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 I will never be forgotten with you by my side [Skye]

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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭ Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

Blodwyn E. Tyronoe

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 10/09/2015
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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭  Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

MessageSujet: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Dim 20 Déc - 22:07
I will never be forgotten with you by my side
ft. Skye & Blodwyn.

La clameur de la guerre est toujours très familière. Chaque conflit est unique et les chants qui la portent et l’accompagnent le sont tout autant, mais il y a en eux des choses qui ne changent jamais.  Credne avait l’impression d’entendre les mêmes mélodies faites de cris, de bruit de l’acier qui heurte l’acier et des cors lointains et étouffés à chacune des batailles auxquelles elle participait, et pourtant, quelque chose différait toujours. Aujourd’hui, peut-être était-ce le grondement de la mer s’écrasant au pied des falaises qu’ils avaient tous choisi comme théâtre pour s’entretuer qui faisait la différence. Elle se redressa et porta son regard autour d’elle. Ne voyant pas d’ennemis à sa portée immédiate, elle leva les yeux vers le ciel, implorant le pardon de la Déesse. Nul ne saurait ce qu’elle pensait de ce conflit, cet énième conflit sans visage et sans nom, dans lequel tous s’étaient pourtant jetés à corps perdu, sans même savoir pourquoi. L’important était de savoir pour qui, cela facilitait grandement la question. Il n’était nullement question de conviction pour eux, les soldats, si ce n’était la fidélité qu’ils portaient chacun à leur leader. Credne était là aujourd’hui parce que tel était son rôle. Elle n’avait jamais fui ses responsabilités et trouvait toujours dans la guerre autant de satisfaction que de raison de douter d’elle-même. Un cocktail qui avait de quoi vous faire vous sentir vivant, et elle n’en demandait pas plus. La brise se leva soudain, apaisant la brûlure de sa sueur sur ses plaies, asséchant ses tempes sur lesquelles des mèches de ses cheveux rouge foncé s’étaient collées. Le ciel était d’un bleu magnifique et le vent qui venait de l’océan frais et chargé d’embruns. Les deux armées s’étaient fracassées l’une contre l’autre dans ce pré d’herbe haute et douce, en pente douce depuis la lisière de la forêt là-haut sur sa droite jusqu’à au précipice sur sa gauche. Il y avait pire comme endroit pour guerroyer, et certainement pire pour mourir.

La forgeronne baissa les yeux sur son arme, qui gouttait encore du sang de l’ennemi qu’elle venait de transpercer. La lame, en Métal féérique, avait fendu l’armure en métal classique aussi facilement que si elle n’avait pas existé, puis avait fouaillé le ventre, trouvé les organes et fait son œuvre de mort. Quand elle prenait plaisir à se battre, quand elle se trouvait face à un guerrier aguerri qui lui donnait du fil à retordre et la forçait à se surpasser pour ne pas mourir, tout simplement, Credne était capable de se dissocier du conflit, de garder du recul, les deux pieds dans la réalité. Aujourd’hui, elle avait plutôt l’impression d’abattre les soldats adverses à la chaîne, et se sentait se diluer dans ce combat sans début ni fin. Le sang qui maculait la lame de son épée courte avait éclaboussé la garde, son poignet, son avant-bras. Ce soir, si la Déesse le permettait et qu’elle rentrait au campement en vie, elle se découvrirait probablement recouverte de pourpre des pieds à la tête. Elle baissa les yeux, captant du mouvement. Une silhouette à moitié recouverte par l’ennemi qu’elle venait d’abattre bougeait faiblement. Credne repoussa le cadavre du pied et découvrit l’un des siens. « Siens », évidemment, ça ne voulait pas dire grand-chose. Mais tous ceux qui se battaient avec elle côte à côte au plus fort de la bataille méritaient d’être appelés ainsi. « Maîtresse… » Un souffle, celui de la mort qui vient prendre son dû. Elle posa un genou à terre et la main sur le torse du Fey agonisant. C’était un Kith, et il ne partait pas en paix. « Je n’ai pas peur. » Elle hocha la tête. Ce que les siens avait fait subir à cette espèce de Feys en particuliers, ils auraient à en répondre un jour. On n’utilisait pas une race inférieure comme chair à canon jusqu’à provoquer leur quasi extinction sans en subir les conséquences un jour.

— Danu te protège, mon frère. Ses filles viendront bientôt t’emmener loin du champ de bataille. Merci pour ton sacrifice.

Maigre consolation aux yeux de Credne, pour qui la survie n’était pas une petite chose. S’il y avait bien une chose dont elle n’avait pas envie, c’était mourir, pas après avoir tant souffert pour ne pas disparaître, justement. La mort ne l’effrayait pas, mais elle la mettait en colère, en rage, même. Elle la trouvait injuste, et frustrante. Sous sa main, la poitrine du Kith cessa de se soulever, et elle se releva, pour voir deux ennemis se précipiter vers elle. Elle se plaça de profil pour leur offrir le moins de cible possible, et récupéra dans son dos son autre épée, sur le même modèle que la première, sa sœur jumelle. Elle attendit le dernier moment, puis fit le pas qui la séparait d’eux, les prenant par surprise. Quand elle guerroyait, elle ne prenait plus la peine de maintenir quelque Glamour que ce soit, et sa nature Sidhe brillait plus que jamais, plus qu’à la Cour même, où tous étaient censés se présenter sous leur meilleur jour. La peau pâle scintillante, ses cheveux comme du feu liquide, son armure renvoyant les rayons du soleil là où le sang ne la souillait pas, elle tourna sur ses talons, évitant un premier coup d’estoc, abattit la garde de son épée sur la nuque dégagée de l’adversaire, l’envoyant au sol, puis esquiva encore, engagée dans une danse mortelle et pourtant majestueuse. Elle sentit la lame ennemie érafler son plastron en cuir épais mais ne recula pas d’un pas. Son arme était plus courte que la sienne et l’autre, gêné, eut un instant d'hésitation, que Credne mit à profit pour porter un coup de taille. La lame s’enfonça latéralement entre deux pièces d’armure, entre l’épaule et le cou. Elle connaissait ces failles par cœur, elle qui forgeait des armures tous les jours quand elle n’était pas occupée à les fracasser ainsi. Elle se retourna vers l’ennemi à terre, qui se relevait, à moitié assommé, et avisa son comparse.

Elle crut une seconde qu’il allait s’enfuir et resta immobile durant cette très longue seconde, mais l’autre ramassa son épée et se mit en garde, et elle s’avança sur lui, jouant de ses deux épées en un ballet incessant, jusqu’à ce que d’une lame, elle repousse celle de l’ennemi, tandis que de l’autre, elle lui transperçait la gorge.  Elle fendit l’air d’un coup sec de ses deux épées pour en chasser un peu du sang encore frais qui en émoussait le tranchant, puis en remit une des deux dans son fourreau, gardant l’autre à la main. C’est à ce moment-là qu’elle avisa une scène presque lyrique au milieu de la bataille faisant rage autour d’elle. Une silhouette se tenait debout, seule, un peu plus loin. Avec le soleil dans son dos, ses cheveux semblaient prendre littéralement feu, et le chant de son arme parvint jusqu’à Credne en une mélopée vive, presque joyeuse. Le Métal hurlait sa joie d’être au clair, et autour de la silhouette, indubitablement féminine, s’amassait les corps ennemis. Quelques uns étaient encore debout, mais hésitaient, et l’hésitation était le début de la fin, sur le champ de bataille. Credne se dirigea vers la silhouette, et plus elle s’approchait, plus un sourire se dessinait sur ses lèvres. Elle l’aurait reconnue entre mille, après tout.

— Permets-moi de me battre à tes côtés, Scáthach !

Et à ces mots, et alors qu’elle se plantait solidement en face de sa vieille amie, l’ennemi n’en trembla que plus, soudain.

 


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 16/08/2015
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SHADOW GIRL ∭  Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mer 30 Déc - 0:16
Brace yourself for all will pay
We'll return from darkness, we'll end you in suffering. Sent by forces beyond salvation, there can be not one sensation. World on fire with a smoking sun, stops everything and everyone. Brace yourself for all will pay. When the sky comes crashing in, we'll go the distance, lead the way to your darkest sin.

Certaines silhouettes semblent être taillées depuis toujours dans une optique et une seule optique. Ou tout du moins sont-elles plus naturellement enclines à exceller dans certains domaines, sans que cela ne leur ferme pour autant obligatoirement toutes autres perspectives. Certains esprits sont taillés pour briller au firmament, quand d'autres sont en mesure d’étinceler à leur côté, dans la nuit. Parfois, tout dépendait de l'éducation, de la place que l'on vous avait fait en ce monde, de celle que l'on vous avait attribuée, ou bien encore de celle pour laquelle on vous avait façonné. Et parfois encore, tout s'imposait clairement. Comme une évidence. Une destinée programmée par la Déesse elle-même. Une aisance naturelle, une prédestination, une silhouette faîte pour ça, des talents allant en ce sens eux-aussi. Scáthach était de ceux là, sans nul doute. Bien incapable était quiconque de dater exactement quand la Guerrière était devenue celle qu'elle était. Il fallait dire que son existence sortait quelque peu des sentiers battus. Son ascendance y était pour beaucoup, faisant d'elle l'une de ces rares exceptions, parmi tous ces Feys pour qui les liens du sang et de la filiation étaient plus que sacrés et vénérés. Elle n'avait jamais publiquement être reconnue ou légitimée, et si l'opprobre ne lui était pas tombée dessus, c'était sans doute parce qu'elle avait vécu ses premières décennies loin de la Haute-Cour, en une époque où les deux Cours distinctes n'existaient pas. Seelies, Unseelies, à l'époque, cela n'avait pas encore de sens, bien que les divisions et les différences étaient sans doute déjà palpables. De la même façon, la vérité n'était pas dissimulée pour tous, et le fait était qu'au delà de sa propre personne et de celle de ses géniteurs, les autorités en position avaient elles aussi toujours su ce qu'il en était. Nul n'avait donc osé s'étendre sur le sujet, ou le rappeler aux bons souvenirs de la principale concernée. Sur son île, où elle avait grandi, quasi seule, pendant ces quelques décennies, il n'y avait eu que peu de limites, pour elle. Elle y avait été heureuse, à sa façon, se contentant au final de peu. Ces terres étaient siennes, le paysage et les reliefs épousaient ses désirs et son caractère, à moins qu'elle ne se soit façonnée à partir d'eux, et que tout ceci avait fini par s'entrelacer et se confondre tout ensemble. Son regard voyait déjà loin, par delà les rivages de l'île de Skye, mais on lui ordonnait la patience, et elle en avait alors profité pour laisser pleinement s'épanouir ses désidératas, ses ambitions et ses desseins. Si elle avait été débutante des jeux de cours parmi les autres Sidhes dès lors qu'elle avait rejoint pour la première fois la majorité des siens, en foulant les espaces qui lui avaient été jusque là refusés, jamais elle n'avait figuré parmi les manchots, ou les Sidhes dont le bras n'avait de cesse de ployer sous le poids de quelque arme que ce soit.

Elle avait mis sa lame au service des têtes couronnées, ou, pour ainsi dire, au service de David. Encore et encore, sans jamais se fatiguer. Elle était née pour combattre, et sa réputation avait vite fait des ravages, particulièrement parmi les mortels qui louaient encore ses prouesses, et également parmi les autres Sidhes, majoritairement plus jeunes, en quête d'une formation adéquate pour gravir les échelons guerriers. Une femme pouvait enseigner aux hommes, de par la tradition celte, et Scáthach s'était donc pleinement épanouie dans ce rôle, entre deux missions menées pour le compte du Haut-Roi, en son nom, ou pour le bien de tous. Elle n'était pas née divinité, mais pouvait se targuer d'être parmi ces autres Sidhes dont le nom perdurait à travers les siècles, au delà de quelques erreurs, méprises et autres dérives du même genre. Elle se battait, encore et encore, parce qu'elle excellait en ce domaine. Faisant passer de vie à trépas ceux qui se dressaient sur sa route, et réduisant nombre de ceux qu'elle épargnait à l'état d'amputés, sans jamais en ressentir une quelconque honte. Ils savaient à quoi s'attendre, après tout. Sa réputation la précédait, y compris celle de Fossoyeuse. Il n'y avait rien de personnel là dedans, puisque, après tout, par après, régulièrement, elle écumait le champ de bataille déserté de ses pions faute de survivants, ou pour cause de victoire obtenue. Elle écumait le champ de bataille et se chargeait de cette tâche qui lui incombait, commissionnée par David lui-même pour accompagner les agonisants sur le chemin de l''Imrama na Anam vers Tir Nan Og. C'était son devoir, sa mission, tout simplement. Et on ne la craignait alors plus autant qu'avant. Elle se faisait juste et équitable, pour ces guerriers tombés au combat. Les raisons de leur chute n'importaient alors plus. Ils se devaient d'obtenir le repos qui leur revenait, par delà les griefs, les oppositions, les rancœurs et les guerres intestines ou extérieures. Encore fallait-il le mériter, bien sûr, car Scáthach se faisait un plaisir d'égarer ceux qui avaient démériter, qui s'étaient montrés odieux, fratricides, parricides, infanticides, déloyaux, traîtres et autres réjouissances de même augure. Elle combattait, elle accueillait en ces bras les derniers souffles de vie, elle guidait tout comme elle punissait. En un cercle vicieux, éternel, sempiternel, à défaut d'être vertueux ou enviable dès lors que l'on ne la réduisait qu'à ce rôle de Fossoyeuse.

Le combat n'était pas affaire de réflexion. La Guerrière ne préméditait aucun de ses gestes avant de les effectuer. Ils s'emparaient littéralement d'elle, en une chorégraphie agile et efficace. Le poids de l'arme ne se faisait jamais ressentir en son bras, et la douleur de la moindre blessure reçut ne lui faisait l'impression que d'une morsure certes pénible sur le moment, mais des plus éphémères. Son corps se pliait au moindre mouvement réclamé et approprié. Sa silhouette toute entière se tendait vers le combat. Il n'était plus question d'ériger le moindre Glamour entre le reste du monde et elle. Sa haute stature se déployait tout comme sa longue chevelure, rousse, grenat, ténébreuse, nattée, tressée, claquant au vent et au moindre mouvement. Son iris brillait de mille feux de cette trinité quasi mystique. Sa tenue, presque minimaliste, épousait comme une seconde peau la moindre de ses formes. Ses pommettes fines, gracieuses et si séduisantes étaient rehaussées de quelque peinture de guerre, à moins qu'il ne s'agisse de sang. Tout semblait chorégraphié au moindre millimètre. Les mouvements de ces bras, chacun armé d'une épée, qui fendaient les airs et semblaient les ceindre juste avant de s'abattre sur les opposants de la Guerrière. Les réactions agiles de ses jambes, la courbure de son dos lorsqu'elle esquivait ou s'abaissait. Les éclaboussures sanguines étaient déjà multiples sur sa peau. Tant et si bien que son palais lui-même se parfumait du goût du sang, loin d'être entièrement le sien. Fondant comme un rapace, comme une ombre lancinante, elle ne donnait aucune seconde chance. Elle était le prolongement de ses armes et celles-ci étaient son propre prolongement. Son sang et celui de ses opposants s'entremêlaient, sans aucune forme d'importance. Elle se fondait avec les ombres, elle devenait l'ombre elle-même. Elle était l'Ombre, de par elle-même. Silencieuse, létale, fulgurante, infaillible. Des ténèbres elle semblait surgir, avec la fulgurance de la Mort. La fureur fut-elle le sentiment prédominant en son sein, elle frappait avec la fureur de tous ces cœurs battant sans trop le vouloir à l’unisson, au cœur de cette litanie, de cette clameur belliqueuse, tels des tambours de guerre. Nul ne devait survivre à son courroux. Certains guerriers mortels avaient fini par en composer une ode, ou plutôt une prière, éponyme.

Elle la ressentit avant de la voir. Question de perception allant au delà des simples cinq sens, sans doute. Elle la ressentit comme on ressent un relent de force, un sursaut de surpuissance. Deux cœurs battant encore plus à l'unisson que les autres. Quand Scáthach se battait, elle pourfendait les simples perceptions basiquement ressenties par les cinq sens habituels. Elle avait appris à se battre en marchant sur le rebord des falaises, tombant abruptement à des centaines de mètres en contrebas, sur des rochers effilés émergeant des flots. En marchant sur le rebord des falaises, yeux bandés, et ouïe étouffée. Elle avait appris à ne faire qu'un avec son environnement, à ressentir l'insaisissable. Sa mélopée guerrière s'accordait avec celle de Credne. Comme deux instruments de Mort qui jouaient ensembles divinement bien. La réalité s'étiolait indéfiniment pour Scáthach dès lors qu'elle se battait, et Credne était en symbiose dans ce plan parallèle, qui s'entremêlait entre réalité et conscience supérieure. Rien ne se brisait dans cet univers dans lequel la Guerrière s'était immergée, donc. Sans même pivoter sur elle-même, Scáthach fit chanter l'une de ses épées, lyrisme bruissant dans les airs, détachant une tête de son tronc, dans un geste qui ferait habituellement douloureusement tourner à 180° les articulations de l'épaule. La surprendre par derrière était quasiment impossible, dès lors que l'on ne jouait pas exactement sur le même plan qu'elle. Et alors que le sang venait maculer son dos, en une projection chaude et poisseuse, un sourire étirait ses traits en direction de Credne, juste avant qu'elle n'érige l'une de ses lames devant son visage, extrémité vers le haut, alors qu'elle baisait la dite lame, enfantée par Credne elle-même.
    « L'honneur serait dès lors en ma faveur, chère Credne ! » Son œil vrilla d'une lueur mutine alors qu'elle se replaçait sur ses bases de défense. « Que le sang de nos ennemis maculent nos lames, ne m'en voilà pas encore suffisamment repue. » Dardant rapidement sa langue sur ses lèvres, elle goûta une fois de plus le sang qui les en maculait, non sans sourire de plus bel à sa comparse de maints combats déjà.


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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Blodwyn E. Tyronoe

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Sam 2 Jan - 20:28
I will never be forgotten with you by my side
ft. Skye & Blodwyn.

Il n’y avait nulle surprise à trouver Scáthach ici, dans ce pré, sur ce champ de bataille, en cette seconde. Elle était là comme le ciel était là, comme la terre était là et comme la mer, là-bas en contrebas, était là. Sa présence était aussi naturelle qu’une respiration, quoique bien plus létale, évidemment, et la regarder danser au milieu de ses ennemis, volant les vies à chaque coup de lame, était un spectacle toujours aussi fascinant. Il n’y avait pas de mouvement superflu, pas d’approximation, pas non plus de grandiloquence dans ses gestes. Elle était comme une lame elle-même, fine, acérée, allant droit au but. Point d’apparence, d’image à conserver, elle n’était pas là pour écrire sa propre légende, Credne était bien trop familière de la guerre pour ne pas le voir. Et pourtant, si un trouvère s’était trouvé dans les environs pour la voir et consigner ses faits et gestes, nul doute qu’il aurait écrit une véritable geste avec ce seul combat. En la regardant, Credne ne put empêcher un sourire d’effleurer ses lèvres, alors qu’elle reconnaissait çà et là quelques mouvements ; et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher aussi de réécrire cette lutte en pensée, à sa façon. Ici, elle se serait baisée, aurait frappé de taille, là, elle aurait pivoté sur sa jambe d’appui, aurait sauté en avant. Elles étaient toutes deux des guerrières, et quand bien même l’Histoire devait se souvenir d’elles comme deux jumelles mortelles au combat, elles avaient leurs différences, et elles étaient de poids. Elles avaient eu l’occasion de s’en rendre compte lors de leur première rencontre, une rencontre gavée au fer rouge dans l’âme de Credne, et probablement sur sa peau également, comme son corps porterait à jamais, avec une fierté absolue et une joie sauvage, les stigmates du combat qu’elle avait mené contre Scáthach. Mais peu importaient tout cela puisqu’aujourd’hui, elles étaient comme deux sœurs, et c’est en cette qualité que Credne se porta au devant de son amie. Après tout, rares étaient les occasions de la croiser. Plus immortels étaient les gens et moins souvent ils se rencontraient, et il fallait donc attendre ce genre d’occasion, et ce genre de hasard sanglant, pour enfin la retrouver.

Scáthach en finissait avec ses adversaires du moment, et Credne la rejoignit, la pointe de l’épée vers le bas, le muscle raidit d’avoir, dans sa tête, combattu aux côtés de son amie durant ces quelques intenses secondes. Scáthach la salua de son épée brandie devant elle, et la forgeronne laissa échapper un grondement de plaisir. Cette lame, elle la reconnaissait, elle l’aurait reconnue entre mille : c’était elle qui l’avait forgée, spécialement pour Scáthach. Et cela lui avait demandé du travail, et de l’abnégation. On ne forge pas une épée pour une guerrière telle que Scáthach comme on forge n’importe quoi d’autre. Credne en avait jeté au feu, des lames ratées, trop faibles, trop mornes, sans âme. Elle y avait mis toute sa force et toute son envie, pour créer une arme à la hauteur de la guerrière qui la brandirait sur le champ de bataille, et la voir ainsi, souillée du sang des ennemis, ayant trouvé sa place fermement dans la paume de sa propriétaire, remplissait Credne de bonheur. Elle entendit le chant clair et acéré de la lame en Métal féérique, comme un cri de joie qui aurait coupé l’air lui-même. Elle hocha la tête en réponse aux propos de Scáthach, qui l’accueillait dans son combat à bras ouverts, et se plaça dos à dos avec elle, retrouvant sa place comme une pièce de puzzle manquante. Elle avait parfaitement conscience de l’image qu’elles offraient toutes deux à l’ennemi, désormais : deux grandes et puissantes guerrières Feys, à la peau comme l’ivoire, aux cheveux d’un feu sombre et dangereux pour Scáthach, et flamboyant et gourmand pour elle, aux plaques d’armure sensiblement similaires, aux postures solides et assurées. Deux armes mortelles tenant elles-mêmes des lames non moins mortelles, et il n’en fallait pas plus pour que les adversaires qui les encerclaient désormais en soient désarçonnés. Credne savait ce qui passait dans leur tête, quelles questions ils se posaient : qui étaient-elles ? que voulaient-elles ? étaient-elles vraiment des ennemis qu’il était possible d’abattre ? Ces quelques précieuses secondes d’hésitation, dès lors, marquaient leur arrêt de mort.

Et voilà qu’elles dansaient cette fois toutes deux à l’unisson, la mort personnifiée, du moins deux de ses envoyées. Credne n’avait pas besoin de se retourner pour apprécier le spectacle qui se jouait dans son dos. Parfois, ses gestes l’amenaient à portée de Scáthach, mais là encore, nul besoin de se concerter : chacun des déplacements d’air qu’elle provoquait renseignait Credne de ses mouvements, et il n’était pas envisageable, pas même une seconde, qu’elles se gênent, ou pire, qu’elles se blessent. À elles-deux, elles eurent tôt fait de se débarrasser de leurs ennemis, de nettoyer le champ de bataille sur plusieurs dizaines de mètres à la ronde, alors que peu à peu, les adversaires se faisaient moins nombreux, et moins volontaires. Credne ne savait pas si son camp gagnait la guerre ou pas, et cela lui était égal, en cette seconde. Elle finit par se redresser alors que les cris et les coups laissaient la place au silence et au vide. Elle se tourna vers Scáthach, avec l’impression de se voir dans un miroir : non pas qu’elles se ressemblaient autant que la légende aimait à le prétendre, mais Scáthach, toute de cuir et de métal vêtue, l’épée à la main, dégoulinante de sang des pieds à la tête, lui donnait assurément une idée de sa propre apparence, en cette seconde. Le visage de la guerre, le visage de la mort.

— Il semble qu’on en ait fini dans les environs. Je ne me souviens pas avoir perdu une bataille avec toi à mes côtés, mon amie.

Et spontanément, elle se saisit de la main de Scáthach, puis ses doigts glissèrent sur son avant bras alors qu’elle l’étreignait en un salut joyeux et puissant. La joie de retrouver une amie, la joie de se battre à ses côtés, également, car cela faisait trop longtemps que ce n’était pas arrivé.

— J’aurais dû me douter que tu serais là. J’en déduis que tu n’es pas encore fatiguée des guerres et de notre Haut-Roi !

Fatiguée, comment cela pourrait-il être possible ? Rien ne changeait chez les immortels, et Credne ne savait que trop bien l’importance de l’allégeance de Scáthach à David, tout comme Scáthach savait que Credne était beaucoup plus fluctuante sur ce sujet. Non pas qu’elle soit venue pour s’amuser seulement, mais cela faisait toujours du bien de se dérouiller les os et surtout, de faire chanter les lames.

 


Spoiler:
 


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Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mar 12 Jan - 1:54
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We'll return from darkness, we'll end you in suffering. Sent by forces beyond salvation, there can be not one sensation. World on fire with a smoking sun, stops everything and everyone. Brace yourself for all will pay. When the sky comes crashing in, we'll go the distance, lead the way to your darkest sin.

On ne plonge pas dans la bataille vierge de toutes pensées. Cela reviendrait à verser de la tuerie, la sauvagerie brutale, dénuées de raisons et de contrôles. Ce serait scinder et détacher l'un de l'autre la raison et la mise en action. Mais on ne plonge pas non plus dans la bataille la tête et l'esprit chargés de pensées. Cela encombre. Cela fait se confronter et entrer en collision des concepts paradoxaux, opposés, mais pas toujours. La coexistence entre raison et sentiments se révèle parfois des plus complexes. Vouloir ressortir glorieux et prestigieux d'un combat n'est sans doute pas fondamentalement répréhensible, en soi. Mais cela fait perdre son âme au combattant, en quelque sorte. Du moins, si celui-ci est doté d'une mission ou d'une ambition primaire. S'il n'est pas venu ici juste pour taper et faire montre de ses talents guerriers, pour ça et juste pour ça. Si certains pouvaient en venir que Scáthach se battait sans cesse de gaité de cœur, et que tous les combats se ressemblaient à ses yeux, et bien, ils n'étaient ni dans la vérité ni dans l'erreur les plus totales. En elle-même, la Guerrière était emplie de paradoxes, de contradictions, et bien malin et doué était celui qui pouvait se targuer de tout comprendre de sa personne. Les Seelies la catégorisaient pour certains d'entre eux parmi ces êtres qui sont plus létaux que fertiles au sens de favoriser la vie. Mais Scáthach ne tuait pas à tour de bras rien que pour le plaisir. Elle éliminait ceux qui s'opposaient à elle, et rayait de la surface de cette terre ceux qui avaient commis des actes répréhensibles, avant de se charger de sa mission principale, celle que lui avait confié David lui-même. C'était ainsi. Les combats se suivaient et ne se ressemblaient pas, à moins que si. Les raisons belliqueuses étaient toujours plus ou moins les mêmes. L'espèce humaine courait après la gloire, la vanité, la conquête. Les humains s'entretuaient les uns les autres pour des motifs religieux, le plus souvent, ou bien alors politiques. Mais tout cela dissimulait sans doute une vérité bien plus terre à terre : tuer ou être tué, conquérir ou être conquis, l'emporter ou bien s'incliner. Il n'y avait guère de blâme à leur jeter à eux plus qu'aux autres, sans doute, mais Scáthach n'en restait pas moins celle qu'elle était, une Sidhe. Une Fey. Issue d'un peuple qui n'était pas non plus en reste lorsqu'il s'agissait de se combattre les uns les autres, de refuser de se mélanger, de dresser entre soi barrières et différences. La Guerre était donc plus que de simples affrontements sanglants et mortels. Il y avait toujours des raisons qui poussaient chacun à se battre et à se combattre. Politique, religion, discrimination, ou simple peur d'être celui qui allait être tué en premier. Oui, tout ceci était très complexe, à l'instant initial, et nul ne semblait encore avoir trouvé de meilleur moyen de régler tout cela sans pour autant prendre les armes et en venir à verser le sang, à trancher dans la chair, et à démembrer les corps. Des raisons différentes, pour une finalité identique et cruellement terre à terre et crue.

Techniquement, Scáthach n'était ni invisible ni immortelle. Elle n'avait jusque là perdu aucun combat, bien qu'ayant dû se résoudre à en cesser certains faute de vainqueur ou de perdant. Elle survivait, à chaque fois, elle n'avait pas encore rejoint Tír na nÓg de par elle-même pour y séjourner à présent éternellement. Il ne devait exister plus aucune parcelle de sa peau et de son être tout entier qui n'avait pas été blessé, qui n'avait pas saigné, dont les chairs ne s'étaient pas écartées pour exposer au monde ce qui s'y dissimulaient par en dessous. A mesure de vie humaine, elle aurait sûrement dû mourir plusieurs centaines de fois. Mais sa nature avait fait qu'elle avait échappé au voyage sans retour vers ces terres d'où l'on ne revient pas. Elle ne se présentait pas sur le champ de bataille une fois le combat en passe d'être remporté par son camp. Elle ne se tenait pas en arrière, en intimant à d'autres les ordres nécessaires pour se battre et pour l'emporter. Elle ne fuyait pas, ne reculait pas. Elle gardait la tête haute, ne se stoppait pas pour bander ses plaies ou pour vérifier son propre état physique, se disant qu'elle aurait tout le temps pour cela par la suite. Elle ne craignait pas de mourir. Après tout, il faut bien quitter ce monde, un jour ou l'autre, et elle savait qu'elle pourrait le faire en ayant toujours la certitude du travail accompli, même si elle préférerait, et de loin, être dans les pertes des vainqueurs, et non pas périr alors que les siens perdaient la bataille. Cette conviction de défier la mort, à chaque fois, de flirter avec elle sans la laisser l'enserrer, elle l'étendait sans y penser à ceux qu'elle considérait comme de vrais Guerriers. Et, narcissiquement et égoïstement, elle n'incluait généralement dans cette catégorie que ceux dont elle avait pu mesurer personnellement, en un contre un, les prouesses et le degré de don guerrier. Autant dire qu'avec sa réputation, ceux-ci avaient majoritairement perdu contre elle : elle avait ainsi tout autant botté les fesses de Ferdiad que celles de Cúchulainn. Il existait cependant quelques exceptions confirmant la règle. Credne était de ceux là, puisqu'elles n'étaient toutes deux pas parvenues à l'emporter l'une sur l'autre. Sans doute auraient-elles pu continuer, mais même en se démembrant l'une l'autre, le résultat aurait été le même, de par leur nature Sidhe similaire.

Combattre à ses côtés était donc un honneur et un plaisir, et cela la privait de toute inquiétude quand à leur survie respective. En ce combat, dont nombre de leurs gestes et de leurs mouvements respectifs semblaient être si complémentaires, et en cohésion, se complémentant à merveille sans qu'elles n'aient orchestré préalablement la moindre chorégraphie, et sans qu'elles n'aient à communiquer verbalement l'une avec l'autre. C'était ainsi, cela ne s'expliquait pas. Elles étaient ici tout autant qu'elles étaient ailleurs. Leurs lames respectives tournoyaient, hurlaient et chantaient une mélodie létale sans entrer en collision les unes avec les autres. Scáthach esquivait le moindre coup risquant d'être dirigé vers elle, sans le vouloir, par Credne, sans en sentir le besoin vital et sans sentir poindre en elle l'instinct de survie. Il s'agissait simplement de faire place, d'engendrer un propre mouvement létal de son propre chef en direction d'un autre ennemi, ou bien du même, malchanceux qu'il était de se faire trancher la tête et perforer le cœur au même instant ou presque. Il n'y avait pas d'état d'âme à avoir, pas d'hésitation à laisser prendre corps. Il n'était pas question de se préserver, ou d'économiser ses forces. Il n'était pas non plus question de vouloir sortir de ce combat immaculée, sans aucune blessure, et sans aucune traînée de sang encore fraîche ou déjà en état de coagulation. Et lorsque tout ceci s'acheva, pas un seul instant la Guerrière n'avait senti la peur ou l'inquiétude l'assaillir quand au sort de Credne. Elle se disait sans doute qu'elle l'aurait senti. Sans Glamour, l'épiderme de Scáthach se fardait d'un teint plus hâlé qu'il ne devrait l'être pour certains, héritage de ce père si particulier et bien trop exotique pour beaucoup. Mais en cet instant, le sang était le principal fard qui peuplait tout autant les traits de la Sidhe que ses formes et ses cheveux. Sans parler de la terre, de la boue, de la saleté, qui maculaient également sa silhouette tout autant que celle de Credne. Elle aurait sans doute besoin d'un bon bain, mais il faut bien se salir les mains, et plus que ça, pour obtenir ce que l'on désire, au nom du Haut-Roi, la Guerre, c'était salissant ...
    « Ma chère Credne, c'est sans doute parce que je n'ai jamais perdu aucun combat et aucune guerre, au sens strict du terme. » Un sourire satisfait naissait sur ses traits, contraste parfait, s'il en fallait, avec son action parallèle, qui consistait à essuyer la lame de son épée le long du torse béant d'un guerrier. Si le sang affluait le long du métal féérique, au moins cela chassait-il tout lambeau de chair ou toute matière cérébrale qui avait pu s'y déposer. Son autre main entrait au contact de la peau de Credne, lui rendant cette accolade toute guerrière et toute amicale. Façon pour elles, aussi, sans doute, de se sentir à nouveau pleinement connectées à la vie, hors de ce tumulte et de cette effervescence de guerre qui leur avaient sans doute un peu tournés la tête, les plongeant dans une euphorie impulsée par toutes ces toxines qui peuplaient l'organisme. « Le jour où je serais épuisée ou blasée par le combat, jures moi de m'expédier jusqu'à Tír na nÓg ! Et puis, il y a pire que d'obéir à David. Il y a Orel, par exemple ... » Replaçant quelque peu l'une des mèches de cheveux de sa compagne de bataille, l'Ombre eut un sourire amusé, sans doute tout à fait déplacé au regard du paysage macabre qui les entourait, mais cela l'en souciait peu. « Mon amie, laisses moi te dire que tu as une prestance à en faire frémir plus d'un. Il va nous falloir trouver un point d'eau, avant que l'on nous prenne pour des morts revenus à la vie ! »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭ Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mer 13 Jan - 22:38
I will never be forgotten with you by my side
ft. Skye & Blodwyn.

La réponse de Scáthach arracha un sourire à Credne. Elle ne pouvait qu’être d’accord avec la Guerrière, il ne s’agissait pas là de vantardise comme d’autres aimaient tant pratiquer : ceux-là se bousculaient à la Cour en racontant des faits d’armes hors du commun ou en prétendant avoir participé à des conflits qu’ils étaient en vérité trop jeunes pour avoir connu. Ils affichaient leurs atours les plus fins et les plus luxueux, qui glissaient sur leur peau pâle lumineuse et soyeuse, sans aucun défaut, et se gargarisaient d’avoir tué tel troll, étêté tel Sluagh ou tout simplement ôté sa vie immortelle à un frère Fey ayant choisi le mauvais camp. À la Cour, ces histoires plaisaient, et peu importait à ceux qui les écoutaient qu’elles soient vraies ou fausses. Pour Credne, et pour n’importe qui ayant déjà tenu une épée sur un champ de bataille et pas seulement pour faire des moulinets avec dans son jardin devant ses invités, ces mensonges étaient facilement décelables. Le verbe était haut, les gestes étaient grandiloquents, les mots étaient des contes, la guerre telle qu’on la fantasmait à la Cour et non pas telle qu’elle était vraiment. Ils affirmaient sans trembler la beauté du combat, l’honneur de l’ennemi, la poésie de la mort et l’art pictural qu’étaient les gerbes de sang qui jaillissaient dans les airs. Et peut-être bien que c’était ça, oui, mais ce n’était pas que ça. Cette vision-là était anecdotique, parce ce qui restait dans l’esprit d’un vrai guerrier après la guerre, c’était le contact rude de la garde fatiguée d’une épée qui laissait des cloques dans la paume de la main à la fin de la journée, l’odeur de sang et de mort qui restait accrochée dans les cheveux des jours après la bataille, les yeux écarquillés et l’expression toujours, toujours incrédule de ceux dont la vie les quittait, parce qu’ils allaient tous sans exception à la guerre en sachant qu’ils pouvaient mourir, mais sans imaginer réellement que ça leur arriverait à eux. C’était le vide qu’on savait laisser dans la vie des proches de celui qu’on venait de passer au fil de l’épée, les décisions à prendre dans l’urgence, souvent impitoyables, et qui nécessitaient de repousser très profondément le peu de pitié et d’humanité qu’on pouvait avoir, et qui vous rattrapait le soir, une fois seul sous sa tente, avec la force d’un coup de poing dans l’estomac. La guerre était belle, par certains côtés, mais elle était sale également, et quiconque se vantait d’y avoir participé y avait participé pour de mauvaises raisons, ou n’y avait pas participé du tout. Et elle estimait que seuls les Feys ayant déjà guerroyé en première ligne avaient le droit d’aimer la guerre, ou de la détester.

Credne souriait donc à la bravade de Scáthach, car il ne s’agissait pas d’une bravade du tout, surtout qu’elle avait ajouté la nuance, celle qui les concernait toutes deux : elle n’avait certes perdu aucun combat, mais ne les avait pas tous gagnés non plus – tout comme Credne, bien évidemment. Chacune avait trouvé chez l’autre un mur impossible à franchir, et elles avaient eu l’intelligence d’arrêter d’essayer, même si cela leur avait pris plusieurs jours de confrontation quelque peu épique. Le même sourire avait fleuri sur les lèvres de son amie, tel un reflet dans un miroir. Et elles étaient là, toutes deux debout sur des monceaux de cadavres, entourées d’un vide grandissant à mesure que les échos de la batailles mouraient dans le lointain, à se serrer la main en évoquant le bon vieux temps comme assises devant un thé. Enfin, le bon vieux temps… Credne connaissait l’allégeance de Scáthach à David, et si elle se refusait elle-même à s’enfermer dans le même genre de vassalité, trop maladivement attachée à une liberté acquise dans la douleur, elle était d’accord que David valait bien mieux qu’Orel. En fait, la comparaison n’avait même pas de sens, pour elle. Credne respectait David, de loin. Elle avouait volontiers qu’il était un bon roi pour tous les Feys. Orel, en revanche, ou du moins ce qu’elle en savait, n’était pas un roi, n’était même pas une personne selon les critères personnels de la forgeronne.

— Si tu y tiens, je te le jure, mais ce serait une perte irréparable pour moi. Quant à Orel… N’importe qui serait meilleur que lui, même moi.

Et pourtant, hein, les cochons voleraient en escadrille avant qu’elle soit un jour reine de quoi que ce soit. Cela aurait pu être déprimant de parler ainsi de la mort de Scáthach, même sur le ton de la plaisanterie, mais ce genre de discussions allait avec la guerre et l’atmosphère de mort et de fin de toute chose qui régnait sur n’importe quel champ de bataille. Credne retrouva le sourire quand Scáthach effleura une mèche de ses cheveux, puis baissa les yeux sur elle, ses avant-bras, son plastron, avant d’observer son amie, qui était dans le même état qu’elle. Elle désigna la mer vers laquelle le champ descendait en pente douce, jusqu’à plonger dans les flots au gré de falaises déchiquetées.

— Il y a des marches taillées dans la roche, qui mènent à une crique. Puisqu’il semblait qu’on n’ait plus besoin de nous ici, allons-y. Je crois que nous avons fait plus que notre part.

Elle se mit en marche, et tout naturellement, elles se retrouvèrent à discuter au milieu des ruines de la bataille, enjambant les corps sans même les voir, alors que les corbeaux tournaient déjà au-dessus de leurs têtes. C’était leur heure, et le champ allait devenir leur royaume le temps que chaque camp récupère ses morts.

— Alors dis-moi, comment se porte ton île depuis que je l’ai quittée ? J’ai souvent pensé à y retourner mais je sais qu’à présent tu n’y passes pas toi-même autant de temps que tu le souhaiterais. La vie de cour n’est pourtant pas faite pour toi.

Tout comme elle n’était pas faite pour elle. Quand bien même toutes deux en connaissaient les codes et étaient capables d’y survivre, et même d’y faire illusion.

 


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Jeu 21 Jan - 1:51
Brace yourself for all will pay
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A plus d'une occasion, Scáthach avait expérimenté de visu et en direct à quel point sa présence et sa simple existence pouvaient soulever de sentiments contradictoires et ambivalents. Dans les faits, rares étaient ceux qui restaient neutres face à elle et à celle qu'elle était, face à ce qu'elle représentait, aussi. Neutre s'entendant au sens propre du terme, c'est à dire à ceux qui refusaient de prendre parti. Mais pour cela, encore fallait-il parvenir à n'avoir absolument aucune réaction, et ce dès le début, ou alors, cela n'était plus être neutre, c'était simplement éprouver quelque chose avant de revenir sur son jugement pour se réorienter vers une voie où on déciderait désormais de faire comme si tout ceci était normal, comme si ce que Scáthach représentait était tout à fait courant. Pour ainsi dire, de toute façon, en général, ces gens là ne venant pas lui parler, la Guerrière ne pouvait donc que se baser sur ce qu'elle avait vu et entendu, ce qui revenait à se confronter, donc, à des êtres qui n'étaient pas neutres. Cela mettait donc arbitrairement de côté les neutres, donc. De toute façon, ces histoires de neutralité ne lui parlaient pas trop. A son humble avis, ne pas avoir d'opinion, ce n'était pas une chose dont on pouvait réellement être fier. On ne pouvait pas se revendiquer d'une neutralité absolue, pure et dure, immaculée et brute, c'était, à ses yeux, impossible. On devait bien avoir eu une réaction et un avis, à un moment, avant de choisir de ne se rallier à aucun grand camp, à aucune faction. Cette théorie de la neutralité ne pouvait donc pas s'entendre au pied de la lettre, sans doute. En tout cas, oui, sa simple existence avait provoqué beaucoup de remous. Et sans doute cela aurait-il encore plus été le cas si le contexte de sa naissance et de ses premières décennies n'avait pas été celui qu'il avait été. Les affiliations de son géniteur étaient un peu complexe à digérer pour un certain nombre de Feys, et particulièrement pour les Sidhes, bien que, selon leurs préceptes, les Unseelies n'avaient pas pu lui fermer la porte même si la majorité d'entre eux avait sans doute un sang plus pur que le sien, et des vices et penchants bien moins redoutables et répréhensibles. Quant à la mère de Scáthach ... Son identité avait toujours été un grand secret, sans doute parce qu'elle avait eu les moyens de lier les langues qui se seraient montrées trop promptes à jaser. La Guerrière se demandait encore comment sa mère faisait, alors que tout finissait toujours par se savoir, parait-il. Scáthach ayant quand même une ribambelle de siècles, le prodige était à souligner, bien qu'elle n'était pas dupe et savait très bien que les entités détenant du pouvoir entre les mains savaient, elles, très bien ce qu'il en était, non sans laisser tous les autres dans le noir.

De toute façon, au final, ce qui ferait toujours le plus parler, la concernant, elle, ce serait ce qu'elle faisait, au nom du Haut-Roi, au nom de David. Cela n'avait rien de répréhensible, en soi, mais la mission était perçue comme une tâche par bon nombre, quand d'autres refusaient simplement d'y penser, comme si l'Ombre allait soudainement leur apparaître pour les rafler. Sans doute parce qu'il y avait méprise. Et qu'on omettait de scinder en deux les missions qui pouvaient être les siennes. Si la Guerrière se battait, elle ne le faisait pas pour ensuite pouvoir se charger de vous permettre, ou non, de rejoindre Tír na nÓg. On ne peut être le bourreau et le fossoyeur, en soi. En tout cas, tous ces méprises, et le manque d'effort que produisait la principale intéressée pour "arranger" son cas contribuait à l'auréoler d'une certaine image létale, glaçante, sanglante. Cela lui convenait, d'une certaine façon. Ce n'était pas comme si elle devait plaire à la moindre des Cours subalternes, de toute façon, son appartenance et son affiliation à elle restant à la Haute-Cour, et ce plus particulièrement depuis que David la dirigeait. D'une certaine façon, cela lui permettait d'être placée au-dessus des chicanes entre Seelies et Unseelies, et de ne pas avoir pour monarque un tyran capricieux s'appropriant le corps de ses plus proches serviteurs et refusant de prêter quelque once de pouvoir ou de possession qu'il pouvait avoir.
    « Malheureusement, je crois que nul n'osera avant longtemps porter la main sur lui pour le destituer ou le faire tomber de son trône le cul par terre. Je ne me suis personnellement jamais penchée sur la question, je ne suis ni Seelie ni Unseelie, alors le devenir du frère et de la sœur ne m'intéresse pas, et je crains fort que je ne me ferais pas que des amis si je venais un jour à essayer de prophétiser tout ceci ... » D'autant plus que sa Main de la Prophétie était des plus particulières. Ses yeux ne se révulsaient pas de blanc, elle ne tombait pas en transe, ne rêvait pas du futur. Elle avait plutôt recours au sang. Effrayant pour plus d'un ... En tout cas, en parlant de sang, elle en était tout autant couverte que Credne, si ce n'était plus. Il n'y avait pas de compétition à avoir en ce domaine, retirer la vie n'était pas un acte entièrement glorieux et enviable. « Très bien, allons-y, je te suis ! »
Il n'y avait plus de raison de rester à épée tirée, désormais. Scáthach rangea donc ses deux armes, en les replaçant dans leur fourreau respectif. Des fourreaux qu'elle avait accroché dans le dos, lui permettant de faire s'entrecroiser ses épées et de ne pas les avoir dans les jambes, entravant ses moindres mouvements. C'était plutôt rare, et cela lui convenait. Et puis, après tout, les humains écossais agissaient de même, à la différence près que, pour eux, le besoin de praticité s'exprimait un peu différemment. Il était vrai que bon nombre d'entre eux étant armés de claymores, épées dont le poids et la longueur de lame obligeaient les humains à les manier à deux mains. Les espadons n'étaient pas en reste. De toute façon, Scáthach trouvait bien plus esthétique et impressionnant le fait de se balader avec ses épées dans le dos. La Guerre et le Combat avaient bien le droit d'être un peu esthétique et séduisant, tout en hypnotisant et en attirant bien des regards avant de soulever bien des interrogations, non ? Elle avait toujours refusé de céder sur sa féminité, et d'accepter d'avoir à choisir. Elle était femme et guerrière, cela lui paraissait indissociable. Heureusement pour elle, son aura de prestige, parmi les humains, se répandaient principalement dans le rang des peuples celtes, un peu moins misogynes que les autres pour les choses de la guerre et du combat. Pour eux, les femmes entraînaient les guerriers et les hommes les guerrières, il fallait donc bien que des femmes pratiquent l'art du combat, n'est-ce pas ? Venait à présent le moment de retrouver un faciès un peu plus commun et naturel en se libérant de ce sang et de ces matières anatomiques qui peuplaient leurs traits, leurs formes et leurs atours, à Credne comme à elle. Tout comme sa compagne, l'Ombre ne passait pas son temps à regarder là où elle mettait les pieds. Il n'y avait rien de mieux pour tomber, parce qu'on se concentre trop, qu'on finit par se faire chuter soi-même en s'emmêlant les pas, ou par se prendre un obstacle encore debout que l'on n'avait pas vu, trop obsédé à regarder à terre. Cela ne voulait pas pour autant dire qu'elles piétinaient les cadavres, brisaient les os des pauvres malheureux gisant là, dans leur dernier souffle déjà passé. C'était instinctif, elles enregistraient les cadavres qui s'amoncelaient dans leur champ de vision, en amont, sans vraiment leur prêter attention, et savaient donc, par la suite, où mettre un pied devant l'autre sans montrer le montre irrespect pour ceux qui étaient tombés, et sans glisser dans les flaques de sang. Si Scáthach se stoppait de temps en temps, c'était simplement pour percevoir la moindre émanation qui pourrait lui indiquer qu'un mourant méritait le chemin vers la Terre de l’Éternelle Jeunesse. Sans aucun grand gagnant.
    « Skye va très bien. Le gibier y pullule, les oiseaux viennent y nicher dans les falaises pour se reproduire et s'y accoupler. Les hordes de chevaux sauvages continuent toujours autant de se battre pour revendiquer les terres et les juments. Cela m'assure un vivier éternel d'excellentes montures, vives, musclées, puissantes, entêtées et sauvages, aussi. » Des montures qu'elle baptisait toujours des mêmes noms, selon sa propre liste. Dorchadas, Dubharachd, Sgàil, ou encore Oidhche, entre autres. « Mon château ne tombe pas encore en ruines. Je crois qu'ils savent très bien ce que la redoutable Scáthach leur ferait subir à tous s'ils osaient rester les bras ballants. » Elle n'avait pas forcément énormément de contact avec la population de l'île, pour la simple et bonne raison que, tous écossais qu'ils étaient, ils n'en restaient pas moins des humains, et elle une Sidhe. Elle savait se faire ombre et discrète, quand elle était en sa demeure, ce qui alimentait mythes et légendes, sans doute d'autant plus, dès lors que l'on percevait de la lumière, ou que l'on entendait des bruits, portés par le vent, la nuit. « Ma vie à la Haute-Cour n'est pas si horrible que cela. Je voyage beaucoup, je suis rendue par monts et par vaux, on ne sait jamais trop ce que David me dit et vers quel dessein il me missionne ... Je croise votre chemin, Seelies et Unseelies, suffisamment pour que vous ne me sachiez pas morte. Je ne m'ennuie pas, et j'ai une liberté bien plus importante que bon nombre de Sidhes et de Feys. Je crois que tant que je remplis ma mission, David me laisse agir à ma guise. En tout cas, saches que tu es la bienvenue en tout instant. »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mar 26 Jan - 21:49
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ft. Skye & Blodwyn.

Nul n’osait pas grand-chose face à Orel et Lizabeth. Dans son cas à lui, Credne n’avait que des échos, évidemment, déformés qui plus est par le prisme Unseelie. La haine entre les deux Cours, d’où qu’elle vienne, quelle que soit sa nature, n’était pas à prendre à la légère, et c’était plus qu’une guerre des nerfs et plus qu’une guerre en bonne et due forme. On ne pouvait pas tellement parler de propagande parce que ça n’était pas particulièrement glorieux de le poser en ces termes, mais Credne, comme tous les Feys de la Cour des Ténèbres, en entendait des vertes et des pas mûres à propos des Seelies, et elle ne se fatiguait pas à faire la part des choses entre le vrai du faux, ça aurait été trop fatiguant, et sans aucun intérêt qui plus est. Elle-même avait choisi la Cour Unseelie pas forcément pour Lizabeth mais pour la liberté qu’elle savait qu’elle posséderait un jour, quand il était clair que le seul mot « liberté » était assez étranger aux Seelies. Credne ne s’était fait aucune illusion à l’époque : la Cour de la Lumière n’accepterait pas l’enfant sauvage élevée dans la fange qu’elle était. Elle avait attiré l’attention de Lizabeth quelque temps, mais ensuite, la reine, avec sa vélocité habituelle, avait changé de jouet et Credne s’était retrouvée libérée de toutes ses chaînes aussi facilement que ça. Nul doute que du côté Seelie, elle n’aurait pas eu une vie beaucoup plus agréable que celle qu’elle vivait parmi les Gobelins. Cependant, Lizabeth était sa reine, c’était ainsi et Credne lui était dévouée, par devoir plus que par affinité, alors qu’elle se fichait complètement d’Orel. Mais il ne faisait pas bon de dire du mal de l’un comme de l’autre, en vérité, et peu de Feys se seraient amusés à parler d’eux comme Scáthach et elle le faisaient. Dans le cas de son amie, il était vrai que son allégeance allait à David et non pas aux deux autres, et que c’était à lui qu’elle rendrait des comptes si d’aventure il avait vent de ses paroles, si seulement ça l’intéressait.

Une situation qui semblait enviable, si ce n’est que, aussi peu Seelie et Unseelie qu’elle soit, Scáthach était quand même inféodée à quelqu’un. David devait cependant être un maître bien moins pénible que les deux autres. Mais qui savait ce qu’elle risquait à se gausser ainsi dOrel et de Lizabeth ? Dans la Faërie, l’air lui-même pouvait porter les moindres chuchotis jusqu’aux oreilles des deux monarques, qui vous accueillaient alors avec quelque torture de leur cru. C’est qu’ils supportaient mal la critique, l’un comme l’autre, et Credne avait vu Lizabeth écorcher de pauvres créatures pour moitié moins que ce qu’elle avait dit à propos d’Orel, sans parler des critiques de Scáthach à leur propos. Cette discussion amusait follement la forgeronne, cela dit, qui n’avait pas souvent l’occasion de discuter avec quiconque, et encore moins pour critiquer les Cours. Ce n’était pas sa place, d’ailleurs, et elle aurait dû garder une certaine réserve par rapport à cela, mais la réserve n’était justement pas son point fort et elle profitait amplement de la réputation de Sidhe mal élevée qu’elle se traînait depuis toujours. Elle hochait donc la tête comme pour scander les propos de Scáthach, bien d’accord avec elle. Et pourtant, elle-même n’était pas très embêtée par Lizabeth, Orel et encore moins David. Elle avait lutté pour obtenir sa liberté et maintenant, elle entendait en profiter. Mais peut-être que tout cela n’était qu’une illusion puisqu’aujourd’hui, elle était là, sur ce champ de bataille, après avoir répondu à l’appel de ses seigneurs. Quant aux prophéties de son amie, Credne doutait qu’elles soient très utiles en la matière puisque dans le fond, il suffisait d’attendre pour voir le futur arriver de ses propres yeux.

Elles étaient arrivées au bord de la falaise, d’où descendait à flanc de rocher un chemin escarpé, sous forme de marches taillées dans la pierre. Hautes pour des Humains, mais pas pour elle, frappées par le vent et les embruns, humides et polies par les millions de pas qui les avaient foulées avant les leurs, elles semblaient être là depuis la création du monde, depuis un temps où les dieux anciens seuls marchaient sur la terre, avant même les hommes, avant même les Feys. Credne posa une main sur la roche côté falaise et avisa le vide de l’autre côté, avec l’océan tout en bas qui s’écrasait avec fureur au pied de l’à-pic. La nature dans ce qu’elle avait de plus puissant et de plus spectaculaire, mais maîtrisée également, par le pied sûr des deux femmes et leur témérité. Credne se retournait de temps en temps pour suivre la conversation. Il faut dire que Scáthach évoquait Skye et que l’île, désormais, aurait toujours une place à part dans le cœur de la forgeronne. Elle s’y était rendue un jour en un temps troublé de sa vie, alors qu’elle se cherchait encore, ne trouvant pas sa place à la Cour, n’ayant plus de place dans les grottes gobelinnes. Elle errait alors les armes à la main et avait entendu parler d’une guerrière imbattable qui vivait sur l’île de Skye. En y posant le pied, Credne avait prévu de tuer Scáthach, ni plus ni moins. En y pensant aujourd’hui, comment ne pas sourire, comme ne pas ressentir de la chaleur et de la nostalgie pour ces lieux qu’elle avait fini par quitter ? Les mots de son amie, qui en parlait avec tant d’affection, la transportaient littéralement là-bas à nouveau.

— Tu fais toi-même une reine digne de ce nom, en vérité. Quel cadeau ce serait de la part de David de te rendre ta liberté et de te faire maîtresse de ton île…

Mais peut-être que son rôle d’Ombre lui manquerait, qui sait ? Néanmoins, Credne visualisait très bien Scáthach trôner dans son arène ou dans sa demeure, sur son île, refuge pour les guerrier ou piège mortel pour les égarés. Mais son amie ne semblait pas malheureuse de son sort, et à l’écouter, on pouvait comprendre pourquoi. De toute façon, elles ne pouvaient pas avoir le même ressenti face à leurs allégeances respectives. Il était très difficile, presque insupportable pour Credne de songer qu’elle avait bel et bien une reine, qu’elle le veuille ou non. Elle frémissait de colère rentrée à l’idée qu’elle avait échangé un maître pour un autre et seule les libertés qu’elle prenait et le désintérêt total de Lizabeth à son égard lui offraient cette illusion salvatrice qu’elle était le seul capitaine de son navire. Il lui arrivait parfois de subir des crises de conscience et alors le voile de l’illusion se déchirait et elle se souvenait clairement de sa situation, puis ces moments passaient et elle recommençait à se convaincre qu’elle était son seul maître. Visiblement, David n’était pas cruel avec Scáthach et celle-ci ne semblait pas malheureuse, et c’était tout ce qui comptait.

— Tant que tu remplis ta mission, oui… Cette condition pèse le poids du monde. N’es-tu donc pas lassée de ses volontés ? Penses-tu qu’un jour, il te rendra ta liberté ? Je ne le connais que de réputation, en vérité je ne pourrais décrire aucun de nos rois, reines et consorts… Mais enfin, si tu me dis que tu n’es pas malheureuse, je te crois. Je pense simplement qu’on ne peut être totalement soi-même tant qu’on n’est pas libre.

Mais qui l’était vraiment, dans cette vie comme dans les autres ? Et qui donc pourrait la croire morte, au fait, elle qui avait la réputation d’être la Mort elle-même ? Quoique Credne savait bien qui était vraiment la Mort, et il ne ressemblait pas du tout à Scáthach. Leurs pas les amenaient doucement vers le pied de la falaise, vers une plage de sable gris qui se dévoilait peu à peu, et la forgeronne releva le visage à l’invitation de son amie.

— Je viendrai avec plaisir. Dès que cette guerre s’achève, si tu veux bien, même ! Je me languis de tes chevaux et de ta compagnie.

Les clients se bousculeraient devant sa forge, car si la guerre était bonne pour les affaires, les semaines qui la suivaient étaient meilleures encore, comme tous les survivants se précipitaient pour faire réparer armes et armures. Mais tant pis, Credne était toute prête à faire ce sacrifice.

 


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Sam 6 Fév - 23:04
Brace yourself for all will pay
We'll return from darkness, we'll end you in suffering. Sent by forces beyond salvation, there can be not one sensation. World on fire with a smoking sun, stops everything and everyone. Brace yourself for all will pay. When the sky comes crashing in, we'll go the distance, lead the way to your darkest sin.

Il y avait de ces défauts qui vous donnaient un petit attrait supplémentaire, qui contribuaient à faire votre charme ou permettaient de vous différencier des autres, de vous permettre d'être reconnu parmi tous les autres. Et puis, il y avait aussi de ces défauts qui vous handicapaient, qui vous compliquaient la vie, et vous rongeaient de l'intérieur, peu à peu, comme de l'acide d'une corrosion sans équivalence. Lorsque l'on est Fey, et sans doute particulièrement lorsque l'on est Sidhe, il faut s'asseoir sur certaines choses. Accepter de sacrifier. Mais dans le fond, peut-on réellement sacrifier ce que l'on ne possède pas, ce dont on n'a jamais vraiment eu le goût en bouche ? Avoir eu une existence différente, un parcours divergeant, cela vous apporte une certaine expérience des choses hors de ce monde habituel. Mais cela vous amène également à vous familiariser avec certaines choses qui vous échapperaient bien plus aisément en temps normal. Credne tout comme Scáthach avaient connus ce que c'était que de ne pas appartenir aux leurs dès leurs premières années, bien que leur existence respective et les raisons qui font que tel parcours fut le leur sont différentes et diverges. Scáthach ne s'aventurerait jamais à tirer le moindre parallèle trop exacerbé, pas plus qu'elle ne tenterait de faire des regroupements et d'établir des comparaisons. Les choses avaient été ce qu'elles avaient été, et, dans un sens, oui, cela avait été elle, la plus chanceuse des deux. D'une façon ou d'une autre, elles avaient cependant eu en moment la sensation d'une existence différente de celle de leurs pairs. Credne était déjà de retour parmi les Feys bien avant que la Guerrière ne vienne au monde. Jamais elle n'avait donc connu la jeune Credne de retour parmi les leurs. Ce qu'elle avait connu, cependant, cela avait été la chance de devenir son amie, de figurer parmi ses proches, et de pouvoir se voir accorder sa confiance, en retour de la sienne, qu'elle lui procurait, elle. En tout cas, le goût de la liberté leur était un met appréciable, à toutes deux, sans doute plus qu'aux autres, d'ailleurs, ce qui pouvait causer quelques petits soucis. Les autres, ceux qui ne connaissaient que le fonctionnement de la Haute-Cour et des Cours, cela, et rien que cela, ne pouvaient sans doute pas se figurer ce que c'était que de vivre sans, hors de ce fonctionnement, avant d'y entrer et d'en faire part, comme elles l'avaient toutes les deux fait, à leur tour, et suite aux circonstances les ayant fait grandir dans la différence. Alors, Scáthach comprenait que Credne puisse se préoccuper de telles choses.
    « Skye est ... Skye est aujourd'hui bien trop infestée de mortels. Les choses ont changé, depuis. J'ai goûté à ce que c'est que de vivre entourée d'autres Feys, de Sidhes. Sur Skye, je suis la seule d'entre nous. Je finirais sans doute par débarrasser l'île de toute présence non animale et non végétale avant que quiconque n'est eu le temps d'intervenir, ou presque ! Crois-moi, les choses sont bien comme elles sont. »
Les premiers temps, Scáthach s'était terriblement sentie sans repaires. Sans doute parce qu'elle n'avait pas séjourné durant une longue période à la Haute-Cour, alors que les deux Cours n'avaient pas encore été créé. Dans ce laps de temps initial, relativement court compte tenu de l'âge qu'elle avait, maintenant, la Sidhe avait passé son temps à observer, à découvrir, mue par la curiosité, l'envie de savoir et de comprendre. Sans doute s'était-elle montrée effrontée et ambitieuse pour certains Sidhes. Elle se souvenait encore de l'air passablement contrarié de sa propre génitrice. Elle se souvenait aussi des murmures, quand, pour la première fois, Dagda, alors Haut-Roi, lui avait adressé la parole, alors qu'elle n'était qu'une petite jeunette débarquée dont ne savait où et dont on savait si peu de choses que cela en était suspect. Finalement, Scáthach avait assez rapidement regagné Skye, se lançant dans sa carrière de formatrice aux armes. Mais plus jamais elle n'avait pu vivre comme avant, dans l'ignorance de ce que c'était que d'être entourée par les siens au sens large. Plus jamais elle n'avait pu faire comme si de rien n'était, et elle avait alors commencé à faire des allers-retours, non sans beaucoup voyager par ailleurs, aussi. Et maintenant ... La balance s'était considérablement inversée, et les moments où elle séjournait sur Skye devenaient de plus en plus éphémères. Cela lui manquait, bien évidemment, mais, à mesure des décennies, soit avait-elle appris à vivre avec ce manque, soit ce dernier s'était progressivement apaisé. Cela la chagrinait quelque peu, mais, dans le même temps ... Dans le même temps, elle appréciait le changement et l'évolution, voyant cela comme une façon de ne pas se nimber de toiles d'araignée et de vieux protocoles et de vieilles habitudes ayant la vie dure. Devenir aigrie avant l'âge, faire aisément le double de son âge physique, merci mais non merci ! Face à l'interrogation de son amie, Scáthach lui offrait un sourire attendri.
    « Je suis heureuse de ma situation, Credne. Et, tout ceci ... Je n'y avais bien évidemment jamais songé avant que cela ne devienne mon quotidien. Qui aurait cru que la bâtarde de Skye en viendrait un jour à ... » Secouant doucement la tête, elle ne put s'empêcher de laisser fuser un petit rire. « Je possède une certaine part de liberté, tu sais. David ne m'ordonne pas mes moindres faits et gestes. Il attend de moi que j'exécute ses ordres, et, en contrepartie, lorsqu'il ne me demande rien, il n'attend pas de moi que je reste statique et dans l'expectative. Ce sont mes moments de liberté à moi, en quelque sorte ! » Et face à l'acceptation de Credne de venir lui rendre visite, la Guerrière ne put s'empêcher de laisser son regard pétillé, au milieu de ce visage sur lequel le sang séchait progressivement, dans un masque très étrange et sans doute effrayant, si et seulement si Credne ne s'effarouchait pas pour si peu et n'avait pas l'habitude de telles choses. « C'est entendu, alors ! En attendant, nous devons encore nous refaire une beauté, avant qu'il ne prenne l'idée saugrenue à quiconque nous verra d'affirmer voir deux dépouilles revenir à la vie pour hanter et se venger ! »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭ Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

Blodwyn E. Tyronoe

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Lun 8 Fév - 22:56
I will never be forgotten with you by my side
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Cette idée, cette image de l’île de Skye infestée de mortels… Et le terme n’était pas trop fort, « infestée »… Fut un temps où Credne avait toute la tendresse du monde pour les Humains, mais ces derniers avaient pris quelques virages dans leur Histoire qui lui plaisaient moyennement. Il était aisé, du point de vue des Feys, immortels et expérimentés, de voir que les Hommes s’engageaient sur des pentes glissantes. Eux, évidemment, de l’intérieur, et de leur point de vue de mortels à la vie aussi éphémère que la flamme d’une bougie, ne pouvaient s’en rendre compte. À l’heure actuelle, Blodwyn était dans l’expectative, ne sachant que penser de ces Humains qui, par leur simple nombre et par la façon dont ils proliféraient sur absolument chaque parcelle du globe, commençaient à se faire quelque peu envahissants. Alors oui, imaginer qu’ils étaient sur Skye, en nombre, avec leurs champs, leurs bêtes, leurs enfants, leurs routes, leurs fermes, bosselant le paysage où que le regard se porte, ne laissant pas un centimètre carré de l’île vide de leur présence, était quelque peu dérangeante. Credne avait et aurait toujours une affection particulière pour cette île et pour ses premiers habitants, du moins les premiers avec lesquels elle avait été en contacte en débarquant sur Skye. Ils étaient alors à l’image de son amie, des guerriers à la stature impressionnante pour des Humains, à la nature sauvage et indépendante, à la hauteur de la Fey qui vivaient parmi eux. Credne s’était même prise d’amour pour leurs armes et avait forgé par la suite plus que sa part de claymores, dont elle avait fait d’ailleurs une de ses lames de prédilection. Eh bien tout cela, justement, avait probablement changé, à en croire Skye. De ce point de vue, il était donc normal qu’elle parle en ces termes de son île. Credne ne put s’empêcher de sourire en l’imaginant faire le ménage sur Skye. La nature, après tout, avait besoin de peu de choses pour reprendre ses droits, et la condition sine qua non était bel et bien l’absence de toute présence humaine, car seuls les Humains étaient capables de marquer ainsi à long terme un paysage et un milieu naturel rien qu’en étant présent.

« Eh bien, je dois dire que tes propos me touchent, en vérité. Cela me rend heureuse de savoir qu’en quelques sortes, tu as trouvé une famille parmi nous. »

Un « nous » générique, évidemment. « Nous », les Feys, les Sidhes, les guerriers, peu importait. Credne elle-même aurait pu tenir des propos un peu similaires. Elle avait appris sur le tard ce que cela voulait dire d’être Sidhe, de vivre dans une Cour, d’être responsable de ses actions. Autant dire que ses débuts dans le Sithin furent chaotiques, et de cette époque, elle gardait une certaine distance vis-à-vis de ses pairs, mais cependant, elle ne pouvait nier avoir vécu des moments d’une importance intense et capitale auprès des siens. Les conflits en première ligne, les jours à la forge, les ronds-de-jambes à la Cour, les amitiés, même, elle avait trouvé et vécu tout cela au cœur de la Faërie, avec des Feys. Il s’agissait là de récompenses qui valaient probablement, en toute honnêteté, les souffrances, les faux départs, les devoirs auxquels nul Sidhe ne pouvait échapper. Et sur ce point précis, Credne reconnaissait volontiers qu’elle avait de la chance, comparée à Skye. Mais celle-ci, cependant, balaya ses appréhensions d’un sourire et de quelques paroles rassurantes. La forgeronne ne pouvait imaginer son amie s’abaisser à faire des choses allant fondamentalement à l’encontre de sa nature et de sa personnalité, de même qu’elle ne ferait pas la révérence à un roi qu’elle n’appréciait pas ou à défaut, qu’elle ne respectait pas. Elle ne s’inquiétait donc pas trop non plus, mais il y avait toujours en elle cette petite voix paniquée qui lui répétait en boucle que rien n’avait plus de valeur que la liberté.

« Il est, j’imagine, quelqu’un de respectable… » murmura-t-elle, pensive.

Credne ne connaissait pas David, l’avait vu de loin, tout simplement. Ses entrées à la Cour ne lui permettaient pas plus que cela et elle ne s’en plaignait pas, loin de là. Sa réputation était plutôt bonne, cela dit, et Skye semblait lui confirmer cela. Elle soupira doucement alors qu’elles arrivaient sur la plage. Ses bottes s’enfoncèrent dans le sable épais et de plus en plus humide à mesure qu’elles approchaient de la mer. Les falaises les surplombaient, immenses, protectrices. Une dépouille revenue à la vie pour se venger, eh bien… Credne avait si peu envie de quitter ce monde qu’elle en aurait peut-être été capable. Elle entreprit de se défaire de son armure : boucles en métal, lanières de cuir, plaques amovibles protégeant les endroits sensibles tels que les aisselles, l’aine, la nuque… Une fois ainsi libérées de leurs entraves, les plaques d’armure tombèrent dans le sable : plastron, dos, bras, cuisses. Pour finir, elle ôta ses bracelets de force, ses chausses de cuir serrées et ses bottes, et se retrouva ainsi en tunique, sa peau meurtrie enfin à l’air livre. La caresse du vent sur ses jambes nues fut un délice, et elle remonta les manches de sa tunique pour exposer ses avant bras. Elle s’avança jusqu’à ce que l’eau glaciale caresse ses mollets, plongea les mains dans les vagues et s’aspergea le visage avec.

« Merci Danu pour avoir encore une fois veillé sur moi pendant la bataille. Merci pour les grâces que nous rend la nature. »

Le sel sur ses plaies la brûlait doucement, mais c’était une brûlure saine, elle se débarrassait ainsi de la poussière, du sang, de la mort. Puis elle se tourna vers Skye, lui adressant un sourire en coin.

« Crois-tu que les nymphes et autres habitants des mers nous en voudront d’envahir ainsi leur royaume ? »

Qui savait, au fond, quelle règle d’étiquette elle brisait en se mettant ainsi presqu’à nue pour baigner son corps courbaturé dans la mer ? Pas elle en tout cas, c’était une chose totalement naturelle et elle ne se serait jamais posée la question de savoir si elle pouvait ou ne pouvait pas le faire si Skye n’avait pas été là avec elle. Mais elle s’en serait voulu de l’avoir poussée à briser une quelconque règle… Et il était certes vrai que les eaux de ce monde étaient peuplées d’une multitude d’êtres vivants.

« Ensuite, j’imagine qu’il nous faudra retourner à nos devoirs et à nos allégeances… »

Car il le fallait bien, oui. Disparaître, se dissoudre dans la mer n’était pas une option.

 


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Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Jeu 18 Fév - 22:37
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Peut-être que, dans sa mésaventure, Scáthach avait-elle été chanceuse. Elle n'avait pas bénéficié des appuis parentaux dont avait pu profité la majorité des Feys, en accord avec cette importance fondamentale et quasi sacrale des liens du sang et de la chair. Elle n'avait bénéficié, pour ainsi dire, d'aucun appui, bien que, dans ces premières années qui avaient été les siennes, elle avait tout de même eu l'avantage d'avoir un chez-elle rien qu'à elle, un lopin de terre plus que conséquent où s'épanouir, grandir, se former à la vie, aussi. Mais évidemment, il avait s'agit d'une expérience la privant de certaines autres expériences, dans les faits comme dans la forme. Elle avait sans doute appris pas à pas. Elle s'était imposée d'elle-même, par elle-même, sans avoir besoin d'un réel soutien et d'un réel appui de la part de quiconque. Se mettre le pied à l'étrier ne lui avait jamais paru très compliqué, sans doute parce qu'à l'époque, jeune Sidhe qu'elle était, avec le passé qu'elle avait, elle n'avait jamais saisi la portée ni la puissance des choses. Elle était restée elle-même, sans craindre quoi que ce soit, sans doute partiellement inconsciente de la réalité des choses et de la véracité des puissances dans la balance. Elle avait certes été fascinée par Dagda, à l'époque, symbole de puissance absolu qu'il était alors. Mais elle n'avait pas tremblé par crainte de son courroux, ou de sa puissance sombrant sur elle. C'était sans doute pour cette raison qu'un jour venu, elle ne s'était pas privée pour lui donner son avis, alors qu'il n'avait rien demandé et qu'elle n'était, à l'époque, qu'une toute jeune Sidhe inconnue de tous ou presque, débarquant de son île et pas encore du tout rompue aux protocoles et autres règles de la cour. Sa famille, à elle, au final, c'était celle qu'elle s'était constituée, par elle-même. Elle n'avait donc pas trop de boulet aux chevilles. Elle n'avait pas de cousins encombrant, pas d'ascendants plombant. Ses géniteurs ne l'avaient jamais publiquement reconnue comme étant leur fille, alors, d'une certaine façon, elle avait toujours pu être tenue éloignée de toute éclaboussure qui aurait émanée d'eux. Sa famille, elle se l'était choisie, et constituée, selon ses propres choix, selon ses propres critères d'évaluations et de jugements. De la même façon, elle avait pu choisir quel monarque elle suivrait, derrière qui elle se rangerait. Mais, dans le fond, pour le coup, le choix avait été simple. Lors de la création des deux cours, elle en était encore à vivre régulièrement sur Skye, alors, les tumultes et les fracas, elle n'en avait pas été concernée. Elle était revenue, avait suivi le mouvement influé par David, et puis c'était tout.
    « Je ne m'entoure généralement que de Feys dont les profils me conviennent. Autant ne pas m'embarrasser de fréquentations encombrantes et désagréables. Je ne suis jamais conciliante et très tolérante avec ce genre d'êtres ... Alors, oui, David est quelqu'un de respectable, à mes yeux. Mais tu peux être assurée du fait que, le jour où cela ne sera plus le cas, je n'hésiterais pas à claquer la porte et à aller voir ailleurs ! »
Lorsqu'on part à la guerre, normalement, on n'y va pas les mains dans les poches. On se pare d'un minimum de protections, parce que c'est la chose à faire. Face à la Mort, il faut être capable de reconnaître que l'on est faible et faillible, que l'on est loin d'être invincible, et que l'on est à la merci de ses caprices et de ses desiderata. Et pour cela, on accepte de dresser entre soi et le reste du monde les moyens nécessaires à notre protection. Et cela passe par des armures, des plaques, des plastrons, des bracelets, des manchons, ou encore des jambières. Cependant, Scáthach, tout comme Credne, sans nul doute, était loin de vouloir ressembler à un amas de métal et de ferraille, de pièces qui s'emboîtaient et coulissaient les unes dans et avec les autres, sans espèce d'importance pour l'apparence et le rendu. Il était inutile de trop se parer, ou on sacrifie à l'autel de la non-praticité et de la dangerosité. Après tout, si un morceau défaille, on se retrouve, quoi, incapable de se défendre soi-même sans être caché derrière un apparat forgé ? Et puis, niveau mobilité et confort, on en est où ? Non, clairement, la Guerrière savait faire dans la mesure, et, à bien des égards, sans doute était-elle tout de même de ceux et celles qui en font moins que plus. Ses courbes étaient toujours perceptibles, mises en avant et mises en valeur, qu'elle soit en guerre ou pas, au combat ou pas. S'en défaire, c'était donc un peu se défaire d'une seconde peau, pas envahissante et désagréable, certes, mais tout autant appréciable avec que sans. Suivre le même processus que Credne avait donc tout d'une démarche naturelle, pour elle. Et elle n'avait que peu de considération et de préoccupation pour tout ce qui était intimité ou pudeur. Un corps restait en corps, et puis, ce n'était pas comme si elle risquait quoi que ce soit en présence de son amie. Bien que, elle, elle fasse quelque peu l'impasse sur la tunique, préférant un haut bien plus seyant et bien moins couvrant, dirons-nous. S'humidifiant la nuque, elle n'hésita pas non plus à rendre grâce à Danu.
    « Merci Danu, pour avoir guidé mon bras et éclairé mes pas. Merci pour les grâces que nous rend la nature. » Passant un doigt sur ses lèvres, elle ferma les yeux et sourit de plaisir face au goût salé des embruns marins sur la pulpe de ses lèvres, à la rencontre de sa langue quelque peu aventureuse qui en retraçait délicatement le contour. Son visage avait été loin d'être épargné, lèvres comprises. Et face aux multiples petites coupures, la Guerrière ressentait des tiraillements lancinants réveillés par le sel corrosif de l'eau marine. Une douleur appréciable et agréable, la rappelant à la réalité des choses : elle était vivante, pouvait souffrir et être mise à terre. Mais ce ne serait pas encore pour aujourd'hui qu'elle passerait de vie à trépas. Et en guise de réponse à la question mutine de Credne, Scáthach n'hésita pas à s'enfoncer plus loin dans les flots, jusqu'à pouvoir se laisser porter et pouvoir plonger la tête sous la surface, avant de se redresser de toute sa hauteur. Ses longs cheveux se moulaient sur son corps, tout comme le restant de sa tenue. Quelle indécence ! « Cela serait bien peu partageur de leur part ! Et puis, nous leur offrons le sang de nos ennemis ainsi que le nôtre, en guise d'offrande, il y a pire ... Et nous leur offrons un spectacle plus qu'appréciable, n'est-ce pas ? » La taquinerie et la provocation étaient de mise, mais la Guerrière pouvait sans nul doute se le permettre. Après tout, c'était dans ses habitudes, et elle n'enflammait en rien une quelconque pulsion sexuelle chez sa comparse, n'est-ce pas ? Elle ne soufflait sur aucune braise, ne jouait avec personne. Et la réalité des faits était là. Pour certains Feys, le sang était une vraie offrande, alors ... « Tu as raison ... De telles incartades hors du temps sont toujours trop éphémères ... Il nous faudra affronter les regards répréhensifs, aussi, ainsi que les rumeurs et les reproches de ceux qui pensent encore qu'ils valent mieux que nous autres, alors qu'ils sont de ceux qui laissent ces mêmes autres agir et combattre, en se terrant derrière leurs grands principes et leur éthique critiquable ...»


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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Blodwyn E. Tyronoe

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mar 23 Fév - 22:36
I will never be forgotten with you by my side
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Oh, le bonheur d’entendre Scáthach parler ainsi ! Credne fréquentait bien peu de monde, ou plutôt, elle voyait passer beaucoup de monde dans sa forge. Mais il s’agissait de clients, de gens qui entraient et sortaient de sa vie et auxquels elle n’accordait aucune importance. Elle captait d’eux bien peu de choses, la surface, les quelques mots qu’ils lui adressaient, se faisaient une idée de leur personne sur l’attitude qu’ils adoptaient à son égard. Hautains, craintifs, curieux, passionnés, détachés, dédaigneux, admiratifs. Toutes ces émotions glissaient sur elle sans prendre prise. Seules quelques rares personnes comptaient sur elle, sa famille telle que Scáthach la définissait quelques minutes auparavant. D’ailleurs, la guerrière elle-même faisait partie de cette famille que Credne s’était attachée pièce par pièce. Et à côté de ça, il y avait son allégeance, quelque chose de très différent. Bien sûr, elle n’avait pas été forcée de quoi que ce soit, du moins pas directement. Et sa seule présence sur ce champ de bataille aujourd’hui prouvait qu’elle prenait ses serments au sérieux. Cependant, elle gardait un certain recul sur tout cela et il n’y avait rien qui la dégoûtait plus que l’allégeance aveugle, pour le simple plaisir de s’imposer un maître et d’obtenir ses faveurs. Elle avait déjà eu un maître, qui avait eu droit de vie et de mort sur elle, et elle s’était promis qu’elle mourrait avant que cela ne recommence. Et finalement, elle avait de nouveau dû courber l’échine, et cela avait été difficile pour elle, de l’accepter, de se regarder dans le miroir, de briser son serment et de continuer à vivre. Avec le recul, maintenant qu’elle avait gagné en maturité, elle savait faire la différence entre son maître gobelin et son roi. Malgré tout, il y aurait toujours en elle une voix discordante, une voix révoltée, qui l’empêcherait d’obéir à l’aveugle. Et savoir que Scáthach se laissait elle aussi cette petite liberté de mouvement ne pouvait que la rassurer et lui plaire.

« Eh bien j’imagine que je dois me sentir flattée, alors ! Je fais partie de ton cercle d’amis, après tout ! »

Oui, un honneur. Après tout, entre elles, tout aurait pu être tellement différent. Credne s’en souvenait en cet instant même, alors qu’elle se laissait porter par l’eau calme et froide. Elle s’était rendue sur l’île spécifiquement pour affronter Scáthach et ne comptait pas repartir sans l’avoir vaincue, parce qu’à l’époque, elle ne vivait que pour cela, le métal heurtant le métal, deux guerriers qui s’opposaient. « Sur l’île de Skye, lui avait-on dit un jour, se trouve l’une des plus grandes guerrières que les Feys comptent parmi eux. » Alors bien sûr que la forgeronne s’y était rendue. Et bien sûr qu’elle était persuadée de vaincre. Skye n’avait été non pas une ennemie mais une adversaire. Il n’y avait pas d’ordre de guerre derrière ce combat qu’elle avait initié, ce n’était pas par devoir qu’elle était venue mais par pur désir personnel, parce qu’elle  se cherchait encore à l’époque, et elle avait indéniablement trouvé, ou redécouvert, une partie d’elle-même en affrontant celle qui était aujourd’hui son amie. La Déesse les avait façonnées dans le même moule, ou presque, et leur avait fait la fleur de les doter d’une puissance équivalente. L’une aurait-elle vaincu l’autre que peut-être aujourd’hui ne serait-elle l’une pour l’autre qu’un vague souvenir.

Elle sourit aux paroles de Scáthach, parce qu’après tout, c’était bel et bien le sang de leurs ennemis qu’elles offraient aux créatures des océans. Elle enfonça le bas de son visage dans l’eau cependant, sentant ses joues brûler légèrement. Elle ne savait pas vraiment si le spectacle était appréciable, c’était bien là des questions qu’elle se posait rarement, même si elle était bien d’accord que Scáthach était impressionnante à regarder. Credne reconnaissait sans fausse modestie sa réputation de forgeronne et de guerrière, mais quant à sa féminité, c’était tout à fait autre chose. Heureusement, son amie parlait déjà d’un tout autre sujet.

« Oui, je vois tout à fait de qui tu parles, on les croise tous les jours, ces gens, ces regards, si bouffis de leur propre importance… Mais c’est bien pour cela que je ne t’envie pas, Scáthach. Au moins, moi, j’échappe à ces jeux de Cour, des ronds-de-jambes diplomatiques, ces histoires d’apparence et d’étiquette. Je sais bien comment ils peuvent me regarder mais à la fin de la journée je sais que je ne mettrai pas un pied à la Cour et que je retrouverai ma forge chérie. »

Combien de fois Scáthach traversait-elle les couloirs de la Cour pour aller trouver David ? Que chuchotaient les gens sur son passage, quelles rumeurs faisaient-ils courir sur son compte quand elle refaisait le trajet en sens inverse ? Credne était fatiguée rien que d’y penser. Sa forge, ou le champ de bataille, son arme à la main, voilà bien les deux lieux où elle se sentait elle-même et, paradoxalement, en sécurité.

« C’est un genre de sacrifice que tu fais en servant David, un sacrifice de ta personne, si seulement les regards et les murmures te dérangent. Mais j’espère que ce n’est pas le cas, je l’espère pour ta santé mentale, en tout cas ! »

Et aussi un peu pour la santé de ces parasites qui hantaient les pas de David et de son cercle de proches et de conseillers à la recherche d’une tape sur l’épaule ou d’une récompense, car Credne pouvait tout à fait imaginer Scáthach finir par craquer et leur faire comprendre leur douleur ! Enfin, serait-elle vraiment désolée pour eux si ça arrivait un jour ? Allons, pas le moins du monde, en vérité !

 


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Lun 7 Mar - 1:08
Brace yourself for all will pay
We'll return from darkness, we'll end you in suffering. Sent by forces beyond salvation, there can be not one sensation. World on fire with a smoking sun, stops everything and everyone. Brace yourself for all will pay. When the sky comes crashing in, we'll go the distance, lead the way to your darkest sin.

Elle en avait vu défiler du monde, Scáthach, sur son Ile de Skye. Et même si elle savait qu'en grande partie, un tel défilé était dû à ses qualités de formatrice aux armes, de guerrière et de Sidhe ayant réussi à se faire un nom et une réputation sans avoir reçu pour cela l'appui décisif ou le coup de pouce de quiconque, elle savait aussi reconnaître le fait que son île avait de sacrés atouts, indéniables. Peut-être que pour certains, Skye avait représenté un espace suffisamment éloigné des Cours pour qu'on s'y sente à l'aise, pour que quelque chose en vous se détende, pour que vous puissiez vous sentir en mesure d'agir comme vous l'entendiez, en étant simplement vous-même. Scáthach n'appréciait que très peu les mensonges, les illusions d'apparat et les jeux d'acteurs, alors cela cadrait assez bien avec son lieu de vie attitré. De la même façon, peut-être avait-on senti sur Skye cet afflux de liberté, ce quelque chose d'indicible, cette aura qu'on ne saurait trop s'expliquer et au milieu de laquelle la Guerrière avait grandi et évolué durant les premières décennies de sa vie. Peut-être avait-elle imprégné le lieu de sa prestance, du charisme qu'elle dégageait, mais la réciproque était plus que vraie. Des paysages à couper le souffle, de grands espaces vous offrant un panorama des plus enviables, des falaises qui tombaient à pic non sans vous rappeler le côté vertigineux et périlleux que pouvait adopter votre existence. Des centaines de criques, de cavités et de grottes au sein desquelles vous pouviez feindre de vous dissimuler aux yeux du monde, et où vous pouviez tout de même fuir bien des regards. Scáthach n'avait qu'à fermer les yeux pour se retrouver de nouveau projeter chez elle, du moins, sur l'Ile de Skye telle qu'elle était avant l'arrivée un peu trop massive d'humains et de mortels. Ceux-ci avaient beau être très très majoritairement des Ecossais, il n'en demeurait pas moins que la Guerrière les sentait l'avoir déposséder progressivement de la première chose qu'elle avait pu revendiquer comme être sienne et seulement sienne. Un privilège, dans un monde Féérique au sein duquel, avec le système des Cours, ce genre de choses n'est pas forcément si courant que cela. Certains avaient eu une famille, dès le début, des êtres sur lesquels compter sans vaciller, nés du même sang et de la même chair que vous, et bien, elle, elle avait eu Skye ... De Skye, en quasi ligne droite, vous pouviez à la fois atteindre la Scandinavie, l'Irlande, le Groenland, et puis, aussi, ces terres par delà les mers, l'Amérique du Nord, comme on dit. Sans parler bien sûr de l’Écosse elle-même, de ses terres intérieures, et de toutes ses autres Iles des Hébrides ... Mais, oh que oui, elle en avait vu venir du monde, à elle, Scáthach, refusant d'en former un certain nombre, selon ses propres critères de sélection, et si elle avait fini par oublier bien des noms, celui de Credne n'avait jamais plus quitté son esprit après qu'elles se soient combattues sans issue favorable de part ou d'autre ... Sans doute parce que l'ancienne déesse était de ces êtres qui vous marquent, psychiquement et physiquement, aussi, en quelque sorte, de ces êtres qui vous accrochent et vous attrapent pour ne plus jamais vous lâcher.
    « Nous ne sommes pas du même sang, contrairement à ce que ces incultes de mortels semblent penser. Mais ce lien qui est censé s'instaurer entre une même engeance, ce lien sacré du sang, saches qu'il existe, entre toi et moi, malgré tout. Tu fais partie de la famille que je me suis constituée, n'en doutes jamais. » Elle ne souhaitait pas rendre tout ceci très mélo-dramatique, mais ce fut avec sincérité qu'elle lui posa une main sur la courbe d'une joue, et qu'elle sourit, non sans plonger son regard dans le sien.
Nager lui manquait. Contrairement à ce que l'on pouvait croire, elle savait tout autant se mouvoir et évoluer au sein de son environnement sur terre ou sous l'eau. Et nager, elle avait pu le faire dès toute petite, Skye ne manquant pas d'être bordée par les flots, sans parler des lochs et des Fairy Pools. Peut-être qu'elle devrait s'y remettre, un peu, à la natation, si elle avait plus de temps pour ça. Car contrairement à ce que certains pourraient croire, Scáthach était loin de se tourner les pouces ! Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas présente si souvent que ça à la Haute-Cour qu'elle passait son temps à prendre des bains de soleil et à faire des excursions par monts et par vaux. D'ailleurs, cela la ramenait à ces mêmes êtres qui campaient, pédants, sur leurs positions, bien érigés hauts aux vues de leur passé plus ou moins glorieux, et qui jugeaient tout et tout le monde selon leur propre critère, déconnectés qu'ils étaient des réalités et des choses de ce monde qui, surprise, continuait d'avancer et d'évoluer hors de la Haute-Cour ! Il était vrai que c'était sans doute à ce sujet que le bas blessait le plus, aux yeux de la Guerrière. Appartenir à la Haute-Cour avait ses avantages comme ses inconvénients, et malgré le traitement relativement privilégié que lui offrait David, de par le simple fait qu'il n'y avait pas d'autre Fey qu'elle à qui il avait confié la mission qui lui incombait, à elle, et bien en dépit de cela, Scáthach devait faire acte de présence parmi les "siens". Cela ne l'enchantait jamais toujours à fond, et elle soupçonnait le Haut-Roi de prendre du plaisir à la voir quelque peu renâcler. Sans doute parce qu'il savait qu'une fois libérée de ses obligations de présence en ces lieux, elle repartirait de plus belle pour exécuter toute mission qu'il lui confierait, s'assurant ainsi d'une efficacité et d'une loyauté en sa personne toujours renouvelées. A moins qu'il soit réellement sadique ...
    « Si nombre d'entre eux t'entendaient, ils te diraient que je suis loin de jouer le jeu. Et que David devrait me rappeler à l'ordre, et pire que ça, même ... Cependant ... Cependant, fort heureusement, tous les membres de la Haute-Cour ne sont pas désagréables au possible. Et puis, la diplomatie peut avoir ses bons côtés, quand elle est exercée avec franchise et droiture. Quant à l'étiquette ... Je sais très bien qu'aux yeux de certains, tous Sidhes confondus, d'ailleurs, je ne serais toujours qu'une bâtarde sortie d'on ne sait où et à qui on a laissé l'opportunité de s'élever alors qu'eux stagnent ... Mais, de toi à moi, je crois que je tiens de mon père, de ce côté là. Du moins, je tenais de lui ... » A l'évocation du terme de sacrifice, la Guerrière eut un léger haussement d'épaules, avant de ramener la masse de ses cheveux trempés sur le côté, pour pouvoir passer une main rapide et experte sur une plaie ouverte, qui lui courait, en diagonale, d'une omoplate jusqu'au creux des reins. Trois fois rien, cela cicatriserait avant même qu'elle ne reparte d'ici, sans doute. La coulée pourpre en phase de coagulation, et qui se déposait cependant sur sa main, était le preuve que l'épiderme avait tout de même été entaillé. Mais avec les secrétions d'endorphine, Scáthach ne sentait presque rien. « Ne devons-nous tous pas sacrifier, de temps à autre ? C'est ainsi que s'apprend le renoncement, et l'humilité, sans doute. Du moins, c'est ce que ma mère m'a dit en me rossant, la première fois que j'ai débarqué à la Haute-Cour, du temps de Dagda. Qu'il fallait que j'apprenne à ne pas toujours obtenir ce que je désires, qu'il y a des règles, et que l'on doit tous verser sa contribution pour l'équilibre de toutes et tous. ... J'ai appris à choisir ce que je sacrifiais. Ma dignité reste intouchable, tout comme mes responsabilités. Pour être tout ce que je désire être, j'ai dû rogner sur d'autres choses. ... Peut-être que c'est ça qui les embrouille tous à mon sujet, les mortels. Que je sois Guerrière, mais pas Meurtrière. Que j'ai pu être mère, mais que je n'ai jamais liée à tout jamais ma destinée à quelque mâle que ce soit. Que nous soyons si proches et si complémentaires sans être sœurs. Que je n'ai jamais été une enfant légitimée et reconnue par ses géniteurs, mais que j'existe quand même, "touchée par le Tuatha Dé Danann". Ça ne veut rien dire, ça, d'ailleurs, dans les termes. Comme s'il s'agissait d'un concept, d'une seule et même entité. A moins qu'ils ne pensent que l'un d'entre vous m'est réellement touché, et plus que ça ! »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Sam 12 Mar - 16:10
I will never be forgotten with you by my side
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Était-ce parce qu’ils vivaient si longtemps et qu’ils avaient si peu d’enfants, par exemple au regard d’une existence humaine, que les Feys avaient cette étrange vision de la famille ? Cela n’avait jamais été une évidence pour Credne de toute façon, compte tenu du peu de souvenirs qu’elle avait gardés de ses parents et de ses frères, qui s’étaient empressés d’aller se faire tuer à la guerre, qui plus est. Mais même sans cela, elle savait que le concept de famille était extrêmement flou pour eux tous. Les mariages se faisaient par intérêts, les enfants se faisaient pratiquement par miracle, désormais, les amitiés se calculaient comme une partie d’échecs et, plus particulièrement à la Cour, la famille pouvait abriter en son sein les plus terribles des ennemis. Les empoisonnements, les rumeurs, les trahisons, combien d’entre eux trouvaient leurs origines dans le cercle restreint de la famille ? Les liens du sang n’avaient en vérité pas vraiment de sens pour eux tous. C’était bien pour cela que Credne avait depuis longtemps oublié son père, sa mère et ses frères, pour s’attacher aux personnes qui avaient une véritable influence dans sa vie. Et ainsi, une amie sera parfois bien plus proche qu’une sœur, un ami se comportera avec elle comme un cousin protecteur, ou encore un mentor réveillera en elle des sentiments complexes. Et plus encore que tout cela, plus que l’amitié ou l’amour, il y avait ces gens aux côtés de qui elle s’était tenue, aux côtés de qui elle s’était battue, aux côtés de qui elle avait tué et avait versé son sang, et Scáthach en faisait partie, en fait, elle était l’une des rares. Et pour cette raison, elle ne pouvait qu’apprécier ce retour des choses, et les paroles de son amie lui assurant qu’elles faisaient partie d’une même famille, tout lien du sang mis à part.

Credne se permit même un sourire en entendant Scáthach qualifier les Humains d’incultes, eux qui, depuis quelques temps, dans leurs livres et dans les histoires qu’ils se transmettaient de génération en génération, leur attribuait un véritable lien de famille. Désormais, dans leur imaginaire simple et immédiat, elles étaient véritablement des sœurs, pour s’être dressées ensemble sur un champ de bataille, pour partager quelques traits pourtant si communs aux Feys, la peau pâle et parfaite, les cheveux de feu. Cela amusait la forgeronne et quand, se baladant parmi les hommes arborant elle-même un Glamour masculin, elle avait entendu certains d’entre eux parler d’elles en ces termes, elle ne les avait jamais démentis. Bien sûr, c’était faux, mais combien de leurs légendes avaient été, au fil du temps et des versions, déformées, voire complètement transformées ? Combien de leurs mythes étaient faux, ou reposaient sur les témoignages de ceux qui restaient sans prendre en compte la voix de ceux qui étaient morts ? C’était le lot des êtres qui ne vivaient pas assez longtemps pour témoigner eux-mêmes de leur propre passé. Credne, de toute façon, ne pouvait imaginer de plus grand honneur que de passer pour la véritable sœur de Scáthach, quand bien même n’importe qui pouvait voir que leurs parcours respectifs n’avaient rien à voir et que leurs chemins ne faisaient que se croiser, à mille lieux de ce qui faisait de deux êtres des sœurs. Elle s’amusait cependant des paroles de son amie, tout en y trouvant bien sûr du réconfort, de même que dans son geste, que bien peu de personnes dans sa vie avaient déjà esquissé pour elle. Les Feys ne mentaient pas, mais même sans cela, elle ne pouvait que faire confiance à Scáthach. Elle faisait partie de sa famille et ainsi, son existence s’ancrait un peu plus dans ce monde, elle existait un peu plus dans cette vie qui était la sienne, puisque cette même vie comptait pour d’autres.

« Je crois que je préfère notre version de la famille à celle des Humains. Aurions-nous été véritablement sœurs que nous n’aurions pas pu nous faire autant confiance ni être aussi proches, j’en suis sûre. »

Rivalité jusqu’à l’extrême, complexes d’infériorité, une vie sur laquelle elles n’auraient pas eu autant de contrôle, probablement, et puis quoi ? Si elles avaient été sœurs, auraient-elles fini par servir toutes les deux David, et par développer des sentiments infâmes comme la jalousie ou la compétition dans sa forme la plus malsaine ? Eh bien, nul ne le saurait jamais, et c’était bien mieux ainsi. Les imaginer toutes les deux traversant les couloirs de la Cour pour rejoindre David ? Pour le coup, peut-être que les regards auraient été moins méprisants, mais peut-être aussi que cela aurait été l’inverse. Et peut-être aussi qu’elles auraient chacune bien plus joué le jeu que ne le faisait Scáthach aujourd’hui, effectivement. À l’évocation de sa nature, du fait que son sang n’était pas pur au sens que les Sidhes donnaient à ce terme, Credne fit la grimace. Elles étaient toutes les deux bien placées pour savoir que c’est sur le champ de bataille que se mesurait la valeur d’une personne. Elle-même était issue d’une famille Sidhe au sens le plus noble et pourtant cela n’avait jamais empêché les sangsues de la Cour de la regarder avec dégoût ou une curiosité malsaine. Ils n’accordaient au lignage des uns et des autres de l’importance que quand cela les arrangeait, de toute façon. Et c’était pour ça que malgré ses origines, Scáthach avait été choisie par David, pour le meilleur ou pour le pire. Son regard suivi les plaies qui couraient sur la peau de son amie.

« Toi et moi sommes bien placées pour savoir qu’un lignage ne fait pas une personne. Comme tu le dis si bien, ce que tu es n’appartient qu’à toi. Au final, l’important, c’est de pouvoir se regarder dans le miroir et être satisfait de ce qu’on y voit. Je crois que c’est pour ça que tous les liens qui nous retiennent dans le passé, la famille compris, ne devraient avoir aucune importance. J’ai mis du temps à le comprendre et encore plus à l’accepter mais je crois que c’est là l’une des vérités les plus importantes pour les Feys comme nous. »

Après tout, c’était un magnifique palmarès que Scáthach lui avait dit là. Comment ne pas être fière de ce qu’elle avait accompli, de ce qu’elle était devenue ? Le secret d’une vie réussie, c’était indubitablement de donner un sens aux sacrifices accomplis, que ce qu’elles avaient abandonné en cours de route, ce qu’elles avaient accepté de subir ou subi sous la contrainte, chacune des décisions difficiles prises dans la douleur, aient participé à faire d’elles ce qu’elles étaient aujourd’hui. Credne s’immergea complètement dans l’eau pendant quelques secondes, yeux fermés, cherchant à retrouver ce que tant d’autres lui avaient raconté à propos de l’eau et du caractère atavique de cette dernière, censée les rassurer, leur rappeler le ventre maternel, mais décidément non, il n’y avait rien à faire, cela ne valait pas la chaleur et le feu de sa forge. Elle refit surface en repoussant ses cheveux en arrière et adressa un sourire à Scáthach.

« J’y ai réfléchi ces trois dernières secondes et je pense vraiment que tu peux être fière de ce que tu es. De toute façon, le seul fait que David te veuille auprès de lui est un adoubement en soi, j’imagine. »

Bon, Dagda, évidemment, c’était autre chose. Credne raté le principal du règne de Dagda et n’en connaissait que bien peu sur lui si ce n’est les milliers d’histoires terribles qui couraient sur son compte. Elle avait de lui une image bien piètre et, étant celle qu’elle était, ne faisait pas vraiment d’efforts pour se renseigner et éventuellement changer cette vision qu’elle avait de lui, puisqu’en vérité, elle s’en fichait. Dagda avait plus ou moins disparu, de toute façon. Elle fit quelques battements de jambes vers la plage.

« Allons-y, ou bien tu verras les messagers du roi venir te chercher jusqu’ici pour te demander de rentrer ! »

Si les blessures étaient toujours là, après tout, elle se sentait lavée du sang et des combats livrés, les muscles fatigués mais satisfait après cette baignade et l’esprit reposé.

 


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MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Jeu 24 Mar - 23:38
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Credne était unique en son genre, et ce pour bien des raisons. Elle avait fait une entrée fracassante dans la vie de Scáthach. D'abord en tentant de la duper, se parant d'atours masculins pour mieux l'approcher. La Guerrière n'avait rien contre les femmes, mais elle s'en méfiait cependant quelque peu. Elles pouvaient se montrer jalouses, envieuses, capricieuses, bref, tout comme elle, elles avaient bien des défauts, parfois communs avec les siens propres. Il y avait aussi cette tradition ancienne comme le monde, pour eux, les Feys, ce petit quelque chose qui, pendant longtemps, avait fait que les hommes entraînaient les femmes, et que les femmes entraînaient les hommes. A l'art du combat, mais pas que. La sexualité avait aussi ces traditions là, bien que cela soit moins contraignant et castrateur. Après tout, chacun était libre d'aimer, d'être aimer et de se faire aimer dans les règles de l'art par qui il voulait bien. Scáthach se fichait bien de tout ceci, de ces histoires toutes humaines de sexualité normalisée et normée. Elle estimait que ce n'était jamais que l'histoire de deux corps qui s'unissaient et s'aimaient, pourquoi faire entrer quelque hétérosexualité là dedans ? Mais pour en revenir à l'essentiel, oui, il avait été de ses prérogatives, dont elle s'était auto-saisie elle-même, de former à l'art des armes et de la sexualité bien des Feys masculins, Sidhes ou pas. Elle avait un don naturel pour tout ça, et cela s'était rapidement su dès lors qu'elle avait fait son entrée à la Haute-Cour et que les siens avaient découvert son existence. Cela avait attiré vers elle une palanquée de jeunes mâles désirant s'expertiser dans l'art du combat, et, rapidement, elle ne s'était une fois de plus par retrouvée seule sur l'Ile de Skye. Elle avait refusé la majorité des candidats, bien évidemment, parce que, plus on est sélectif, plus on vous estime et l'on estime vos capacités. Et cela fait moins de prétentieux à gérer, aussi. Sans parler du fait que cela lui permettait de ne fréquenter que la crème de la crème, à ses yeux, et d'avoir sur eux une certaine autorité. Elle les avait choisi, alors, évidemment, cela devait bien faire naître en eux un certain sentiment de fierté, d'orgueil, mais aussi de reconnaissance et de servilité. Credne, elle, elle avait été filoute. Et, au final, l'une comme l'autre s'étaient cassées les dents quant à emporter la partie. Sans doute auraient-elles pu continuer de combattre jusqu'à la mort par épuisement, à défaut de réellement pouvoir se départager, mais elles avaient été plus clairvoyantes et plus intelligentes que cela. Et à en voir où cela les avait menées, elles étaient loin d'avoir fait le mauvais choix !

    « Tu sais ... J'aurais été fière et chanceuse d'être réellement ta sœur ... A la place de ça, j'ai Aífe ... »
    Le tournant noir dans son regard tricolore ne laissait place à aucun doute concernant la nature des sentiments qui la liait à cette saloperie de teigne qui partageait des liens du sang avec elle ... « Il semble donc que tu es quelque avance sur moi, de ce côté là ! Mais je ne suis pas à la traîne concernant les nôtres, et ça, c'est l'essentiel dirons nous ... Peut-être cela fera-t-il la différence, pour nous, un jour. Qui sait, peut-être une telle vérité fera que nous nous en sortirons, alors que, pour bien d'autres, cela ne sera pas le cas ! »
Elles étaient bien, toutes les deux, dans cette eau. Cela ne les lavait peut-être pas de leurs péchés, mais ce n'était pas le but. D'ailleurs, les péchés n'étaient rien d'autres qu'une question de perspective, de point de vue, selon l'endroit où on choisissait de se poster et de se positionner. D'ailleurs, c'était trop connoté religion humaine, ce concept de péchés, pour que cela puisse avoir une quelconque importance et un quelconque impact aux yeux de Scáthach. En bref, ce concept était au nombre de tous ceux pour lesquels elle n'accordait pas non plus la moindre importance. Au nombre de ces concepts qui n'avaient aucune réelle signification pour elle. Ici, entourées d'eau, elles n'étaient peut-être pas entièrement dans leur élément, mais nul ne venait les importuner, au moins. Et elles pouvaient laisser libre court à leurs paroles, personne ne s'aviserait sans doute d'aller les rapporter si quelque élément revenait aux oreilles de qui que ce soit. Par bien des côtés, il arrivait fréquemment qu'on en vienne à penser que Scáthach était bien trop indépendante pour qu'on ne craigne jamais qu'elle attente à votre vie. On savait qu'elle en payerait sans doute le prix, par la suite, mais on savait aussi que cela ne vous ramènerait pas si vous aviez cessé de vivre ... Il fallait savoir vite réfléchir, parfois ... Bien sûr, Credne n'avait rien à craindre d'elle, elle, mais elle n'en n'était pas moins capable de vite réfléchir, à moins qu'il ne s'agisse en réalité que de vérités dont elle connaissait la véracité depuis toujours, et qui lui étaient instinctivement revenues à l'esprit, quelque chose comme ça.

    « La fierté ... L'un de nos attributs les plus typiques, parait-il ... Mon miroir à moi, c'est le regard des rares êtres qui me connaissent réellement et que j'estime suffisamment pour leur accorder toute confiance. Si tu penses que je puisses être fière de moi, et bien je le suis. Quant à David, je crois que nous ignorons tous ce qu'il a réellement à l'esprit. La mécanique de ses raisonnements et de ses pensées m'échappe totalement, parfois. Ce qui me pousse régulièrement à tester ses limites. Il prétend que cela le fait enrager, mais je crois que cela lui plait tout de même un peu, du moins suffisamment pour qu'il n'ordonne pas ma condamnation à mort. Le fait que, malgré tout, je respecte son rang et sa personne influent beaucoup dans le fait que je sois encore en vie ! »
    Et puis, soudain, à l'instigation de son amie si proche, l'Ombre plongeait entièrement sous l'eau, sa silhouette disparaissant totalement sous les flots. Elle ne laissait poindre aucun mouvement à la surface, et aucune bulle d'air ne venait perturber le calme plat. Elle pourrait rester en apnée durant des heures, si elle le voulait, mais son amie l'attendait désormais sur la plage. Alors, elle émergeait finalement, ses quelques vêtements sculptant parfaitement la moindre courbe de son corps, alors que ses longs cheveux faisaient de même. « Hmm, je n'en doute pas ... D'ordinaire, ils aiment se rincer l’œil, alors, présentement, je suppose que je leur offrirais un très agréable spectacle. Je suis Scáthach, après tout, la seule et l'unique. Et, oh, surprise, il s'avère que je suis une femme, avec de la poitrine et des courbes toutes féminines, et en plus de ça, j'ai mauvais caractère, et j'ai quelques cicatrices de guerre qui prouvent que je ne suis pas une mijaurée ! Je serais donc bien tenter de les laisser venir, mais ils viendraient importuner notre conversation, alors ... »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭ Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

Blodwyn E. Tyronoe

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 10/09/2015
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THE UNSEELIE BLACK-SMITH ∭  Néné, l'Omnivore qui dévore tout, même ta main.

MessageSujet: Re: I will never be forgotten with you by my side [Skye]   Mar 29 Mar - 14:57
I will never be forgotten with you by my side
ft. Skye & Blodwyn.

Peut-être était-ce facile pour elle de clamer que les liens du sang n’avaient que peu d’importance. Elle n’avait plus grand-monde qu’elle aurait pu appeler « famille » dans le monde, désormais, et quoi de plus simple alors pour elle que de prétendre pouvoir s’en passer aisément ? Celui qui avait dit un jour qu’on ne choisissait pas sa famille ne croyait pas si bien dire. Était-ce parce qu’ils leur étaient imposés que les gens ne s’entendaient jamais avec les membres de leur famille, ou bien était-ce que le destin, sachant que frères, sœurs, pères et mères ne pourraient jamais s’entendre, avait justement pris soin de tous les réunir dans une même famille ? L’histoire de la poule et de l’œuf… Mais dans tout ça, il y avait forcément des familles qui fonctionnaient. On pouvait se voir imposer une famille qui vous aimait et vous supportait, mais il y avait pire, il y avait ceux qui devenaient des ennemis, la pire espèce qui soit : l’ennemi intime. Celui qui vous connait, qui connait votre existence, votre lignage, et parfois même vos faiblesses. Il peut avoir grandi à vos côtés, même, et citer chacun de vos petits défauts. Il peut être si terrible qu’on voudrait ne pas partager le même sang que lui, mais, frustration ultime, on n’a pas le choix, on ne l’a jamais eu. De ce point de vue-là, Credne était plutôt contente d’avoir été épargnée par cela. Ses frères étaient morts et jamais personne de son sang ne lui donnerait envie d’effacer son arbre généalogique. Et elle était plutôt contente de pouvoir semer un peu plus le trouble en entretenant cette légende qui prétendait que Scáthach était sa sœur. Là était l’honneur, pouvoir assumer ce quiproquo avec amusement et même fierté, tandis que tel n’était pas le cas pour son amie et sa sœur de sang. Elle lui adressa d’ailleurs, en guise de réponse à son éclat agacé, une grimace compatissante. On pouvait certes se convaincre qu’on avait une sœur quand il n’y en avait pas, comme elles le faisaient en cette seconde, mais on ne pouvait pas ignorer que l’on avait véritablement une sœur, et Aífe était de ces figures gravées à jamais dans une existence, celle de Scáthach.

À l’image des lames qu’elle forgeait, Credne imaginait son amie sortie telle quelle d’un lac de feu et de lave, déjà forgée, déjà acérée, et que nul, par la suite, n’avait jamais façonnée ou changée. Voilà pourquoi elle n’avait aucun mal à l’imaginer tenir tête à David, leur roi à tous, et ils étaient peu, les êtres à pouvoir s’en vanter. Si les concepts d’étiquette et de respect passaient très loin au-dessus de la tête de la forgeronne, elle n’avait en revanche que trop conscience des risques que Scáthach courait à chaque limite qu’elle franchissait avec David, et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de s’en amuser comme son amie elle-même semblait le faire. Peut-être était-ce de la folie, mais c’était également la preuve que nul ne la ferait changer, pas même le Haut Roi, que nul ne maintenait complètement son destin et sa vie entre ses mains et qu’il resterait toujours en Scáthach un partie de révolte et de liberté, et si cela devait un jour lui coûter la vie… Eh bien, Credne serait la première à en pleurer, mais que souhaiter de plus pour son amie qu’une fin à l’image de sa vie et de sa personne tout entière ? Il y avait littéralement des choses qui valaient la peine qu’on meurt pour elles, à ce qu’il paraissait, et si Credne elle-même n’avait pas encore trouvé la sienne, elle ne pouvait que respecter les choix et la façon de gérer sa vie de Scáthach. Oui, la fierté avait probablement beaucoup à faire dans tout ça, et un œil extérieur aurait pu trouver tout cela stupide, et encore… Quel œil ? Les Feys étaient tous fiers et hautains, tous imbus de ce qu’ils étaient et fiers de ce qu’ils avaient fait, et les Humains, pour une fois, n’étaient pas si différents. Credne pensa donc quelques secondes à enjoindre son amie à la prudence, puis abandonna cette idée. La liberté la plus pure, celle de choisir même sa mort, était ce qu’elle-même avait toujours recherché. Il n’y avait aucun mal, aucune honte à cela. Les choses étaient ainsi, tout simplement. Et il leur fallait en profiter au maximum car à l’apogée de cette liberté se trouverait toujours un mur de verre, celui de leurs allégeances, des promesses qu’elles avaient passées, des engagements qu’elles avaient pris.

Et l’un d’eux leur dictait de s’arracher du confort de l’océan pour retourner au campement de leur armée, rassembler les soldats autour d’elles et préparer la journée de main. Contrairement à ce qu’elle ressentait, Credne savait que la guerre n’était pas finie, juste la journée, une journée de plus dans un conflit qui durait depuis longtemps et promettait de s’éterniser encore. La forgeronne elle-même n’avait pas de comptes à rendre, juste un rôle à tenir, une arme à brandir, une rôle à endosser, celui de Sidhe, mais elle ne doutait pas qu’il n’en allait pas de même pour Scáthach, dont David lui-même pouvait finir par se languir. Elle n’avait pas vraiment envie de voir débarquer une troupe de Gardes au regard envieux et méprisant à la fois, un exploit dont seuls les hommes étaient capables. En parlant de fierté, ceux-là n’étaient pas en reste, à ceci près que leur orgueil, loin de les porter en avant, ne faisait que nourrir leurs contradictions. Enfin, là n’était pas le lieu ni le moment pour se lancer dans ce genre de débat, et Credne entreprit de ramasser les pièces de son armure pour les rattacher sur ses habits trempés, car il n’était pas question de rentrer au campement à moitié dévêtue. Les Feys étaient les derniers des prudes, mais Credne plaçait sa fierté personnelle dans le fait d’être une guerrière et non une femme, quand bien même cela faisait d’elle une femme guerrière. Sa féminité était le cadet de ses soucis, une chose inhérente à son être comme l’était ses cheveux, ses bras ou le fait qu’elle ait besoin de respirer, de sorte que c’était toujours avec étonnement et un peu de dédain qu’elle accueillait n’importe quel commentaire sur sa personne, fut-il positif et admiratif, parce que, allons, complimentait-on les gens pour leur façon de respirer ou parce qu’ils avaient des cheveux ? Scáthach l’avait rejointe sur la plage et elle l’accueillit d’un sourire.

« Quel chapitre crois-tu que nous allons ajouter à la légende pour avoir combattu côte à côte aujourd’hui ? Et ne parlons pas du fait que nous avons disparu ensemble et que nous allons repaître ensemble aux yeux de tous. S’il y en a encore qui se demandent pourquoi les Humains élèvent certains d’entre nous au rang de Tuatha, je dirais que la réponse est là… Les gens sont si faciles à impressionner… »

Peut-être était-ce de la sensiblerie, Credne n’aurait su le dire. Un besoin de mythe à créer et à suivre à la guerre, pour qu’ils se sentent moins seuls, moins abandonnés et, au final, protégés. La forgeronne, à leur place, ne compterait que sur elle-même pour prendre soin de sa personne, pas même un peu sur Danu, mais les Feys étaient un peuple de contes et de légendes, de traditions transmises oralement le soir au coin du feu, de chansons scandées dans les auberges ou sur les fronts des batailles, et les Humains n’étaient pas en reste en la matière, et la résultat était là, parce qu’ils le voulaient bien, parce qu’ils le désiraient bien. Quelque histoire de plus ajoutée à une légende déjà bien épaisse, bien fournie de détails tous plus aberrants les uns que les autres, et ainsi naissaient les mythes. Un jour, leur mythe, à Scáthach et à elle, tomberait dans l’oubli, comme tous les autres. Voilà pourquoi elle s’en amusait plus qu’autre chose. Elle acheva de se préparer en faisant réapparaître une épée dans sa main et en la glissant dans son fourreau à sa ceinture. Pas question de paraître au campement sans arme, également. Il en allait de son image. Laissant retomber librement ses cheveux mouillés jusque ses genoux, elle entreprit de se mettre en route, aux côtés de son amie, empruntant le même chemin qu’à l’aller, puisqu’il n’y en avait qu’un.

« Ou bien peut-être ces fantômes qui hantent tes pas à la Cour, assoiffés de pouvoir et d’ambition, croiront que nous avons fomenté ensemble quelque coup d’État. Quoique vu mon implication dans la politique de notre peuple, il y a peu de chance, tout de même… »

Et ce n’était pas peu dire, vu qu’elle jouait littéralement les filles de l’air, en termes de devoirs Sidhes. Elle aurait probablement dû venir plus souvent que cela plier le genou devant David et se forcer à butiner à droite et à gauche à la Cour lors d’un banquet quelconque, mais cela l’ennuyait tellement ! Il n’y avait pas si longtemps après tout qu’elle avait quitté ses cavernes, au regard d’une vie Fey, et ces histoires d’être et de paraître Sidhe lui échappaient encore, et elle ne faisait de son côté aucun effort pour rattraper son retard. Mais elle savait au moins une chose, c’est que les ennemis de son amie, quels qu’ils soient, les jaloux, les envieux, n’avaient nul besoin d’une vérité pour l’accuser d’un mal qui lui vaudrait sa tête – comme par exemple la trahison. Non, une simple apparence pouvait suffire, une rumeur lancée, un chuchotement se répercutant contre les murs de la Haute Cour, et cela faisait l’affaire.

 


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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