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 Then we'll shoot across the sky...

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SIDHE SEELIE noble's blood.

Cendre S. de Cetia

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 25/08/2016
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SIDHE SEELIE ∭  noble's blood.

MessageSujet: Then we'll shoot across the sky...   Mar 20 Sep - 12:19

« Ceci va ici, et ceci… Là-bas. Merci. » Le serviteur s’incline et s’éloigne, ses instructions reçues, d’un pas rapide sous le regard appréciateur de Cendre, maître d’œuvre. Croisement lentement les bras sous sa poitrine, elle laisse ses iris tricolores parcourir la salle et apprécier l’avancée des préparatifs. Pendant du plafond au bout de fines lianes, ils avaient terminé d’installer des centaines de cages végétales, de fibre joliment tressée, contenant chacune une petite pierre à phosphorescence naturelle. Sur chacun des piliers supportant la lourde structure de la salle de réception, des lierres et autres plantes grimpantes avaient été enroulées, de telle sorte qu’il était dorénavant aisé de se méprendre sur l’âge du bâtiment… La nature semblant avoir repris ses droits lui donnant un sacré coup de vieux… Ainsi qu’un charme poétique non négligeable, qui, Cendre le sait, ne manquera pas de séduire le cœur des Seelies. Mais la beauté du lieu ne se révèlera réellement qu’à la tombée du jour, lorsque les pierres prisonnières des cages commenceront à émettre leur lueur verte tamisée… Là, ce sera exceptionnel.

Clac… Le premier de ses hauts talons résonne discrètement dans le brouhaha ambiant des servants qui s’affairent. Clac… rapidement suivi par le second. L’élégante femme blonde demeure au centre de l’agitation, ostentatoire et pourtant invisible. Toutes les âmes autour d’elle sont occupées à suivre ses directives. Elle, elle est l’inspecteur des travaux finis, la garante de la vision. Son travail est de faire de cet endroit un espace féérique pour les siens, ceux des servants est de concrétiser, ce à quoi ils s’appliquent, zélés. A deux ou trois, ils portent précautionneusement les tables de verre aux pieds de bois sculpté, pour les disposer sur des marques que Cendre a pris le temps de faire elle-même, la première fois que la décoration du site pour un évènement lui a été confiée. Ces points, elle les a longuement réfléchis et il s’avère que, où qu’on soit placé dans la salle, avec les tables agencées ainsi, on peut se rendre aisément jusqu’à l’estrade centrale, estrade sur laquelle ont lieu les représentations. Poésie, chant, acrobatie… Les domaines varient, pour le plus grand plaisir des amateurs qui les contemplent.

A chaque mouvement de tête, relativement sec, le tintinnabulement discret de longues boucles d’oreille d’or accompagne celui, plus ample, de la cascade de boucles blondes de la fey, laissée libre d’onduler à sa guise. Si son visage est celui d’une créature affable, son regard est pareil à celui d’un aigle. Elle ne laisse rien au hasard, ne néglige aucun détail. « Veuillez m’excuser… » Pivotant sur ses talons, ses iris tricolores tombent sur la nuque d’un servant s’inclinant bien bas. « Je t’écoute. » l’invite Cendre à se redresser, d’un ton doux. Manifestement mal à l’aise, il tente malgré tout de prendre sur lui. Le résultat est plutôt mitigé, mais la sidhe ne s’en formalise guère. Son niveau d’attente, au niveau individuel concernant les servants, frôle le néant. « Nous ne trouvions pas les chemins de tables ni les ornements, et il s’avère qu’ils n’ont pas été livrés. » Indubitablement, cet homme est un supplicié qui s’attend à se faire dévorer tout cru… D’où sa gêne, songe la créature à la peau pâle. Doucement, elle tend la main et exerce une légère pression amicale sur l’épaule du jeune homme. « C’est normal, il n’y en as pas aujourd’hui. » Le sentant raide comme un piquet sous ses doigts, la sidhe retient un soupire et le fait doucement pivoter sur lui-même pour qu’il fasse face à une table. Avec entrain, elle lui explique. « Quand les plats vont arriver, ils seront comme d’énormes choux, des choux magnifiques… On les posera au centre de la table, et lorsqu’ils s’ouvriront, chaque feuille, qui se révélera de verre, servira d’assiette à l’un des convives. C’est joli, non ? » Les yeux de la fey pétillent en se posant sur le jeune homme, perturbé par l’expression de joie ingénue de son interlocutrice. Il hoche malgré tout la tête en signe d’assentiment, et rassemble son courage pour répondre… En vain puisqu’il se voit interrompu par une voix féminine. « Madame… Il est l’heure. » Aussi vite qu’elle est venue, la servante est repartie, Cendre sur ses talons, celle-ci abandonnant le jeune homme à son sort.

« Merci Ariane. Vous savez comment terminer, n’est-ce pas ? » Ariane, une grande femme aux cheveux de jais d’une quarantaine d’années, répond d’un oui silencieux en aidant la fey à enfiler son manteau. « Excellent… Prenez soin de… » Un cri l’interrompt. Tournant la tête vers son origine, Cendre voit venir à elle un homme assez trapu d’un pas pressé. L’air digne qu’il tente d’afficher dénote énormément avec le « Attendez, ne partez pas ! » qu’il avait crié quelques secondes plus tôt, mais la sidhe décide de passer outre et attend patiemment qu’il la rejoigne. Une fois à sa hauteur, il lui tend un pli en s’inclinant légèrement, et s’en va comme il est venu sans rien ajouter. Cendre hausse un sourcil et retourne la missive, cachetée au sceau de la maison Fiona. Moitié dubitative, moitié curieuse, l’apparente jeune femme ouvre la lettre, lettre qu’elle s’empresse de parcourir.

Les yeux qu’elle relève et pose sur Ariane à la suite de sa lecture se sont voilés d’un mélange d’angoisse et de tristesse. Pendant de longues secondes, elle se mure dans le silence et pose un regard tenté vers la sortie… La fuite, voilà qui lui est coutumier. Imperceptiblement, elle serre les dents et, s’efforçant de se maîtriser, replie délicatement la missive malgré son envie de la déchirer en mille morceaux. Avec lenteur, elle se défait de son manteau qu’elle tend à Ariane qui s’en empare. « Je vais rester un peu plus longtemps exceptionnellement aujourd’hui… Merci. » Sans commenter, parce que ce n’est pas son rôle, la docile servante disparaît et abandonne Cendre, qui noue délicatement les doigts de ses deux mains autour de la lettre, reposant ensuite contre ses cuisses. Debout, l’entièreté de sa tension emprisonnant ses jambes, elle attend. Il ne devrait plus tarder. Ses horaires, elle les connaît pour mieux les éviter, prend le soin à ne jamais les faire concorder avec les siens propres. Ca fait des années maintenant que ce système est en place, et qu’il la satisfait. Qu’il soit remis en question par une volonté extérieure est extrêmement irritant pour la sidhe… Mais est une contrainte avec laquelle elle décide de composer. Seul l’avenir lui dira si elle a eu raison.

Son attente n’est pas longue. A peine s’est-elle imaginée remonter l’allée et disparaître que la silhouette d’Aengus remplace la sienne, fictive. Aussitôt ses yeux se posent-ils sur lui que son estomac lui donne l’impression de tomber comme une pierre au fond de son tronc… La violence du tourment lui noue la gorge. Elle déglutit, et s’aperçoit, à retard, qu’elle a arrêté de respirer pendant plusieurs secondes. L’envie de hurler et de partir en courant est omniprésente, et il n’est pas impossible que Cendre lui ait cédé, si la tétanie n’avait pas décidé pour sa part d’emprisonner ses jambes. Malgré elle, ses doigts se crispent sur la lettre et la froissent. Elle a tout juste le temps de se rendre une contenance, ou un semblant de, avant qu’il ne parvienne à sa hauteur. Pendant d’interminables secondes, la sidhe dévisage son comparse, celui qui fut son amant, un confident, un ami… « Bonsoir Kane. » Son ton est doux comme de la soie. A sa grande stupéfaction, sa voix n’a pas tremblé. Se laissant un peu de temps, Cendre déglutit de nouveau et serre les dents à s’en briser la mâchoire, en un cri silencieux, avant de lui tendre la lettre du bout des doigts.

~~~~~


Par de petit picotements, le soleil réchauffait délicieusement sa peau. Un instant, l’apparente jeune femme blonde stoppa sa marche et offrit son visage à l’astre diurne, fermant les yeux, en un instant de pur bonheur. A ses narines, le vent charriait le parfum des embruns et des forêts d’oliviers qui tapissaient les versants de la montagne voisine, le célèbre Mont Olympe, mais pas seulement… C’était encore délicat, subtile, mais aux fragrances naturelles s’ajoutaient celles, plus capiteuses, de l’encens de myrrhe. Les lippes charnues de la fey s’étirèrent en un sourire mystérieux. Rouvrant des yeux ourlés de khôl, elle reprit sa marche, et, sans plus s’arrêter, gagna le temple qui lui était dédié.

A sa grande satisfaction, elle croisa plusieurs de ses fidèles dans la rue, toutes des femmes, toutes audacieuses. Toutes s’approchèrent, lui embrassèrent la main en mettant un genou en terre. Les hommes et les autres, pour leur part, se contentaient de l’observer à la dérobée. Quand elle parvint à son temple, plusieurs des prêtresses de son culte la suivaient, avaient paré sa tête d’une couronne de fleurs et chantaient et dansaient dans son sillage, en procession. Elles ne s’arrêtèrent qu’une fois la déesse ayant monté les marches et gagné l’intérieur du temple, s’arrachant ainsi à la vue des badauds.

A peine les pieds nus de la sidhe eurent-ils effleuré le marbre froid du sol du temple qu’elle entendit tintinnabuler les bracelets d’or de sa haute prêtresse. Lotie d’une chevelure flamboyante aux boucles parfaites, ses yeux d’un vert iridescent donnaient l’impression de sonder votre âme… La jeune femme, jeune puisque son âge n’excédait pas les dix-huit ans, se précipita à sa rencontre pour s’agenouiller devant elle et lui prendre les mains. Son sourire ne quittant pas ses lèvres, celle qui se faisait appeler Aphrodite laissa faire la femme à la peau de lait, tandis que ses yeux parcouraient l’intérieur du temple.

D’environ vingt mètres sur dix, il était d’une taille relativement conséquente. Comme les canons de l’architecture l’exigeaient, de lourds piliers de marbre soutenaient un linteau, puis un toit triangulaire. Tout était sculpté avec soin, décoré avec goût. Aphrodite avait inspiré plus d’un des artistes ayant travaillé à ce bâtiment, et c’était toujours avec délectation qu’elle redécouvrait leur œuvre. Comme elle l’avait exigé, le temple avait été séparé en plusieurs zones de moindre importance, la principale étant centrale et décrivait le rectangle qui commençait avec l’entrée et s’achevait au fond de l’édifice où une statue à son effigie de trois mètres de haut sur un coquillage d’or tenait entre ses mains une large coupe, d’or également, où les prêtresses faisaient brûler l’encens qui entêtait tous les pèlerins de passage déjà plusieurs mètres avant l’entrée. A droite, plusieurs alcôves avaient été construites et barrées de rideaux légèrement transparents. Chaque alcôve abritait couche, mets délicats, boissons raffinées, parfums rares ou encore drogues exotiques… En vue de satisfaire chacun des plaisirs des sens. A l’extrême opposé, la seconde aile du temple, plus sobre, voyait se succéder des statues de la déesse de petite taille aux piédestaux desquels les fidèles pouvaient déposer prières et offrandes.

Danaé, la toute jeune femme rousse, se releva et gratifia sa déité d’un sourire étincelant. « C’est un honneur de… » L’œil pétillant, Aphrodite posa sur la bouche de la volubile rouquine son index et la gratifia d’un clin d’œil, avant de la congédier d’un geste. Celle-ci retourna à ses offices sans discuter abandonnant la déesse à ses jeux. Furtive, elle commença par aller épier chacune des alcôves occupées… Satisfaite du travail de ses prêtresses (et apparemment loin d’être la seule satisfaite), elle déambula ensuite, silencieuse, parmi les pèlerins venus la prier de leur accorder ses biens faits. Cachée derrière une colonne, elle écouta les suppliques, murmurées avec plus ou moins de ferveur selon les cas… Avec un certain stoïcisme, la fey ne pouvait s’empêcher de remarquer comme certains cultes tenaient d’avantage du folklore que de la véritable foi… Etouffant un soupir, elle s’arracha à son pilier et sortit de son temple pour gagner celui d’en face… Celui d’Apollon.

Mais cette fois, plutôt que d’entrer en cérémonie accompagnée d’une bruyante procession, c’est aussi discrètement que possible qu’elle s’infiltra dans l’édifice pour commencer à fouiller partout, regarder, observer, étudier… Dans ce panthéon-ci, Apollon était son équivalent masculin, il était donc naturel qu’elle s’interroge de la façon dont son culte lui était rendu, non ?


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C. Kane Ó'Ceallaigh

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SIDHE SEELIE ∭  noble's blood.

MessageSujet: Re: Then we'll shoot across the sky...   Dim 25 Sep - 22:11
L'on pouvait toujours entendre un peu de musique dans le temple d'Apollon. Plus communément du cithare, mais aussi de la lyre, de la harpe, et quelques airs de flûte pour accompagner les voix cristallines de ses jeunes disciples - douze adolescents vierges choisi parmi les mortels et qui incarnaient la Voix d'Apollon.  Chaque jour au levé de l'astre solaire, ils chantaient, pendant que les prêtresses jouaient leurs entêtantes mélopées et que d'autres faisaient brûler laurier, sauge et encens à l'intérieur du temple. C'était là que ses nombreux fidèles venaient lui adresser leurs prières, lui déposer leurs offrandes, et bien sûr, c'était là qu'ils se pressaient pour consulter ses oracles.

Des oracles qu'il ne faisait pas lui-même malgré ce qu'affirmait sa légende déjà bien installée, car il n'avait jamais eut de main divinatoire. Tant mieux ! Ce type de pouvoir était une plaie, alors que le sien ne lui apportait qu'amour et adoration autour de lui. En effet, sa main de l'épiphanie était une bénédiction, et pas seulement car elle obligeait pratiquement quiconque de l'aimer, mais également car elle était susceptible de déclencher des visions, parfois même des visions prémonitoires à ceux qui faisaient preuve de grande clairvoyance, ou ceux qui possédaient une main liée à l'interprétation du futur. Ainsi donc, au fil des années, son culte et ses temples s'étaient dotés de toute une pléiade de gens, des chanteurs, des musiciens, des danseurs, des prêtresses oraculaires, des prêtresses herboristes, et pour diriger tout cela, sa Pythie. Chacun de ses temples avait d'ailleurs sa Pythie, et toutes les Pythies répondaient à la grande Prêtresse du temple de Delphes : la Sibylle.  

C'était d'ailleurs à Delphes qu'il résidait le plus souvent, et pour chaque séjour fait à l'Olympe, il descendait jusqu'ici passer quelques semaines et raviver la flamme de ses fidèles. Voilà quelques jours déjà qu'il se trouvait là, à vivre sa vie de Dieu en toute quiétude. A se demander ce que lui trouvaient les humains dans le fond, et jusqu'où pouvait bien s'étendre leur effarante crédulité. Il passait la grande majorité de son temps à manger, à boire, à chanter, à jouer de la musique, à courtiser les belles femmes, à chasser le héron et le lion avec ses flèches, et à sourire à l'assemblée en délire. Et on l'adulait pour tout cela.

Pour l'heure d'ailleurs, il était affalé dans son temple, sur un siège de pierre savamment sculpté recouvert d'une étoffe écarlate où il dégustait quelques grappes d'un petit raisin noir et sucré. L'un de ses quatre cygnes sacrés se trouvait là avec lui, à qui il murmurait de douces paroles, lui tendant un fruit de temps à autre tout en caressant ses délicates plumes de neige.
Quelque part dans l'une des alcôves voisine, on jouait un petit air de harpe qui évoquait la langueur délicieuse des lourds après-midi caniculaires d'été. C'était un peu le cas en ces lieux, car son culte se pratiquait surtout au levé ou au couché du jour. Durant la journée comme maintenant, il y faisait une ambiance calfeutrée et brumeuse, et l'on ne trouvait à l'intérieur que l'une ou l'autre prêtresse chargée de faire brûler les herbes sacrées, de porter secours aux éventuels nécessiteux, de jouer un peu de musique et de surveiller que les cygnes ne tapissent pas le temple de leurs déjections...
Tout cela pour dire qu'il faisait calme chez le Dieu des arts, et qu'il était venu se réfugier là pour cette raison précise. Le glamour des feys devenait plus fort grâce aux prières et à la vénération des mortels, et se reposer à l'intérieur de ce temple, c'était véritablement comme recharger des batteries internes : la ferveur de ses fidèles semblaient être comme absorbée par les murs avant de lui être restituée sous forme d'énergie pure dont il se gorgeait abondamment.

C'est le glamour d'ailleurs, qui détourna son attention de son magnifique cygne, car il venait d'augmenter dans les environs directes et que cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : il avait de la visite. Un Fey bien sûr, mais il était incapable de dire quel type. Son beau visage anguleux se para alors d'un sourire joueur et intrigué. Gracieusement, il se leva, glissant un oeil furtif de l'autre côté de la tenture à frises derrière laquelle il était installé. Son oeil rencontra quelques jarres, quelques statues à son effigie, non loin de lui, le trépied d'or de la Pythie et les offrandes du matin laissées juste devant, et c'est alors qu'un mouvement captura son regard.

Elle venait de se glisser discrètement derrière l'une des larges colonnes intérieures, ralentissant ostensiblement au moment de passer devant une statue de lui à taille réelle et dans le plus simple appareil, comme c'était souvent le cas.

-Ils ont tendance à le sculpter beaucoup trop court, qu'il commenta d'un ton innocent, toujours dissimulé derrière sa tapisserie. De toute façon, la plus part du temps je me trouve beaucoup plus beau en vrai, avoua Aengus avant d'échapper un rire léger. C'est ton cas aussi d'ailleurs... Aucune main humaine ne pourrait décemment rendre honneur à ta beauté, poursuivi le Tuatha, son ton enrobé de miel, Aurais-tu perdu quelque chose, toi qui t'égare dans mon temple, ô Muse parmi les Muses ?

Il avait bien envie de jouer un peu, d'autant plus qu'il connaissait Aphrodite sans la connaître, et qu'il envisageait depuis un moment de l'approcher pour la courtiser. Une femme de sa beauté et de réputation si sulfureuse ne pouvait qu'attirer son oeil, forcément, et si beaucoup la considérait comme son pendant féminin, ce n'était certainement pas pour rien...




 
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Cendre S. de Cetia

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SIDHE SEELIE ∭  noble's blood.

MessageSujet: Re: Then we'll shoot across the sky...   Lun 3 Oct - 17:32

Peu de temps s’écoula avant qu’Aphrodite ne se laissa charmer par le lieu… La beauté pure du marbre l’avait toujours séduite, et plus encore lorsqu’elle avait été rehaussée par de habiles tailleurs. Et, pour peu que l’air intérieur de l’édifice se trouvât agrémenté d’une douce mélodie lyrique, il n’en fallait pas plus pour que s’épreigne son cœur, fragile. Ce fut donc, un sourire doux se hissant sur ses lèvres charmées, qu’elle commença à arpenter dans ce qu’elle espérait être la discrétion les dalles du temple de son pendant masculin, et dès quelques pas après l’entrée, cette antre à la gloire des arts se fit un malin plaisir de lui offrir ce pourquoi elle était venue. Aux plaisirs du nez et de l’ouïe s’ajouta très vite celui des yeux, ceux tricolores de la fey se posant sur une statue d’Apollon. Sans vraiment s’en rendre compte, l’apparente jeune femme s’abandonna en quelques secondes à peine à la contemplation. Le travail du sculpteur était d’un soin incomparable. Autant de doigté dans les boucles bien rondes, si lisses, de la chevelure du modèle… Aphrodite inclina la tête sur le côté. Il lui semblait qu’à travers cette œuvre, l’âme de l’artiste lui parlait, comme si elle était capable, à travers le temps et l’espace, d’effleurer l’essence qui était la sienne au moment où il avait sculpté cette œuvre, au moment où il avait laissé sa passion pour Apollon s’exprimer…

Ils ont tendance à le sculpter beaucoup trop court… Elle sursauta, interrompue dans sa transe contemplative, et tourna vivement ses iris tricolores vers la personne à qui elle devait cette interruption. Si elle s’attendait à tomber sur une fey, elle ne s’attendait certainement pas à tomber directement sur l’objet de ses pensées… Et encore moins à ce qu’il l’abordât d’une boutade grivoise. Oh, elle fut loin de s’en choquer… Preuve en fut qu’à retard, ce trait d’humour fit s’épanouir le sourire qui, jusque-là, demeurait timide sur ses lippes charnues. Mais si la question de savoir comment elle se serait imaginée approchée par le fils de Dagda, ce n’aurait certes pas été la réponse qu’elle aurait donnée… Enfin, la fey en prit son parti, rapidement, et, recouvra l’entièreté de sa contenance d’ici à ce que celui qu’elle connaissait sous le pseudonyme d’Apollon lui rende la parole.

« La clarté d’esprit à ta vue… » souffla-t-elle, en réponse à la question du prétendu Dieu. Manifestement, la naissance de l’échange l’amusait, faisait pétiller ses yeux et avait fait monter à ses joues un rouge de conquête, de plaisir. Ce fey, qu’elle ne connaissait que de nom et pour sa parenté à Dagda, qu’on lui avait déjà vanté comme étant un parti intéressant, n’aurait pourtant pu d’avantage l’intéresser que maintenant, maintenant que leurs passés et positions respectifs n’avaient pas le moindre intérêt, la moindre pertinence. Ici et maintenant, il était Apollon, Dieu de l’hédonisme. Ici et maintenant, elle était Aphrodite, déesse de l’amour. Ici et maintenant, rien ne l’obligeait à se montrer aussi affable, ni elle à se montrer soumise. La liberté était telle une pomme pleine et rouge entre leurs mains, dans laquelle elle allait se faire un plaisir de croquer.

« Ta beauté n’a, certes, que peu d’égales… » commença-t-elle donc à le flatter. « … Mais la splendeur de tes statues n’est, à mes yeux, pas dans la fidélité à tes traits… » Tactile, comme elle le fut toujours, elle s’approcha sans peur et sans retenue du Dieu dont elle embrassa le visage de ses deux mains, apposant délicatement ses paumes contre ses joues, ses doigts contre ses tempes, et, comme si elle désirait lire à travers son âme, elle se mit à le dévisager avec intensité. « Ce n’est pas dans le talent que met l’artiste à reproduire l’arrondi de tes boucles… » Ce disant, elle en enroula doucement une le long de son index et la laissa filer. « … ou encore dans le soin apporté aux respects des proportions harmonieuses de ton visage… » Du bout de son doigt, elle effleura un sourcil, une pommette, la lèvre inférieure… Et vint sagement en glisser le revers sous le menton de l’apparent jeune homme. « C’est dans l’amour qu’il y a mis… » Elle lui sourit, malicieuse. « Chaque coup de burin dans la pierre, chaque seconde passée à poncer, lisser, tailler… Tout en ton honneur, tout à ta gloire, tout pour ton amour» Le sourire, un brin naïf, de la déesse s’amoindrit légèrement, trahissant toute la tendresse de ses propos. « Indépendamment de sa taille, ta beauté est sans pareille à travers les yeux des artistes qui t’ont sculpté… Je l’aime autant que l’originale. » Le regard qu’elle lui lança se voulut équivoque, mais d’une désarmante sincérité. Ses propos, elle le savait, étaient particulièrement déplacés, surtout pour une première rencontre… Mais Apollon n’était-il pas un esthète ? Qui mieux que lui pourrait comprendre la passion à même de l’animer, dès le premier regard ?


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MessageSujet: Re: Then we'll shoot across the sky...   Dim 16 Oct - 19:23
Il ne lui fallut pas plus de quelques instants pour comprendre pourquoi on associait cette Muse à sa personne sans même qu'ils ne se soient jamais rencontrés. La sensation était presque étrange car en l'écoutant lui répondre, c'est pratiquement lui-même qu'il entendait. Non seulement cela, mais l'attitude qu'elle manifestait le déroutait tout autant. Comme cela, d'emblée, elle prenait l’avantage et inversait les rôles. Car c'est cela qui l’interpellait plus que tout autre chose. C'était lui normalement, qui faisait le premier pas ; lui, qui se faisait le plus tactile ; lui encore, qui aimait envoûter par les mots, qui pavait sa langue de douces paroles et d'émotion à fleur de peau ; lui toujours, le séducteur, et l'autre toujours, le séduit. Cette position lui conférait l'avantage du contrôle sur la situation - une considération toute masculine paraissait-il, et là, in situ, il le réalisait plus que jamais. Il se félicita d'ailleurs intérieurement de faire preuve d'une telle sagesse et d'une telle clairvoyance sur son propre comportement. La situation s'épiça donc presque instantanément pour lui qui voyait là cette trop rare notion de défis qui lui manquait au jour le jour. En se plaçant dans le rôle dominant du serpent qui envoûte, elle l'obligeait pratiquement à tenter d'inverser les rôles, et cette perspective le grisait et l'emplissait d'une félicité exaltante.

Déjà son coeur accélérait le mouvement, trahissant son émoi et sa hâte, et ses yeux de turquoise, d'ambre et d'or se parèrent d'un reflet à la fois incrédule et subjugué tandis qu'il se laissait transpercer par le regard hypnotisant de sa parèdre. Lorsque la voix de celle-ci se tu, laissant place au silence relatif de son temple, quelques longues secondes s'égrainèrent encore avant qu'il ne soit en mesure de répondre. Sa beauté était Divine, à n'en pas douter, et malgré son envie farouche d'inverser les rôles, il était ardu de se concentrer lorsqu'un visage d'une telle perfection vous parlait d'amour et de passion. La beauté avait toujours été son talon d'Achille, d'aussi loin qu'il se souvienne, et en plus de mille ans de vie, il avait rencontré certaines des plus belles femmes du monde. Il était encore trop tôt pour couronner Aphrodite comme étant la plus belle d'entre toutes, mais elle pouvait prétendre au titre, assurément.

Bientôt pourtant, et sans pour autant dépeindre de ce sourire séduit qui étirait ses lèvres, son regard se plissa, comme s'il percevait quelque chose de précis derrière ce voile éblouissant dont elle semblait parée. Une main s'éleva afin d'envelopper les doigts fins de la Déesse, jusque là toujours tout contre sa joue, et qu'il vint apposer contre son torse nu. L'autre main vint ensuite souligner le menton délicat de la Fey, frôlant à peine sa peau laiteuse.

-Oh mais je te vois, Divine ensorceleuse, qui tisse ta toile de soie dans l'espoir d'y prendre l'innocent papillon, dramatisa l'Apollon avec l'humour insolent qui le caractérisait si bien. Je sens déjà ta magie m'enivrer et enflammer mes veines, il ne me reste plus qu'à espérer qu'il existe une quelconque antidote en ce bas monde, sans quoi je cours très certainement à ma perte.

Il allait continuer et s'engager sur quelque chemin plus lyrics lorsqu'un rideau remua sur leur droite. Sans même qu'il l'eut remarqué, la musique s'était en effet interrompue et la musicienne pointait à présent son nez depuis l'alcôve où elle s'était trouvée jusque là, sans doute alertée par leurs voix. S'interrompant donc, Apollon leva brièvement les yeux au ciel, la chassant ensuite d'un petit mouvement hâtif de la main. Aussitôt, son minois interloqué disparu à nouveau et après quelques accords hasardeux et dissonants, la mélodie reprit ses droits sur le silence.
Jamais tranquilles avec ces humains décidément.

D'un regard entendu vers sa visiteuse, et sans relâcher la main dont il s'était saisi juste avant, il l’entraîna avec lui de quelques pas en arrière, sans jamais détourner d'elle ses yeux brillants. Passant la tapisserie qui dissimulait sa loge, il la guida jusqu'au banc de pierre qui trônait au centre et la fit s’asseoir tout à côté de lui, son visage identique à celui d'un enfant malicieux et joueur.

-Tu sais, tu me rends un peu jaloux, Belle Aphrodite. Cela fait quelques temps que je projetais de faire ta connaissance et de venir à ta rencontre, et voilà que tu me prends de cours ! Sans compter que l'on m'a longuement vanté ton indicible beauté et ton charisme solaire. J'en craindrais presque de me faire occulter tant tu semble déchaîner les passions et envoûter qui te plait. J'étais jusque là sans mon pareille dans cette discipline, et à présent que tu es là devant moi, je comprends pourquoi l'on ne cesse plus de nous associer, déclara l'Apollon, son expression mutine lui donnant l'air d'être le détenteur privilégier d'un secret.

Assit tout à côté d'elle, il la détaillait lentement tandis qu'il parlait, explorant chacun de ses traits, chacune de ses courbes, le grain de sa peau et les couleurs de ses yeux.




 
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SIDHE SEELIE ∭  noble's blood.

MessageSujet: Re: Then we'll shoot across the sky...   Lun 24 Oct - 10:54

Bien qu’indubitablement impertinentes de familiarité, les paroles de la fey ne parurent pas déplaire à Apollon… Mieux, de son œil perçant, l’apparente jeune femme sembla même discerner un rien de plaisir… En même temps, qui n’aimait être flatté ? Certainement pas ceux qui se complaisaient dans un mensonge… Divin. Et, le petit silence qui s’installa tranquillement quand elle-même se tut, conforta Aphrodite dans l’idée que, oui, son interlocuteur avait aimé ce qu’il avait entendu. Avant même qu’il ne se soit donc saisi de sa main, le sourire de la fey s’était largement épanoui, et son œillade, jusqu’alors pétillante, s’en trouva affermie d’un soupçon d’assurance supplémentaire. Même ici, en Grèce, si loin de leur lieu de naissance, de leur patrie natale, même ici où leurs noms étaient différents, Brigid ne pouvait perdre de vue qu’elle avait en face d’elle le fils de Dagda, et donc, leur positions sociales respectives. Certes, ici et maintenant, ils étaient égaux, Dieux parmi les mortels, et pour cette raison, rien ne l’obligeait à adopter une quelconque déférence démesurée envers lui, déférence que, qui plus est, il ne semblait même pas réclamer, mais il est impossible d’oublier tout à fait plus de mille ans de vie, de rites, de considérations.

En cela, Apollon aurait pu lui compliquer la tâche. Fort de son ascendant, il aurait pu se montrer arrogant et condescendant. Il n’en fit rien, au contraire, et, se saisissant de la main d’Aphrodite, acheva d’élimer les quelques réserves de Brigid, qui s’autorisa un bref éclat de rire à l’entente de sa réponse. Que de jolis mots, quelle belle verve, quel humour ! Un humour impertinent, assurément, mais délicieux. Un humour qui méritait une réponse à sa juste mesure, réponse qu’elle allait lui donner, osant même le taquiner sur le rythme de son cœur qu’elle sentait bien rapide sous ses doigts, mais que le vol de son attention par l’une de ses prêtresses, probablement, retint. Détournant ses iris tricolores du visage du Dieux, Aphrodite les posa à son tour sur la jeune demoiselle, à qui elle adressa un sourire bienveillant, avant que celle-ci ne disparaisse.

Cette interruption, bien que brève, avait suffi à rompre la magie. La déesse ne se sentit pas de reprendre leur discussion là où ils l’avaient laissée cependant, cela lui aurait paru trop étrange. Heureusement, elle n’eut pas à s’interroger sur la suite des évènements puisqu’Apollon prit les choses en main et l’entraîna à sa suite, probablement quelque part où ils ne risquaient plus d’être interrompus. Docile, l’apparente jeune femme suivit l’impulsion du Dieu et l’accompagna dans sa retraite dissimulée par une tapisserie. Si elle comprenait le but d’un tel endroit, elle-même n’avait pas pris la peine d’en demander un dans son temple. En effet, sans compagnie, elle avait la fâcheuse tendance à s’ennuyer… Et elle aimait le pétillant des visites impromptues. Un rideau aussi opaque qu’une tapisserie pourrait envoyer un message de réserve aux dociles humains, leur ôtant un peu de cette spontanéité qu’elle aimait tant chez eux. Mais, là tout de suite, elle devait avouer éprouver une certaine satisfaction à la pensée que les disciples d’Apollon n’oseraient pas venir le chercher ici, et par conséquent, interrompre leur tête à tête. Il n’était guère aisé de trouver des hommes capables de flirter avec esprit, aussi, possessive lorsqu’elle en trouvait un, Aphrodite aimait à ce qu’on lui accorde l’opportunité d’en jouir tout son saoule.

Prenant place sur le banc comme incitée par son pendant masculin, la déesse se laissa donc flatter avec un plaisir évident. Elle appréciait d’autant plus toutes ces louanges du fait que les arts étaient pour elle un domaine d’exercice nouvellement principal. Avant de mettre les pieds en Grèce, elle était avant tout la patronne des médecins et des femmes. Les compliments d’Apollon la flattaient d’autant plus que son unique influence sur les arts était relativement récente. Cependant, bien qu’aisément émue, Aphrodite n’était pas femme à se faire aisément tourner la tête. Son humilité naturelle la préservait de trop vite s’abandonner à son orgueil. Ainsi, si elle accueillit avec une indicible satisfaction tous les propos du Dieu des esthètes, elle n’en tira rien d’autre que le plaisir de lui plaire. « Ne sois pas jaloux, Apollon… » lui répondit-elle donc avec douceur, ses doigts saisis dans les siens cherchant à ce qu’ils s’entremêlent. « Réjouis-toi simplement que nous nous rencontrions enfin. » Comme des égaux.

Alerte, la fey ne manqua pas de relever les termes choisis par son comparse pour qualifier leur relation naissante. Parce qu’ils en étaient à la naissance de peut-être quelque chose, elle ne s’offusqua pas le moins du monde, mais il lui sembla primordial de briser l’image qu’Apollon semblait avoir de la chose avant qu’elle ne prenne des proportions qui deviendraient plus gênantes pour Aphrodite. Alors, ses iris aux trois nuances de bleu ne quittant jamais son visage, la déesse reprit la parole, avec une grande douceur. « Je t’en prie, ne me vois pas comme une menace… » Ce disant, elle lui adressa un frêle sourire. « Il n’a jamais été dans mon ambition de t’occulter et je ne pense pas en avoir les moyens, même si je le voulais… » Et elle n’en avait pas la moindre envie. La compétition lui avait toujours fait horreur. Elle effleura la joue de son comparse du bout des doigts. « Ne fais pas de moi ta rivale… S’il te plaît. » Ceci dit, elle se leva et ce fut à son tour cette fois d’entraîner Apollon.

Ils n’allèrent pas loin cependant, l’apparente jeune femme se contentant de l’amener au centre de la pièce, où elle relâcha ses doigts, venant plus volontiers poser ses deux mains sur son torse, levant les yeux vers les siens. « Nous ferions tellement mieux que de nous opposer… » Sans baisser le regard, elle fit descendre ses mains du torse du Dieu, le long de ses bras, jusqu’aux mains de celui-ci, dont elle s’empara délicatement. « Si tu le souhaites, nous pouvons donner corps à cette association dont le bruit a déjà couru jusqu’à toi. » Relâchant les mains d’Apollon, Aphrodite entreprit de le contourner, s’arrêtant une petite seconde au moment où leurs épaules se retrouvèrent côte à côte, avant de poursuivre sa route dans son dos. Une fois-là, elle s’approcha de nouveau et glissa ses bras sous les siens, enlaçant son torse, approchant sa joue de sa nuque et sa bouche de son oreille. « De nous deux, tu demeures le plus solaire… » Lui concéda-t-elle, sans aucune honte. « Laisse-moi t’aider à faire rayonner les arts… » C’était tout ce qu’il lui restait.

Doucement, elle relâcha son étreinte et reprit ses distances, revenant sagement lui faire face pour attendre sa réponse. La relation qu’elle souhaitait avoir avec lui était une danse, pas un affrontement, ce que traduisait le regard intense qu’elle lui lançait. Elle souhaitait que l’un profite à l’autre, et vice versa. La guerre, ou tout autre sentiment négatif concernant Apollon, était absente de son cœur, absente de sa tête. Certes, la foi des humains leur conférait plus de puissance et si d’aventure elle venait à avoir d’avantage de fidèles que lui, elle serait plus puissante. Mais en quoi cela l’avait-il aidée d’être d’avantage puissante que sa sœur, si ce n’était de susciter sa jalousie ? Plus jamais la fey ne voulait revivre cela… Et plus jamais d’autres n’auraient à souffrir de ces guerres internes desquelles ils n’avaient pas la moindre connaissance. Aphrodite aimait les artistes, aimait les hommes, les femmes, la Beauté sous toutes ses formes. Elle L’aimait d’avantage que son égo. Pour cette raison, elle ne La laisserait pas souffrir une guerre ouverte entre deux de ses amants. Car, assurément, la Beauté aimait Apollon, qui L’aimait également. Comment en douter ?


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