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 Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye

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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 16/08/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 1892
› L'AVATAR : Deborah Ann Woll
› LES CREDITS : Tumblr & Ellaenys
› LA COULEUR RP : #276b70

SHADOW GIRL ∭  Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

MessageSujet: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 18:51
Deborah Ann Woll > Unseelie

Skye R. O’Sidheach

« Power is a trick, a Shadow on a wall ... »



› Nom & Surnom : Skye Rhiannon O’Sidheach, mais tout ceci n’est qu’un alias, n’est-ce pas ? Ce qu’il faut retenir, c’est que si, autrefois, on la connaissait sous le nom de Scáthach ou bien encore de Sgàthach an Eilean Sgitheanach, aujourd’hui, l’Unseelie préfère de loin qu’on l’appelle Skye, en référence à son île, et parce qu’elle a fini par en avoir assez qu’on pense toujours tout connaître d’elle et de son histoire, de son passé et de son passif rien qu’en entendant son nom. Et puis, elle a connu tant d’abysses, se perdant presque en chemin, qu’aujourd’hui, la simple évocation de son nom originel dans la bouche d’un autre la replonge dans ces sombres périodes. Certains surnoms lui collent tout de même à la peau : l’Ombre, la Vierge Guerrière, l’Ombre victorieuse, Celle qui fait naître la peur, l’Ombragée, la Combattante ou encore la Fossoyeuse. Oui, cela fait vite trop de surnoms expressifs et qui accentuent la catégorisation, comme pour rendre impossible tout pas de travers … L’Ombre passe encore, pour les autres, mieux vaut s’abstenir …
› Âge : De nombreux mystères entourent Skye, et son âge en fait partie. Certains pensent qu’elle aurait quelques 2200 ans au maximum, quand d’autres s’imaginent qu’elle est de ceux qui foulèrent cette terre en premier. Préférant rester vague, elle, elle vous dira qu’elle est plus âgée qu’elle ne le paraît, physiquement, pas mais aussi vieille qu’elle pourrait l’être, avec quelques millénaires au compteur.
› Métier / Occupation : Propriétaire et responsable d'un haras & Formatrice au combat.
› Caractère : Combattive ∯ Loyale ∯ Sarcastique ∯ Ehontée ∯ Fière ∯ Franche ∯ Méticuleuse ∯ Séductrice ∯ Rancunière ∯ Sanguine ∯ Cynique ∯ Mystérieuse ∯ Tactile ∯ Impartiale quand elle accepte de l’être ∯ Tête brûlée ∯ Stratège ∯ Violente quand elle décide de l’être ∯ Majestueuse ∯ Imprévisible ∯ Exigeante
› Type de Fey : Sidhe de la Maison Balor.



Résumé du Personnage



Fey légendaire, Skye était autrefois connue sous le nom de Sgàthach an Eilean Sgitheanach. Guerrière reconnue parmi les siens et même au-delà, on en sait dans le fond bien plus sur ses faits d’armes que sur son ascendance. Prétendue fille d’Árd-Greimne, Fey vénéré tel un roi en Scythie, et née d’une mère officiellement inconnue, elle a très vite bâtie son propre logis sur l’île de Skye, dont il ne reste aujourd’hui que les ruines du château de Dun Sgathaich. Pour elle qui, selon certains dires, serait née sur un champ de bataille, la guerre a rapidement été l’un des domaines dans lesquels elle s’est montrée brillante, ce qui lui a permis de devenir une référence en matière de formation au combat. Initialement armée du Gáe Bulg, sorte de « javelot-foudre » taillé dans les os de Coinchenn, un monstre marin, elle a également su faire preuve d’une grande expertise munie d’autres armes, et même à mains nues, d’ailleurs.

Mentionnée en tant que princesse ou reine guerrière dans certains ouvrages, ou bien encore en tant que magicienne, voire même en tant que déesse du royaume sous-terrain, personnifiant alors la destruction et la collecte des âmes agonisantes, la réalité est quelque peu différente. Bien que dite « touchée par le Tuatha Dé Danann », son affiliation aux anciens dieux reste obscure, et il ne faut pas compter sur elle pour affirmer ou infirmer le fait que, peut-être, l’une des anciennes déesses pourrait bien être sa génitrice, l’amenant alors à travailler aux côtés des anciens dieux. Car guerrière, elle l’a toujours été, tout comme elle a bel et bien été cette ombre quelque peu nébuleuse s’approchant des guerriers agonisants sur les champs de bataille pour les guider durant le Voyage Mortel, ou Imrama na Anam, et ce jusqu’à Tir Nan Og. Pendant des siècles, et tant que son nom perdurait dans les mythes et les croyances, elle a fait ce que l’on attendait d’elle, même lorsque son regard se détournait un instant des guerriers pour se focaliser sur toute âme errante qui se serait égarée en chemin. Respectée autant que redoutée pour cette mission qui était la sienne, elle n’a jamais hésité à deux fois avant d’abandonner sur un terrain vierge et coupé du reste du monde tout être qu’elle aura jugée s’être mal comportée, ou qu’on lui aura demandé de laisser agoniser jusqu’à ce que mort s’en suive, que ce genre d’être puisse payer pour ses crimes et succomber en finissant de recevoir sa correction bien méritée.  Quant aux vivants qui auraient essayé d’intercéder auprès d’elle en faveur d’un proche, elle a également égaré nombre d’entre eux, détestant être approchée sans l’avoir souhaitée.

Son allégeance a en premier lieu été au Haut-Roi, particulièrement au Haut-Roi David, avant qu’elle de vaciller à plusieurs instants entre Seelies et Unseelies. Respectée pour sa droiture, elle n’a donc jamais eu de difficultés à servir les têtes couronnées, ayant ainsi figurée, pendant un temps, au sein de la garde rapprochée du Haut-Roi David, avant de servir Orel puis Lizabeth, à un cran un peu inférieur, cependant, de par leurs exigences un peu abusives. Elle ne méritait pas moins que ces places d’honneur, à ses yeux, surtout parce qu’elle a toujours été persuadée qu’au sein du paradoxe qu’est son caractère, elle ne pouvait obtenir meilleure garantie de garde-fous que les meilleurs serviteurs de la cause Fey. C’est à ce titre de guerrière pour les têtes couronnées qu’elle a pris part à tous les combats au sein de la Faërie, ainsi que contre le monde environnant. 1875 a signé pour elle l’abandon de son identité initiale, ainsi que l’abandon, à reculons, de l’une de ses Mains de Pouvoir, celle pour laquelle elle était, dans le fond, la plus connue dans les mythes et légendes. La perte progressive du prestige et de l’aura des siens l’a profondément mutilée, sans parler des combats fratricides. Sans renier celle qu’elle est, ou son passé, elle a décidé de se donner les moyens de prouver à tous qu’elle est plus que cette ombre ténébreuse et tenace qui hante sporadiquement les récits et les mémoires. Elle a fauché son lot de vies et d’âmes, lors de la guerre de Londres, renouant superbement avec son passé, et perdant sa mère en cours de route. Loin d’être inactive lors de la guerre fratricide entre les deux cours, elle a sans doute définitivement aliénée toute chance de figurer de nouveau à la Cour Seelie, mais n’en a cure, ayant agis, à ses yeux, comme elle devait agir. Contrainte de vivre à Ellan Vannin, elle s’habitue progressivement à ce cadre de vie, non sans quelques difficultés initiales. Mais c’est ici que vivent désormais les siens, et la solitude demeure sans doute sa principale némésis, alors …




Particularités & Apparence



› Particularités : ∯ De nombreux secrets entourent l’ascendance de la Sidhe, et sa naissance constitue en elle-même un énorme point d’interrogation pour tous les mortels, mais également pour la large majorité des Feys plus jeunes qu’elle, preuve en est son nom de famille initial, qui la rattachait à l’Ile de Skye et non à une quelconque parenté. Bien que Sidhe, Árd-Greimne, celui que l’on pense être son père, vient de ses lignées issues des branches aventurières et aventureuses, qui prennent racines loin des terres celtes. Dans le cas présent, Árd-Greimnea a longtemps figuré au nombre des prestigieux Feys qui allaient bien plus tard être vénérés quasiment comme des dieux en Scythie. Concernant la mère de Skye, en revanche … L’Ombre connait la vérité, tout comme les dirigeants des Maisons Nobles, c’est l’essentiel. De toute façon, désormais, de père et de mère, elle n’en a plus, et elle n’a jamais eu besoin d’eux pour exister par elle-même.
∯ La majorité des écrits sur sa personne se basent sur des éléments véridiques, mais dérivent souvent vers des erreurs de compréhension, quand ce ne sont pas les copistes qui ont fait des erreurs d’un manuscrit à un autre. Si elle laisse planer nombre de doutes, participant ainsi à la confusion, elle n’hésite pas à sortir les griffes et à montrer les crocs si vous lui affirmez vraiment n’importe quoi à son sujet. Dès lors, il est évident qu’elle se trouve confrontée à moins de conneries dès lors que vous ne la connaissez qu’en tant que Skye.
∯ L’Ombre a marché au côté des plus grands guerriers Feys, ayant notamment formé et entraîné nombre d’entre eux, quand elle ne ramassait pas les agonisants sur les champs de bataille pour les faire passer de vie à trépas avec les honneurs qu’ils méritaient, ou bien alors de les laisser souffrir le martyre pendant des décennies en punition de leurs actes passés. Elle n’a jamais fait dans la demi-mesure, et nombreux sont ceux qui ont lui reprochés une certaine cruauté.  
∯ Les siècles passants, elle a terriblement perdu de sa considération pour les mortels, estimant qu’ils ne savent même plus ce qu’est le noble art de la guerre, et qu’ils sont devenus de simples bouchers, qui se terrent à des centaines de kilomètres de leur cible et qui tuent de façon si impersonnelle que cela la débecte. Les seuls qui trouvent un peu de grâce à ses yeux sont les peuples gaéliques, et surtout les Ecossais. D’ailleurs, si son île de Skye lui manque terriblement, elle sait qu’elle n’est pas encore en voie d’être ravagée par les humains, ayant suffisamment confiance en la nation écossaise pour ne pas encore aller démonter des mâchoires.
∯ L’Ombre arbore quelques tatouages, sur ses mains, notamment, certains semblant même être là depuis toujours, alors qu’elle a sans doute simplement suivi l’exemple de son présumé paternel, et que les Pictes, qui ont toujours eu un penchant pour elle et ont sans nul doute alimenté son « culte », étaient eux aussi connus pour leurs tatouages tribaux.
∯ C’est une experte en armes blanches, et elle se défend plus que très bien avec une arme de ce genre à la main. Elle excellait également comme personne ou presque armée du Gáe Bulg, même si ce dernier n’est plus en sa possession depuis longtemps. Dans les faits, elle n’abhorre la médiocrité et les approximations, alors quand elle s’initie à quelque chose, elle va jusqu’au bout, et ne vise que la perfection ainsi que l’éclectisme les plus conséquents.
∯ Skye est incapable de rester en place trop longtemps, il faut qu’elle bouge, et surtout, il faut que le monde autour d’elle soit également en mouvement. Le sport et l’exercice physique sont des drogues pour elle. Certains lui reprochent alors un côté hyperactif, qui l’a amenée bien souvent à ne pas toujours savoir rester à sa place. Malgré tout, vivre dans la solitude et l’isolement lui est devenu de plus en plus impossible à mesure des siècles, alors qu’elle s’enfonçait de plus en plus dans l’obscurité et les ténèbres. Même si elle aime son indépendance et sa liberté, elle a eu besoin d’un cadre, se mettant alors au service des grands Feys, sans jamais devenir le parfait petit soldat bien policé et décérébré.
∯ Sans son immortalité de Fey, qui s’accompagne d’une régénération cellulaire intervenant au triple gallot, le corps de Skye ne serait qu’un immense champ de cicatrices et de plaies béantes, avec des morceaux manquants, car aller au contact, et verser son sang ne l’a jamais rebuté.
∯ Sous certains aspects, sans doute a-t-elle un côté geek, à collectionner les ouvrages anciens, écrits datant du Moyen-âge, de la Renaissance, ou même d’avant. La science la passionne, tout comme la médecine, et plus précisément l’anatomie. Des pans entiers de son chez elle sont peuplés d’étagères et de bibliothèques soutenant péniblement la tonne de livres anciens qu’elle possède.
∯ Elle aime la force brute, ce qui a été extrait quasi’ intact. Les fioritures trop élaborées la dépassent. La perfection des réalisations matérielles la lasse. La modernité n’est pas sa période historique préférée, préférant de loin les forêts où les arbres poussent non alignés, avec des branches désordonnées ; les plages au récif rocheux, peuplées de falaises qui tombent à pic et se montrent très escarpées. Elle n’est pas pour la domestication des animaux. Chez elle, les bêtes vont et viennent à leur convenance, et jamais elle ne les emprisonnera de chaînes, d’entraves, ou même d’un collier.
∯ D’un autre côté, elle aime apparaître sous un jour attirant, et si elle ne se barde pas de trois tonnes de maquillage, elle aime l’eye-liner, le rouge à lèvres, les fards à paupières aux couleurs sombres ou lumineuses, pas d’entre-deux, ainsi que le mascara, le tout uniquement pour faire ressortir ses yeux et sa bouche, ses pommettes, elles, n’ayant pas besoin d’être encore plus soulignées qu’elles ne le sont naturellement.
∯ Une des seules inventions humaines trouvant grâce à ses yeux est l’appareil photo. Skye en a vu, du paysage et des monuments, dans sa vie, et bien que dotée d’une excellente mémoire, lorsqu’il lui a été donné l’opportunité de pouvoir immortaliser toutes ces vues, elle a sauté sur l’occasion. Cependant, visualiser tout cela numériquement ne lui plait pas. Alors elle s’est toujours débrouillée pour obtenir des copies imprimées sur papier photo, avant de se construire son propre petit atelier de tirage.
∯ Elle est douée pour les arts graphiques, bien qu’elle ne les pratique que très peu. Dans les faits, elle a réalisé quelques portraits, ainsi que la représentation de paysages et de situations du passé, de son passé. Le tout étant suffisamment saisissant pour qu’on identifie directement le sujet, dès lors qu’on le connait au préalable.

› Apparence Féerique : Ce qui frappe, en premier lieu, chez elle, c’est sa taille. Grande et élancée, du haut de son mètre quatre-vingt-quatorze, l’Ombre n’en est pas moins élégante et gracieuse. Elle a des formes sans doute plus généreuses que celles des autres Feys, mais n’en a pas à rougir, merci bien, et ne voit pas l’intérêt de se montrer d’une pudibonderie exagérée : en fait, pudique, elle ne l’a jamais été. Ses cheveux n’ont, eux, rien à envier au feu. Cependant, cette couleur embrasée se décline quelque peu en variation de roux, tirant à certains endroits sur le grenat, alors que certaines mèches d’un noir ténébreux s’entrelacent harmonieusement dans cette chevelure qui descend en cascade bien au-delà la chute de rein de la Sidhe. Souvent tressés, ou nattés à l’aide de fines lamelles de cuir très noires, les cheveux de l’Ombre sont un tableau à eux seuls. De son prétendu père, l’Ombre tient un teint quelque peu halé, parfait contraste de la blancheur dont elle se part via le Glamour, alors que son iris s’illumine successivement d’un cercle d’un vert péridot, puis d’un cercle d’or lumineux, et enfin d’un cercle d’un bleu topaze glacé, là où quelques éclats rougeoyants peuvent parfois s’être dispersés comme des paillettes.  

Pouvoir



Pouvoir de la Main de l’Ombre
∯ Palier 1 : S’entourant d’une ombre protectrice, Skye s’appuie sur ce bouclier ténébreux pour se prévaloir d’agressions physiques ou psychiques, non sans pouvoir également bénéficier de l’avantage de cette dissimulation pour bouger et attaquer sans être vue.
∯ Palier 2 : L’Unseelie se sert d’une ombre existante pour la manipuler et la propager jusqu’à ce que cette dernière se part de propriétés qui annihile et asphyxie quelque peu, ce qui résultant en une immobilisation et en une douleur qui s’empare des êtres placés dans le périmètre contrôlé par la Fey durant 5 longues minutes qui paraissent alors durer des heures.  
∯ Palier 3 : Skye utilise les ombres pour voyager d’un lieu à un autre, du moment qu’elle connait l’endroit où elle souhaite se rendre et qu’une ombre est présente dans la zone de départ et dans celle d’arrivée.  
∯ Palier 4 : Skye se sert des ombres pour envahir tout être qui entrerait en contact avec cette dernière. Invasion pure et dure, cette ombre lui permet de s’emparer quelques secondes de sa cible, atteignant ses souvenirs les plus proches, et la manipulant à sa guise, comme une marionnette, pendant 5 minutes. Elle prend le contrôle, tout simplement.


Histoire

« A journey of a thousand miles
always begins with a singe step »


Le Glamour était une chose fantastique, très utile, mais s’étant autant raréfié avec les siècles que les derniers grains de sable vous filant entre les doigts … Fixant son reflet dans la glace, sans usage du Glamour, Skye apparaissait dans toute sa splendeur telle qu’elle était réellement, ses si longs cheveux roux tombant alors en cascade le long de son dos. Pourtant, ils n’avaient pas toujours été aussi longs que ça …


Elle ne connaissait rien de tout cela. Enfin, si, quand même un peu, mais pas autant qu’elle l’aurait sans doute pu, et sans doute dû. Mais tout ceci avait-il seulement ne serait-ce qu’une petite once d’importance, maintenant ? Maintenant qu’elle rejoignait enfin réellement ce monde auquel elle appartenait. Sans entrer par la grande porte, ni même par la petite. Sans doute pourrait-on dire qu’elle était entrée par la fenêtre. On ne l’avait pas invitée, on ne l’avait pas sommée de venir. On ne lui avait rien dis, sans doute parce que, jusque-là, son existence était quelque peu demeurée secrète, jusqu’à un certain point. Elle n’avait pas été livrée à elle-même, mais était restée loin des siens, de ceux qui, comme elle, étaient nés Sidhes. Aujourd’hui, elle se demandait bien où était la frontière entre ses convictions initiales et ses certitudes présentes. Y avait-il eu un réel basculement, entre l’ombre et la lumière, ou tout s’était-il fait progressivement ? A quel instant avait-elle réalisé qui Ils étaient réellement, et pourquoi, si sporadiquement, et de façon si éphémère, Ils étaient venus la voir ? Quand avait-elle compris ce qu’Ils étaient réellement pour elle, et, a contrario, ce qu’Eux n’étaient pas pour elle ? Où se situait la révélation ultime, celle qui lui avait ouvert grand les yeux sur cette vérité qu’on ne lui avait certes pas dissimulée, mais qu’on ne lui avait jamais présentée ? Elle était encore jeune, suffisamment, en tout cas, pour que ce début d’existence ne puisse pas dicter le restant de son immortalité. Suffisamment, aussi, pour qu’on puisse sans doute lui accorder le bénéfice du doute, et l’accepter au sein des leurs. Elle était encore si jeune, après tout …

Dépassant déjà d’une tête certains Feys bien plus âgés, ses longs cheveux ne lui descendaient alors pas plus bas que le milieu du dos, encore si près des omoplates. Sans doute auraient-ils pu être plus longs, plus impressionnants, si, un beau matin, elle n’avait pas, sur un coup de tête, taillé dans le vif, un beau matin, alors qu’elle les avait trouvés trop poisseux de sang pour réussir à les tresser correctement. Un geste qui lui avait valu mille exclamations de leur part à Eux, alors qu’Elle n’avait pas tardé à débarquer, sans prévenir, comme alerter, ou informer, de ce qui venait de se produire, et Sgàthach avait connu, pour la première fois, ce que pouvait être la furie d’un être tel qu’elle. Une chose était sûre, on ne l’y reprendrait plus. Et puis, présentement, alors qu’elle évoluait pour la première fois de sa vie au sein de la Cour, cela ne pouvait sans doute que contribuer à la rajeunir de quelques années, le poids des âges ayant depuis longtemps déjà cessé de marquer ses traits. Apparaître plus jeune qu’elle ne l’était réellement lui permettrait, peut-être, de diminuer l’intensité des suspicions et des méfiances, peut-être. En attendant, elle observait tout autour d’elle, les yeux grands ouverts. Elle était au centre névralgique, au cœur de la Faërie et de sa puissance directrice et décisionnaire. Tous ici se connaissaient, et elle, elle était une parfaite inconnue, posait pour la première fois des dizaines de premiers regards sur tous ces êtres qui étaient comme elle, à la différence près qu’ils étaient plus âgés, et issus du même moule. Sgàthach ne L’avait pas encore aperçue, mais elle était certaine qu’Elle était là, quelque part, et qu’Elle restait délibérément à distance. On ne lui avait jamais expliqué pourquoi tant de mystères et de secrets, mais elle avait compris, toute seule, par elle-même, comme une grande. Car il n’y avait nulle trace, ici, de Lui. Son regard ne Les cherchait pas. Tant d’autres choses la fascinaient actuellement bien plus, et, un instant, un délicat sourire s’ancra sur son visage : sans doute avait-elle eu la même réaction, la première fois qu’elle avait vu des lucioles, lorsqu’elle n’était encore qu’un bambin. Sans doute, alors, avait-elle tenté de les attraper, de ses petites mains potelées, avant de réaliser que de tels êtres se devaient de rester insaisissables, et de voir leur beauté et leur grâce restées vierges de toute emprise extérieure, et de tout ce qui pourrait leur faire courir le risque d’en ressortir entachés. Mais elle fut bientôt tirée de son observation par une soudaine agitation, comme un bourdonnement qui s’accentuait, alors que des centaines de murmures annonçait Sa venue, à Lui. Le Haut-Roi. Un Tuatha Dé Danann. Un Tuatha, tout comme … Un Tuatha, son premier depuis …



Óráid Sochraide


« There is no death,
Only a change of worlds »

Ses doigts s’égaraient vers ce morceau de parchemin coincé dans un angle du cadre du miroir. Figures et arabesques abstraites pour tout œil ignorant. Souvenir saisissant, pour elle … Croquis d’un signe distinctif des plus éternels, d’un marquage corporel qui avait permis, à chaque instant, une identification immédiate et sans équivoque de l’être qui l’arborait. Croquis d’un autre temps, relique éternel ultime d’une symbolique perdue …

Adossée contre un rocher, Sgàthach soupire, paumes des mains apposées sur le pommeau du Gáe Bulg planté bien droit dans le sol. Le menton appuyé sur l’empilement, la Fey observe la scène, faisant fit du mauvais temps, et du sang qui commence à sécher sur sa peau. Il est là, allongé, un peu démantibulé, aussi. Il lui manque plusieurs doigts, il a une plaie béante au niveau du cœur, et oh, il n’a plus de tête, aussi. Il a l’air si paisible, enfin, c’est la sensation qui s’en dégage, même si, sans tête, il est plus difficile de juger et de jauger les émotions. Sgàthach, elle, reste impassible. Elle essaie de comprendre, sans réellement y parvenir. Il faut dire qu’elle n’a pas tous les éléments, qu’on n’a pas plus pris le temps de les lui fournir en amont que de les lui laisser, là, ne serait-ce qu’à même le sol. A même le sol, ça lui aurait suffi. Quelqu’un a voulu que le boulot soit bien fait, mais la Sidhe reste quelque peu dubitative. Il n’y a pas assez de sang pour une mise à mort violente et vengeresse, et bien trop pour une extermination vive et décisive du premier coup. Elle s’y connait, et pas qu’un peu, après tout. Elle, elle aurait mieux fait le travail, mais ce n’est pas à elle qu’on a demandé de tuer pour de bon Árd-Greimne. Peut-être parce qu’on s’est dit qu’elle n’irait peut-être pas jusqu’au bout, comptes tenus du fait qu’elle était peut-être un peu beaucoup la fille de ce Sidhe si particulier. Est-ce qu’on avait suivi la même logique concernant Aífe, celle qu’on pensait être sa sœur, voire même sa jumelle, et avec qui elle entretenait une relation épouvantable ? Peut-être qu’il faudrait qu’elle le lui demande, même si ce n’était tout de même pas dans ses plans, et que, de toute façon, maintenant, cela importait peu. Ce qui était fait était fait, et la Fey était bien placée pour savoir que, lorsque l’on était mis à mort à l’aide de certaines armes enchantées, c’était pour toujours, tout immortel que l’on avait pu être jusque-là. Árd-Greimne n’était plus, c’était ainsi. Bien que Sgàthach n’ait jamais entretenu de vraie relation avec lui, elle devait bien s’incliner devant le fait que la Faërie perdait un excellent guerrier. Excellant tout de même moins bien qu’elle.
Son regard si particulier s’attarde sur les bras dénudés et déboités du Sidhe, sur ses tatouages, en particulier, sortes d’arabesques abstraites pour qui ne savait pas y déceler les motifs cachés. Par réflexe, l’une de ses mains quitta le pommeau de son arme pour ainsi pouvoir migrer jusque le long de son flanc opposé, épousant cette connivence et ce point commun pourtant dissimulé sous une fine épaisseur de cuir. Un branchage craque dans un silence quasi-total derrière elle, et la Fey n’a pas besoin de se retourner pour savoir que c’est Elle. Sgàthach n’a jamais su ce qui s’était réellement passé entre eux, même si elle se doute évidemment bien de certaines choses. Cependant, elle ne sait si elle est surprise ou non de savoir qu’Elle est venue jusqu’ici, dès qu’Elle a su. Après tout, tous deux n’avaient eux non plus jamais entretenus de vraie relation, sans doute parce qu’il n’était pas forcément en état de grâce auprès des autres grands Feys, et que certains auraient préféré qu’Elle leur accorde ses faveurs à eux plutôt qu’à Lui, sans qu’il ne soit réellement certain que tout ceci est éternellement été consensuel. Il s’agissait de deux Sidhes, pourtant, mais quelque chose coinçait. De toute façon, quelque chose avait toujours coincé avec Lui, alors … Aucune parole n’est échangée, car il n’y a rien à dire, et que les deux Feys n’ont jamais eu l’habitude de se lancer dans de longues conversations. Cependant, des regards s’échangent, alors que le Sien s’attarde dans celui de Sgàthach. Ses éclats flamboyants dans ses iris, comme des éclats de cendre encore en fusion, paillettes microscopiques et pourtant présentes, tout comme sa longue chevelure incandescente c’est d’Elle qu’elle les tient. Elle qui a sûrement des choses bien plus importantes à faire que de venir jusqu’ici assister à la fin déjà achevée d’un être qui était et n’est plus, désormais. Penchant la tête de côté, Sgàthach l’interroge du regard, d’une question mutique et qui n’attend pas de réelle réponse. S’agit-il d’ailleurs réellement d’une question ? Elle ne lui répond bien évidemment pas, même si l’une de Ses mains si gracieuses vient à la rencontre de l’une de ses joues, pour lui pencher la tête de l’autre côté, sans demande préalable ni même la moindre once de doute concernant l’exécution de cet ordre sourd. La plus jeune des deux Feys sait que, pour pouvoir avoir la paix et observer Árd-Greimne, elle a dû se débarrasser d’intrus, de voyeurs, et peut-être même de responsables. L’une de ses pommettes est entaillée, mais elle sent déjà sa régénération cellulaire faire des miracles. Nul besoin qu’Elle ne s’inquiète la concernant, donc. D’ailleurs, Sgàthach trouve ça très étrange, mais elle ne dit rien.

Elle ne dit rien parce que, de toute façon, Elle ne lui en laisse pas l’opportunité, quittant déjà les lieux. Oui, Elle a sûrement des choses bien plus importantes à faire, tout comme sa fille, d’ailleurs. On lui a fait savoir qu’on voulait la voir, dès qu’elle aurait fini, et pourtant, elle a retardé la rencontre, pour assister à ça. Peut-être a-t-on voulu l’occuper pendant que cette « petite affaire » était réglée, pour qu’elle arrive trop tard et ne puisse agir comme elle le faisait habituellement, en moissonnant les mourants avant qu’ils n’expirent. Ou peut-être est-ce juste une coïncidence. Il n’y a pas plus rien à faire, si ce n’est de s’exécuter, de rentrer au bercail et d’aller voir ce qu’on lui veut. Le couperet final est tombé. On a emporté la tête, coupé les doigts qui étaient sertis de bagues, s’assurant ainsi d’être débarrassé d’Árd-Greimne pour toujours et à jamais. Alors Sgàthach se redresse de toute sa grandeur, jette un dernier regard aux tatouages, et s’en va, vers ailleurs. Il n’y a plus rien à voir, ici, même s’il faudrait sans doute qu’elle se charge de déplacer la dépouille. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle n’a jamais réellement fait ça. Déplacer une dépouille, là où d’ordinaire, elle se penche sur les agonisants, parfaitement experte dans ce rôle de faucheuse, de fossoyeuse, ou quel que soit l’adjectif que vous utilisez pour qualifier ces êtres qui viennent vous rafler sur le champ de bataille, au crépuscule de votre vie, pour vous conduire en paix, ou bien alors vous abattre, voire vous laissez agoniser si vous avez vraiment été très vilain. Mais sans doute devrait-elle tout de même déplacer le corps. Oui. Sans doute …



Tugaim Suas


« To be real, a sacrifice
Must cost and must hurt »

Elle observe les lignes de sa main, se demandant encore ce qu’elle pourrait désormais bien y lire. La cartomancie et la voyance ne lui ont jamais fait battre le cœur d’excitation. Elle laisse volontiers ça à ceux qui savent vraiment lire quelque chose dans de vulgaires bouts de carton aux coins cornés, ou dans des sphères vitreuses et souvent pleines de traces de doigts. Ou à ceux qui ont réussi à conserver leur don de prophétie. 1875 a vraiment fait des ravages …

Elle a déjà vu partir en lambeaux bien des choses. Observé bien des êtres ne plus ressembler qu’à un amas de chair informe ou difforme. Senti bien des mains s’agripper à elle comme on s’agrippe aux dernières bribes de la vie. Brisé bien des gardes, en repoussant encore et encore des guerriers en voie d’apprentissage, pour les amener à se dépasser, à lui offrir plus que ça, plus que de piètres réponses à ses assauts armés et à ses provocations physiques et verbales. Elle a déjà été l’objet de bien des regards en coin, parfois réprobateurs, parfois sceptiques, souvent désarçonnés. Entendu bien des choses être dîtes, affirmées et réfutées sur son compte, non sans certains doses de venin, parfois. Elle s’est heurtée à des êtres dont les noms, comme le sien, résonnent encore dans bien des mémoires, des noms qui ont amenés à voir se noircir bien des pages d’ouvrages mythiques, mythologiques et légendaires. Les gestes, les faits d’armes, les récits aventureux et prestigieux ont eu leur compte de référence à leurs personnes, à tous autant qu’ils étaient, eux qu’elle a souvent fait plus que côtoyer. Elle a laissé certains humains l’implorer de leur venir en aide sans rien faire. Elle a accepté de servir l’autorité royale, non sans souvent grincer des dents et fusiller du regard sans que la royale personne sujette de sa fureur n’ait forcément le dos tourné. Elle a senti bien des lacérations sur sa peau, a reçu et rendu coup pour coup. S’est tenue loin de la formation des femmes, se consacrant exclusivement à celles des hommes, bien que de très rares exceptions viennent bouleverser cette organisation d’inspiration celte prônant l’impossibilité pour un homme de former un autre homme et d’une femme de former une autre femme. Elle a obéis, parfois de mauvaise grâce, mais elle a tout de même obéis, n’a jamais porté la main sur un roi, n’a jamais pris de vie dont on n’avait pas placé la destinée entre ses mains. Elle a combattu, encore et encore, versé son sang, encore et encore. Jamais elle n’avait pris d’époux, mais avait enfanté, quand Dana avait voulu qu’il en soit ainsi.

Elle avait mis sa lame au service de ceux qui ne savaient se défendre, ou de ceux qui avaient requis ses services. Elle avait accepté de voir son sang couler au nom de très grands. Elle avait laissé son cœur être exposé aux dangers dont d’autres avaient voulu être protégés. Elle avait laissé son esprit être ravagé à bien des instants face à ces charniers à ciel ouvert, face à ces champs de bataille dévastés dont la terre avait tant été gorgée de sang. Elle avait été cette entité qui moissonnait les mourants et qui décidait de leur sort final, entre repos éternel bien mérité et agonie lancinante et insupportable. Elle s’était tue durant de nombreuses de ses fureurs, lorsque cela avait servi le bien commun. Elle s’était mue dans les ombres, était devenue une ombre elle-même. Elle s’était faîte silencieuse, rapide, sûre et précise, infaillible. Elle avait surgi des ténèbres nébuleuses pour porter des coups néfastes et dévastateurs, létale ou prouvant qu’elle était capable de l’être. Elle s’était montrée imprévisible, dévastatrice, mais toujours afin de remplir sa part du contrat, d’exécuter sa mission. Elle s’était montrée vectrice de la Mort et de la Désolation, sans devenir une bête dégénérée, incontrôlée et incontrôlable. Elle avait sacrifié bien des choses, bien des êtres, aussi. Elle avait toujours été fiable et réputée pour son efficacité, et lorsqu’elle avait pu tourner le dos à certains êtres, jamais cela n’avait paru insensé ou incompréhensible. Elle avait vu ce qui allait survenir, elle avait accepté de ne jamais pouvoir rien savoir de ce qui l’attendait, elle. Elle avait accepté de ne jamais changer la course du destin, aussi funeste soit-il, et ne s’était jamais mêlée des affaires des humains pour les sauver de leur perdition et de leurs fratricides programmés, non sans parfois descendre bercer ceux qui avaient mérité de partir en paix, tout humain qu’ils pouvaient être, là où Culloden avait ainsi pu entravé sa propre existence d’une rivière de sang et de torrents de douleurs et d’agonies. Elle s’était tue quand on le lui avait ordonné, n’avait jamais caché la brutalité de ce qu’elle avait perçu dans l’avenir.

Elle n’avait jamais rien ménagé, pas même ceux qui la dominaient de la tête et des épaules de par leur prestige et leur ancienneté. Elle avait toujours été d’une franchise à toute épreuve, ce qui la poussait, aujourd’hui, à quelque peu ruer dans les brancards face à cet ordre du Haut-Roi. Peut-être était-ce égoïste de sa part, mais elle n’approuvait pas entièrement. A ses yeux, les humains d’aujourd’hui n’étaient plus que de pâles copies de ceux d’hier, braillards, pleurnichards, poltrons et fourbes qu’ils étaient devenus. Où étaient passés les vaillants guerriers qui menaient la charge sur les champs de bataille sans se soucier de ce qu’ils pourraient bien perdre, sans faire des ronds de jambes avant de se décider à y aller et à entrer en collision frontale ? Où étaient passés ces êtres qui se battaient pour des idéaux qui en valaient réellement la peine, et non pour le profit, la richesse, l’argent et la vengeance puérile ? Sgàthach avait vu tout ceci survenir, et cela l’avait dégoûtée. Elle pressentait ce qui allait advenir, dans un futur assez proche pour qu’elle comprenne déjà que l’engrenage fatal avait été lancé, quelque part entre la France et la Prusse. Mais elle n’en dirait rien, par mesquinerie, sans doute, pour pouvoir observer la réaction sans doute désabusée et franchement déçue de tous ceux qui auraient cru en la race humaine pour finalement la voir se pulvériser à coups de canons, s’intoxiquer à coups de gaz létaux, se mettre sur la tronche sans avoir les c*uilles d’assumer ça en face à face direct. Mais une fois de plus, elle obéissait, consciente, plus que tout, qu’il était encore certaines autorités qu’il ne valait mieux pas chatouiller, ni même braver. Elle avait abandonné sa capacité à manipuler et distordre le temps, à transpercer la frontière entre le présent et ce qui n’était pas encore mais qui serait, dans un laps de temps plus ou moins court. Ça, et tout le reste, elle l’avait sacrifiée sur l’autel de l’obéissance. Pitié, compassion et remords étaient à laisser de côté, aujourd’hui comme hier, et comme demain, aussi, car n’était-ce pas ainsi que devait réfléchir et raisonner un guerrier, un soldat ? Elle avait sacrifié le temps plutôt que l’ombre, pour se préserver mentalement, sans doute, à mesure que violence, fratricide et sadisme prenaient le pas sur le courage, la noblesse et la justice. Peut-être pressentait-elle également l’aube croissante d’une lacération gonflée d’ignominie et de dévastation primaire et destructrice au sein même de la Faërie, comme un goût métallique sur sa langue, et des palpitations le long de son épiderme. A moins qu’elle ne sente déjà une partie d’elle-même basculer pour de bon dans les ténèbres et le passé, alors qu’elle jetait au feu son identité précédente, comme si on pouvait si simplement que ça repartir à zéro, cesser d’être l’être que l’on était, viscéralement, et tout naturellement, depuis le début  …



Fuil, Feoil, Cnámha


« Everywhere, dead soldier. Ours, theirs.
So death was pretty much all over ... »

Elles trônent, majestueuses, au-dessus de son lit et au-dessus de sa commode de chambre. Ces deux gigantesques photographies panoramiques d’un Londres ravagé par la guerre, la décimation et la dévastation. Le cadrage et la distance adoptés, identiques, et suffisamment larges, ne permettent l’identification d’aucun des corps qui jonchent le sol, mais leur silhouette demeure présente, alors que la saturation légèrement sépia ne manque pas d’assombrir encore plus cet asphalte souillé de sang. La Tamise n’est pas sortie de son lit, et pourtant, ses abords sont inondés. De sang. Skye ne veut pas oublier, elle s’y refuse. Trop de Feys ont succombés lors de ces deux années de conflit ouvert contre l’engeance humaine et mortelle. Pour eux, il faut se souvenir. Pour eux, alors que la dernière fois qu’elle voit avant de fermer les yeux, ce sont ces deux photographies ses rêves demeurent souvent hanter de ce qu’elle a dû affronter, de ce qu’elle a perdu, dans ce conflit comme dans tous ceux auxquels elle a participé. Pour elle-même, enfin, elle ne doit pas oublier.

Tout ceci a un terrible goût de déjà-vu. Otez tous les signes de datation chronologique, et vous vous retrouverez confronté à un énième champ de bataille, peuplé de chaos, de mort, de dévastation. A la différence près que, pour la première fois de sa vie, Skye s’est réellement sentie en danger, à la frontière de la Mort. Si Elle, Elle a succombé, toute Tuatha qu’elle était, alors pourquoi Skye échapperait-elle au carnage ? Elle L’avait toujours admirée, pour Celle qu’Elle était. Sans doute avait-elle voulu L’impressionner, à chaque instant, La rendre fière d’elle. Lui faire oublier, pendant un instant, que sa conception n’était pas planifiée, qu’elle représentait un peu cette seule vérité qu’Elle ne souhaitait pas reconnaître publiquement. Skye savait que personne ne s’était réellement aventuré à Lui poser la question, frontalement, tout comme elle savait que les êtres informés de ce lien du sang étaient simplement de ceux La connaissant suffisamment pour comprendre la vérité de par eux-mêmes. Et ceux-là n’en avaient jamais rien dis, se satisfaisant des conclusions à tirer. Skye avait servi, avec honneur et loyauté, pour que jamais Elle n’ait à se trouver dans une situation au sein de laquelle on oserait se servir de Skye comme d’un instrument de chute et de destitution. Elle avait prouvé sa valeur, des centaines de fois, prouvé sa différence, également, prouvé qu’elle méritait sa place auprès de cette élite, qu’elle méritait que des mortels décident de fantasmer et de glorifier son existence. Elle avait mis sa lame et ses talents de guerrière et de combattante aux services de la royauté, avait accepté bien des brimades, et des frustrations, pour qu’Elle n’ait pas les oreilles qui sifflent de ses bravades et de ses insubordinations. Mais Skye n’avait rien pu faire pour Elle, pour la sauver, s’acquitter de sa dette, éternellement impayée jusque-là : une vie pour une vie. Elle était arrivée trop tard, et maintenant …

Maintenant, elle se trouvait dérangée par ce mortel qui s’agitait encore comme un vermisseau, sous sa lame, pourtant enfoncée dans son poitrail. Agacée, Skye exerçait alors un mouvement circulaire, faisant bruisser les chairs déjà meurtris de ce son si spongieux et carnassier, alors qu’elle obtenait enfin l’ultime râle de sa victime. Les combats étaient loin d’être finis, et la Sidhe ne pouvait se permettre de rester statique trop longtemps. Mais Elle méritait qu’elle s’attarde un peu auprès de sa dépouille, malgré les risques et le danger. Skye lui devait bien ça. Ça, et bien plus encore. Elle n’avait jamais aimé Londres, berceau d’une civilisation qui lui avait toujours fortement déplu. Les anglo-saxons … Ceux-là même qui avaient souhaité écraser les peuplades voisines jusqu’à ce qu’agonie s’en suive, ceux qui avaient voulu réduire à néant toute culture celte, toute histoire, tout passé, tout prestige de ces nations qui avaient pourtant si bien résistées. Les anglo-saxons, ceux-là même qui constituaient la majorité des colons qui s’en étaient allés conquérir ce vaste espace qu’étaient les Etats Unis d’Amérique, quitte à massacrer les populations autochtones. Que Londres soit balafrée de cette façon ne lui faisait donc ni chaud ni froid, elle apprécierait même avec délectation et jubilation le résultat final si tant de pertes Feys n’étaient pas à dénombrer. L’un de ses propres flans n’était plus qu’un sinistre portrait de chairs éparses et abimés, de cartilages osseux dont la blancheur blafarde jurait tant quand le pourpre sanguin. Elle avait manqué de perdre une oreille, ainsi qu’une partie du nez, blessures dont on ne décelait à présent pratiquement plus rien. Ses longs cheveux étaient teintés de sangs, de chairs arrachées et de crasse noirâtre. Ses habits étaient lacérées au point de ne pratiquement plus la couvrir, mais pour la verbalisation pour attentat à la pudeur, on repasserait, n’est-ce pas ? Elle marchait sur un sol humide, au milieu de rivières de sang. Feys comme humains en étaient réduits au même sort, une fois morts, et il devenait impossible de faire la différence au niveau de leur sang. Elle traînait à présent son épée longue derrière elle, dont le métal mythique provoquait des étincelles en fusion au contact du macadam, et dont le crissement produit faisait douloureusement grincer des dents.

Aurait-elle réellement pu se tenir loin de tout ça ? Après tout, certains Feys avaient choisi de ne pas prendre au combat, quelques grands noms figurant parmi eux. Mais fuir, se cacher, se mentir face à la situation, ce n’était pas dans sa nature. Ce n’était pas elle, tout simplement. Elle avait eu beau renâcler, au tout début, dans les toutes premières secondes, en arguant qu’elle s’était jurée de ne jamais redevenir cette fossoyeuse, elle avait agis par instinct, pour la forme, et juste pour se donner la part belle, pour s’auto-convaincre qu’elle n’avait pas accepté les yeux fermés, comme un être ayant entièrement perdu son libre arbitre et son potentiel de réflexion. Elle ne se serait jamais pardonné de laisser les combats se dérouler sans qu’elle n’y prenne part. Elle ne se serait jamais pardonné de devenir une lâche, une couarde, de tourner le dos aux siens, de cracher dans la soupe et de refuser d’apporter sa contribution. Certes, elle aurait pu, pour une fois, elle aurait pu placer son propre intérêt devant l’intérêt général, mais là encore, cela aurait finalement été impossible, son intérêt se situant dans la droite ligne de ceux défendus par le Haut-Roi. Le peuple Fey s’était dirigé vers le gouffre, sans pouvoir être arrêté, parce qu’il n’y avait pas eu d’autre solution. De choix, il n’y en avait pas eu. A ses yeux, lorsque les vôtres se dirigent vers la décimation, la dévastation et la mort, vous vous devez de les soutenir, de les seconder, de vous battre à leur côté, de tenir votre rang. Que vous soyez attaquée, en mouvement, ou quoi que ce soit d’autre, il n’y a pas d’alternative. C’était ainsi depuis toujours, pour elle. Elle qui, paradoxalement, avait toujours abhorré les humains, certains peuples mis à part, et qui, pourtant, avait mis de côté ses jugements et ses préjugés initiaux en foulant les champs de bataille et en aidant les guerriers à expier, que ce soit leur dernier souffle ou leur vie. Comme si, au crépuscule de leur vie, ils cessaient d’êtres humains et elle Fey, et qu’ils entraient en connivence en tant que guerriers, tous autant qu’ils étaient … Cependant, toutes ces actions sur les champs de bataille avaient toujours eu un prix, pour elle, lui causant bien des tourments à mesure de son existence. Hantée par toute cette douleur, toutes ces morts, toutes ces souffrances. Elle n’avait rien oublié, jamais. Et elle pressentait déjà que cette guerre-là serait des plus dures à encaisser, et à surmonter. Comme une pilule impossible à avaler, dans une gorge déjà tant entravée. D’autant plus qu’elle pressentait qu’un mouvement revers de situation allait survenir, le premier pour elle, concernant les champs de bataille et les guerres, elle qui avait toujours été du côté des vainqueurs. Mais rien n’était encore tranché, actuellement. Et Skye devait aller de l’avant, et apprendre à vivre une existence différente, à présent qu’Elle n’était plus. Il y avait encore tant d’humains à achever et à faucher, et jamais sa main ne faillirait, tant que combat il y aurait …




Téim ar Aghaidh


« If you going through hell,
Just keep going, and never give in »

Le Mugshot était quelque peu écorné, Skye ne l’ayant pas réellement ménagé, au sein d’une relation d’amour et de haine qu’elle entretenait quelque peu avec l’objet. Elle observait son visage, quelque peu penché, et surtout blasé, là où nombreux seraient ceux qui tomberaient dans le panneau en la pensant plutôt boudeuse, sur le cliché. Skye Riannon O’Sideac Ils avaient mal orthographié le nom de famille, il manquait les trois h. Ah, ces Américains … Au moins n’avaient-ils pas commis l’erreur impardonnable de tronquer la dernière lettre de son premier prénom. Ils n’avaient cependant pas pu s’empêcher de lui tomber dessus à peine arrivée sur le continent américain, la confondant avec une vulgaire humaine et la verbalisant pour trouble à l’ordre public, après avoir brisé le nez d’un poivrot d’un coup de poing bien placé. Tout ça, le mugshot, les photos panoramiques, le parchemin, le miroir, et tout le reste, tout ça, sans doute aurait-elle dû l’abandonner en venant s’installer ici, à Ellan Vannin. Mais elle s’y accrochait, pour ne rien oublier, pour affirmer, aussi, qu’elle existait encore, malgré tout. Mais tout ceci tenait de l’immense paradoxe qu’elle était, en elle-même, après tout …

Le Roi est mort, vive le Roi ! … Ou presque. Chez les Feys, cela ne fonctionnait pas exactement comme cela. Rien n’avait visiblement été prévu concernant la succession aux trônes, autant Seelie qu’Unseelie. Résultat, les deux cours se retrouvaient à présent sans monarque. Heureusement pour tous, ils étaient semble-t-il en mesure de survivre sans tête directrice. Pour Skye, mieux valait qu’il en soit ainsi plutôt qu’autrement. Ce serait, après tout, tellement triste et pitoyable si à mesure des siècles et des millénaires, les siens étaient devenus incapables de conserver une force propre, distancée de la force et de la puissance royales. Les siens étaient encore capables d’exister et d’évoluer par eux-mêmes sans qu’on leur tienne obligatoirement la main, sans qu’on les encadre, les dirige, et qu’on leur dicte leur conduite. Mais la perte était tout de même commensurable, elle le reconnaissait elle-même. Car si sa relation avec la hiérarchie avait toujours été un peu mal aisée, cette propension à devoir se soumettre entrant en collision avec son besoin de servir, d’être main armée pour une puissance supérieure, il n’en demeurait pas moins qu’elle n’avait jamais été de ceux souhaitant critiquer ou bouleverser le système, du moins, jamais entièrement. Mais il fallait croire que sadisme et paranoïa avaient fini par détériorer dramatiquement et drastiquement l’esprit des deux souverains Sidhes. Qui avaient finis par augmenter la mesure de leurs attentes. Si Skye en savait bien plus sur le fonctionnement de Lizabeth que sur celui d’Orel, elle ne doutait pas que tous deux devaient bien entretenir le même genre de règlement tacite. Et c’était dans ces instants-là qu’elle se montrait satisfaite de ne pas être née homme, pour ne pas avoir à faire ceinture. Elle n’était pas encline à la luxure la plus profonde, mais les choses de la chair ne la rebutaient pas plus que celles de la guerre. Peut-être pouvait-on même dire que, dans le fond, tant que cela touchait à l’anatomie, à comment faire ployer un corps sous l’effet du désir et de la jouissance, ou bien de l’agonie et de la souffrance, Skye se montrait particulièrement douée, experte, et prodigieuse. Après tout, les quelques enfants qu’elle avait pu avoir n’étaient pas nés dans les choux ou bien encore dans les roses. Oui, en ces temps-là, son organisme était encore en mesure d’enfanter, ce qui n’était plus vraiment le cas, désormais. Pas que ce manque de fertilité ne la touche qu’elle … C’était peut-être un peu une bonne chose : au moins, désormais, nul ne craignait de se retrouver parent sans l’avoir voulu.

Lizabeth avait été assassinée, sans que nul n’ait pu faire quoi que ce soit contre. Skye ne s’était jamais prise d’une folle passion pour la souveraine des Unseelies, mais sa mort l’avait tout de même affectée, tout comme les autres. Et puis, avec la distance des années passées depuis sa disparition, Skye y voyait plus clair, et comprenait que, dans le fond, certaines choses leur étaient communes, et les avaient suffisamment rapprochées pour que Skye choisisse de lier sa loyauté et sa lame à la Cour Unseelie. D’une certaine façon, le dernier réel combat qu’elle avait mené, dans sa vie, avait été pour elle, pour Lizabeth. Pour la venger, ou pour répondre par le sang, la mort et la violence au meurtre et à l’atteinte qui avaient été commis. Et d’une certaine façon, aussi, Lizabeth avait obtenu ce qu’elle lui avait toujours réclamé, une preuve indéniable de son allégeance. En taillant dans la chair des Seelies, Skye se les était définitivement mis à dos, Orel en premier lieu. Lui aussi avait pu bénéficier des services de sa lame, mais il y avait fort longtemps, maintenant, parce que, dans le fond, Skye s’était toujours dis qu’il n’était même pas une piètre image de son père. Mais peut-être qu’elle avait quelque peu de difficulté à être réellement objective sur le sujet : si Dagda avait été le premier Haut-Roi qu’elle avait côtoyé, David avait été celui en la présence duquel elle s’était sentie le plus en connexion et en fusion. Un peu comme un premier amour adolescent, un peu extrapolé, nostalgique, aussi, déplacé, sûrement, mais dont on se souvenait toujours, et sans immenses regrets. David, qui s’était volatilisé ... Mais maintenant, de toute façon, cela n’avait plus d’importance, car Orel aussi été mort. Pas qu’elle soit responsable de cela, cependant. D’une certaine façon, sans doute cela serait-il pourtant plus simple si c’était le cas : au moins, il y aurait quelqu’un à blâmer, alors que là, tous ignoraient le pourquoi du comment de cette mort. On était donc parti, sans doute, pour des décennies de méfiance et de défiance entre les deux cours, de façon encore plus conséquente et manichéenne. Déjà que les rapports n’étaient pas au beau fixe, avant tout ça, mais alors là … Peut-être aussi allait-on assister à une lutte d’influence  et de pouvoir pour savoir qui récupérerait les deux trônes. Ce n’était pas très engageant, aux yeux de Skye, qui se méfiait toujours un peu beaucoup de tout le monde si elle n’avait pas de relation ancienne et assez approfondie avec les êtres qu’elle côtoyait. Sans parler du fait que sa confiance et son allégeance sans bornes ne se gagnaient seulement qu’avec du temps. Et à l’échelle d’un être immortel comme elle, le temps, ça peut représenter beaucoup, beaucoup d’années …

Est-ce qu’elle se sentait bien, ici ? Est-ce qu’elle avait réussi à en faire son nouveau chez elle ? Ce n’était pas vraiment le genre de question qu’elle se posait, le seul endroit au monde où elle se sentait pleinement chez elle étant l’Ile de Skye, et plus précisément la forteresse qu’elle y avait érigé. Cette île où elle avait grandi, et été élevée, durant les premières années de sa vie, tenue alors loin des exigences de la cour Fey, et de tout ce monde dans lequel elle n’avait pas entièrement tout saisi. Peut-être avait-elle été, en premier lieu, une guerrière Fey plutôt qu’une Sidhe, bien qu’elle n’ait nullement à se battre pour que l’on reconnaisse la pureté et la noblesse de son sang. En tout cas, ici comme ailleurs, c’était un peu du pareil au même, pour elle, tant que les siens vivaient auprès d’elle, à moins que ce ne soit elle qui vive auprès des siens. Ici, il n’y avait pas d’humains souhaitant l’exterminer, tout simplement parce qu’ici, les humains étaient réduits en esclavage, qu’ils n’avaient pas la puissance directionnelle ou décisionnaire. Cela ne la froissait pas, ne l’agaçait pas, elle n’en avait un peu que faire, dans les faits. En tout cas, elle se rebâtissait progressivement un petit havre, une petite forteresse, peuplée de tous ces souvenirs et ces reliques de son passé. Elle élevait des chevaux, tenait des écuries, appelez ça comme vous voulez. Elle continuait également de former aux armes tous ceux qui le souhaitaient, n’ayant pas à faire montre de ses références pour qu’on lui accorde plus que du crédit dans ce domaine. Elle pratiquait la photographie, et le dessin, un peu la peinture, aussi. Mais il y avait bien longtemps que ses mains ne marquaient plus la moindre surface de prophéties du futur. Le futur, elle le percevait comme tout le monde, depuis 1875 : suffisamment obscur et inconnu pour y prendre garde, mais pas suffisamment étranger pour s’en sentir déliée et non concernée. Elle avait rangé depuis longtemps sa panoplie extérieure de la parfaite guerrière, n’arborait pas de lame à son côté, ne se baladait pas harnacher de toute tenue marquant de son empreinte son côté belliqueux et combattant. Skye avait le physique pour passer pour à peu près tout, si elle le voulait. Ses cheveux roux, ses grands yeux, sa silhouette gracile, sensuelle et agréable à regarder ne trahissaient pas la moindre once de ce qu’elle ne voulait pas qu’ils trahissent. En adéquation avec les préceptes des Balor, elle pouvait se fondre dans la masse sans qu’on ne sache, rien qu’en la regardant, à quel point elle était plus que redoutable si on lui demandait de vous démantibuler dans la seconde qui suive, ou à quel point elle avait fait son lot de victimes, et expédié dans l’autre monde son lot de vie, à quel point elle avait pu s’apparenter aux Valkyries Nordiques, et à quel point, finalement, elle était une Fey, une Sidhe, une Unseelie, un être légendaire et mythique. Oui, les apparences sont trompeuses, alors autant en jouer
 


Et vous alors ?



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They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 18:51
Test Rp





Ellan Vannin était … et bien c'était Ellan Vannin. Que pouvait-elle en dire ? A l’heure actuelle, il serait bien malvenu de sa part de dénigrer les lieux, étant donné que c’était ici qu’elle devait s’établir, tous comme les siens l’avaient déjà fait pour la plupart et le feraient encore pour les quelques retardataires qui s’éternisaient. Et puis, ce n’était pas non plus le bagne. C’était une île celte, déjà, et c’était, en soi, bien mieux que bon nombre des villes dans lesquelles Skye avait ne serait-ce qu’un seul jour poser le pied. Peut-être était-elle difficile. Peut-être était-elle trop exigeante, ou intolérante, ou bien encore sectaire. Mais elle avait ça dans le sang, cette volonté de se différencier des humains, de ne jamais s’attarder à être confondue avec eux. Et puis, après tout, elle avait toujours eu ce penchant pour ses racines maternelles, n’ayant, a contrario, que peu d’attaches avec celles de son père. Elle était née on ne savait trop où, certes, mais ses premières années, elle les avait tout de même passées sur l’île de Skye, entourée de Feys visiblement tenus sous contrat de loyauté et d’obéissance vis-à-vis de sa mère qui n’avait visiblement pas exactement pu élever sa fille auprès d’elle. Pas que Skye ne lui en ait gardé la moindre rancœur : bien sûr, certains précieux liens avaient un peu été tués dans l’œuf, et leur expansion n’en avait que drastiquement été avorté, mais Skye n’avait jamais été malheureuse, durant ces années-là. Et désormais, tout ceci appartenait au passé. Elle n’avait plus l’âge des crises existentielles et adolescentes, et surtout, sa mère n’était plus. Son père non plus, d’ailleurs. Tout le monde se mourrait de plus en plus, visiblement, quand ce n’était pas la guerre ou les assassinats qui taillaient dans les rangs Faëriques : Lizabeth n’était alors qu’un exemple parmi tant d’autres. Les jeunes Feys étaient bien moins légion qu’auparavant, alors que la moyenne d’âge n’en augmentait que d’autant plus. Un problème de stérilité et de manque de fécondité, visiblement. Et puis, il y avait ceux qui disparaissaient brusquement, sans un mot, sans un regard, sans un avertissement. David …

Skye n’avait jamais eu le mal de mer. Pour une Sidhe ayant grandi les premières années de sa vie en tant qu’insulaire, cela l’aurait foutu mal, avouons-le. Cependant, le voyage en bateau, depuis Dún Laoghaire, n’avait cependant pas forcément été le meilleur de toute sa vie. Il y avait eu bien trop de murmures anxieux et interrogatifs, bien trop de fausses promesses de revanche prononcées pour se donner un genre ou pour dissimuler peur et malaise. Et surtout, Skye n’était pas très bien réveillée, quand elle avait embarqué. Elle aurait pu choisir de pioncer, car, après tout, si on l’avait critiquée, elle n’en aurait eu que faire. Mais elle avait voulu ne rien manquer, ni du départ d’Irlande, ni de l’arrivée sur l’Ile de Mann. Alors, lunettes de soleil vissé sur le nez, pour dissimuler tout regard meurtrier ou blasé qu’elle aurait pu adresser aux autres passagers, histoire qu’on ne l’accuse pas de d’ores et déjà faire des histoires alors qu’ils n’étaient pas encore arrivés, elle s’était tenue appuyée sur le rebord de l’embarcation, et avait laissé ses cheveux fouetter le vent, ou le vent fouetter ses cheveux, c’était à voir. Elle ne rejoignait pas exactement son nouveau foyer à l’aveuglette. Elle avait déjà prévu certains plans, et avait conservé suffisamment d’alliances pour savoir qu’elle ne serait pas seule. C’était mieux, oui, car, se connaissant très bien, elle savait que, si elle détestait être entourée d’une foule immense et bruyante à chaque instant, se retrouver seule et solitaire ne lui allait ni au teint, ni à l’âme. Elle avait besoin de garde-fous, suffisamment bien ancrés dans leurs pompes, cependant, pour parvenir à s’en prendre parfois plein la tronche sans s’effondrer et sans se liquéfier. Skye n’avait pas toujours bon caractère, pour ne pas dire jamais.

Rejoindre le Sithin Unseelie avait été dans ses plans premiers, refusant de faire des divagations en chemin. Elle aurait visiblement tout le temps du monde pour ça, plus tard … L’île ne lui avait pas paru étrangère, parce qu’elle la connaissait déjà, même si elle devait bien reconnaître qu’elle n’aurait pas forcément imaginé ainsi les nouveaux ajustements qui y avaient été faits. Mais il fallait bien s’adapter, car rester les deux pieds ancrés dans les traditions et le côté conservateur, ça craignait, tout simplement. Même si elle n’avait rien contre le fait de se passer de voiture. Les chevaux, c’était bien mieux, et c’était ce moyen de transports là qu’elle avait adopté, laissant aussi l’expérimentation du Carrosse pour une autre fois. Elle n’avait pas eu grande difficulté à se trouver une monture, en tout cas, la majorité des nouveaux arrivants s’étant visiblement dirigée vers le Carrosse. Cependant, elle avait eu quelques difficultés à se défaire de l’humain qui avait absolument tenu à l’aider à bien régler le harnachement de sa monture. Il n’avait visiblement pas compris qu’elle n’était pas du tout novice en la matière, pas plus qu’il n’avait compris que, quand elle vous regarde d’un certain regard, ça veut dire danger en perspective. Il avait été sèchement remis à sa place, et peut-être qu’elle l’avait un peu beaucoup brutalisé verbalement. Mais elle avait pour elle l’excuse d’être tout de même un peu à cran, et cela se comprenait sans doute suffisamment pour qu’on ne lui tienne pas entièrement rigueur de son côté brute de décoffrage. Certes, Ellan Vannin ne lui était pas inconnu. Certes, elle n’était pas sans contacts et sans proches sur cette île. Certes, elle allait vivre en communauté majoritairement Fey. Mais cela représentait tout de même un changement, comparé à tout ce qu’elle avait connu avant. Avant, elle avait eu liberté d’aller et venir, de se déplacer où elle le désirait, alors que là, l’espace était plus que clos, et qu’au-delà de ces frontières, un monde impitoyable et plus qu’hostile s’érigeait.

Et puis … Ce n’était pas le tout, mais elle allait quand même devoir se trouver des occupations. Peut-être que les chevaux, ce serait un bon plan, parce qu’un cheval, ça ne vous assomme pas de paroles futiles et vaines, que ça a aussi son foutu petit caractère quand ça veut être chiant et forte tête, et que ça reste quand même un être vivant. Même s’il était quand même hors de question qu’elle range au placard le sport, le combat et les exercices alliant les deux ! Elle avait certes changé d’identité, mais elle restait quand même elle-même. Et puis, sait-on jamais. Orel avait réussi à buter Lizabeth, à provoquer une guerre fratricide, à les mener à s’exiler jusqu’ici, et il n’avait plus de père pour lui tirer les oreilles et lui mettre un coup de pied au cul ! Qui sait qui il déciderait d’attaquer, prochainement, et quels allaient être ses plans, maintenant qu’il était la seule entité royale présente sur cette ile qui regroupait des dizaines de Feys au kilomètre carré ? Le plus simple serait peut-être qu’il disparaisse, lui aussi … Mouais, peut-être.

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 18:55
Deborah! Deborah! Deborah! Deboraaaah Surprised !
Je ne sais pas quel genre de personnage tu vas nous faire mais sache que je suis déjà fan (Oui, il m'en faut peu u_u)

Soit la bienvenue belle et seksy rousse et bonne chance pour ta fichounette heart
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 18:56
Hanlalalalalalalalalalala ! Ce début de fiche promet de roxxer du poney ! Et cet avatar...
Bienvenue à toi ! Bon courage pour ta fiche !
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Naemesys S. O'Ciardha

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 18:58
Milka heart En plus, avec Deborah Ann Woll.. C'est un choix de fou furieux, et puis en plus, une Sidhe Unseelie
Bon courage pour ta fichette en attendant et fait attention, j'suis certaine qu'on va vouloir regarder sous ta jupe

heart



the phantom queen
i won't just survive, you will see me thrive. can't write my story, i'm beyond the archetype. i won't just conform, no matter how you shake my core, 'cause my roots run deep. don't doubt it, victory is in my veins, i know it and i will not negotiate. i'll fight it.
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 19:47
Bienvenue et bon courage pour ta fiche heart
Deborah est un choix tellement… MIAM.
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 20:05

Hey ! Hello toi Bon courage pour ta fiche et que l'inspiration soit avec toi \o/


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Briseann an dúchais tri shúile an chat
ξ
C’est dans ses yeux qu’on lit la vraie nature d’un homme.
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Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Dim 16 Aoû - 23:37
Merci beaucoup à tous heart
Deborah n'était pas mon choix initial, mais elle fait quand même un excellent plan B
@Naemesys S. O'Ciardha a écrit:
fait attention, j'suis certaine qu'on va vouloir regarder sous ta jupe
Et moi qui ne met pas de culotte Rolling Eyes


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 0:35
C'était qui donc ton choix initial ?
Tu veux émoustiller les Feys parmi nous ? Parce que ça va marcher, keukine



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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 0:59
C'était cette bombasse d'Alyssa Campanella, sauf que niveau ressources gifs avec elle, je pouvais toujours aller me brosser

Hmpff, tu sais, c'est pas comme si j'avais à craindre de progressivement prendre trois tonnes parce que je serais tombée enceinte Rolling Eyes


They'll know my name
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 1:05
@Naemesys S. O'Ciardha a écrit:
Tu veux émoustiller les Feys parmi nous ? Parce que ça va marcher, keukine
Je confirme: Ça marche 
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Naemesys S. O'Ciardha

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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 2:18
Elle est canon aussi J'la connaissais pas !

Ah bah voilà, tu vois, tu émoustilles déjà Magdy



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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 2:38
C'est Miss USA 2011, aka la future Mme Coombs

Ce smiley de l'amour "" Laughing
Nan mais c'est bien, ça veut dire que j'ai pas perdu la main face


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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 11:53
Bienvenue toi...
Tu sais que t'es craqu... Charmante !

Enfin, soyons sage ! J'espère que tu vas bien t'amuser ici
N'hésites pas à me faire signe pour un lien ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   Lun 17 Aoû - 12:46
Je pensais être passée par là mais pas du tout Laughing
Bienvenue parmi nous alors
Bonne chance pour le reste de la fichette
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MessageSujet: Re: Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye   
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Let my blade be as your blade, my blood be as your blood ∯ Skye

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