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 Failed in becoming a God [PV Deliora]

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THE BLOODY TWIN ∭ Nom d'un petit Essus Suisse, elle va te saigner !

Narcisse K. Ó'Maiolrain

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 25/03/2016
› LES MISSIVES ENVOYEES : 4773
› L'AVATAR : Charllize Theron
› LES CREDITS : Ellaenys + tumblr
› LA COULEUR RP : Lightblue

THE BLOODY TWIN ∭ Nom d'un petit Essus Suisse, elle va te saigner !

MessageSujet: Failed in becoming a God [PV Deliora]   Mar 27 Sep - 8:18
(Suite direct de l’éveil de Essus à l’intrigue)

    Il fait nuit noire. Minuit a sonné il y a quelque temps déjà. L'aube se situe pourtant encore loin dans le futur. Elle m'importe bien peu. Là où je m'apprête à me rendre elle porte la même couleur que sa cousine germaine. Que sa sœur d'adoption. Ou leur relation ne serait-elle établie que par alliance interposée? Cette pensée aussi absurde qu'inutile m'arrache un semblant de sourire. Il était logé là depuis quelques minutes déjà. Vaguant sous la surface de mon indifférence habituelle. Scrutant le moindre indice quant à son éclosion. Je laisse libre cours à son expression. Pourquoi me cacher? Je sais pertinemment ce qui m'attend ce soir. Ce que je laisse dans mon sillage. Ce que j'espère trouver dans les projections de mon ombre. Il est loin le temps où j'ai scruté ces sombres bois. Où j'ai laissé les ténèbres d'un autre monde inonder mes moindres pensées. Déterminer le plus infime - infâme - de mes pas. Douce nostalgie quand tu me tiens. Cela fait plus de quinze ans déjà et pourtant ... pourtant ce sentiment m'apparait comme familier. Comme le doux murmure d'un souvenir négligé, mais jamais oublié. Au plus je m'approche du territoire ennemi (tout est relatif), au plus mes sens se mettent au diapason. Ma respiration se calque à la lenteur de ma démarche. Celle-là même qui s'inspire des battements irréguliers de mon cœur en plein pamoison. Je suis à la fois sérénité et impatience. Anticipation et abandon de soi. J'ai envie d'aller plus vite. De larguer la marche dans cette autre réalité. D'avancer. De courir même. Je refreine pourtant mes pulsions premières. Je les enferme au même degré que mes instincts de survie. Tout dans mon anatomie me crie de prendre garde. De faire demi-tour. De dissiper ses pensées impies de mes songes qui ne demandent qu'à s'en débarrasser. A moins que, elles aussi, sont en train de s'y agripper avec une telle ardeur qu'il me serait fort bien difficile de résister.

    Au travers du regard d'un tiers, je sais pourtant ne dévoiler aucune faille. Je me mêle à la nuit. Je me fonds et me morfonds dans le décor. Mon Glamour pourtant connu pour son extravagance avéré s'adoucit. Se plie à la volonté d'un autrui bien au-delà de la moyenne. Je le laisse succomber aux lois d'une autre divinité. Ceci pourrait aisément passer pour de l'hérésie. Un acte de pur blasphème. Tous ces mots qui n'ont aucune signification à proprement parler. Ils se permettent de conclure à une vérité obsolète qui les dépasse tout simplement. Je n'ai jamais été personne à m'importuner par le jugement d'autrui. Ce n'est pas aujourd'hui que je commencerai. Et assurément pas ce soir.

    Je laisse mes membres conduire mes seuls mouvements. On pourrait me croire pantin. On pourrait me qualifier de poupée de chiffon. Vulgaire ramassis d'être et d'avoir qui se laisse guider par la facilité là où elle devrait pourtant la contrer. La refuser. La combattre.
    A quoi bon?
    J'ai des questions à poser. Je sais par expérience qu'il y a quelqu'un enfoui dans ces bois qui peut me les apporter. Que je doive pour cela en payer le prix fort ... est-ce que cela ne va pas de soi?

    Le reste de la ville est silencieuse. Probablement encore plongé dans les bribes de ce rêve éveillé. Je ne suis pas comme ça. Je n'ai pas envie d'attendre. Pourquoi repousser à demain ce qui aurait déjà pu se dévoiler hier? J'aspire à la rencontrer. A croiser son regard sans âge. A y découvrir ce reflet que certains prétendent percevoir dans mes propres prunelles. Foutaises. Que taisent ces mauvaises langues tant qu'elles n'ont pas elles-mêmes eu le culot de s'assumer. Je suis celle que je suis. Je suis celle que j'ai décidée d'être. J'assume les conséquences des moindres de mes actes. Que celui ou celle qui se prétend blanc comme neige me balance la première rocaille. Mes blessures finiront par se refermer, mais qu'en est-il de leur écho à jamais blessé?

    Là encore mon rictus traduit amusement et dérision. La nuit n'est pas particulièrement hostile. Je la qualifierais plutôt de prometteuse. Ceci étant, je ne suis pas anodine à ce fait divers. Notre destin n'est jamais dicté que par notre propre audace. Notre histoire s'écrit à travers les décisions que nous posons. Par-delà les actions que nous entreprenons. Je n'ai nulle envie d'attendre qu'un nouveau prophète daigne nous accorder le portrait du Saint Graal. Pas plus que je n'ai dans l'intention de laisser la providence s'abattre sur moi. Sur nous. Je t'aurais bien invitée à te joindre à moi Darina, mais vois-tu ...

    Non, laissons cette pensée dans son cercueil. Dans le trou béant que tu as creusé dans ton passé. Celui-là même dont je ne fais plus partie. Tu as eu raison de le faire. Je ne te blâme ni te maudis pour avoir fait face à tes convictions. Néanmoins, il aurait plaisant de te présenter à certaines connaissances. A te faire découvrir une des nombreuses faces cachées de mon propre passé. Est-ce que cela t'aurait seulement plu? Est-ce vraiment important? Je suis persuadée que tu n'as même pas cherché à trouver la signification du grelot que tu portes désormais au poignet. Mais tu as raison, cela ne me regarde pas. Plus. Jamais. Au revoir. Adieu. C'était chouette. Mais c'est fini maintenant.

    Sur ce mot, je traverse la frontière matérielle qui sépare les deux Cours fey de leur homonyme corrompu. Je me prends des élans de Glamour en pleine face. C'est comme l'effet d'une gifle glacée qui me claque en plein visage. Comme un souffle horrifique qui aspire à la fois à me chasser de ses terres saintes tout en m'attirant dans ses sinistres filets. Je ne me débats même pas. Je laisse les affres d'une autre civilisation venir à moi. Se tortiller autour de mes chevilles si enclines à porter de tels fardeaux. La terre ici est désolation. Maladie. Infection. Elle me parle pourtant. Me susurre de telles insanités. S'agrippe à l'essence même de ma main de pouvoir. Tente de s'abreuver à la source de mon plaisir non-dissimulé. Malgré mon appartenance indéniable à la Cour Unseelie, le doute raisonnable est permis. Les limites se flouent. Les barrières s'effritent. En rien je ne tente de contrer l'inévitable. Je continue d'ailleurs à m'enfoncer dans les bois. A me couper de la lumière, qu'elle soit diurne ou nocturne. Ni le soleil ni la lune n'arriveront à suivre mes vagabondages illicites. Est-ce pour cela qu'elles m'attirent d'autant plus? Allez savoir.

    Je marche encore un certain temps. Un temps certain. Je sais avoir été repérée depuis intrusion. Pourtant d'aucun n'est encore venu à mon encontre. Aucun comité d'accueil. Aucun sifflement perfide. Aucun grognement. Est-ce pour me mettre en confiance? Ou seulement en réaction imminente aux propres émanations de mon seul vouloir?

    Ô combien de fois je n'ai pas rêvé de cet instant? Ô combien de fins n'ont pas hanté mes pensées les plus impies? Ô combien des portes n'ais-je pas refusé d'emprunter par le passé?
    IL EST TEMPS.

    Mon pas prend halte. J'inspire avec délectation les effluves de discorde qui m'entourent. On pourrait me croire revenue d'un long voyage. Enfin à la maison après une si longue errance. Au bout du chemin. A l'aube d'une nouvelle ère. Il n'en est rien.


>> Alfyse.

    Une fois.


>> Alfyse.

    Deux fois.


>> Alfyse.

    Trois fois.

    Comme dans les films d'horreurs.
    Comme dans les croyances populaires.
    Comme pour te narguer ... car je sais que tu sais où exactement je viens de pénétrer.



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