n’existait. Il n’y avait plus qu’elle. Plus qu’eux deux. Plus rien d’autre n’existait. Plus rien d’autre n’importait. Plus rien d’autre ne pouvait les atteindre. Était-ce là le cadeau de Danu ? La prophétie de Morrigan concernait-elle Fotla, ou une autre fey qu’il rencontrerait dans le futur ? Si ce n’était pas la Kith, il espérait pourtant que cet avenir soit lointain, car il ne parvenait pas à penser qu’il puisse aimer une autre femme. Il ne parvenait pas à penser, period. Tout son esprit était occupé par la sensation du corps de Fotla contre le sien, par son parfum s’accrochant à chaque goutte d’eau pour envahir toute la cabine de douche.

Son cœur s’affola de nouveau à mesure qu’il traçait encore les contours de sa silhouette. La douce lueur de leurs corps mêlés éclairait la salle de bain et la parait d’un duo de couleurs, l’or se mêlant à l’ébène dans une palette de nuances parfaitement accordées. Si les minutes avaient pu être tangibles, elles auraient roulé sur leur peau comme le faisaient les gouttes du jet d’eau. Elles auraient porté chacune une mélodie unique, donnant corps et son au ballet de lumières qu’ils projetaient. Il sentit ses griffes parcourir son dos, mais elles lui semblèrent être caresse et promesse. Il l’aimait de tout son cœur et il lui prouvait encore une fois de la façon qu’il estimait la plus appropriée à cet instant. Il l’aimait. Et chacun des gestes de Fotla lui murmurait ces mêmes mots qu’il prononçait avec son corps, avec son cœur. Les minutes roulèrent sur leur épiderme enflammé, se coulèrent dans leur tendre passion. Puis, finalement, l’émoi de leurs corps, les trépidations de leurs cœurs, s’apaisèrent. Il n’aurait su dire combien de temps s’était écoulé. Il le lui avait dit : il n’avait pas envie d’être raisonnable. Il l’avait été pendant bien trop longtemps. Il avait toujours fait passer le bien de sa reine, le bien de ses enfants, le bien de sa famille, le bien de son peuple, avant le sien, avant son bonheur. Pour une fois, il avait envie d’être égoïste. Il se fondit dans sa chaleur. Elle appartenait aux cieux, à l’ardeur du soleil, alors qu’il appartenait aux ténèbres… pourtant, ils s’accordaient si bien.

Elle lui déroba un baiser alors qu’il entreprit de la savonner. Précieuses secondes supplémentaires. Cethor semblait lutter contre le plus puissant adversaire qu’il eut à affronter : le temps. Pourtant, ils étaient immortels, ils n’avaient pas à le craindre… Cependant, il se sentait comme un adolescent humain. Il craignait manquer de temps. L’éternité n’était pas assez longue. L’odeur du savon remplaça la fragrance de leurs corps mêlés dans la salle de bain embuée. Doucement, la brume qui entourait son esprit fut nettoyée avec la mousse qui s’écoulait le long du corps de Fotla. La notion du temps lui revenait. Tout comme les mots qu’ils n’avaient pas encore prononcés. Les sentiments de leurs cœurs étaient vrais et purs, néanmoins, il restait des fantômes, des démons, dont ils devaient parler. Mais pas aujourd’hui. Le temps. Ils avaient encore le temps. De nombreuses discussions pouvaient avoir lieu avant que leurs existences ne touchent à leurs fins. Du moins si le prochain événement frappant l’île n’était pas réellement sanglant et funeste celui-ci.

Du bout des lèvres, il chercha la confirmation de ce qu’il craignait déjà. Malheureusement… Une petite moue se dessina sur ses lèvres. Elle la chassa de son nez contre sa mâchoire et il rit doucement. Elle lui donnait confiance en l’avenir. Il lui tira un de ses sourires qu’il affectionnait tant et, pendant un instant, il songea à la retenir encore. Mais il était raisonnable. Il était responsable. Il l’avait toujours été. Les battements affolés de son cœur, l’amour qui le gonflait, ne pouvaient pas complètement changer qui il était. Mais il savait aussi que Fotla ne le lui demanderait jamais. Elle ne lui demanderait jamais d’être un autre, comme il ne lui demanderait jamais d’être une autre. Il l’aimait, toute entière, ses défauts, ses qualités. Elle lui rendit son baiser, comme si elle voulait se fondre en lui, emporter avec elle un fragment de son être, de son âme. Il était prêt à les lui donner, si elle les demandait. Un soupir mourut sur ses lèvres alors que ses lèvres glissaient sur sa peau, semant des baisers, légers, espacés. Son poignet entre ses doigts. La caresse délicate de sa bouche sur sa peau. Ses iris d’or dans les siens.

Je te défends de sortir avant que je ne sois partie. Sinon c’est moi qui ne répondrait plus de rien. Un soupir vibrant de toute la tension qui habitait son corps fit vibrer son torse, s’échoua sur ses lèvres. Son corps se détacha du sien. Si l’eau coulait encore sur son corps, il n’y faisait toujours pas attention. Il la regarda passer une serviette autour de son corps. Chaque parcelle de sa peau qui ne touchait plus la sienne lui paraissait si froide qu’elle brûlait. Il resta pourtant sous le jet. Il la regarda disparaître de son champ de vision. Tout son corps désirait partir à sa poursuite, la rejoindre. Il ne savait pas bien comment il avait fait pour le retenir, pour se retenir. Pourtant, il restait sous le jet. Lorsqu’il entendit la porte se refermer, plus loin, la tension quitta ses muscles crispés. Cependant, un sourire apparut sur ses lèvres aussi. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas ressenti pareille émotion, s’il l’avait un jour connue. Et il ne l’aurait échangée pour rien au monde. S’appuya contre la faïence redevenue froide de la douche et s’autorisa un moment supplémentaire dans la cabine de douche avant de sortir à son tour.


last king of Ireland

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Only midnight ◊ Cethor&Fotla [HOT -FINISHED]

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