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 Let the son shine in

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SIDHE SEELIE noble's blood.

C. Kane Ó'Ceallaigh

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 04/02/2016
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SIDHE SEELIE ∭  noble's blood.

MessageSujet: Let the son shine in   Dim 5 Juin - 0:07
Il s'était vu et senti mourir hier, et pourtant aujourd'hui, voilà qu'il foulait la terre. Déjà les rumeurs commençaient à se rependre concernant les événements survenu durant Beltaine, et de toute évidence, il était loin d'être le seul à avoir goûté à l'horreur de la mortalité. Pourtant son cauchemar à lui avait débuté bien plus tôt dans la journée, lorsqu'il s'était présenté à Morrigan sous la tente. Depuis lors, il lui semblait que chacun de ses pas était guidé par une force supérieure qui le menait inexorablement là où il se dirigeait à présent : vers son père.

Compte tenu de ce qui avait à nouveau secoué leur communauté hier soir, Kane se doutait que son roi de géniteur aurait fort à faire, et qu'il ne serait sans doute pas le seul à désirer s'entretenir avec lui, mais il se fichait bien de ces considérations. Ce qu'il avait à discuter avec Dagda l'impliquait personnellement, ce qui rendait le sujet largement prioritaire par définition. Il avait donc prit congé du domaine Fiona pour gagner le Sithin, et une fois au coeur de la tour de lumière, il avait sans mal foulé les dédales de couloir en direction de l'étage privé dédié à la famille royale. A présent, il se dirigeait à grand pas vers la petite salle d'audience utilisée pour les réunions après qu'une domestique lui ait indiqué la direction à suivre.

Bientôt la porte lui apparue, gardée par un énième larbin qui disparu à l'intérieur pour l'annoncer comme le désirait le protocole, et lui confirmer par la suite s'il serait reçu ou pas.
Dans le silence parfait des boyaux du Sithin, Anegus se mit donc à faire les cents pas, ses pieds agités le menant de long en large avec trac.

Il n'avait honnêtement aucun moyen de prédire la réaction de son père et cette inconnue l'emplissait de doute et d'hésitation. Il n'était pas certain de faire le bon choix, il n'était pas certain qu'il soit judicieux de confronter son père avec toute cette histoire et il était encore moins certain d'être capable d'assumer la vérité lorsqu'il consentirait à la lui délivrer. Et le ferait-il ? Telle était la question, de sorte qu'il était presque inévitable qu'il s'extirpe de là avec une partie du coeur fendu. Il n'y avait rien qu'il anticipe plus que la peine et la tristesse pourtant, et la simple idée de s'exposer volontairement à la déception et aux regrets le rendait presque malade. Il haïssait devoir faire tout cela, une part de lui voulait fuir séance tenante, oublier tout cela et prétendre que rien n'était arrivé, ni Morrigan, ni Lucan, ni Beltaine.

C'est en quelque sorte pour toutes ces raisons qu'il se trouvait déjà là, sur le pas de la porte. Il se connaissait bien, et il savait que s'il laissait passer du temps pour la réflexion, il n'aurait plus jamais le courage de le confronter. Il devait battre le fer à chaud où faire une croix sur les réponses. Or il ne pouvait pas plus envisager de rester prisonnier de ses sombres incertitudes, la perspective n'était pas plus enviable.

Ce domestique était d'ailleurs bien trop lent à son goût. Prit de révolte à l'idée qu'il ne revienne que pour lui conseiller de revenir plus tard, il décida de n'en faire qu'à sa tête et de tout simplement entrer. L'instant suivant, il pénétrait dans une grande salle ronde au plafond immense où plusieurs hommes formaient un conciliabules non loin. Son père était l'un d'eux et apercevoir sa silhouette suffit à lui glacer les tripes. Qu'allait-il lui dire ? Comment allait-il aborder un sujet si inabordable ? Il avait pour habitude de préparer ses discours, de pré-mâcher ses répliques et ses entrées en matière, et son talent des mots lui conférait le don de l'improvisation, mais pourtant dans ce cas-ci, sa tête lui semblait impitoyablement vide...
Malgré tout cela, c'est un grand sourire aimable aux accents désolés qui ourlait ses lèvres un peu plus pâles qu'à la normale. S'arrêtant à mi-chemin, il s'inclina rapidement afin de saluer l'assistance.

-Veuillez m'excuser pour cette intrusion mes Seigneurs, mais je suis poussé par l'urgence de m'entretenir avec mon père, entama le musicien en espérant qu'aucun ne serait réfractaire. Seul à seul, qu'il précisa donc d'un ton plus entendu.

Se disant, ses yeux tricolores s'étaient momentanément attardés sur le roi et il anticipait le silence lourd qui tomberait bientôt, lorsque tout le monde aurait daigné les laisser tranquilles.



 
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THE SEELIE SILLY KING ∭ Dada, le serial father de la faërie.

E. Dagda Mac Lochlain

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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Mer 22 Juin - 16:09
L’épuisement gagnait le roi Seelie après avoir passé quasiment toute la journée à écouter les complaintes de sa cour. Après ce qu’il s’était passé à Beltaine, la panique avait saisi la cour toute entière. Les Seigneurs s’interrogeaient sur ce que pouvait bien signifier ces visions, et surtout, qui avait pu les provoquer. L’enquête sur l’inconnu avait bien évidemment redoublé d’intensité.
Le Roi Seelie en faisait pleinement parti. C’est lui qui irait voir le roi des Sluags en espérant obtenir ainsi de précieux renseignement même s’il n’y croyait pas trop. La meute sauvage ne dépendait pas de lui, et quel motif aurait-il d’aider les feys ? Les Sluags avaient été cantonnés au territoire des ténèbres et cet état de fait ne devait guère les satisfaire. Si ça ne tenait qu’à Dagda, il leur offrirait volontiers une plus grande reconnaissance en échange de précieux renseignement, d’autant que la situation des sluags l’avait toujours dérangé. Mais il n’avait aucun pouvoir là dessus. Comme pour beaucoup de choses.

Les Seigneurs décidaient de tout, il ne faisait qu’exécuter. Son véritable rôle était d’offrir un espoir à son peuple, d’unir la cour autour de son aura, de chasser les démons du passé. Quelle ironie ! Il était lui-même un fantôme des plus inquiétants du passé. Pourquoi les seigneurs avaient voulu de lui, cela demeurait encore un mystère à ses yeux. Mais il avait accepté la couronne. Il ferait ce qu’il serait nécessaire pour la survie de son peuple, de sa cour, et peut-être, qu’en chemin, il trouverait la rédemption.

Quand le valet annonça que son fils attendait Dagda fronça les sourcils. Depuis quand Aengus suivait-il les règles pour les simples sujets ? Et surtout, pourquoi passait-il par ce biais pour le voir ? Il s’était pourtant réconcilier avec son fils, lui avait proposer une fonction au sein de la cour, espérant ainsi pouvoir non seulement l’apaiser, renouer avec lui, avoir une véritable relation père fils, mais aussi et surtout le responsabiliser. Il connaissait son enfant par cœur, il l’adorait toujours autant, et ne le voyait certainement pas comme tout le monde le voyait, néanmoins, il reconnaissait, intérieurement, avoir échoué à rendre son fils un adulte responsable. Il n’avait prit que son charme délaissant tout le sérieux de son caractère.
Mais la situation allait changer, il fallait qu’il en soit ainsi. Le monde n’offrait plus le luxe de mener une vie de dandy en ne se souciant de rien d’autre que sa coupe soit remplie et son lit garnit. Il avait cru voir son fils changer, il avait cru discerner les prémices de l’adulte qu’il serait. Le fait qu’il se présente ici comme il le faisait n’augurait cependant rien de bon. Fronçant les sourcils, Dagda accepta de le recevoir.

Aengus avait un sourire charmeur aux lèvres en arrivant, il salua les conseillers présents et demanda à être seul avec son père. Il y avait quelque chose dans sa voix qui confirmait les doutes de Dagda. Néanmoins celui-ci chassa ses conseillers ainsi que les serviteurs « Laissez-nous seuls, je vous prie. » fit le roi à l’intention de ses conseillers. L’un d’eux, Cathbad, d’un échange de regard interrogea son vieil ami mais ce dernier lui répondit d’un air entendu qu’il allait gérer seul la situation.

Une fois que tout le monde eut disparu, le roi posa un regard des plus sérieux à son fils. S’il n’émit aucun son spécifique, n’eut aucune expression affligée, pourtant on percevait le soupire d’exaspération à des lieues à la ronde. Il s’inquiétait que son fils n’eut fait une nouvelle facétie de son invention, mais n’en laissa rien paraître, peut-être qu’Aengus venait l’entretenir pour des raisons tout à fait justifiées. Cela bien sûr n’excusait cependant pas la manière de procéder.

« Mon fils, pourquoi t’es-tu présenter aux doléances ? Tu sais pourtant, que tu peux venir me voir n’importe quand. Ce n’est pas le cas de ceux qui viennent ici jusqu’à moi, et qui patientent parfois plusieurs heures en espérant pouvoir échanger un court moment avec leur roi. Ignores-tu l’importance de ce temps pour eux, pour le leur prendre ainsi ? » Il y avait du couroux dans sa voix, mais elle ne tonnait pour autant pas. Comme toujours, il pardonnait les frasques de son fils, il l’excusait déjà, même s’il le grondait. Au moins avait-il changé sur ce point. Auparavant, il lui aurait trouvé une excuse, lui aurait à peine taper sur les doigts. Maintenant, les choses étaient différentes, aussi heureux était-il de le revoir à ses côtés, il ne ferait pas les mêmes erreurs, il ne voulait pas avoir à prendre à nouveau une décision aussi déchirante que celle qu’il avait dû prendre.


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SIDHE SEELIE noble's blood.

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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Jeu 11 Aoû - 21:08
A peine s'éclipsaient les conseillés que Kane se mit à faire les cents pas. Ses allées et venues n'avaient rien d’erratiques, ses gestes restaient élégants et étudiés mais sa nervosité intérieure semblaient trop oppressante pour être complètement dissimulée, ce qui était fait plutôt rare dans son cas. En d'autres circonstances d'ailleurs, la remarque de son père l'aurait troublée et poussée à la justification compulsive et l'argumentation effrontée, le tout saupoudré d'humour tant caustique que doucereux. Cette fois-ci, il se contenta pourtant de chasser le sujet d'un revers de main distrait.

-Le temps, répéta l'Apollon, tes sujets sont immortels père, ils s'en remettrons, qu'il trancha, son esprit déjà dirigé vers le thème suivant, avec lequel il enchaîna sans attendre : c'est moi aussi le temps qui m'oppresse a vrai dire. Je ne pouvais me permettre d'attendre, les choses dont je dois t'entretenir sont trop importantes.

A ce moment, il s'interrompit, conscient néanmoins que le suspense devait être inconfortable pour son père. Cependant, il conserva le silence quelques instants encore, le temps d'interrompre ses allées et venues pour faire convenablement face au concerné. Il ne pouvait décemment pas aborder ce genre de thème avec son roi tout en lui tournant le dos et sans lui accorder le respect que lui imposait la bienséance. Croiser plus directement le regard de Dagda lui assécha tout de même le palet, mais Kane résista aux tiraillements angoissés de son estomac et aux élancements paniqués de son coeur et s'élança sans plus se laisser le loisir d'hésiter. L'hésitation n'engendrerait que l'échec et il ne pouvait se le permettre.

-J'ai bien conscience que la journée d'hier fut riche en émotion pour tout le monde, mais je crois ne pas exagérer en considérant que ma journée à moi fut plus perturbante encore. Il semble que cette année, Beltaine était placé sous le signe des révélations, fit remarqué le grand blond avec un haussement de sourcil qui soulignait l'euphémisme.

Puis son coeur se serra quelque peu et il dut péniblement déglutir avant de reprendre. Son regard voulait se faire fuyant, mais dans le même temps, il voulait river son regard au visage anguleux de son géniteur afin de ne rater aucune de ses expressions.

-Tu n'es pas sans savoir que Morrigan portait l'anneau de fertilité cette année ... ?

Et voilà qui était fait. Maintenant que le nom tabou avait été prononcé, maintenant qu'il avait nommé la reine fantôme, il n'y avait plus de retour arrière possible.

-Evidemment, l'effrontée m'a horriblement mal reçu et m'a pratiquement mis à la porte, non sans me gratifier d'un laïus accusateur que j'ai tout d'abord mit sur le compte de son amour légendaire pour moi, continua le musicien, le ton rendu plus acide par l'ironie. Mais il se trouve que je me trompais, c'est tout du moins ce que m'a aimablement fait comprendre notre bon ami Manannán Mac Lir. Je l'ai rencontré à la sortie de la tente, qui priait le Nemeton, et figure-toi qu'il m'a conté une bien étrange fable... à propos de ton mariage avec la Morrigan... et de ce qui s'est déroulé durant mon exil.

C'était sur lui que pesait le suspense désormais, et ses yeux tricolores étaient à présent rivés sur son père. Ce père nébuleux et illisible, ce père qui lui semblait tout à coup presque étranger.

-Je lui ai répondu que je ne croyais pas un seul mot de son histoire. Je suis venu pour que tu me regarde dans les yeux et que tu me jure que j'ai eu raison.

Il n'y avait rien qu'il souhaite plus que cela en cet instant. Il voyait la scène se jouer dans son esprit, de Dagda se levant solennellement pour venir poser une main confiante sur son épaule et lui assurer avec dignité qu'il ne s'agissait que d'une tentative de le diaboliser aux yeux des siens.




 
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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Mar 13 Sep - 20:39
Le Roi lumière n’aimait ni le ton qu’employait son fils, ni sa manière d’agir. Tout cela respirait bien trop l’arrogance qu’il avait jadis manifesté en s’emparant de son trône durant son absence. Dagda avait espérer pouvoir oublier le passé et ne voir en son fils que l’enfant prometteur qu’il voyait avant, et cependant, dès l’instant où les mots durs et le ton tranchant s’éleva dans la salle du trône, il perçu l’ombre du doute planer autour d’eux. Il ignorait évidemment que son instinct l’avertissait de tout autre chose. Ce n’était pas politiquement qu’il devait avoir peur, mais plutôt personnellement, intimement.

Comme si le sithin avait compris que son roi avait l’esprit assombris, les fenêtres se rétrécirent de manière imperceptible mais indéniablement, la lumière qui remplissait auparavant la pièce commença à diminuer, et d’une pièce aussi lumineuse qu’une après midi ensoleillée d’août en plein sud de la France, ils se retrouvèrent dans la grisaille d’un été pluvieux londonien. Les murs semblaient également s’être épaissit. L’on ne percevait plus aucun son du couloir où pourtant nombre de sidhes passaient par là, certains sans doute s’interrogeant sur la raison de cette entrevue trop solennelle entre le père et le fils. En découla un silence d’autant plus pesant.

Les mèches rousses du roi tombait devant ses yeux alors que sa tête était penchée, soucieuse, ses épaules voûtées par le poids des soucis reposant dessus. A peine avait-il posé la couronne sur sa tête que celle-ci avait paru vieillir soudainement, que des rides infimes avaient parus aux coins de ses lèvres et de ses yeux, et tout son être avait paru se racornir au fil des coups portés à son royaume. Si le sithin révélait l’état d’esprit du roi, indéniablement, le corps du suzerain reflétait l’état du royaume. Et après les terreurs de cet été, il était bien sombre ce roi lumineux, sa lumière paraissait être sur le point de s’éteindre, et avec elle, l’été disparaîtrait à tout jamais.

L’évocation de Beltaine et de révélations esquissa un regard inquiet chez le roi qui ressenti pour la seconde fois de son existence une certaine rancœur envers son fils. Toi que j’aime tant, pourquoi me rends-tu si peu de cet amour ? semblait-il penser à nouveau, le cœur serré. En vérité, il avait toujours profondément aimé son fils mais il n’était jamais parvenu à le comprendre. C’est avec une certaine tristesse qu’il admettait que rien n’avait changé à ce niveau là. Il en était toujours à sonder le visage de son enfant sans parvenir à décrypter ce visage éternellement juvénile qui ne semblait jamais inquiet, jamais soucieux, jamais douloureux. Il ne voulait y lire de telles émotions, mais parfois, il se demandait ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait. Depuis ce fameux jour où l’Apolon lui avait volé son trône, la communication avec son fils avait cessée. Il ne pouvait plus savoir ce qu’il pensait, ce qu’il désirait secrètement, et il doutait même de ne l’avoir jamais su.

Le coup porté ne fut point celui qu’il croyait, et cependant, il l’avait attendu celui là depuis des années. Qu’il vienne de son enfant était plus douloureux que tous les autres, mais il la méritait, cette épée effilée plongée entre ses côtes venant chatouiller son cœur. Il s’était rendu coupable, d’un parjure, d’un crime honteux, et d’une terrifiante colère. Morrigan avait le droit de se venger, et si elle préférait simplement révéler la vérité, elle en avait parfaitement le droit. Il subirait sa vengeance et sa colère sans rechigner, sans chercher à s’y soustraire, même si, elle était douloureuse.

Et son fils, ce bel ange aux yeux bleus, lui demandait maintenant la vérité. En fait, il préférait le mensonge, il lui demandait de continuer à perpétrer le mensonge. Politiquement, Dagda devait continuer à faire en sorte que la cour de lumière le croit innocent. Chez les humains, chez les druchii, son crime n’en était pas un, l’acte était justifié pour les humains et pour les druchii il n’y avait nul besoin de justification. Le plus fort tuait tout simplement. Même les Unseelie, s’il avait été leur roi, aurait applaudi, non pas le meurtre en soi, mais le fait que leur roi avait été implacable. Seulement il était Seelie, et un Seelie n’appliquait pas lui-même sa justice, encore moins discrètement ainsi qu’il l’avait fait, un Seelie ne tuait pas le grand amour d’un autre fey, encore moins une fey enceinte, encore moins une reine. Mais ce n’était pas un conseiller, un seigneur qui lui posait la question. C’était son fils. Sa propre chair. Quel enseignement lui donnerait-il s’il niait la vérité, et cependant, s’il la révélait, son fils serait-il capable de tenir sa langue ?

Pourtant, il n’avait le cœur à mentir. Il n’avait même le cœur à se justifier. La folie laissait sa cervelle quelque peu en paix ces derniers temps, essentiellement parce qu’il avait d’autres chats à fouetter que se frotter à sa conscience torturée mais parce qu’il avait le sentiment de réparer ses erreurs. S’il mentait là maintenant tout de suite, danu seule savait quelle genre de crise surviendrait la prochaine fois que sa conscience viendrait le voir.

La bataille faisait rage sous sa caboche et pourtant sa décision était déjà prise. Il savait combien Aengus serait perturbé par l’annonce de la vérité, même s’il n’avait jamais porté Morrigan dans son cœur, et probablement qu’il lui en voudrait plus de l’avoir mis dans une si mauvaise situation, de l’avoir trahi en le laissant dans l’obscurité, plus que d’avoir tué cette femme qui lui a toujours refusé son statut d’enfant légitime que son père voulait tant lui offrir. Mais pourtant, il ne pouvait pas mentir, plus maintenant.

Et à l’instant où il se leva pour rejoindre son fils, les fenêtres se refermèrent, la porte disparue, la pièce devient un bloc de pierre aveugle, muette et sourde d’où aucun son ne pouvait jaillir. Le roi ne pouvait partager cette révélation avec personne d’autre que son enfant.

Dagda s’arrêta à la hauteur de Aengus, assez proche de lui pour voir les trois couleurs de ses pupilles danser. Il attrapa les mains de son fils comme s’il craignait qu’il ne s’échappe ou ne s’enfuit en courant. Au regard qu’il lui lança, son fils dû comprendre avant même que les mots ne jaillissent hors de sa bouche. « La reine fantôme a dit vrai. Sous la colère, j’ai ordonné sa mise à mort. » Sa voix était comme morte, si l’on pouvait percevoir des regrets, il n’y avait nul recherche de pardon ou d’excuse. Il regarda son fils droit dans les yeux. « J’ai regretté ce geste, et c’est sans doute pour cela que je l’ai gardé secret jusqu’à présent. » Il n’essayait ni de justifier son geste ni son silence à son propos, il informait seulement son fils qu’il l’avait tenu à l’écart uniquement du fait de ses remords et non pas par un manque de confiance.


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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Mer 14 Sep - 22:53
Les feys étaient incapables de proférer le moindre mensonge, mais il n'y avait par contre aucune limite au mensonge intérieur. Assurément, Aengus était passé maître incontesté en la matière, car il n'y avait guère qui que ce soit capable de se voiler la face comme c'était son cas. Surtout lorsqu'il était question de son père à vrai dire.
Même là, cloîtré, seul face à l'évidence, alors que tout lui hurlait la vérité, alors que les yeux de son père avouaient déjà les crimes perpétrés, alors que toutes les réponses se trouvaient là, juste là, à en crever les yeux, il s'obstinait, il continuait à se répéter que tout cela n'était forcément qu'une bien méchante farce.
Et pire encore, lorsque son père ouvrit finalement la bouche pour passer aux aveux, quelque chose en lui continua de nier farouchement l'espace de quelques instants.

Sauf que tout cela n'avait absolument rien d'une farce. Il lui fallut quelques longues secondes d'un silence suspendu pour le réaliser, et lorsque la pièce tomba enfin, ce fut dans un puis sans fond, et une sensation de vertige l'étreignit désagréablement. C'était comme une vague glacée venue s'échouée quelque part au niveau de ses tripes, l'incrédulité dans son état le plus pur.

Lentement ensuite, ce qui lui était alors dissimulé se révéla à lui, et le monde se mit à lui dévoiler peu à peu son vrai visage. Les conséquences de ce boulet de canon était nombreuses, mais en vérité rien ne changeait autour de lui, c'était son regard qui venait de muter pour toujours... Celui qu'il portait sur son père, sur Morrigan, sur Man, sur les deux Cours, et plus encore : celui qu'il portait sur lui-même.

Car n'était-ce pas ainsi qu'il s'était de tout temps défini ? Qui était-il lui, si ce n'est le fils du grand Dagda ? D'où tirait-il sa légendaire arrogance ? D'où provenait le panache et l'assurance, d'où sortait cette fierté effrontée ? Tout cela n'était motivé que par son lignage, car il n'en n'existait aucun qui soit aussi pur au coeur du Songe. Il était le fils de Dagda, le second né de la Déesse Mère Danu, celui qu'elle avait jugé digne d'être leur premier Haut-Roi, et qui avait régné des millénaires durant. Y'avait-il qui que ce fut de plus digne, de plus noble ? Pouvait-on rêver d'être mieux né que lui ? Le pire étant certainement qu'il y avait cru sans l'ombre d'un seul doute toute sa vie durant. Avec toute l'assurance qu'on peut y mettre, il avait toujours cru qu'il était le plus beau fruit du plus noble de tous les arbres de la forêt. De tout son coeur, il avait considérer le visage de son géniteur comme étant le visage de la sagesse et de la pureté à son stade le plus ultime.

Ses yeux étaient à présent écarquillés, perdus quelque part sur le tapis, et mentalement, il revoyait le visage anguleux de son oncle Dian. Il se remémorait le meurtre affreux de ses fils et cette pensée l'oppressa, la sensation décuplée par l'enfermement et l'absence totale de lumière du jour. Y'avait-il quelque chose de vicié dans leur lignée ? La grandeur allait-elle forcément de paire avec la folie et le sang ? Il se sentait presque comme contaminé par un mal impossible à conjurer. Salit par une malédiction.

Penser à son oncle exilé l'amena à sa propre sentence passée, et cette évocation le glaça derechef. Une main invisible s'amusait à l'étrangler semblait-il, tandis qu'il revoyait comme si c'était hier le regard que lui avait lancé son père ce jour-là. Le jour où il l'avait trouvé sur son trône. Comme s'il le voyait pour la première fois pour ce qu'il était vraiment : Imparfait, défectueux, et coupable.
C'est exactement ce regard là qu'il renvoyait aujourd'hui à Dagda.

D'un geste vif, le fils ôta ses mains de celles de son père. Une frustration sourde montait lentement le long de sa colonne, accélérant ostensiblement les battements de son coeur. Il avait l'impression que quelque chose de visqueux et de terriblement froid l’inondait petit à petit, et il avait beau chercher son souffle, impossible de faire taire cette débordante montée d'angoisse.
Pourtant lorsqu'il ouvrit la bouche, sa voix n'était qu'un murmure :

-Mille ans. Déjà sa gorge s'étranglait, et il dut s'y reprendre à deux fois avant de poursuivre. C'est le temps que tu m'as gardé en exile. Mille ans... A nouveau il se tut, le temps de faire deux ou trois pas en arrière. Pour un jour et une nuit sur ton trône, c'était ta punition. Mille ans d'exile...

Pourtant ce coup d'état n'avait fait que peu de victimes, car il avait préféré s'allier les personnages clés plutôt que de devoir refroidir toute une pelletée de récalcitrants. L'histoire avait fait des morts bien sûr, mais elle les avait fait dans son camp car tout ceux qui l'avaient aidés avaient été condamné à mort. Il était aujourd'hui le seul survivant au sein des mutinés, et le seul condamné à l'exile, à la solitude et à la folie. Un châtiment qui lui semblait tout à coup outrageusement disproportionné...

D'un coup, il se sentait véritablement volé. On lui avait dérobé quelque chose, quand bien même avait-il tiré le meilleur parti de sa punition. Il eut ensuite comme un hoquet incrédule, et au même instant, quelque chose lui chatouilla la joue. Surprit, il vint y poser une main incertaine, et ses yeux s'ouvrirent en grand lorsqu'il y décela une goûte d'eau légèrement dorée. Une larme plus précisément, qui s'étalait à présent sur ses interminables doigts pâles. Il fixait ceux-ci avec horreur, comme s'il venait tout juste de réaliser qu'il était au beau milieu d'une hémorragie et qu'il se vidait de son sang. C'était un peu cela au fond pour lui. Lui qui s'obstinait à évoluer dans un monde où la peur, les larmes et la tristesse n'étaient que d'abstraits concepts, uniquement destinés aux autres. D'ailleurs ses dernières larmes versées devaient être bien plus vieilles que Jésus Christ...

Il tendit donc sa paume humide vers son tortionnaire, la mine pétrie de reproches et d'accusations :

-Regarde !! Mais regarde donc ce que tu me fais !! Sa main vint machinalement se crisper sur sa poitrine après cela : tu me brise le coeur, conclut le Seelie.






 
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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Ven 23 Sep - 10:54
Le cœur gros, le seelie regarda son fils, percevant sa colère, sa fureur tout autant que son incompréhension. Pauvre Aengus. Il n’avait toujours vu que la sagesse en son père. Il n’avait jamais compris le monde des adultes. Encore aujourd’hui, il ne comprenait pourquoi il avait subi cet exil, pourquoi son oncle Dian avait été banni, pourquoi oncle Nuada avait été revendu aux Unseelie sans que son frère Dagda ne bouge le petit doigt. Monde des adultes ? Cruel monde de la politique plutôt. La plupart des feys non sidhes ne connaîtrait jamais l’absurdité du monde de la cour et des complexes interactions de ses dirigeants. Aengus était né dans ce monde mais en avait été épargné, par son lignage imparfait, par sa tentative de coup d’état et l’exil qui s’en était suivi. Aengus n’avait perçu que les conséquences de ce monde, la froideur de Morrigan, la disparition de ses oncles, l’état de mental de son père de plus en plus défaillant. Mais il n’avait jamais vu le pourquoi, la cause de tout cela. Ce mal incorruptible qui rongeait leur cœur à chacun d’eux, et l’absurdité de ce monde de pouvoir. Dagda avait désormais conscience de cette absurdité mais il ne pouvait renoncer à la couronne. Renoncer à tout cela. Parce que sans cela, sa vie n’avait plus le moindre sens. Parce qu’il était né pour faire ce job. Et qu’il préférait continuer à corrompre son âme déjà franchement malmenée plutôt que laisser quelqu’un d’innocent se faire dévorer.

Pouvait-il expliquer tout cela à Aengus ? Il voulait lui faire comprendre, il pensait que son fils était suffisamment grand, avait vécu suffisamment de choses pour comprendre. Surtout, il achevait à cet instant de perdre définitivement son innocence. Cela lui brisait le cœur, de voir son image de père parfait se briser dans les yeux de son enfant, le seul être qui croyait encore en lui quoi qu’on lui dise, quoi qu’il voit, quoi qu’il entende. Mais cette innocence n’aurait pu perdurer. Pas ici, pas maintenant. Il n’avait plus le choix. Aengus était suffisamment grand pour savoir, il avait le droit de connaître la vérité. De toute façon, Dagda n’avait pas le pouvoir de la lui cacher. Il n’était plus le grand sidhes d’avant, il n’était plus cet être d’autorité, cet être de justice, cette sagesse absolue. Il n’était plus que l’ombre de lui-même dans un monde aux portes de l’apocalypse.

« Je suis désolé, mon fils, désolé que tu vives cela. » Jamais il n’avait été plus sincère, avec Aengus, jamais il ne l’avait autant traité d’égal à égal, en adulte capable de comprendre, capable de juger par lui-même. Il ne savait si son fils était prêt à supporter la vérité. On ne l’est jamais vraiment au fond, on le devient, par la force des choses. Parce qu’on a pas le choix. « Ne crois pas que j’ai eu le choix, pour ton exil, autant que pour celui de ton oncle. Ne crois pas que parce qu’on porte une couronne on décide de quoi que ce soit. La vie est un jeu truqué où l’on fait avec ce qu’on vous donne. » En vérité, il avait banni Dian pour lui sauver la vie, les seigneurs l’auraient volontiers exécuté vivant pour ses crimes. Comme il avait enfermé Crom pour lui éviter un sort plus pénible. Tout ce temps là, il n’avait fait qu’appliquer la justice qu’il croyait. Mais quand son tour était venu, il avait gardé le silence, fuit la cour, fuit loin de tout cela. Il avait cherché à se bannir sans y parvenir, chercher à se racheter, sans y arriver, et au bout du compte, c’était la folie qui l’avait emporté.

Mais il n’était pas prêt à raconter tout cela en détail à son fils. Il restait son père, il devait rester une figure d’autorité. Surtout, il ne voulait pas que Aengus finisse par devenir comme sa sœur. Croire qu’il devait payer pour les crimes de son père, rembourser cette dette effarante. Aengus avait une chance de faire sa propre vie, l’exil avait été une chance pour lui, d’échapper à cette folie. Il l’ignorait, mais loin de la cour, il avait été protégé. Dagda aurait aimé que cela continue à en être ainsi. Mais il n’était pas maître de leurs destins, il ne l’avait jamais été.


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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Ven 30 Sep - 1:00
Le souffle était court et la bouche un peu sèche. La larme solitaire avait laissé une fine traînée brillante sur la joue pâle d'Aengus. Peu à peu, il réalisait l'ampleur de la révélation, car le meurtre n'avait pas comme unique conséquence de dévaloriser un père charismatique aux yeux d'un fils trop naïf, ce qui était déjà gravissime en soi aux yeux du fils en question.

Kane réalisait également tout ce que cela voulait dire dans les grandes largueurs. De nombreuses choses lui ayant été dites précédemment lui revenaient graduellement en tête, des choses qui ne pouvaient réellement faire sens que maintenant qu'il connaissait la vérité et pouvait correctement les interpréter. Notamment toutes ces vieilles rumeurs du temps Antique, au moment des faits, et les histoires qui lui étaient parvenues depuis sa retraite au fin fond de la Grèce. Il eut également une pensée pour Nuada et il comprit soudainement bien des choses sur la relation dysfonctionnelle qu'il entretenait avec Dagda - si on pouvait seulement l'appeler comme ça.

Bien sûr, sa dernière conversation avec Man se rejouait presque malgré lui dans son esprit, et il sentait l'affreuse humiliation l'envahir par vague graduelle. Ne s'était-il pas déjà ridiculisé pour le temps d'une vie à ses yeux ?! Il fallait en plus qu'il subisse cela, comme pour payer encore et encore cette antique erreur du passé. Quel comble. Quelle ironie...

Sans oublier le savon mémorable que lui avait passé cette satanée reine fantôme, cet oiseau de mauvaise augure, cette sorcière increvable ! Pourquoi n'était-elle pas tout simplement restée morte ? Pourquoi son nom ne s'était-il pas fait avalé par le temps et les siècles qui s'écoulent ? Pourquoi fallait-il qu'elle hante encore cette terre et surtout, pourquoi Danu l'avait-elle sauvée ? Qu'avait-elle de spécial à apporter au monde, cette harpie,  ce glaçon aux cheveux de feu ? Elle avait moins d'empathie qu'une étoile de mer et l'avait toujours traité avec le plus profond dédain. Pourtant la Déesse Mère lui accordait le plus beau des cadeaux en la ramenant du royaume des morts et la préférait clairement à son propre sang.

Ce fut pourtant l'aspect politique qui l’interpella le plus sur l'instant. La réalité lié à cette révélation lui apparaissait peu à peu, de même que les nombreuses conséquences probables et désastreuses si cette information venait à se savoir un jour...
Ses pensées allaient si bon train et s'entrechoquaient avec tant d'ardeur qu'il en conserva le silence quelques instants, sa tristesse des premiers moments se muant bientôt en angoisse, puis en colère frustrée. D'ailleurs, la réponse de son géniteur mit quelques instants avant d'arriver au cerveau, mais lorsqu'il l'analysa enfin, une grimace d'incrédulité lui crispa les traits.

-Je te demande pardon ? souffla-t-il ensuite, sa voix légèrement plus forte et plus dure que précédemment. Doucement, ses sourcils jusque là froncés se haussèrent, non sans acidité : La vie est un jeu truqué, c'est tout ? Est-ce là ta manière d'expliquer ton geste ?! La vie est un jeu truqué, qu'il répéta avec une incrédulité coléreuse. J'ai donc l'air si stupide que c'est là tout ce que tu as trouvé comme explication ? Le seul ayant consciemment truqué le jeu ici, je crois finalement que c'est toi. Je... je ne peux pas croire que tu ais accepté de reprendre une couronne avec ce boulet à ta cheville. Je ne peux pas croire que tu nous ais tous mis dans cette situation. Nous sommes totalement à sa merci maintenant, il suffit qu'il lui prenne un jour l'envie de tout révéler aux Unseelies et nous serons bon pour une nouvelle guerre. Ils ne supporterons pas un second assassinat royal, même s'il est vieux de plusieurs millénaires ! Qui d'autre est au courant, exactement ?! Questionna ensuite Kane, son timbre voilé par l'angoisse et l'anticipation d'une réponse.




 
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E. Dagda Mac Lochlain

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MessageSujet: Re: Let the son shine in   Lun 17 Oct - 23:57
Dagda regarda son fils. Il ne peut s’empêcher de se sentir flatter que Aengus prenne sa défense, du moins, qu’il ne lui reproche pas le meurtre. Même si, en sous texte, cela démontrait qu’il ne lui avait sans doute pas assez inculqué l’importance de la vie. Il évoquait la mort de sa belle-mère sous l’angle du détail gênant risquant de les mettre face à une nouvelle guerre. Aengus était cependant intelligent. Plus qu’il ne l’aurait cru. Il n’était pas porté par ses sentiments contrairement à lui. Ces derniers temps, plus que cela, ces derniers millénaires, il avait laissé la culpabilité faire de lui une pauvre petite chose qui éveillait au mieux la pitié. Où était-il passé le grand haut roi, où était-il passé le fils puiné de Danu ? Aengus se comportait comme il aurait dû l’être. Digne. Fier. Peut-être aurait-il dû témoigner un peu de compassion pour la reine fantôme, mais elle ne donnait pas grand chose pour qu’on l’aime. Il ne pouvait dire qu’elle l’avait bien cherché mais fondamentalement, il comprenait que Aengus n’était pas ne serait-ce que désolé pour elle. Elle l’avait toujours traité avec tant de méchanceté.

Le roi Seelie préférait oublier ce passé douloureux. Il avait commis une grossière erreur en l’épousant pensant l’aimer suffisamment, pensant pouvoir être aimé d’elle, pensant qu’ils pourraient être heureux. Il savait pourtant l’importance politique de ce mariage mais en cours de route, il l’avait oublié. Il n’aurait pas dû. Quand il l’a perdu, il a tout perdu, y compris lui-même. Ce qu’on disait était vrai. Quand on tue quelqu’un alors on doit creuser deux tombes, celle de la personne qu’on a tué et puis la sienne. Il avait laissé un bout de lui-même cette nuit là, quand il avait ordonné le meurtre de sa femme. Sans doute la meilleure partie de lui-même, celle qui était lumineuse et belle. Désormais, il devait faire avec, ravaler les larmes, les regrets, et regarder en face, l’avenir. Au fond, il avait peut-être de la chance. Sans cet être de ténèbre, il aurait peut-être eu à s’inquiéter que son ancienne femme devienne la reine de la cour Unseelie. Mais il savait qu’il n’avait de soucis à se faire.

Et s’il tenait ses promesses, celle qu’il lui avait faite, celle qu’il s’était faite, alors peut-être qu’il aurait une chance, d’être enfin un bon roi, de les sauver, eux, tous. C’était peut-être une utopie, un rêve aussi fumeux que brumeux, mais il devait se rattacher à cette idée. Qu’on pouvait se pardonner à soi-même, qu’on pouvait réparer ses erreurs, et continuer. Sans cela, autant se jeter dans les griffes de l’être de ténèbres la prochaine fois qu’il le croisera. Sans doute l’aurait-il fait, sans Anava, sans Aengus. Sans ses enfants, il se serait suicidé depuis bien longtemps. Sa longévité sans fin finissait par devenir un fardeau mais il n’avait plus vraiment le choix de toute façon. Pour le moment l’important était de rassurer son fils.

« Personne ne le sait. Evidemment, Morrigan peut en avoir parler, mais je doute qu’elle l’ébruite. La rumeur a toujours couru, mais personne jusqu’à présent n’était revenu d’entre les morts. Et surtout, elle comme lui ont besoin d’avancer. Comme moi. Le passé appartient au passé. Nuada est intelligent, il sait que l’avenir de la faerie dépend de ce que nous ferons, lui et moi. Bien sûr qu’il préférait me voir disparaître et probablement tous les Seelies avec moi. Mais ce n’est pas parce qu’ils pensent ainsi que nous répéterons l’erreur d’Orel et de Lisbeth. » Il regarda son fils. Aengus était inquiet, parce qu’il venait de se prendre ce boulet chargé en plein estomac, mais il finirait pas comprendre, que pour le moment ils ne risquaient rien. Tant que les humains les cernaient, c’était eux contre le monde entier, et s’ils commençaient à s’entretuer alors les humains n’auraient plus qu’à ramasser les morceaux et éparpiller les cendres. « La seule chose que tu ais à craindre pour le moment c’est cet être de ténèbres. Lui veut notre mort, à n’en point douter, et fera tout pour me tuer, ainsi que mon frère et Morrigan. » Ce qui dans l’absolu, serait peut-être pas une mauvaise idée. Faire disparaître les trop anciens pour savoir encore ce qu’est l’amour, le pardon, pour enfanter à nouveau et faire disparaître la malédiction… C’était eux la jeune génération qui incarnait l’avenir, mais il semblait terriblement sombre. Il était désolé pour Aengus de lui laisser un monde pareil. Il ne pouvait pas encore partir, il devait éloigner les ténèbres de son fils, s’il le pouvait. Il tenterait tout pour le préserver de ce monde froid, obscur et inhospitalier envers eux.


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