AccueilAccueil  Tumblr Aesien  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Ce qu'il y a de nouveau

La vidéo

Les Prédefs attendus


Partagez | 
 

 you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
THE CAIT SITH ∭ Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

Boyd E. Lowry

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 11/11/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 3162
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Q. Silvester Cavanaugh.
› L'AVATAR : Ewan McGregor.
› LES CREDITS : avatar by writerinafoxhole & gif from tumblr.
› LA COULEUR RP : hazel green (#617c58).

THE CAIT SITH ∭  Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

MessageSujet: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Ven 11 Déc - 7:14
you can watch me bleed while I write
ft. Eliz'yan & Eoghan

Assis derrière le comptoir, le nez plongé dans un livre, Boyd profiter du calme qui venait de tomber dans sa boutique pour poursuivre ses propres lectures, seule un ronronnement sourd venait briser le silence ambiant dans l'ancienne demeure qui sentait encore la peinture sèche et le verni à bois. Il y a quelques jours, il avait achevé l'essentiel de sa boutique, permettant à ses nouveaux clients de circuler sans risque de se prendre une étagère ou de se coller à l'un des meubles enduits du vernis ou encore un mur. Oui, le libraire n'avait pas attendu que tout soit terminé pour ouvrir, pour la simple raison que s'il avait ses économies, il vivait pour le contact humain amoureux de la lecture et avide de connaissance. C'était dans sa librairie qu'il était le plus sociable, le plus ouvert en somme et très court, le plus charmant. Il ne laissait rien le contrarier, ignorant la possibilité que l'un de ses clients pourrait être un Sidhe, un Seelie, un Unseelie ou même un Drow. Les livres étaient libres d'accès à tous, ils pouvaient lire sur place, les acheter s'ils le souhaiter, demander un renseignement ou discuter, il n'y a que par l'éducation, la connaissance et la curiosité que les esprits s'ouvrent. Alors, lorsqu'il était ici, prônant la tolérance, il serait mal venu qu'il ferme la porte à quelqu'un parce qu'il ne pouvait pas voir sa tête ou s'ils étaient dans un contexte, ils pouvaient se prendre à la gorge. Sa librairie, ses règles et il était le premier à les suivre.

Il aimait sa librairie, en vérité, il aimait l'endroit qu'il avait choisi pour la transformer en librairie. Cette petite demeure anglaise oubliée par tout le monde, donnant l'impression qu'elle pourrait s'effondrer au moindre frémissement du sol. Il avait craqué dessus, l'agent qui s'occupait de son dossier voulait lui montrer un endroit plus loin, dans un petit village où logeaient des Fey, mais Boyd avait pris la direction de cette maison qui trônait sur la côte. Le côté sinistre et menaçant l'inspirait, les gens avaient tendance à juger les livres par leur couverture, alors pourquoi pas une librairie par son allure, et s'ils savaient à quel point il ne fallait pas se fier aux apparences leur curiosité serait récompensée. À l'intérieur, l'ancien hall et les deux pièces principales avaient était aménagés en bibliothèque, aucun mur n'était guère recouvert d'une dizaine d'étagères du sol au plafond, sauf ceux qui possédaient des fenêtres donnant sur la mer ou la campagne. Les couloirs entre les étagères étaient parfois occupés par des fauteuils avec ou sans table basse, il y avait aussi des tables plus grandes et toujours de l'espace pour que clients et lecteurs ne se marchent pas sur les pieds. L'étage d'au-dessus était organiser d'une manière similaire, là-haut, tous les murs avaient étaient retirer, à l'exception des murs porteurs et l'étage n'était qu'une suite de couloir remplis de livre et une fois encore avec quelques fauteuils installés ici et là. Une librairie, plutôt une bibliothèque, à l'exception que rien ne sort sans l'autorisation du propriétaire ou un paiement en dû forme.

Boyd tendit le bras vers la tasse de lait qu'il avait posé sur l'une des pages blanches d'un carnet qui semblait déjà avoir quelques pages noircies. Son dernier manuscrit, le huitième d'une série fantastique qu'il avait commençait au cours du siècle dernier. Son inspiration est la femme, des femmes. Humaine ou créatures surnaturelles, toutes héroïnes d'un roman de cette série. Leur archétype ? La femme fatale, leur particularité, l'univers est bercée dans le surnaturel. Qu'elles soit l'innocente victime, la manipulatrice, la meurtrière ou même une scientifique, elles étaient le type même de la séductrice dangereuse dont le second protagoniste de l'histoire venait à croiser pour les aider, leur mettre des bâtons dans des roues, les affronter ou s'en amouracher. Les femmes, s'étaient un sujet captivant pour un auteur, que ce soit des connaissances, des ennemies ou des amantes, il aimait s'en entourait, rarement s'y attacher, en tout cas rarement comme certaine l'aurait voulu ou pourrait l'attendre. Il les voyait plus comme des muses, certaines comme des confidentes, mais comme un danger permanent. S'ils l'ont vous dit qu'il faut craindre les hommes, il fallait encore plus craindre une femme blessée ou déterminée. D'où elle puis leur force, il l'ignore, mais il les admire, sous toute leur forme et il est un des rares auteur qui peut prétendre les comprendre dans leur manière de faire, pourtant il y a encore du mystère, sinon il aurait cessé de puiser régulièrement dans leur unique essence.

Son dernier roman, publié juste avant de quitter Perth racontait l'histoire d'un médecin dans le Londres victorien, particularité, elle est un vampire, en quête pour comprendre l'origine de la mort et son immortalité, avec l'aide non-négligeable d'un croquemort qui sélectionne des victimes au hasard, des femmes, surtout, donnant naissance au mythe de Jack l'Éventreur qui se jouera de la totalité de la police anglaise. L'histoire ne raconte pas ce qu'il advient du médecin lorsque les meurtres cessent, Boyd aime stimuler l'imagination de ses lecteurs et il n'y a rien de mieux qu'une finalité qui inspire à d'autre histoire et légende. Parfois, une fin ne l'est pas vraiment, les intérêts changent, des questions ont eu leurs réponses, il n'y a qu'une seule fin réelle, la mort et Boyd ne tue jamais sans raison et d'ailleurs aucune de ses héroïnes ne meurent, c'est un privilège qu'il ne donne qu'à certains protagonistes.

La porte de la librairie s'ouvre, faisant retentir la clochette, Boyd repose sa tasse sur le carnet, refermant le livre pour le poser au-dessus de celle-ci, alors qu'il quitte son comptoir pour rejoindre l'entrée de la boutique. L'aura qu'il ressent dans la pièce est familière et c'est un sourire un brin amusé qui se dessine sur ses lèvres, lorsqu'il rejoint son nouveau client, ou plutôt cliente, s'arrêtant sur ses pas à une distance raisonnable de cette dernière alors qu'un léger frisson d'appréhension court dans son dos.

« Je suppose que tu as reçu mon paquet, sinon tu ne serais pas ici. »





seeking the antidote for
the emptiness of existence
It's a dangerous business, going out your door. You step onto the road, and if you don't keep your feet, there's no knowing where you might be swept off to..J.R.R. TOLKIEN

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

S. Eliz'yan Forsyth

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 05/12/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 246
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Naemesys S. O'Ciardha.
› L'AVATAR : Kate Beckinsale.
› LES CREDITS : ELLAENYS.
› LA COULEUR RP : Teal.

ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Jeu 17 Déc - 1:14
you can watch me bleed while I write  

ft. eoghan && elatha
« Alias Investigation », tel était le nom qu'avait choisi Elatha pour le remaniement de cette agence de détectives. Ici, ils ne résolvaient que des affaires surnaturelles, parce que c'était un monde que la propriétaire côtoyait depuis une éternité. Elle était l'une d'entre eux, elle faisait partie de cet univers, elle s'était inscrite dans sa trame sous la forme d'une légende évanescente. Parfois, on connaissait son nom ; souvent, on reconnaissait son rôle ou ses créations. Mais dans le fond, elle était de ces femmes de l'ombre, manipulant des pantins, les uns après les autres afin de parvenir à ses fins.

C'était ce qu'avait fait la Vampire en achetant cette agence à la dérive. Elle s'était trouvée de nouveaux pantins pour un nouveau jeu mortellement grisant. Posséder était un crédo séculaire pour Elatha. L'information, l'Argent, la Science.. Ces trois éléments formaient le triptyque essentiel de son existence. Avec eux, la Brune avait l'habileté de forger le monde à son image, son monde. Parce qu'elle était l'œil et l'oreille du monde moderne. Ce monde, il était déviant et elle aimait ses imperfections, parce qu'ils lui permettaient de mener à bien ses projets.

Ses projets.. Revenons donc à l'Agence qui prenait forme. Elle était déjà officiellement ouverte, les locaux étaient disponibles au public et à toute âme ayant besoin d'une information ou d'une main tendue afin de trouver son bonheur entre ces murs sentant encore le neuf. Elatha savait qu'il suffisait que le temps fasse son œuvre pour que les affaires reprennent. La publicité couplée au bouche à oreille, courait déjà dans les rues et ruelles de Douglas tandis qu'elle avait décidé de s'installer là-bas, plutôt que sur d'autres terres aux dangers inconsidérés. Les feys ne voulaient pas des Fomoires, et les humains ne se risqueraient jamais à franchir le seuil du territoire des ténèbres, alors, le plus sage avait été de s'installer au creux de la foule humainement effervescente. Ni plus, ni moins.

Quittant son bureau qu'elle n'avait pas encore entièrement installé, au fond de l'agence, Elatha gagnait l'entrée et croisait finalement un paquet qui portait son nom. Attrapant ce dernier, elle l'ouvrait afin d'y découvrir un livre. Ce dernier était observé, de la quatrième de couverture à l'intérieur, s'arrêtant finalement sur le nom de l'auteur. Ce nom, elle le connaissait. Eoghan avait toujours aimé les jeux dangereux, parce qu'il avait rapidement comprit que la Darach avait été Mortelle pour lui, et pourtant, il s'était laissé prendre dans ses filets. Dernier sujet des études dantesques de la Fomoires, Eoghan était un des rares être sur ces terres capable d'arracher une esquisse de sourire à la dame des glaces.

Prenant donc le livre, elle retournait dans son bureau, fermant la porte sur son passage afin de s'offrir un moment littéraire. Les pages étaient parcourues sereinement et avec un intérêt notable. L'assiduité d'Elatha grandissait au fil des pages, jusqu'à ce qu'au bout de longues heures, elle ne referme l'ouvrage : Elle était une intellectuelle ayant l'avantage de pouvoir distancer le temps grâce à sa nature. De ce fait, lorsqu'elle jeta un coup d'œil à l'horloge murale, elle constata qu'il n'était pas trop tard pour se rendre à l'adresse laissée par l'expéditeur.

A vrai dire, l'instant était parfait. Le soleil avait entamé sa chute au profit de l'ascension fulgurante de l'astre lunaire et la journée s'achevait ainsi, ce qui permettait à la Vampire d'éviter la lumière meurtrière du soleil. Attrapant donc sa veste de cuir noir, elle l'enfilait en prenant ses clés et quelques affaires nécessaires et purement rudimentaires. Le tout était niché au creux de ses poches alors qu'elle fermait les portes de l'agence. Un papier était sorti afin d'observer longuement l'adresse. D'après ce qu'elle avait compris, ce n'était pas bien loin.. Quelle belle coïncidence.

Quelques rues traversées grâce à sa voiture lui permettait d'arriver devant la devanture de la librairie. La périphérie de Douglas était un endroit qu'elle n'avait jamais envisagé, car cela n'aurait pas été bon pour ses affaires, mais ce choix pouvait être raisonnable en fonction des moyens dont on disposait.

Deux bips se faisaient entendre, la voiture était fermée.
Elatha replaçait une longue mèche brune tandis que son regard aux deux nuances de rouge se rivait sur la porte qu'elle ne tardait pas à passer. La clochette était avisée durant une fraction de seconde tandis qu'elle refermait la porte sur son passage et faisait quelques pas.
La silhouette d'Eoghan apparaissait non loin, comme alertée par l'arrivée de la Darach. A ses paroles, elle désignait simplement le livre avant de laisser vaquer ses prunelles sanguines sur les alentours. Les étagères étaient passées au crible, d'une manière critique avant qu'elle ne revienne porter son attention sur le Kith. « Tu avais donc envie que je te retrouve. » Elatha faisait deux pas avant de s'arrêter à nouveau. Ses talons claquaient d'un bruit sourd contre le sol tandis qu'elle arborait une tenue classique, fait d'une robe noire sous sa longue veste. Comme toujours, elle avait opté pour du sobrement sombre.

« J'espère que tu as opté pour une classification viable pour tes ouvrages, sinon, ta clientèle risque de quitter bien vite les lieux. » Critique, elle l'avait toujours été. C'était sa manière d'être. La Femme Savante ne se dissimulait jamais derrière des atours de Femme Simple. Elle était fière du savoir qu'elle possédait, sans pour autant étaler sa science d'une quelconque manière. « En ce qui concerne ton ouvrage, le récit était.. Intéressant. J'espère que tu concurrenceras le précédent bestseller que j'ai inspiré. » Le précédent Bestseller ? C'était plutôt complexe. Mais rien n'était impossible, même s'il s'agissait de Dracula. « Je dois avouer que Jack l'Eventreur était intéressant en son temps.. Quoique soumis à bien trop de névroses pour moi. » Blanc. « Les névroses sont des faiblesses impardonnables, tu ne trouves pas ? » L'interrogeait-elle en faisant quelques pas dans la librairie, flânant et observant les rayons avant de revenir porter ses prunelles sur Eoghan.






you're so dr. evil
lifetime of consumption, they've all become the same. i punish them with pleasure, and pleasure some with pain. i punish you with pleasure, and pleasure you with pain. ҂ elatha
Revenir en haut Aller en bas
THE CAIT SITH ∭ Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

Boyd E. Lowry

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 11/11/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 3162
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Q. Silvester Cavanaugh.
› L'AVATAR : Ewan McGregor.
› LES CREDITS : avatar by writerinafoxhole & gif from tumblr.
› LA COULEUR RP : hazel green (#617c58).

THE CAIT SITH ∭  Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Mer 30 Déc - 13:59
you can  watch me bleed while I write
ft. Eliz'yan & Eoghan

La réponse était oui.

Elatha avait bien reçu son paquet, levant le livre qu'elle tenait entre ses mains, son regard flamboyant quittant le Kith pour observer les lieux, lui-même profitant pour la jauger du regard rapidement. La première qu'il l'avait rencontré, elle semblait sortir d'un film noir ou l'un de ses romans, pourtant, il ne l'avait pas si souvent vu dans ce genre de tenue par la suite, au contraire, dans sa mémoire, il se souvenait plus de la scientifique folle plutôt que la femme fatale, mais ce n'était pas incompatible, bien au contraire et elle en était la preuve. Il ne pouvait pas le nier, s'il avait eu de nombreuses muses à travers le temps, des hommes, des femmes, mais Elatha était un autre type et dangereuse. Sentant le regard brûlant se porter de nouveau sur lui, il sortit de sa propre observation, ses yeux verts rencontrant le rouge sang de son interlocutrice. Un éclat de rire s'échappant des lèvres du libraire à sa remarque.

« Avec les évènements de ces derniers mois, on aurait fini par se croiser et tu n'aurais alors demandé si je n'essayais pas de t'éviter. » Le vampire ne manquait pas une occasion pour prendre une perche qui lui était tendue, faire une remarque sur un détail qui lui aurait tapé dans l'œil, le sens critique était un art pour elle et il n'aurait pas été surpris d'apprendre qu'elle en était à l'origine, elle l'avait dans le sang. Pourtant, pour quelqu'un qui travaillait les sciences l'auteur trouvait cela contraignant, avoir des attentes pouvait mener à une certaine déception, si on rajoutait son attachement pour le détail et son caractère un brin perfectionniste, Elatha était voué à n'observer qu'une suite de déception. Boyd pensait d'ailleurs en faire partit, après tout, il s'était arraché de ses griffes emportant avec lui une main de pouvoir qui l'intriguait et un sujet intéressant, comme intéressé.

Ainsi, elle ne manqua pas l'occasion de faire une remarque sur sa librairie et un léger soupire amusé s'échappait du Kith, elle n'avait pas changé, au moins elle était propre à elle-même et l'écrivain ne voudrait en aucun cas que les choses changent. Il ne prit pas la peine de défendre son mode de classement, en genre et par ordre alphabétique d'abord des auteurs, puis des titres. Tout était numéroté avec des autocollants de couleur et des listes facile d'accès afin que ses clients vérifient la disponibilité du titre qu'ils recherchaient, cette liste avait les ouvrage classé par genre et titre en ordre alphabétique et si tout cela n'était pas assez le libraire connaissait sa boutique par coeur et guiderait sans trop de difficulté ses clients vers l'ouvrage qui les intéressaient.

Boyd se contentait d'un hochement de tête plutôt que d'une explication, il n'avait pas à justifier sa manière de travailler et s'il avait voulu une foule de clients, il se serait installé en ville plutôt qu'en pleine campagne. Si le vampire venait en visite de courtoisie, le Fey suspectait qu'elle venait aussi tester la température à son égard et s'il gardait quelques séquelles de leur petite expérience, le libraire ne pouvait que s'en prendre à lui-même. Il ne portait pas le vampire dans son cœur, mais il se mentirait à lui-même s'il niait la fascination qu'il avait pour le personnage, autant pour sa beauté froide que son intelligence. Les personnages complexs ça l'intéressait, quitte à se brûler un peu plus les ailes.

Il ne tentait même pas de cacher sa surprise lorsque le vampire fit compliment de son livre, une fois de plus un sourire se dessinait sur ses lèvres, ayant du mal à retenir le ronronnement au fond de sa gorge. « Je n'ai pas la prétention de croire que j'ai le talent de Bram Stoker, mais je prends le compliment, de ta part, c'est rare. » La flatterie marchait toujours sur les chats et Boy n'était pas une exception, un compliment, surtout de la part d'Elatha s'était à prendre sans modestie, il avait du mal à imaginer le roman faire concurrence, le style et genre étant différent, l'épreuve du temps s'était difficile, seul ses livres qui n'étaient guère de la fiction avaient réussit à survivre jusque-là, certain vieux poème et deux histoires qu'il a inspiré. C'était bien assez, laissé sa marque n'était pas réellement son but, une trace le satisfaisait.

« Elles sont impardonnables, oui. Après, certain on en fait une force, comme ce bon vieux Jack par exemple. » Répondit-il avec un légèreté. « Je ne le connaissais pas, mais compte tenu du rebondissement de l'enquête, lui donner de nouvelles caractéristiques me semblait plus intéressant pour la légende qu'il a été. » Il va de soit que pour un auteur, le fait réel n'ont pas toujours une fin qui peut satisfaire, après tant de mystère déclaré que l'assassin qui a fait trembler Londres et tourné en ridicule Scotland Yard n'était qu'un coiffeur, s'était... Décevant. « Le monde moderne peut-être épatant, il y a des mystères qui perdent de leurs attraits une fois qu'ils sont résolus. Ce genre de sentiment, tu dois le connaitre non ? » Demandait-il sans quitter des yeux son invitée. Elatha avait un goût pour les défis scientifiques et lorsqu'elle se plongeait dans l'un d'eux, elle y mettait tout ce qu'elle avait de connaissance et de détachement envers ses sujets. « Souhaites-tu prendre quelque chose à boire ? Tu pourras me raconter l'intérêt scientifique qui t'a poussé à te lancer dans les enquêtes surnaturelles. »


 


seeking the antidote for
the emptiness of existence
It's a dangerous business, going out your door. You step onto the road, and if you don't keep your feet, there's no knowing where you might be swept off to..J.R.R. TOLKIEN

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

S. Eliz'yan Forsyth

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 05/12/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 246
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Naemesys S. O'Ciardha.
› L'AVATAR : Kate Beckinsale.
› LES CREDITS : ELLAENYS.
› LA COULEUR RP : Teal.

ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Sam 23 Jan - 18:58
you can watch me bleed while I write  

ft. eoghan && elatha
Une curiosité maladive, un attrait de l'instant, Elatha s'avouait volontiers que son déplacement était le fruit d'un élan qu'elle n'avait pas cherché à refreiner. Après tout, Eoghan avait été un de ses derniers sujets, si ce n'était le dernier. Elle n'avait pas réussi à lui arracher ce pouvoir qui l'avait captivé, elle n'avait pas réussi à être le chaudron du Cait Sidh, comme jadis avait été celui de Dagda pour l'ensemble des créatures surnaturelles. Surement était-ce une preuve supplémentaire au fait qu'ils n'étaient plus des Dieux, qu'elle n'était plus la Déesse Noire qu'elle avait été au nom des Arts Occultes, des Arts Obscurs. Elle n'était Elatha que par la psyché, par le nom, par l'ambition et par le besoin.

N'était-ce pas là ce qui définissait un individu, dans le fond ? La Fomoire le croyait, tout comme elle pensait que sa science pouvait amener le monde à faire un bond en avant, un bond dans la direction qu'elle souhaitait. Fondamentalement, la destination qu'elle visait était encore embrumée parce qu'elle ne s'éclairait que sous la lueur vacillante de son esprit déviant. Ce dernier frémissait sous des assauts inopportuns du destin, donnant à Elatha des allures de Grande Dame Saine d'Esprit alors que fondamentalement, sa psyché était assiégée par une corruption irréversible.

Boyd avait d'ailleurs fait les frais de cette corruption, il avait subi les assauts furieux de la démence scientifique d'Elatha. Parce qu'elle avait vu en lui un élément déterminant amenant son monde vers la voie souhaitée. Elle avait vu en lui bien plus qu'une espèce en voie de disparition, bien plus qu'un fey qu'elle aurait dû exterminer. La raison aurait voulu que pour tout cela et pour le passé partagé, le principal concerné fuit la Vampire, mais finalement, il avait préféré lui lancer un appel dans la brume d'Ellan Vannin.

« M'éviter, ou même me fuir aurait été une réaction biologique compréhensible. » Elle le savait, tout comme il le savait. « Tu peux me l'avouer, à moi, que tu as aimé souffrir. Dans le fond, c'est ce qui t'a amené à te laisser aller entre mes griffes. » Quelques pas étaient faits alors qu'elle effleurait quelques livres du bout des doigts tandis que ses mots reprenaient. « Le masochisme est une magnifique déviance devenue tabou de nos jours. On y trouve quelques prétextes, quelques justifications pour s'y laisser aller, mais dans le fond, le concept est omniprésent, comme le mot peut être coincé dans notre gorge. » Blanc, elle esquissait un sourire énigmatique tandis que son regard de sang se reportait sur Boyd. « La souffrance peut-être un exutoire pour accepter un état de fait. Elle peut être délectable, qu'on la subisse ou qu'on la fasse subir. »

Elatha se savait vecteur de souffrance, elle se savait instrument. Elle assumait ce qu'elle était, tout comme l'horreur qu'elle pouvait engendrer dans l'esprit des plus sains. Inspirant tranquillement, elle finissait par laisser aller le sujet avant de subir une dérive quelconque alliée à sa psyché. Elle restait silencieuse, pensive, lorsque Bram Stoker revenait hanter l'esprit de la Vampire. « Du talent.. Il en a eu. Son imagination était son talent. Son écriture était un peu pompeuse, par contre. » D'accord. « Cependant, l'époque voulait cela. » Critique, elle demeurait encore et toujours critique. « Il a tiré son succès du concept, de la violence et du sang. N'est-ce pas ce que tu as fait, à ton tour ? » Qu'elle questionnait, le regard détaillant les traits d'Eoghan tandis que ses doigts cessaient d'effleurer les livres. « Ce bon vieux Jack était la personnification de la boucherie, de la frustration, de l'horreur. Et l'horreur créé les légendes, autant qu'elle peut faire vendre. » La conclusion était là tandis qu'elle glissait sa main dans ses longues mèches brunes. « Oh, et il n'a pas fait de ses faiblesses des forces. Ses faiblesses ont fait de lui un monstre. Ce qui.. Le rend d'autant plus intéressant. »

Être un monstre était quasiment un compliment pour Elatha qui considérait que les plus grands monstres permettaient les plus grandes choses. Ils étaient des génies, des aberrations acceptables et acceptées par ce monde moderne dont faisait mention Boyd. « Lorsqu'un mystère est résolu, il suffit d'en trouver un nouveau. Ce monde n'en est jamais à court. »

C'était si simple, si simplement énoncé entre les lèvres de la Vampire. Les mots sonnaient tels des évidences et elle ne semblait pas réellement s'en formaliser tandis qu'elle finissait par s'arrêter face au Fey. « Aucune boisson proposée ne pourrait satisfaire ma soif, mais je me plierais au rituel humanisant de prendre un thé. » D'un mouvement de la main, elle lui laissait l'opportunité de les mener à l'endroit voulut. A cet endroit où ils pourraient boire ce fameux thé. « Disséquer la vie et l'esprit des créatures surnaturelles ou non n'a rien d'intéressant scientifiquement parlant. Mon intérêt s'est plutôt tourné vers la source de pouvoir que représente l'Information. » C'était une manière de voir les choses.






you're so dr. evil
lifetime of consumption, they've all become the same. i punish them with pleasure, and pleasure some with pain. i punish you with pleasure, and pleasure you with pain. ҂ elatha
Revenir en haut Aller en bas
THE CAIT SITH ∭ Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

Boyd E. Lowry

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 11/11/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 3162
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Q. Silvester Cavanaugh.
› L'AVATAR : Ewan McGregor.
› LES CREDITS : avatar by writerinafoxhole & gif from tumblr.
› LA COULEUR RP : hazel green (#617c58).

THE CAIT SITH ∭  Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Mar 23 Fév - 8:06
you can  watch me bleed while I write
ft. Eliz'yan & Eoghan

Pour un Fey, avoir une conversation avec un vampire n’était pas possible, avoir une conversation qui semblait courtoise, c’était au-delà de l’inimaginable. Boyd ne pouvait pas se vanter de cette capacité, car à moins d’être complètement dénué de sens commun, ce qu’il ne semblait guère manquer, il était tout simplement suicidaire. Les Feys et les Vampires ne représentaient pas la même chose, la lumière d’un côté, les ténèbres de l’autre, s’ils ne pouvaient pas s’allier ou encore s’aimer, aucun des deux camps ne pouvaient nier que l’absence de l’un ou l’autre ferait tache dans la survie des valeurs qu’ils défendent. La lumière et la vie, les Feys avaient beau la défendre, l’ardoise était gravée d’erreur et conflits terribles, où le sang et les ténèbres les avaient enveloppés.

Symbole comme victime de ce contraste avec son espèce, Boyd ne voyait pas plus de raison d’aimer ou non les vampires que les Sidhes, il n’avait jamais combattu contre les fomoires, alors il n’avait pas de rancune envers leur espèce, il les avait dangereux, c’est tout, mais ce sont les hommes qui avaient massacré les siens et les Sidhes qui n’avaient rien fait. Il laissait beaucoup de chances aux Feys, alors pourquoi ne pas en laisser une aux vampires, même si biologiquement s’était se jeter dans la gueule du loup. Au final, le résultat n’était guère concluant et s’il tenait sa rancœur à l’égard des Sidhes, Elatha avait animé une certaine indifférence, doublé d’une méfiance, mais aussi de la curiosité. Il y a des exceptions, il fréquentait certain Sidhe, alors il pouvait avoir un échange ou deux avec un vampire. Il en avait une liste de raison pour la craindre, une liste de raison pour l’éviter, une liste de raison aussi pour témoigner de la folie qui animé la fomoire. Et alors ? Boyd avait une liste presque aussi longue pour ne pas soutenir les Sidhes et leur cours. Pourtant, il était bien là, comme à une époque, pas si lointaine, il s’était porté volontaire pour laisser le vampire se servir de lui comme cobaye.

« Si c’était l’une des expériences les moins agréables que j’ai vécu, mais il y a des moments que j’ai aimé plus que d’autres. » Comme l’avait si bien dis la fomoire, la douleur avait eu un effet exutoire, beaucoup plus délivrant qu’il ne l’aurait cru. Il savait entre autres, accepte sa main de pouvoir et apprivoiser la douleur qui était un revers, comme un autre. « Et elle m’a aussi appris beaucoup de choses. » C’était une forme de remerciement comme une autre, Boyd ne pouvait pas nier qu’il avait apprécié son séjour, il avait quelques séquelles, mais rien qui ne pouvait être dissimulé par le glamour. Quant à son mentale, écrire avait suffit dans son introspection, même s’il était incapable d’apporter des justifications. « Je suis écrivain, être masochiste est dans la nature même de ma profession. » Et on rajoute sa main de pouvoir, sans compter sa nature, finalement, il était tout simplement fidèle à ce qu’il était. Il avait toujours eu du mal à l’accepter, mais effleurer l’extrême et se prêter à des expériences avait enclenché un changement de penser et comportement. Plutôt sceptique et observateur, son retour à Ellan Vannin ne pouvait qu’être une expression d’un possible optimisme ou d’une folie, dans les deux cas, il était présent et sujet, comme tous les autres, aux évènements qui secouaient leur communauté. Devait-il réellement se méfier des vampires, certainement, devait-il pour autant s’en soucier, pas vraiment. La situation était complexe et les Feys, comme les autres créatures surnaturelles avaient d’autres chats à fouetter que de se battre entre eux, même si les Feys l’avaient bien cherché.

« Tu as toujours eu un intérêt particulier pour la différence. » Monstres, créatures en tous genre et inconscient motivé par leur désespoir. Elatha aimait résoudre les mystères et comme elle le disait si bien, il y avait toujours des mystères à résoudre. Il fallait savoir ne pas laisser la déception être une barrière et le vampire devant lui était la preuve même qu’un esprit critique continuera sa quête, peu importe les imprévus et saisissant toute opportunité. Pour le Cait Sith, il était évident qu’il avait ses limites, son invitée, par contre n’en avait guère et il pouvait en témoigner. Rien n’était plus dangereux qu’un génie emprunt de folie et corruption, mais rien n’était plus intéressant non plus pour l’auteur qu’il était, ce qui expliquait très certainement qu’il soit aussi à l’aise en sa présence. Il s’en serait inquiété, s’il n’avait pas croisé d’autres personnes emprunt d’intérêts similaires et constamment pousser leur limite. Le Kith avait fini par établir les siennes à l’issue de leur temps ensemble.

Boyd fut surpris que son invitée accepte son invitation à boire le thé.

« Biologiquement, je trouve cela, presque inquiétant que tu puisses apprécier ma compagnie au point de prendre le thé. » Admettait-il sans ménagement, il invitait donc Elatha à le suivre, quittant l’entrée pour rejoindre une section à l’étage supérieur où se trouvait une table installée près d’une cheminée, avec une fenêtre qui donnait sur l’océan. Le Fey invitait le vampire à prendre ses aises pendant qu’il remontait chercher de quoi se faire un thé. Le libraire réapparaissait quelques minutes ensuite avec un plateau, avec les tasses et une assiette contenant des sucreries.

« Alors comme cela, tu as créé une agence de détective pour obtenir des informations. » Boyd n’était pas né de la dernière pluie, même en ayant vécu loin des cours, il savait comment le monde du pouvoir fonctionné et la moindre information ou l’absence peut tout changer. « Entre le chantage et les avantages que cela apporte, toutes les informations ont un prix pour une raison... Bien vu. Je dois avouer que je pensais seulement imaginer ton goût pour les intrigues. » Le Fey ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire amusé, tapotant d’un doigt la tasse de thé chaude entre ses mains, il se pencha légèrement en avant, levant un sourcil. « Entre toi et moi, qu’est-ce qui t’amuserai le plus l’information te permettant de t’élever à un rang plus haut que tu ne l’as été par le passé ou celle qui te permet de voir le monde s’effondrer ? »

 


seeking the antidote for
the emptiness of existence
It's a dangerous business, going out your door. You step onto the road, and if you don't keep your feet, there's no knowing where you might be swept off to..J.R.R. TOLKIEN

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

S. Eliz'yan Forsyth

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 05/12/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 246
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Naemesys S. O'Ciardha.
› L'AVATAR : Kate Beckinsale.
› LES CREDITS : ELLAENYS.
› LA COULEUR RP : Teal.

ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Mer 16 Mar - 19:36
you can watch me bleed while I write  

ft. eoghan && elatha
Lorsque victime et bourreau s'invitaient à prendre le thé. Cela aurait pu être le titre d'une nouvelle pleine d'humour noir et d'humeur rouge. La cruauté rationnelle d'Elatha suffisait à écarter le monde de sa personne. Instinctivement, elle créait une zone de vide, de néant absolu autour d'elle. La Fomoire était le sang né de la brutalité, le sang engendré par la folie. Elle était l'absence totale de remord, de limite, de barrière au cœur même des ambitions les plus dérangeante. Si on lui demandait de disséquer le monde, elle se porterait volontaire et se prêterait à la manœuvre de manière distancée et chirurgicale. Ses émotions se voilaient d'un spectre à peine compréhensible, la rendant relativement imprévisible derrière cette impassibilité qui était sienne.

Pour la Scientifique, l'ordre et le chaos étaient des conceptions qui ne pouvaient que cohabiter, se confondre et se jouer l'une de l'autre. Vampire, elle se devait de représenter le zéro absolu, la noirceur des ténèbres vivantes.. Peut-être même le chaos, et pourtant, elle était un fervent défenseur de l'Ordre. Car sans ordre, il n'y aurait pas de méthode, de science.. Sa science ne serait plus. Et cela, elle le refusait tout simplement.

En ce qui concernait Boyd, Elatha était certaine que dans le fond, derrière la barrière de bienséance et surtout le filtre de moralité se cachait une vérité bâillonnée par les non-dits. Il l'avait laissé filtrer en avouant à demi-mot qu'il n'avait pas entièrement détesté son séjour entre les griffes de la Vampire. Il l'avait avoué et pour elle, c'était une victoire minime, satisfaisante sur l'instant. Ainsi, elle faisait le choix de ne pas relever ses propos, parce qu'elle jugeait le verbe inutile dans les circonstances actuelles.
A la suite de cela, sa curiosité était piquée à vif tandis qu'elle penchait le visage sur le côté. Le Cait Sith avait donc tiré des enseignements de son séjour au pays de l'horreur ? Elatha était curieuse de connaitre la teneur de ce savoir.

« Qu'as-tu donc appris ? » Sans forme de procès ou d'hésitation, elle posait la question qui tournait au sein de son esprit. Et puis, il arrivait à lui arracher un sourire. Ce n'était pas de la satisfaction, ni même de l'amusement, c'était ironique.. A la teinte mi-figue, mi-raisin. En tant que fey, il ne pouvait pas mentir, mais cela ne l'empêchait pas de se voiler la face. « Barbara Cartland, l'écrivain masochiste des arlequins. Je peine à croire que cette profession soit aussi coercitive. » Qu'elle finissait par murmurer, presque sur le ton d'un humour décalé, d'une moquerie gentille. Elle n'était pas un auteur et n'aurait jamais envisagé une carrière littéraire. Après tout, elle n'était pas ainsi faite et son intérêt avait toujours été orienté vers d'autres horizons.

« As-tu jamais été inspiré par un mouton destiné à l'abattoir ? La différence est ce qui éveille l'intérêt. Et l'intérêt est une chose avide qui se nourrit de la différence, de la singularité, qu'elle soit monstrueuse ou non. » C'était en somme un cercle vicieux pour Elatha qui ne cachait nullement son raisonnement. Elle s'était toujours tournée vers la différence, l'ambivalence, l'éclat noir caché dans un écrin de pureté. Ou alors.. Ou alors, elle s'intéressait parfois à sublimer la noirceur ternit par les convenances des êtres qui pouvaient l'approcher. Les procédés pouvaient être psychologiques, ou simplement scientifiques. Elle possédait un éventail de possibilités et de manœuvres qui rendait tout son intérêt à l’éternité. Qui la rendait intéressante à vivre.. C'était une chose importante lorsqu'on était immortel.

Acceptant finalement cette invitation à prendre le thé, elle prenait la direction désignée par Boyd tandis qu'elle nichait ses mains au fond des poches de son manteau. « Tu extrapoles mes propos, me semble-t-il. » Qu'elle lâchait durant son ascension des marches. Elle n'avait jamais affirmé apprécier sa compagnie, parce qu'elle n'était pas le genre de femme à lancer ce genre de fleurs. Elle n'aimait que trop peu les compliments, parce qu'elle trouvait toujours quelque chose à redire. Oui, elle était chiante.

S'approchant de la fenêtre, elle s'y arrêtait le temps que le fey œuvre afin de préparer le thé. Figée, son regard de sang vaquait sur les environs, détaillant le paysage. Sa silhouette s'imprimait dans le décor, frappée d'immobilisme, offrant son dos, sa longue chevelure brune à la vue de Boyd qui revenait. Pivotant finalement sur ses hauts talons, elle reportait ses prunelles sanguines sur les traits du fey. Un sourcil se haussait avant qu'elle ne se décide à quitter sa place afin d'en gagner une nouvelle. Assise dans un des fauteuils, ses jambes se croisaient tandis qu'elle nouait ses mains devant elle, les coudes ancrés sur les accoudoirs.

« Je l'ai acheté, elle faisait faillite. » Qu'elle rectifiait placidement, semblant détachée de sa propre manœuvre. L'achat de l'agence était presque banal formuler entre ses lèvres. Concernant son goût pour les intrigues, elle ignorait ce qu'elle avait envie de répondre à ce sujet. Instinctivement, elle était partagée entre son désintérêt profond pour toute âme qui vive et son intérêt grandissant pour toute source de pouvoir. L'information comme la désinformation en faisait partie selon elle, cependant Elatha préférait garder le silence à ce sujet.
Ainsi, elle en venait à se focaliser sur la question de Boyd. Une question qui aurait pu mener la Fomoire sur le chemin d'un choix cornélien si elle n'était pas.. Elle. Pensive, elle glissait son index droit à la frontière de sa lèvre inférieure tandis que son regard voguait çà et là, pour finalement revenir au fey.

« Qui te dit que mon élévation ne permettrait pas au monde de s'effondrer ? Je ne sers, actuellement, aucune cause. Car aucune ne mérite d'être défendue.. Hormis la mienne, bien évidemment. Ce flou abstrait dans lequel nous vivons me satisfait pour l'heure, même si j'aimerais que les humains se comportent davantage en bétail obéissant plutôt qu'en troupeau de moutons enragés. Mais cela est le propre de la race humaine.. De craindre ce qu'elle ne peut contrôler à cause de sa fragilité, je pense que de manière plus pudique, cette idée fait consensus au sein des créatures surnaturelles. Si l'on y regarde de plus près, cette situation, nous la devons aux tiens, mais également à mes comparses, les Druides. » Elatha ne mâchait jamais ses mots, lorsque cela n'était pas nécessaire. Et dans le cas présent, elle était persuadée que son franc parlé serait compris. « Les uns ont eu besoin d'exister et se sont révélés, ne songeant pas aux autres.. Et les autres, justement, se sont défendus au nom de la peur en balançant leurs voisins. Aussi cruel qu'absurde.. Et après, nous - les vampires - nous sommes catalogués comme les méchants de l'histoire. » Diable que c'était ironique, dans la bouche d'Elatha.







you're so dr. evil
lifetime of consumption, they've all become the same. i punish them with pleasure, and pleasure some with pain. i punish you with pleasure, and pleasure you with pain. ҂ elatha
Revenir en haut Aller en bas
THE CAIT SITH ∭ Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

Boyd E. Lowry

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 11/11/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 3162
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Q. Silvester Cavanaugh.
› L'AVATAR : Ewan McGregor.
› LES CREDITS : avatar by writerinafoxhole & gif from tumblr.
› LA COULEUR RP : hazel green (#617c58).

THE CAIT SITH ∭  Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Sam 19 Mar - 6:48
you can  watch me bleed while I write
ft. Eliz'yan & Eoghan

Touché.

Boyd ne put s'empêcher d'esquisser un sourire amusé, Elatha ne laissait passer aucune remarque, tout devait être recadré dans son contexte, il n'y avait pas de place pour l'approximation ou l'hésitation. L'auteur appréciait ce genre de comportement, il n'était pas aussi manique et strict qu'elle, sauf peut-être lorsqu'il s'agissait de ses écrits et là encore, il y aura toujours quelqu'un pour mettre le doigt sur les irrégularités ou oublis, son invité la première. Certain pouvait trouver ce genre de comportement rageant ou gênant, le Kith trouvé cela assez grisant, le côté maniéré du vampire n'était qu'un trait de plus qui la rendait des plus fascinante. Les piques qu'elle lui lançait ou les remarques glissaient sur lui, il avait bien longtemps laissé sa fierté de côté face à la Fomoire. Il n'avait pas non plus beaucoup d'effort à faire, s'il avait un temps soit peu d'orgueil et de respect pour sa personne, s'était plus dans une volonté de rester un être vivant et doué de pensée.

« Comme tu l’as si bien fait remarqué, nous sommes des ennemis naturels. On peut au moins reconnaitre qu'il y a un point où les miens gardent une certaine logique. » Et voilà qu'il se détachait encore des siens, ironiques, car il pouvait agir comme bon lui souhaitait, il restait un Fey. « Pour ce qui est du procès de mon espèce et celui des druides au sujet de la révélation, je m'en fiche et ne tiens aucune responsabilité. » Ses mots claquaient presque alors qu’un soupir agacé soulevait sa poitrine, les hommes n’avaient pas attendu la révélation des Feys pour persécuter autant les leurs que les créatures surnaturelles. Elatha devait bien le savoir, les vampires ont toujours mieux évolué parmi les hommes que les Feys et donc être témoin du côté destructeurs des hommes. « Les Cait Sith ont subi le courroux des hommes avant que l'existence des être surnaturelles ne soit révélée au grand jour, et certain d'entre nous sommes encore vivants. On finira par s'acclimater les uns aux autres, sinon seuls les plus débrouillards d'entre nous s'en sortiront. »

Boyd avait pris un ton des plus sérieux, presque glaciale contrastant avec sa chaleur habituelle. Lorsqu'il s'agissait de la révélation, il avait tendance à retourner dans ses retranchements. Il n'avait rien demandé, on ne lui avait pas demandé son avis non plus, devant se plier au Haut Roi comme tous les autres, comme les autres créatures surnaturelles et pour ce qui était des druides, ces derniers étaient humains, prompts à faire des erreurs et une belle cela va sans dire. Aujourd'hui, il considérait qu'ils étaient tous dans le même sac, vivant avec les mêmes craintes et menaces, une justice presque poétique qui ne lui faisait ni chaud, ni froid.

« Les créatures surnaturelles ont souvent sous-estimé la race humaine. En plusieurs millénaires d'existence personne n'a pu se mettre en travers de leur instinct de survie et cette volonté de défendre leur libre-arbitre et le résultat est Ellan Vannin. Une île trop petite pour l'ego des uns et des autres. Je trouve la situation grisante. » La réalité était là, les hommes pouvaient être esclaves des Feys sur l'île, comme préparé une guerre au-delà de la mer, ils restaient une espèce toute aussi combative et capable que celle des créatures surnaturelles, Boyd en était persuadé. La preuve en était, moins les hommes croyaient en l'existence des créatures surnaturelles, plus ces derniers avaient vu leur espèce décliner, s'il n'y avait plus d'hommes pour croire aux Feys, ces derniers ne finiraient pas disparaitre, s'en suivrait la disparition des autres espèces. Perdus dans leur confort d'immortels, les créatures surnaturelles en oubliaient leur instinct de survie. Il ne fallait pas oublier que l’ordre des choses nécessitait autant l’existence des Feys que leur ennemis naturels et vice-versa.

L'auteur prit une gorgée de son thé, posant un regard sur l'extérieur, il se perdait un instant dans ses pensées, tremblant légèrement de frustration avant de finalement se souvenir qu’il souhaitait rebondir sur un autre sujet sur lequel il était plus enclin à débattre et répondre à une interrogation qu'il avait laissée en suspend.

« Tu me demandais plus tôt ce que j'avais appris, outre avoir découvert que j'étais plus résistant à la douleur que je ne le pensais et y prendre particulièrement goût, j'ai aussi appris à développer un instinct de survie que je n'avais plus lorsque j'ai débarqué chez toi. » Il se tournait de nouveau vers Elatha, une fois de plus il admettait qu’il avait apprécié son passage entre ses mains, ce qui certainement en ferait hurler plus d’un de son espèce. Boyd ne pouvait pas mentir sur son intérêt pour le vampire, il y avait un livre pour démontrer à quel point elle avait eu un impact sur lui, si ce n’est sur son style direct et centre d’intérêt. « J'ai autant appris sur mes limites physiques, que celles inexistante au niveau psychique. C'est très libérateur lorsqu'on écrit, l'autocensure n'a plus lieu d'être. Par contre, si les ténèbres sont plutôt attrayantes, ce n'est que par la fiction qu’elles m’intéressent réellement, en pratique, je reste fidèle à mon espèce. » Torturé, un poil rancunier et grognon, le Cait Sith avait autant de défauts et d’idées noires qui pouvaient bien le faire lentement glisser vers la pente raide. Pourtant, il était en aucun cas tenté de passer le pas. Une fois de plus il préférait rester sur cette ligne et cet observateur, ne devenant acteur que lorsqu’il le souhaitait et généralement pour assurer sa survie.

De plus, la chute en pente raide, il l’avait déjà vécu cela, c’était dans cet état d’esprit qu’il était venu vers Elatha, désespéré, comme rongé par la colère, finalement la quête du vampire pour lui arracher son pouvoir dans une promesse de lui restituer l’autre auquel il tenait tant avait animé une nouvelle flamme créatrice. Il ne devait pas tout à son invitée, car il doutait que la Fomoire avait voulu tirer Boyd vers le haut et le laissait s’échapper avec un pouvoir si précieux et une psychologie des plus contradictoire, autant dans ses propos que ses sentiments. L’auteur était à peu près certain que c’était la noirceur de l’âme qui attirait Elatha, si le sujet n’était que lumière, elle ne devait pas y voir grand intérêt outre celui peut-être de l’écraser, mais les choses devenaient moins intéressantes. Boyd, qui avait pu capter l’intérêt du vampire par le passé, doutait que son bien, être dans lequel il était convaincu de se trouver, pouvait intéresser le vampire. Alors pourquoi ce besoin de se manifester, il lut avait écrit un livre et l’avait déposé à son attention, comme pour lui rappeler à son bon souvenir. Le Cait Sith semblait tenir tant à voir briller ne serait-ce qu’un instant, le regard de son invité. Que ce soit par sa fascination pour ce qu’elle était ou le goût du risque, ou tout simplement un ultime test pour voir s’il avait réellement passé le cap.

 


seeking the antidote for
the emptiness of existence
It's a dangerous business, going out your door. You step onto the road, and if you don't keep your feet, there's no knowing where you might be swept off to..J.R.R. TOLKIEN

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

S. Eliz'yan Forsyth

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 05/12/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 246
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Naemesys S. O'Ciardha.
› L'AVATAR : Kate Beckinsale.
› LES CREDITS : ELLAENYS.
› LA COULEUR RP : Teal.

ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Sam 2 Avr - 19:59
you can watch me bleed while I write  

ft. eoghan && elatha
Elatha était de ces femmes qui n'utilisaient la façade qu'à bon escient, si cela était absolument nécessaire. Autrement, elle était bien trop fière de sa nature, de sa psyché, de son devenir présagé et envisagé pour se laisser aller à paraitre plus bête ou plus aimante qu'elle ne l'était. La Fomoire était vide. Son âme était d'une noirceur abyssale, se nourrissant des sentiments qui se retrouvaient happé par sa proximité. Dans le fond, elle ressentait : La joie d'une trouvaille, la colère d'un échec, la rage d'un instant ou la lucidité d'une vie. Elle subissait le fardeau des sentiments comme tous et chacun, cependant, elle demeurait capable d'une distanciation clairement inhumaine. Plus personne ne pouvait atteindre celle qu'elle était, son cœur était glacé, logé dans une tour d'ivoire qu'elle s'évertuait à rendre inaccessible.

La déchéance. C'était cela qu'elle craignait le plus au monde. Elle était la sadique qui ne voulait jamais devenir masochiste au nom des sentiments. Et dans le fond, Boyd en avait pleinement conscience, il l'avait vu et peut-être même avait-il assimilé cet état de fait. Parce qu'à chaque instant, elle s'était évertuée à le faire souffrir sans jamais être affectée d'aucune manière par le traitement qu'elle lui affligeait. En grattant la surface de la Dame, le monstre se dessinait sous les contours de grâce. Elle était un monstre à multiples facettes : de cruauté, d'inhumanité, d'obscurité, de sadisme et de science. Elle était un monstre à abattre tout comme elle pouvait être un mal nécessaire.

C'était cette estime toute personnelle qu'elle avait de son abominable existence qui la tirait vers le haut. Vers son haut. Son sommet. Un sommet bien loin des querelles qui se déroulaient au sein de ce monde. Surement était-ce pour cela qu'elle était capable de porter un regard analytique et distancé sur le Kith lorsqu'il laissait percevoir cette étincelle de rancune qui brillait au sein de sa prunelle. La colère était toujours là. Il en voulait aux hommes, si furieusement. Il en voulait également aux siens, pour ne pas avoir sauvé sa famille, ses frères, ses sœurs, son père, sa mère et peut-être même sa femme. Il en voulait au monde, et dans le fond, cela le rendait bien cruel.

« A la guerre comme à la guerre. T'entendre citer la loi du plus fort est étonnant. » Qu'elle constatait avec honnêteté. Son coude s'installait sur le repose-bras du fauteuil alors qu'elle penchait le visage afin qu'il soit accueilli par sa main relevée. Etrangement, Elatha ne semblait pas s'étonner du ton froid et peu avenant de son hôte. Cela aurait dû, si elle avait été n'importe qui d'autre, lui mettre la puce à l'oreille. Cela aurait dû l'inviter à changer de sujet, ou peut-être à s'excuser. Mais bien qu'elle eut conscience qu'elle avait touché un sujet sensible, cela ne l'empêchait pas de rester sur sa ligne de pensée.

Chaque blessure morale était une fissure à l'âme.  Et Elatha aimait ces fissures, elle aimait voir leur effet, leur résultat. Surement était-ce pour cela qu'un rictus se dessinait à la commissure de ses lèvres.
Cependant, ce sourire venait à s'effacer lentement tandis qu'un sourcil se rehaussait aux paroles de Boyd. Le voilà qui reconnaissait les vertus de cette même humanité qui avait traqué les siens. « Intéressant. » C'était le seul mot qui s'échappait de ses lèvres. Il était soufflé, il s'arrachait de sa gorge tandis qu'elle brisait l'immobilisme qui lui avait donné une allure de toile peinte ancrée dans la réalité. « Grisante ? Parce que tu es enfin entouré d'une population qui te ressemble ? Saches que l'égo de tous et de chacun finira surement par avoir raison de cette île avant que les êtres humains ne parviennent à en fouler le sol avec leurs armes de destruction massive. » Le mépris n'était même pas dissimulé. Pourquoi ? Pourquoi dissimuler un ressentiment qui était justifié ? Elatha n'y voyait aucun intérêt. « L'instinct de survie est une définition moderne de la peur. Ils ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, de ce qu'ils ne peuvent pas contrôler et surtout de ce qui peut les contrôler en retour. Les humains sont la somme de leurs peurs : Ils ont peur de vivre, ils ont peur de mourir. Ils ne cessent jamais d'avoir peur.. Et là est la raison de tout mon mépris. Parce qu'ils ne sont pas capables d'être lucide. Leurs peurs embrasent leurs passions. Ils se déchainent à l'instant T et finalement, dans les histoires contées au lendemain, ils pleurent leurs regrets. » C'était presque poétique comme manière de voir. « Je me fous de leur capacité à dominer 99% de cette terre, tout comme je me fous de leur instinct de survie. Ils ne sont que des insectes. Et bien que les insectes fassent légion, ils n'en sont pas moins des insectes. »

Le ton était tranchant, mais ne recelait aucune colère. Non, aucune. Il était toujours aussi calme, bien que son regard de sang fût sans appel, se couplant à la dureté de ses propos. Coulant son attention jusqu'au thé, elle l'observait un instant avant de finalement en revenir à Boyd. Ce retour en arrière dans la conversation l'amenait à temporairement oublier les humains. Ce qui n'était pas plus mal, lorsqu'on y regardait de plus près.

« Je t'ai donc redonné goût à la vie en te torturant. » Il fallait appeler un chat, un chat. Sans jeux de mots, bien sûr. Cette traduction offerte par Elatha balayait tout mystère potentiel autour de leurs anciennes occupations conjointes. « Les ténèbres ne s'observent pas sans qu'on ne s'en imprègne, à un moment ou à un autre. » Pour l'heure, la Vampire n'avait pas relevé l'aveux du Kith, simplement parce qu'elle avait décrété que cela n'était pas nécessaire.

« Tu as obtenu ce que tu voulais, en te donnant à moi. En retour, je ne peux pas avouer que j'ai obtenu quoique ce soit. Devrais-je demander un tribut ? » Cette question était dangereuse, surtout lorsqu'elle était posée par un vampire à un fey. Peut-être même encore plus lorsqu'elle était posée par Elatha. Parce que si elle estimait avoir besoin d'un tribu, cela voulait dire que Boyd avait une addition à lui payer.. Et cela était mauvais. Très mauvais.





Merci de ne pas réutiliser ce code ♥



you're so dr. evil
lifetime of consumption, they've all become the same. i punish them with pleasure, and pleasure some with pain. i punish you with pleasure, and pleasure you with pain. ҂ elatha
Revenir en haut Aller en bas
THE CAIT SITH ∭ Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

Boyd E. Lowry

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 11/11/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 3162
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Q. Silvester Cavanaugh.
› L'AVATAR : Ewan McGregor.
› LES CREDITS : avatar by writerinafoxhole & gif from tumblr.
› LA COULEUR RP : hazel green (#617c58).

THE CAIT SITH ∭  Chaton, distributeur officiel de cookies, cupcakes et d'amour.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Ven 8 Avr - 5:37
you can  watch me bleed while I write
ft. Eliz'yan & Eoghan

« C'est une loi universelle. On a beau vouloir mettre en place un système un peu plus civil, cette loi reste bien présente, sous d'autre forme qui nous berce d'illusions dans lesquelles on aime ou non se laisser faire. » Les Feys étaient régi par des lois tout aussi fortes, il y avait les Sidhes, puis les autres, le Cait Sith avait toujours eu du mal avec la hiérarchie, même au sein de son propre peuple et pourtant, il avait pleinement conscience de son utilité, sans l'Ordre, le monde tombe dans un Chaos qui ne pouvait mener qu'à la déchéance. C'était naturel de vouloir échapper à cette perte et se plier à cet ordre tout en cherchant à s'en détacher pour pouvoir, l'analyser et le comprendre.

C'est vrai, Boyd en voulait au reste du monde, mais le reste du monde n'en avait rien à faire, il lui rendait bien et finalement ça ne regardait que lui de s'épuiser dans ce genre de jugement, même si lentement, il tentait de s'ouvrir, il y avait bien trop longtemps qu'il avait nourri cette rancœur pour que cela soit aisé, c'était encore bien fragile et le sujet sensible l'animait assez aisément. L'auteur, pourtant, était de nature calme, il ne se laissait pas prendre dans les intrigues des cours et s'il pouvait éviter d'être mêlé à quoi que ce soit, il s'en portait mieux, mais on n'échappe jamais longtemps à ce qu'on est ou d'où l'on vient. C'était bien pour cela qu'il était à Ellan Vannin, on ne put résister à l'appel de sa terre natale, plus qu'il n'était capable de résister à l'appel du large, seul les ténèbres semblaient l'avoir fait fuir.

Elatha rebondissait sur son avis sur les hommes, lui arrachant un rire lorsqu'elle affirmait que l'ego des créatures présentent sur l'île les consumeraient bien avant que les humains n'arrivent à atteindre l'île. Le pire, c'est qu'il partageait son avis, les cours du Songe avaient été incapables de cohabiter dans un état, alors une île comme Ellan Vannin, ce n'était même pas la peine de croire que cela était la base d'un renouveau. De plus, depuis les créatures telles que les Vampires et les Drows étaient venus les rejoindre, en quoi cela pouvait être de bonne augure, Boyd s'était douté qu'en venant sur l'île, il débarquait à l'aube d'un conflit ou en tout cas, d'un changement pour tous. S'il comprenait le point de vue du vampire à ce sujet, il était loin de considérer les hommes comme insectes, car ils n’étaient plus grand-chose de leur côté. Malgré toute la colère et la rancœur envers les humains, Boyd continuait à les trouver fascinants, un peu comme tout le reste et qui était bien là fidèle au paradoxe qu'il était.

Boyd avait d'ailleurs enchaîné sur la question restée sans réponse, parvenant à capter l'attention de son invitée une fois de plus, ce qui l'étonnait au fil de la conversation, qu'il devait admettre lui stimuler l'esprit bien plus qu'il ne l'aurait souhaité. Il terminait sa tasse, alors que son invitée se permettait de répondre à ses déclarations. Il y avait toujours ce contraste, si Boyd décrivait la situation, Elatha y mettait un mot, par esprit de synthèse ou rappeler à l'auteur que le lyrisme ou rodage n'était pas nécessaire en sa présence. Il n'avait pas oublié, c'était sa manière à lui de s'exprimer.

« Je n'avais rien à perdre, j'ai toujours pensé que je finirais par mourir sur ta table ou que tu te lasserais du sujet. Au fil du temps, je ne comprenais pas pourquoi mon corps ne lâchait pas, ni pourquoi tu t'acharnais, je me suis habitué à la douleur, tu as pu aller plus loin et j'ai fini par être fasciné par l'obscurité, tu éveillais quelque chose d'assez sombre en moi, mais j'ai préféré y échapper. » Les raisons de son départ restaient floues, lui-même n'était pas certain de quand, ni pourquoi il avait réussi à répondre à cette volonté de s'échapper des griffes du vampire. Boyd ne pouvait pas mentir, à lui-même peut-être, mais pas à la Fomoire, les ténèbres, comme elle l'avait si bien dit, il s'en était imprégné, c'était le risque lorsque l'on faisait face à un abysse, cet abysse vous regardait à son tour. La tentation d'y plonger et s'aventurer sa personne tout entière avait été forte, ce fut d'ailleurs ce qu'il avait fait avec le Vampire, ne voyant guère d'horizon plus lumineux, pourquoi ne pas goûter à quelque chose d'autre. Son état de Cait Sith, de Kith, de Feys, il tenait, beaucoup plus qu'il ne pouvait l'admettre, cette main et singularité que l'on lui avait arrachée, il ne l'avait pas accepté, il ne l'acceptera jamais et il voulait que l'on la lui rende. Dans son esprit, ce n'était que naturel de vouloir se saisir de ce qui faisait son identité, il n'était plus qu'un Kith de nom, un Fey a qui un parti de ce qu'il était, lui avait était pris, pour qui, pour quoi, on ne l'a jamais convaincu que la décision de David avait été la bonne, tout ce que cette Révélation avait enclenché fut des guerres qui auraient pu être évitées et des situations comme celle d'aujourd'hui tout simplement inimaginable.

Un rire s'échappa de sa gorge à la question du vampire, il n'en attendait pas moins de la part de ces créatures, encore moins de la part de son invitée qui, il se doutait bien, n'allait pas se déplacer pour rien jusqu'à chez lui.

« D'un point vu subjectif, non. » C'était sec comme déclaration et sans ciller, naturel aussi, car avec un vampire de la trempe d'Elatha, le Cait Sith s'attendait à une note salée. « Ce que je voulais, Elatha, je ne l'ai toujours pas. » Boyd n'avait pas oublié la raison pour laquelle il était venu la trouver, ni ce qu'elle avait tenté de faire en échanger, même s'il assumait pleinement ne pas y avoir vu d'inconvénient à l'époque. Néanmoins, il était toujours au même stade, vivant certes, mais s'il s'accrochait à la vie et la lumière, c'était parce que les ténèbres l’effrayaient autant qu’ils le fascinaient, un paradoxe qu'il aimait analyser, de loin. « Et je continue à le chercher, je reste persuadé qu'il n'avait pas le droit de nous arracher ce qui nous avait été offert par nos déesses mères respectives. Elles seules ont ce pouvoir et cette autorité. »

Encore cette rancune brûlante, Boyd était curieux de savoir à quel point les vampires avaient pu être fou de rage en se faisant voler leur main de pouvoir, car si des Feys était dans le cas du Cait Sith, que dire de ce qui s'étaient senti trahis à deux reprises à présent. Toujours est-il que l'auteur ne pouvait pas nier qu'il ne s'en était pas sorti trop mal, avec quelques séquelles physiques, surtout mentales et une épiphanie, néanmoins Elatha aurait pu tout aussi bien refuser de le prendre comme cobaye ou ne pas lui laisser la porte grande ouverte pour qu'il s'échappe. Elle n'avait pas cherché le rattraper et clairement, elle ne s'attendait pas non plus à ce qu'il la contacte. C'était plus fort que lui, Boyd se demandait bien en quoi il pourrait être utile à la Fomoire si elle estimait qu'il lui devait un tribut.

« Objectivement, il y a eu un résultat, estimes-tu que je te dois quelque chose ? »

 


seeking the antidote for
the emptiness of existence
It's a dangerous business, going out your door. You step onto the road, and if you don't keep your feet, there's no knowing where you might be swept off to..J.R.R. TOLKIEN

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

S. Eliz'yan Forsyth

avatar

› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 05/12/2015
› LES MISSIVES ENVOYEES : 246
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Naemesys S. O'Ciardha.
› L'AVATAR : Kate Beckinsale.
› LES CREDITS : ELLAENYS.
› LA COULEUR RP : Teal.

ADMINISTRATRICE ҂ you're so dr. evil.

MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   Jeu 14 Avr - 20:34
you can watch me bleed while I write  

ft. eoghan && elatha
Les lois naturelles s'appliquaient-elles à des êtres sur-naturels ? C'était une question qui méritait une réflexion plus poussée qu'une discussion autour d'un thé. Selon la Fomoire, le monde était plus complexe que quelques mots échangés. Plus complexe que ce qu'il pouvait laisser paraitre. Et dans le fond, si elle en avait eu l’opportunité, Elatha aurait pris un malin plaisir à éventrer ce monde afin d'en analyser les entrailles, d'y lire le cheminement logique qui pouvait le régir. Elle en aurait retiré un enseignement précieux, en captant les effluves mystiques qui l'habitaient. Or, à la place de cela, la Vampire s'attelait à disséquer les stigmates de leur monde malade : Hommes, femmes, enfants, créatures ou humains. La seule frontière qu'elle n'avait pas franchi, pas encore, était celle de s'occuper des cas Drow, parce qu'elle s'attelait depuis peu à étudier méthodiquement leurs interactions avec l'Autre, le monde. Lorsque cette analyse serait terminée, son objectif suivant serait de capter l'essence même de leur corruption : Le glamour. Le glamour corrompu des drows, issu des vampires l'intéressait dans la mesure où elle s'interrogeait véritablement sur son facteur viral.

Pourquoi est-ce qu'une seule branche des siens pouvait transmettre cette corruption ? Pourquoi pas l'autre ? Comment ..? Comment avaient-ils réussi à créer ces créatures à mi-chemin entre l'enfer et le paradis ? Ces questions-là viraient à l'obsession pour la Vampire qui ne cessait de tourner, de retourner le problème au sein de son esprit. Elle étudiait sous toutes les coutures une race qu'elle voulait posséder, au creux de sa main.
Et cette race.. Cette race, elle lui rappelait combien ce monde était effectivement malade. Au contraire de son interlocuteur, Elatha trouvait que l'avancée désastreuse avait des points positifs. Des points positifs pour elle, pour eux.. Pour les siens.

Mais ce n'était pas le sujet. Non. Reportant son regard sur celui du Kith, elle écoutait ses propos en demeurant enfermée dans son silence. De marbre, elle ne laissait que son regard rouge courir sur les traits de son vis-à-vis de manière longue, lente. Elle l'analysait, tout comme elle pouvait assimiler ses propos sur la raison de sa fuite. Cette dernière lui semblait, effectivement, bien floue, mais elle s'en contentait parce qu'elle en comprenait l'essentiel. Le principal.

« Ta fascination pour l'obscure a fini par t'effrayer. Soit. » Qu'elle finissait par lâcher sereinement. Dans le fond, elle n'en démordait pas : Non, on ne pouvait échapper aux ténèbres. Pas lorsqu'on lui reconnaissait un certain attrait.. C'était se voiler la face.
« Tu as obtenu bien mieux ; Tu as acquis la certitude selon laquelle tu voulais vivre. Tu as forgé ta volonté au travers de la douleur, ce qui t'as fait accepter celui que tu étais. Celui que tu étais devenu. » C'était un murmure qui s'échappait de ses lèvres, une vérité glaciale tandis qu'elle se relevait du fauteuil où elle s'était installée.

Sa silhouette, arrachée au décor de la librairie, se déplait afin de se rapprocher de Boyd. Elle se penchait vers lui, posant ses mains de part et d'autre de son fauteuil afin de le surplomber. Dans son sillage s'imposait un souffle glacé, un souffle arraché à sa propre chair diaphane. « Disserter sur les volontés des deux Déesses Suprêmes ne serait que palabres inutiles. Saches seulement que ce que Déesse veut, Déesse l'obtient. Alors, si le geste de David n'avait pas été en adéquation avec les souhaits de l'univers lui-même, alors, ils ne se seraient pas produit. En tant que Vampire, je suis capable de jeter le blâme sur les feys, de les maudire, mais je sais également être honnête avec l'univers, lui-même et surtout avec moi-même. Dans notre monde, chaque chose à sa raison, alors.. Il ne sert à rien de cracher sur l'ouvrier quand l'architecte est le seul responsable de son œuvre. »

Elle se redressait alors prenant la direction des escaliers tandis qu'une main se levait, comme pour ajourner la conversation, ou peut-être pour accompagner l'ultime réponse qu'elle s'apprêtait à donner. « Le temps le dira, Eoghan. »
C'était simple et suffisamment énigmatique pour laisser présager qu'Elatha allait, bel et bien, demander un tribu au Kith. Quand ? Comment ? Où ? Tout cela, elle n'y mettait pas de mots tandis qu'elle quittait la librairie sans plus de cérémonie. Il était temps, pour elle, de retourner à ses expériences.

Merci de ne pas réutiliser ce code ♥️

RP TERMINE heart



you're so dr. evil
lifetime of consumption, they've all become the same. i punish them with pleasure, and pleasure some with pain. i punish you with pleasure, and pleasure you with pain. ҂ elatha
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan   
Revenir en haut Aller en bas
 

you can watch me bleed while I write ✒︎ Eliz'yan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» So what now? You gonna watch me bleed or..? ▲ PercyBel
» I write sins not tragedies [Panic! At the disco]
» Liùsaidh ♣ Why don't you write the story of your life ? It's enough to live.
» Watch Dogs
» WRITE YOUR STORY ⊱ forum rpg

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AES SIDHE › fáilte a thaistealaí thuirseach. :: Autumn Court : Douglas
Cúirt fhómhair
 :: La Périphérie :: Black Cat's Corner
-