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 L'éclat héroïque ƒ Blodwyn

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THE SEELIE SILLY KING ∭ Dada, le serial father de la faërie.

E. Dagda Mac Lochlain

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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Sam 13 Fév - 18:17
L'éclat héroïque
ft. Dagda & Blodwyn
Bien qu’il peinait à comprendre la défiance de la fey envers les trônes, la couronne et les cours, il écoutait néanmoins ses sages conseils alors que le sang de la créature achevée séchait sur leur peau et leurs habits. Il se souvenait de ces flatteurs qui lui tournait autour quand il était Haut Roi. C’était ce qui l’épuisait le plus à l’époque. Même les guerres n’étaient rien en comparaison de ces éternels hypocrites qu’il fallait observer avec méfiance et décrypter leurs mensonges pour y reconnaître la vérité. S’il était un bon juge, il n’avait de talent pour le mensonge et se faisait facilement avoir pour peu qu’il soit fatigué ou préoccupé par autre chose. Mais les mensonges étaient proscrits, aussi les feys usaient d’un tas d’autres stratagèmes afin de tromper et d’endormir la méfiance. Certains étaient doués en cela. Les légendes à propos des fées volant de bébés humains, arrachant des promesses impossibles aux hommes, les trompant et les abusant ne venaient pas de nul part. Certains avaient déployés des dons incroyables pour berner sans avoir à mentir. Cela les rendait particulièrement perfide et doués pour obtenir ce qu’ils voulaient. Dagda savait qu’il aurait encore affaire à ceux là.
Mais pour le moment, ce n’était pas ce qui l’inquiétait le plus. Il se savait avoir une mauvaise réputation, et pour cause, il avait tué son épouse, et il était bel et bien fou ou presque. Il allait devoir se racheter une bonne conduite, et pour cela, se tenir éloigner de tout ce qui pourrait le refaire plonger. Il ignorait s’il en aurait la force. Pourrait-il vraiment être le roi dont les feys avaient besoins ? Il pensait qu’en trouvant le Chaudron, en redonnant leur magie aux feys, alors il retrouverait sa force d’antan, mais au fond, la magie n’était pour rien dans sa folie ni dans l’acte abominable qu’il avait commis. « Ma réputation, je crains qu’elle soit désastreuse si on prend en compte ces deux derniers millénaires. Je conseillais Orel avant qu’il ne devienne fou, et n’importe qui de sensé pourrait se demander si j’en suis pas responsable, si j’aurais pu agir, empêcher cette folie… » Elle avait raison. Il souhaitait se racheter. Il avait tant de fautes maintenant accumulées. Au fond, il voulait être ce héros, et par son acte de bravoure et de sacrifice, laver les fautes commises. Il était prêt à affronter cette ère de ténèbres pour cela même s’il n’avait aucune idée de comment s’y prendre pour rétablir la paix entre les deux cours fâchés, et plus encore empêcher les formoires et les feys de s’entretuer. Il regarda la carcasse fumante du sluag. Les choses ne se présentaient pas vraiment sous leur meilleur jour.
Son frère. Il lui faudrait voir Nuada et espérer que son frère puisse l’entendre. La paix. C’était tout ce qu’il désirait, tout ce qu’il voulait faire, offrir au monde autre chose que ces combats stupides et ineptes, autre chose que cette folie, et ces bains de sang. Qui était-il pour réclamer tout ces choses là, lui qui avait répandu le sang, lui qui avait combattu sur le champ de bataille ? Il n’osait encore songer que c’était parce qu’il avait commis l’irréparable qu’il savait quel était le prix à payer de cette folie, parce qu’il avait vu la folie dévorer Orel et détruire les deux cours qu’il savait mieux que quiconque que la paix était le seul salut. Il n’osait. Et ne voyait pour le moment que le poids de ses erreurs s’accumulant sur ses épaules, l’entravant, sans savoir que ce passé autant que sa folie, pouvait aussi être des armes contre l’adversité. Il entendait Blodwyn le conseiller, l’avertir. Cependant, elle se trompait, ce n’était pas la couronne qui l’avait rendu fou, c’était ses propres erreurs, son crime ignoble, c’était lui-même. « Ce n’est pas la couronne qui m’a rendu ainsi, mais mes propres erreurs. En revanche, le pouvoir a rendu fou Orel, et là dessus, il n’y a aucun doute. Je suis peut-être stupide de croire que je pourrais faire mieux que lui. C’est d’un prétentieux, n’est-ce pas ? Croire que je pourrais réellement changer quelque chose. » Il regarda les humains qui les regardaient à présent, et comprenaient peu à peu ce qu’il s’était passé. Certains étaient admiratifs, d’autres inquiets en regardant les dégâts causés par le sluag. Puis il regarda son amie. Elle semblait croire en lui. Peut-être devrait-il commencer à en faire autant.



Mad King

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And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
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Blodwyn E. Tyronoe

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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Dim 14 Fév - 22:19
L'éclat héroïque
ft. Dagda & Blodwyn
Blodwyn ne pouvait pas contredire Dagda sur la question de la réputation. Là où c’était injuste, évidemment, c’était qu’il était loin d’être le seul Fey à avoir perdu les pédales, à avoir commis quelque crime, voire quelque massacre, mais tous n’avaient pas été roi, évidemment. On avait plus tendance à se souvenir des gens célèbres qui avaient déraillé que des anonymes, preuve en était la réputation cauchemardesque encore très vive dans les esprits de Lizabeth. Ou bien celle de Crom Cruach, qui avait passé des siècles et des siècles à agir à l’inverse de l’image qu’il se traînait comme un boulet sans pour autant réussir à entrer dans les bonnes grâces de la foule. Bien sûr, aurait-elle su que Dagda était à l’origine du meurtre de Morrigan, peut-être qu’elle aurait refermé ses mains autour de son cou et serré un peu, et même beaucoup, pour évacuer sa colère. Mais quoi qu’il en soit, Dagda partait de très bas, et on aurait tendance à se dire qu’il ne pouvait pas chuter plus que cela, sauf qu’on aurait tort. C’était là la magie de la célébrité, le maléfice qu’exerçait le jeu de la Cour, de la diplomatie, des sous-entendus, des trahisons et des complots. Il n’y avait pas de limites à la diffamation, dans ce monde-là, au mensonge et à la cruauté, et c’était bien pour cela, parce que Blod était totalement désormais face à ce genre de chose, qu’elle s’en tenait éloignée le plus possible. Et encore une fois, elle haussa les épaules.

— Tu pourrais sauver le monde dix fois qu’ils s’en ficheraient bien si ce qui les intéresse est de te rappeler tes erreurs. Ils font ce qui les arrange. Lizabeth aussi avait un conseiller, on n’entend pas parler de lui comme d’un monstre. L’équité n’existe pas à la Cour, c’est comme ça.

Alors que faire ? Si ce n’est se blinder contre toutes ces attaques viles et cruelles, d’autant plus insupportables qu’on ne pouvait pas vraiment s’en défendre, faute d’arguments : cela n’intéresserait pas les détracteurs de Dagda de connaître toutes ses bonnes intentions, alors à partir de là, il n’y avait rien à faire que d’encaisser. Et, de l’avis de Blod, de punir de temps en temps, mais elle doutait que ce soit dans le programme du futur roi Seelie, vu la façon dont il en parlait. Eh bien, tant pis ! Ce ne serait pas son problème, de toute façon. En fait, il y avait de fortes chances pour qu’ils se rencontrent aujourd’hui pour la dernière fois : il n’y avait aucun moyen que le roi des Seelies se tire du Sithin discrètement pour aller boire des coups avec la forgeronne du Sithin Unseelie. Oui, tout à l’heure, ils se diraient probablement adieu. Et à moins que Cian et Dagda aient prévu de fusionner de nouveau les deux Cours, il n’y avait aucun moyen que Blod soit concernée par les affaires de Dagda. Elle esquissa cependant un pauvre sourire en réponse aux paroles de son compagnon.

— Les hommes sont tous pareils. Si tu passais à partir d’aujourd’hui autant de temps à te racheter que tu en as passé à t’accuser de tous les maux, tu ferais peut-être bien des miracles, effectivement.

Tous, ils pensaient être responsables des pires choses, et tous, ils ne se pardonnaient pas. Alors que Blodwyn était bien placée pour le savoir : tout le monde était coupable de quelque chose, dans ce monde. Le passant innocent n’existait pas. C’est sûr, les actes commis par Dagda au sommet de sa glorieuse folie n’égalaient peut-être pas les actes de ceux qui se contentaient de maltraiter les Feys. Sauf que si, pour elle, ça revenait au même. Mais ils étaient peu, à penser comme elle. Tout ça n’était qu’une histoire de point de vue et les limites de ce qui était bon ou pas fluctuaient largement, dans le petit monde des Feys. Elle suivit le regard de Dagda, portant ses yeux ambrés sur les Humains à nouveau, lesquels détournèrent les yeux pour les plus effrayés, tandis que d’autres les regardaient avec cette lueur d’adoration proche de la folie dans les pupilles.

— Nous devrions y aller, nous avons assez attiré l’attention.

Qui allait s’occuper du cadavre du Sluagh ? Elle n’en avait aucune idée et s’en fichait. Elle se tourna vers Dagda, un petit sourire aux lèvres.

— Avec tout ça, tu ne m’as même pas dit ce que tu me voulais et pourquoi tu m’as fait venir ici. Alors qu’il s’agit probablement de notre dernière entrevue.

Elle glissa sa lame dans sa ceinture de cuir et rabattit les pans de son manteau sur la lame souillée. Peut-être bien que ce combat était en lui-même un genre de baroud d’honneur, d’adieu. Et si c’était le cas, alors ils s’étaient tout dit.


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Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Mar 23 Fév - 13:31
L'éclat héroïque
ft. Dagda & Blodwyn
L’on se rappelle plus aisément des erreurs que des victoires, cela était vrai, dans la majorité des cas. Mais Dagda restait convaincu qu’une éclatante victoire pouvait effacer un tableau bien noir, pouvoir racheter des fautes passées. Une bonne action. Une seule. Pour râcheter une âme maudite. L’espoir faisait vivre n’est-ce pas ? Il était néanmoins vrai qu’une réputation n’était pas aisée à laver, encore moins quand il s’agissait de celle d’un roi. Au mieux les gens avaient oublié qui il était, au pire, ils s’en souvenaient. Il ne savait pas trop ce qui était le mieux. Et chez les Unseelie, ce qui devait traîner à son sujet comme rumeur devait être assez haut en couleur. Il n’en doutait point. Beaucoup de gens étant loyaux à son frère prenaient Dagda pour le monstre qu’il avait été. Une fois suffit n’est-ce pas ? Et la folie qui s’emparait de son esprit trop régulièrement pour faire de lui quelqu’un de sensé et de confiance lui démontrait qu’il avait encore du chemin à faire. « Il faudrait être fou alors pour espérer pouvoir changer les esprits. » répondit-il en souriant avec une expression trouble.

Son amie parlait des hommes, de lui, comme de créatures stupides. Peut-être avait-elle raison. Les femmes étaient plus maligne, plus fine, s’en sortait globalement mieux. Et c’était sans doute pour cela que les hommes leur laissait aussi peu de marge de manœuvre. L’égalité des sexes n’existait pas plus chez les feys que chez les humains en dépit de ce que l’on croyait. Danu était peut-être la déesse mère de toute chose, mais ceux qu’on élisait roi étaient des hommes, ceux qu’on leur octroyait comme conseiller était des hommes, Lizbeth avait été l’exception qui confirmait la règle. Peut-être que le monde irait mieux s’il était dirigé par des femmes. « J’espère pouvoir le faire. » Dagda lui sourit doucement. Il se demandait si sa sagesse lui venait de son éloignement du pouvoir, de son détachement vis à vis de celui-ci, et des enjeux politiques des cours ou si c’était du fait qu’elle soit une femme. Quoi qu’il en soit, il avait toujours vu ses conseils comme avisé et regretta encore une fois qu’elle ne fut une Seelie.

Les deux feys s’éloignèrent du cadavre en pleine décomposition, le processus étant accéléré par le soleil. Alors qu’ils s’éloignaient, il senti une tristesse l’envahir en pensant qu’elle avait peut-être raison. Leur amitié avait mûri au fil des millénaires mais s’était basé sur des rencontres fortuites, loin des cours. Aujourd’hui qu’il s’apprêtait à être couronné roi, il n’aurait sans doute pas le loisir de continuer à fréquenter les Unsselie qu’il connaissait et dont il appréciait la compagnie. Cette pensée le révoltait. Il détestait ces barrières qui n’existaient pas deux milles ans auparavant. Il avait du mal à comprendre quelle nécessité avait imposé la création de ces cours. « Je voulais juste te voir, peut-être qu’effectivement l’annonce des futurs couronnements a hâté cette rencontre. » Il se tourna vers Blodwyn et la regarda droit dans les yeux. « Même si j’ignores comment les choses vont se passer, et si nous pourrons continuer à nous voir, sache que tu auras toujours mon amitié, quoi qu’il arrive. Et mon soutient, aussi inutile puisse-t-il être, je voulais que tu le saches. Ton amitié signifie beaucoup pour moi. Plus que ces deux cours et ces stupides règles que David a mis en place. »



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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Jeu 25 Fév - 21:57
L'éclat héroïque
ft. Dagda & Blodwyn
Au moins n’avait-il pas l’air de vouloir se battre contre des moulins. Enfin, c’était ce qu’il disait, là, tout de suite face à elle. Il faudrait être fou, d’après lui. C’était peut-être une bonne blague, ou de l’ironie. Ou peut-être un constat, un simple état de fait. Ce serait plutôt drôle qu’il parvienne effectivement à faire changer les avis sur son compte, et alors, oui, un fou aurait réussi là où quelqu’un de sain d’esprit n’aurait même pas essayé. Puisque la légende disait qu’il était fou. Blodwyn savait que c’était probablement vrai, parce qu’il y avait tant de mythes et d’histoires qui circulaient sur lui qu’il y avait forcément un fond de vérité commun à un moment ou à un autre. Mais elle-même n’avait jamais été le témoin de cette soi-disant folie. C’était bien pour cela qu’elle avait du mal à concilier l’image qu’elle avait de lui et l’homme de chair et de sang qui se tenait devant elle. Pour cela aussi qu’elle se sentait si mal parfois de seulement croiser son regard, de lui parler, quand tout ce que son corps comptait de devoir et d’allégeance lui hurlait qu’elle avait tort et qu’elle trahissait sa Cour et son Sithin. Peut-être que si elle avait vraiment été élevée parmi les siens, au milieu des Feys, elle n’aurait pas même pas pu ne serait-ce qu’imaginer fréquenter Dagda. Mais elle avait connu des créatures bien pires que lui, du moins selon ses standards. Tout était une question de point de vue, après tout. Elle se permit un sourire en imaginant la réaction populaire si Dagda arrivait vraiment à ses fins, si, une fois devenu roi, s’ouvrait sous son règne une période de félicité pour les Seelie, au point que nul ne pourrait plus nier le changement qui s’était opéré en lui. Ce serait bien fait pour eux tous. Blod détestait les idiots, peu importait leur origine. Mais malgré tout, elle doutait que les gens puissent changer ainsi. Dagda pourrait ressusciter les morts et marcher sur l’eau qu’ils ne seraient pas encore satisfaits.

Elle était probablement trop pessimiste pour son bien à lui, alors elle décida d’arrêter de tourner en rond sur ce sujet. Elle n’y croyait pas, mais ce n’était au fond pas son problème, ou tout du moins pas ses affaires. Ce serait à lui de faire ce qu’il voulait faire et d’en assumer les conséquences ou d’en récolter les lauriers, même si au fond il n’aurait probablement pas vraiment de contrôle sur quoi que ce soit en matière d’opinion. Comme ils s’éloignaient du Sluagh et des Humains qui tournaient en rond d’un air dépité, elle vit qu’ils entraient enfin dans le vif du sujet. Elle dut bien s’avouer que les propos de son comparse avaient quelque chose d’un peu effrayant. Être important pour quelqu’un, c’était beaucoup de pression, beaucoup de responsabilité. Surtout quand le destin faisaient en sorte d’établir des barrières telles qu’il en existait entre eux, et plus encore à venir.

— Ta confiance en moi t’honore, mais tu ne devrais pas parler ainsi. Du moins faudra-t-il que ce soit la dernière fois aujourd’hui. Tu vas devenir… roi. Le roi des Seelies. Tu ne peux pas dire qu’une amitié est plus importante que ta Cour, pas si tu veux réellement devenir le roi dont tu me parlais tout à l’heure.

Que se passerait-il donc si au moment de s’asseoir sur le trône, Danu décidait que finalement, il n’était pas digne de cette couronne ? Peut-être fallait-il qu’ils se disent adieu pour de bon, ainsi l’équilibre serait rétabli, chacun chez soi, comme disait les Humains. Peut-être devrait-elle, elle, couper les ponts pour eux deux. Peut-être qu’elle devrait aussi un peu plus s’intéresser aux histoires des Cours, au passé, et aux gens, à lui en particulier. Toutes ces choses qu’elle devrait faire, qu’elle aurait dû faire, mais dont elle n’avait pas le courage… Malgré tout, elle se détendit légèrement et soupira.

— Cependant, je te souhaite d’atteindre ton but et d’être un bon roi. J’aimerais pouvoir prétendre me ficher du destin des Seelies mais avec tout ce qui se passe en ce moment, je crois qu’il vaut mieux pour nous tous que les deux Sithins s’éveillent et que leurs rois soient forts et droits.

Fort, il le faudrait bien, et elle ne doutait pas que l’un et l’autre possédait de la force à revendre, ainsi que de la détermination. La droiture, en revanche, eh bien… Elle ne savait pas. Ni pour l’un, ni pour l’autre. À titre personnel et particulier, Dagda semblait tout à fait être droit et juste. Il ne lui avait jamais rien fait, à elle, rien de mal. Il faudrait qu’il fasse de même avec ses sujets.

— Imagine déjà ce qu’ils penseraient, tous ces gens pour qui tu vas devenir le centre de leur existence, s’ils te voyaient discuter avec moi…

Tout d’un coup, elle avait envie de lui dire que tout irait bien, que rien ne changerait et qu’il s’en sortirait haut la main. Quel choix avait-il de toute façon ? Il fallait que tout se passe bien, c’était un peu le couronnement de la dernière chance.


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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Jeu 10 Mar - 19:56
L'éclat héroïque
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Le roi qu’il avait été n’avait connu les deux cours, n’avait connu la main mise des maisons nobles. Il était le Haut Roi, auparavant, et nul n’avait autorité sur lui, pourtant, il s’entourait alors de conseillers qu’il écoutait, parce qu’il ne se voyait pas comme l’autorité suprême mais comme leur représentant, à tous. Ce n’était pas ses sujets qu’il dénigrait ainsi, ni même ses responsabilités mais bien les cours, et leurs us et coutumes. Il avait vécu longtemps loin d’elles, et avait surtout vu le pire d’elles. La guerre entre les deux cours l’avait profondément marqué. Il en faisait encore des cauchemars. Il ne pouvait oublié ce qu’il s’était passé. Il ne pouvait oublier non plus quelle part de responsabilité il avait là dedans.

Aussi pouvait-il comprendre ce qu’elle voulait dire, et admit-il qu’il avait raison, au fond, elle avait toujours été la voix de la raison quand son esprit enfiévré se laissait happer par les ténèbres et la folie. Car c’était folie de parler comme il le faisait. Il allait à l’encontre de toutes les règles et les usages. Quel genre de sidhe faisait-il ? Quel genre de roi serait-il s’il était incapable de respecter les usages. Mais après tout ce qu’il s’était passé, l’idée que quelqu’un lui fasse la révérence le répugnait. Il ne méritait pas tout ces honneurs, tout ce simulacre, cette gloire et ces richesses, il ne méritait rien de tout cela. Comment les maisons nobles avaient-elles pu être aveugle à ce point ? Danu aurait peut-être la sagesse de lui retirer cette couronne. Le sithin refuserait peut-être son offrande. Mais il en doutait.

« Nous n’avons pas le choix à ce sujet. J’espère que nos têtes couronnés suffiront à apaiser les tensions mais je crains que cela soit insuffisant. Quand j’y songe, à tout ce qui m’attends… Je dois être fou pour accepter cette couronne. » fit-il n’osant lui révéler le fond de sa pensée. « Crois-tu réellement que je sois assez fort pour cela ? » lui demanda-t-il, inquiet.

Et si les mots de son amie envers les Seelies lui semblait tendre, plein d’espoir, il sentait le gros et l’énorme mais arriver. Blodwyn avait tendance à se dénigrer, du moins aux yeux de Dagda, élevé en seigneur, en roi, qui ne comprenait pas qu’on puisse refuser les honneurs à quelqu’un qui avait non seulement le sang noble mais aussi prouvé sa valeur maintes et maintes fois. En sa présence, personne n’oserait dénigrer quelqu’un envers qui il manifestait de l’amitié mais à dire vrai, il ignorait comment les autres sidhes se comportait en son absence envers ceux qu’il aimait et surtout envers Blodwyn. Il n’ignorait pas son passé, son histoire, mais il n’écoutait les bruits de couloirs. Sa haine envers les rumeurs et le couroux qui pouvait en ressortir faisait que personne n’osait plus lui répéter la moindre rumeur. Mais l’entendre le contrariait. Comment qui que ce soit pouvait-il les juger, la juger ? Elle valait mieux qu’eux tous réunis… mais bien sûr, il ne pouvait dire cela, pas vrai ? On lui retirait sa couronne s’il le faisait ? Qu’importe. Dagda ne craignait les maisons noble. Peut-être aurait-il dû.

« Que dis-tu, tu es aussi valeureuse et précieuse que je le suis à la faerie. Tu viens de le prouver en anéantissant la menace que représentait ce pauvre bougre, fit-il en désignant le sluag. Les nobles sont prompts à la critique, et aiment se répandre en rumeur pour tromper leur ennui, mais il serait odieux de remettre en question ta valeur. Et un bon roi doit pouvoir écouter ses sujets, n’importe lequel de ses sujets, plus encore, un bon roi doit savoir écouter la voix de la sagesse et tu en es une, Blodwyn. »



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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Sam 12 Mar - 19:39
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Elle ne put s’en empêcher, elle éclata d’un rire bref et sincère en entendant ses mots, quand bien même il semblait véritablement habité par l’inquiétude et l’appréhension quant à son avenir. Et à l’avenir, au travers de sa couronne, de son peuple. Eh bien oui, apparemment, il semblait soudain y penser à deux fois, et elle se demanda comment ça s’était passé pour lui au moment où il avait accepté cette responsabilité. Avait-il pris le temps d’y réfléchir deux minutes seulement ? S’était-il projeté dans l’avenir, avait-il imaginé quel genre de décisions il serait amené à prendre et s’il pouvait s’en accommoder, agir comme un roi tout en pouvant continuer à se regarder dans un miroir ? Les éternels dilemmes royaux lui avaient-ils traversé l’esprit ? Le bien de tous au prix du malheur de quelques-uns, la justice impartiale pour tous ou le cas par cas selon les circonstances et les personnes, la guerre pour amener la paix, et toutes ces décisions inextricables si usantes pour la conscience d’un seul homme mais qui pourtant ne pouvaient être prises que par un seul homme… C’était là l’essence même d’un roi, la raison de son existence : les gens avaient besoin d’être guidés, mais plus encore, qu’on leur donne des ordres dans les moments de crise, et qu’on retire de leurs épaules le poids de leur responsabilité personnelle. Allez à la guerre, mes bons, votre roi vous l’ordonne, et alors, c’est plus simple d’aller à la guerre et de répandre la mort, car on le fait sur ordre du roi, et puis voilà. Si Blod avait du mal à accepter le fait d’avoir une autorité au-dessus de sa tête, elle s’imaginait encore moins représenter cette autorité, ça non, jamais. Elle avait bien à faire avec sa propre personne, bien à faire avec ses propres crimes et sa propre conscience, sans en plus vouloir s’enterrer sous ceux des autres, ces milliers d’inconnus qui ne la verraient même pas comme une personne mais comme un porte-couronne.

— Bien sûr que tu as été fou d’accepter. Seul un fou voudrait du pouvoir. Mais tu ne feras pas marche arrière, tu le sais au fond de toi, alors à quoi bon te torturer ?

Elle haussa les épaules et se permit d’avoir un peu de peine pour lui, et un peu d’admiration également. Quel destin venait-il de s’imposer… Un vrai chemin de croix, comme les Humains avaient l’habitude de dire.

— Mais je pense que tes appréhensions sont un bon signe. Si tu te réjouissais de la charge qui t’attend, j’aurais bien peu d’espoir pour le peuple Seelie. Cela prouve que tu as les pieds sur terre. Et quant à savoir si tu seras assez fort… Je crois que la force est inhérente à la charge. Tu seras assez fort parce qu’il faudra que tu le sois. Même quand tu faibliras, tu trouveras la force de faire les choses, parce que tu n’auras pas le choix.

Ça valait pour tout, dans le fond. Il y avait des moments ou, à défaut de force, de détermination ou de volonté, les circonstances vous portaient en avant, vous obligeaient à prendre des décisions et à faire des choses qu’en temps normal vous n’auriez jamais pu prendre. Comme si vous n’étiez plus aux commandes de votre corps et que votre esprit, seul, à l’arraché, vous faisait franchir le mur. Autant dire que ça donnait encore moins envie d’être roi, comme vision. Probablement qu’elle n’était pas bien rassurante, pour lui. Elle se serait presque sentie coupable, alors que lui se montrait soudain si plein de gentillesse à son égard. Elle sourit de nouveau, sans trop savoir comment réagir face à ces compliments.

— Que tu penses cela, c’est déjà beaucoup. Je doute fort que les choses se passent comme tu le voudrais, en revanche. On ne peut pas décemment attendre d’immortels qu’ils changent de façon de penser en quelques semaines. Alors ne sois pas trop déçu quand tes attentes se heurteront à la réalité. Ce sont ces mêmes nobles hautains qui font et défont les rois, à ce qu’il paraît. Et peut-être sauras-tu faire changer les mentalités petit à petit avec le temps.

Ou bien peut-être que c’est lui qui se plierait à la tradition, comme cela se passait souvent. Elle ne pouvait nier qu’il était plein de bonne volonté et que sa vision des choses étaient, eh bien, féérique, au sens humain du terme. Mais elle était trop vieille et surtout bien trop ronchon pour imaginer que les choses puissent changer en l’espace d’un seul règne, sauf si ce règne durait des centaines d’années.


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Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Mar 22 Mar - 19:57
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Comme toujours, Blodwyn avait raison. Il l’admettait volontiers, il avait besoin de ce roc qu’elle représentait, de cette voix de la raison qu’elle était, quand la tempête tonnait, que le vent soufflait, que les harpies hurlaient à vous en déchirer les tympans, cette voix là vous était plus utile que tout autre chose, c’était quelque chose à quoi il pouvait se raccrocher. Il avait conscience qu’il lui serait difficile à l’avenir de bénéficier encore de cette voix mais il savait qu’il en aurait besoin. S’il doutait maintenant, qu’en serait-il face aux menaces qui pèsent lourdement sur la faerie ? Que serait-ce face aux embrouilles et aux conflits politiques ? Aux rumeurs et aux bruits de couloirs de la cour ? Un roi ne pouvait douter pas plus qu’il en pouvait reculer. Elle avait totalement raison. Il avait accepté. C’était maintenant trop tard. De toute façon, il ne comptait pas refuser, plus maintenant. Il avait vu ce que cela s’était le pouvoir, à quel point il pouvait corrompre et rendre fou, d’abord David, puis Orel. Lui-même n’avait plus toute sa raison. Il ne pouvait pas laisser quelqu’un d’autre subir cela. Il avait été éprouvé par la folie et les ténèbres. Il avait été conçu par Danu pour prendre cette couronne. Les projets de mère était toujours actuels. Il n’en doutait pas. Sinon pourquoi aurait-elle ramené Morrigan d’entre les morts ?

Un sourire doux naquis sur ses lèvres. Il se sentait si confiant en l’écoutant, tout semblait si simple. Et au fond de lui, il savait qu’il serait incapable de refuser cette tâche, incapable de l’abandonner entre les mains d’autres, incapable de détourner le regard. Il avait trop longtemps assisté de loin, impuissant, aux guerres, aux déchirements, aux mauvaises décisions et à la chute de son peuple. Lui, l’ancien haut roi, lui, que Danu avait créer pour les diriger. Nuada devait les protéger, et Dian, il aurait dû les soigner. Ils avaient tous échoués. A leur manière. Ils avaient laissé leur cœur l’emporter, leur cœur les trahir, leur colère, leur envie, leur désir, leur faiblesses et leurs doutes. Ils s’étaient montré faibles et cela les avait condamnés, les uns après les autres. Dagda n’ignorait rien du sort de ses frères dont il s’enquérait régulièrement. Il savait que cela pouvait passer pour de l’espionnage mais s’en moquait. Il ne pouvait pas rester dans l’ignorance vis à vis de des frères. Il les aimait trop pour cela. Même Dian. Ce dernier lui rirait au nez s’il entendait cela. Pourtant, il n’éprouvait aucune haine envers ses frères. De la tristesse, et des regrets oui, mais de la haine, non. Il y avait tant de regrets en lui vis à vis du passé, qu’il savait qu’il devrait tout faire pour ne plus en avoir à l’avenir. Son âme était trop vieille pour accumuler encore des regrets. Il n’y survivrait pas.

« Puisses tes paroles résonner à mes oreilles quand le doute s’empara de moi. Mais peut-être que c’est les derniers instants de doutes. Peut-être qu’au couronnement, toutes ces questions s’estomperas. Tu as raison, la fonction que j’aurais me portera, et je n’aurais de toute façon pas le choix. J’ai abandonné par le passé la couronne, ça a été parmi l’une de mes nombreuses erreurs. Je ne recommencerais pas une seconde fois. » fit-il, plus pour lui-même que pour Blod.

Déterminé, rassuré, il tenta de lui renvoyer l’ascenseur. Il n’avait jamais compris comment elle pouvait se sentir aussi étrangère, isolée et rejetée. Comment les feys pouvaient ignorer ses qualités pourtant évidentes ? Cela lui échappait. Il constatait rien qu’en l’écoutant parler de la cour qu’elle devait vivre un véritable enfer là bas. Son caractère trop franche devait lui faire se sentir si seule parfois. Il aurait aimé lui offrir plus que ces paroles, plus que son amitié, mais elle avait raison, il ne pouvait changer les gens ni leur manière de penser. Mais il ne pouvait se résigner.

« J’ai peut-être vécu éloigné de la cour trop longtemps, ou peut-être me suis-je prit un mauvais coup sur le crâne à la dernière fête chez les Fiona. » répondit-il essayant d’être drôle pour distraire son amie de ses sombres pensées. « Tu sais, les humains ont leur défaut, mais parfois je me dis que leur idée de démocratie a du bon. Elle leur évite d’avoir affaire à la noblesse. » continua-t-il sur la même pente glissante. Que diable, mieux valait qu’il tienne ces propos maintenant qu’après le couronnement. De plus, ils étaient seuls pour le moment encore, entourés d’humains qui de la frayeur étaient passé à la curiosité.




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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Lun 28 Mar - 23:44
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Pendant quelques secondes, elle se permit une vision, Dagda écroulé sur son trône, épuisé sous le poids de sa couronne et des décisions qui allaient avec, usé par les sangsues hantant sa Cour et ses pas, abîmé par le temps et la fonction, drainé de sa force vitale par ses propres conseillers, ceux-là même qui, plutôt que le guider, tenteraient forcément de s’approprier un peu de sa personne pour s’en draper comme un habit de pouvoir. Ce moment où il douterait de lui, de sa décision, de tous les autres et de l’avenir tout entier. Sa voix retentirait-elle vraiment à son oreille, à ce moment-là ? Si elle s’était trouvé en personne à ses côtés, elle l’aurait attrapé par le col et secoué jusqu’à ce que ses dents s’entrechoquent, et pas seulement parce qu’il aurait fallu qu’il se redresse, qu’il assume ses choix, ses actes, les engagements qu’il avait pris auprès des Seelies, de Danu, du peuple Fey tout entier, mais aussi pour lui-même, pour le sauver, en quelque sorte, si c’était seulement possible. Mais elle ne serait pas là. Même si elle avait été Seelie, elle n’allait pas mentir, elle n’aurait pas été là. Il aurait fallu qu’il la fasse convoquer, qu’il lui ordonne de mettre un pied à la Cour, de paraître devant lui. Et de toute façon, elle serait loin, de corps et d’esprit, loin du Sithin Seelie, loin de lui et de ses malheurs. Alors non, elle doutait que sa voix lui parvienne, ou du moins, s’il l’entendait, ce serait lui seul qui convoquerait ce qui ne serait qu’un souvenir. Que ce soit cela ou autre chose, elle lui souhaitait de trouver cette force dont il s’inquiétait déjà, qui le porterait en avant. Cette petite chose, une voix, un espoir, une vision d’avenir, n’importe quoi, qui saurait, aussi souvent qu’il l’invoquerait, le garder de bout, et surtout sain d’esprit.

Elle aurait dû penser cela pour son roi à elle, et objectivement, elle lui souhaitait, à lui, aussi, de bien faire, de tenir le coup, de tous les sauver, quand bien même il ne lui avait pas laissé le meilleur des souvenirs, quand bien même elle ne lui faisait pas confiance simplement parce qu’elle ne le comprenait pas, qu’il restait obscur pour elle, comme un être appartenant à un monde différent. Alors c’était plus facile, quoi qu’une trahison en pensée, de souhaiter à Dagda ce bien qu’il aurait fallu souhaiter à Cian. Et puis, la réussite de l’un ne se ferait pas sans celle de l’autre. Il était fini, le temps où une Cour se devait d’être supérieure à l’autre. Ils le savaient tous, que l’équilibre était primordial. Qu’ils se haïssent, oui, pour tout le mal qu’ils s’étaient fait, pour toutes ces choses qui restaient entre eux, le mépris, le jugement, la moquerie, les blessures de guerre, les envies de vengeance, mais qu’ils en restent là, aujourd’hui et à jamais divisés, mais présents, face à face, les deux Sithins se soutenant l’un l’autre par leur seule présence, fut-elle antinomique. Et en parlant de ça, elle abaissa les yeux sur Dagda comme s’il venait de redevenir fou en un quart de seconde, là, sous ses yeux. En fait, ses propos étaient tellement dingues qu’elle secoua la tête, aussi amusée qu’interloquée.

— De bien belles paroles venant d’un Feys deux fois roi. Si Danu nous entend, j’espère qu’elle me laissera le temps de m’écarter avant de te foudroyer.

Elle secoua la tête, caressant doucement la lame de son épée sans fourreau, puisqu’elle l’avait convoquée directement de sa forge dans sa main.

— Les Humains n’ont plus que des défauts, et ils seront probablement au sommet de la liste des problèmes que tu auras à traiter sous peu. Leur idée de la démocratie est imparfaite telle qu’ils la conçoivent actuellement et inapplicable à des êtres aussi individualistes qu’eux, et nous sommes encore pires. Ne rêve pas.

Elle ne prit pas la peine de lui dire de ne pas répéter ces paroles devant quiconque, cela lui semblait tout simplement évident. Dans le meilleur des cas, on le prétendrait retombé dans la folie et il serait écarté du pouvoir, mais le plus probable était que, roi ou pas, il serait pendu à un crochet de boucher et laissé là jusqu’à ce qu’il se vide de son sang. Le peuple Fey aussi avait une idée bien précise de la politique et de ses corollaires. Et d’ailleurs…

— J’espère que tu ne vas pas te montrer naïf, hein ? Prévois-toi une garde rapprochée efficace et constante. Pas une bande d’incompétents avec des fleurs dans les cheveux et l'envie de bien faire.

Un jugement de valeurs qui pouvait paraître complètement dénué de sens, mais elle se comprenait parfaitement et c’était suffisant pour elle. Il y en avait plein qui, ivres du changement annoncé, se voyaient déjà entrer dans une nouvelle ère où tout serait beau et gentillet, mais Blod n’était pas prête à laisser tomber ses armes et encore moins sa vigilance, et elle n’en attendait pas moins d’un roi, quel qu’il soit.


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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Sam 2 Avr - 20:48
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Les paroles lui avait échappé. Il faut avouer qu’il se sentait si à l’aise avec Blodwyn qu’il en oubliait ces pensées qu’il faut garder pour soi même. Dagda en homme d’état passionné par la gestion des masses, de la société, et comment parvenir à accomplir ce miracle au mieux avait soigneusement étudié chaque fondement de société, que ce soit la leur, celle des vampires, celles des humains ou encore celles d’autres divinités, d’autres espèces de feys. Il était convaincu que l’humanité avait apporté sur ce sujet de nouvelles formes de modernité qui n’étaient pas dénuées d’intérêt. On l’avait bien choisi pour roi, mais les feys n’auraient pas voie au chapitre, pas ceux qui ne font parti des maisons nobles, pas ceux n’ayant de titre de noblesse, pour autant, le vote universel permettait d’acquérir l’union d’une nation. Bien sûr, cela ne suffisait pas. Il fallait plus. Un but donné à tous, beaucoup de conquérants avaient réussis par la bataille à unir le peuple, mais un ennemi commun était aussi une manière de vaincre les différences. Cependant, la paix était enviable à toutes ces solutions, même si elle impliquait souvent des mouvements de mécontentement et permettait aux extrémistes de donner lieu à leur soif de violence qui ne trouvait à s’exprimer dans une guerre. Il n’y avait de solution parfaite, bien sûr, mais il était loin de repousser tous les systèmes en pensant que le leur était le meilleur. Lorsqu’il y avait un Haut Roi, quand il l’était, ou au début du règne de David, les peuples feys étaient unis, mais la création des deux cours créa un précédent, une vraie fissure dans laquelle les ténèbres avaient coulées.

Mais bien sûr penser de telles choses quand on est roi… S’il pouvait parler de politique avec ses conseillers en choisissant soigneusement chaque mot qu’il utilisait, en revanche, n’importe qui ne s’intéressant guère à toutes les possibilités de la gouvernance et ses moyens, n’y voyait qu’un sacrilège. Aucun fey n’avait jamais seulement en idée remis en question la royauté. Peut-être que s’ils l’avaient fait, il n’aurait la possibilité de devenir roi à nouveau. Et cependant Dagda pensait qu’il serait un bien mauvais roi s’il n’avait étudié les autres manières de diriger les peuples et de les conduire dans l’adversité. Au fond, il savait qu’elle avait raison, les feys étaient trop possessif pour se plier à une telle utopie que celle qu’il rêvait parfois. Il rêvait d’une forme évoluée de démocratie, où chacun pourrait participer aux débats, où le roi pourrait enquérir l’avis de chacun, choisir ses conseillers parmi le peuple, et que ceux-ci changent régulièrement afin d’avoir des avis différents sur les questions principales. Il songeait à autre chose qu’aux doléances où au final on demandait bien souvent au roi de régler quelques questions triviales. Il aimerait impliquer chacun dans la politique mais savait que cette question serait compliqué d’autant que, les feys, comme tout être immortels, n’aimaient le changement. Et c’est sans doute pour cela qu’il allait à nouveau être roi.

« Met donc ça sur le compte de la folie dont on me dit frappé, mais j’ai tendance à rêver d’une ère nouvelle. Rassure toi, je sais encore distinguer le rêve de la réalité. » fit-il en souriant, bien qu’il savait que son amie devait probablement le tenir pour fou après les paroles qu’il venait de tenir. Lui qui pensait avoir trouvé là une amusante plaisanterie venait de lâcher une bombe qui, devant de mauvaises personnes, aurait pu être un échec diplomatique retentissant. Les Seelies ne lui pardonneraient de telles paroles, il le savait. Pourtant, c’était eux, plus que les Unseelies, qui étaient à même d’accepter un changement si celui-ci était porté par une réflexion intelligente, de bons arguments et des idées modernes semblant lumineuses. Les Seelie était trop prétentieux pour laisser le soin à quelqu’un d’autre d’améliorer leur fonctionnement. « J’espère n’avoir besoin de monter une armée pour me protéger, mais au vu de la situation, j’ai bien peur que la faerie doive s’armer. » fit-il en désignant le cadavre du Sluag même si, à cet instant précis, il pensait plutôt aux américains. Il aimait certains humains, les artistes notamment, les esprits scientifiques, les philosophes et les penseurs. Mais les américains étaient des brutes épaisses, des sauvages qui avaient massacré un peuple vénérant la magie. « Les américains sont au sommet de ma liste, comme tu le dis. » Il n'avait pas dit humains, mais bien américains, car il pensait que les peuples étaient différents. Comme il existait des feys conquérents, il y avait des humains pacifiques.



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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Dim 3 Avr - 16:27
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Rassurée, Blodwyn ne l’était pas vraiment. Elle était toute prête à accueillir une « ère nouvelle » à bras ouverts, ne serait-ce que parce que pour elle, l’expression ne désignait pas forcément un changement positif. Oui, deux nouveaux rois allaient être couronnés, entamant ainsi une ère nouvelle, mais ça pouvait très bien vouloir dire le retour de la guerre, la destruction de la planète par un astéroïde ou simplement une ère tout pareille à celle qu’ils étaient en train de vivre, d’attentisme, d’empâtement et de frilosité, mais avec deux nouveaux rois, quoi. Peu importait à Blodwyn, qui était bien trop pessimiste et narquoise de nature pour attendre quoi que ce soit de ces couronnements, si ce n’est le retour de l’énergie dans les Sithins, ce qui serait déjà pas mal. Et c’était bien pour cela que la charge avait échu à Dagda et à Cian et pas à Blodwyn Tyronoe, qui aurait fait la reine la plus spectaculairement mauvaise de toute l’histoire des Feys, et pourtant la barre avait été placée bien haut par Lizabeth. Elle se réjouissait donc que d’autres soient optimistes à sa place, comme Dagda, et tant mieux si ces autres étaient en plus chargés du devenir des Feys, ça tombait plutôt bien. Mais parallèlement, et même paradoxalement, elle n’était pas rassurée, non. Il aurait fallu la torturer pour qu’elle avoue s’inquiéter pour lui, et d’ailleurs, même sous la torture, elle ne l’aurait jamais dit tout haut, mais elle commençait à entrevoir un règne quelque peu stressant pour les supporteurs de Dagda. Vraiment, saurait-il se montrer rude et impitoyable ? Parce qu’il n’en donnait pas l’impression, et la forgeronne pouvait totalement le visualiser en train de se faire empoisonner à son premier repas de roi ou égorger dans un couloir sombre trois jours à peine après son couronnement, parce qu’il aurait accueilli avec le sourire le premier inconnu venu lui demander audience. Mais… elle ne pouvait rien y faire. Elle n’était pas Garde, encore moins Garde de Dagda et encore moins Seelie. Le destin du futur roi lui appartenait totalement, du moins encore pour quelques jours, jusqu’à ce qu’il appartienne au peuple Seelie tout entier.

Les paroles de Dagda avaient de quoi lui rendre un peu le moral, cela dit. Il ne voulait pas d’une armée mais il avait l’air résigné à en lever une malgré tout. Bien ! Parfait. C’était déjà ça de pris. Blodwyn était persuadée que les Feys étaient des créatures de conflit, de violence et de guerre par nature, et que cela ne changerait jamais. Il en allait de même pour les Humains, et même pour les bestioles. Il n’arriverait jamais, le temps où toutes les créatures vivantes de ce monde se contenteraient de rester assises là sur leur derrière à se faire de grands sourires, alors oui, bien sûr que Dagda aurait besoin d’une armée. Et en même temps, elle était là, à opiner du chef la décision du roi Seelie de s’entourer de soldats, en sachant très bien qu’un jour, peut-être, ces mêmes soldats déferleraient chez elle, sur sa terre, dans son Sithin, à l’assaut de sa Cour et de son roi. La migraine commençait à poindre, quand bien même Dagda pensait son armée à venir par rapport à la présence d’intrus sur l’île tels que le Sluagh ou encore les Humains, enfin, les Américains, à l’en croire. Ce n’était pas elle qui allait le contredire sur ce dernier point : elle avait vécu un laps de temps dans l’Iowa et cela avait été un enfer. Elle gardait un souvenir tendre pour les Humains en général avant qu’ils se laissent complètement engloutir par la technologie, mais avait plus ou moins coupé les ponts avec eux depuis les cinquante dernières années.

— Humains, Sluaghs, Fomoires, et les traitres qui complotent déjà au cœur de ta future Cour… Tu vas en avoir, du travail, et des ennemis. Tu remarques que je n’ai pas cité ton frère.

Et sa Cour, et donc elle-même. Elle haussa les épaules.

— Je suis toute prête à repartir en guerre, moi, mais la dernière chose qui m’intéresse, c’est bien une guerre entre les deux Cours, une fois m’a suffi.

La douleur de se retrouver face à face avec un ami. L’angoisse de croiser une sœur de cœur sur le champ de bataille, dans le camp opposé. L’appréhension de devoir passer au fil de son épée des visages autrefois alliés. Oui, de tous les conflits auxquels elle avait participé, celui-là était bien le pire, à ses yeux.

— Eh bien, tu auras tout le temps et tous les conseillers nécessaires pour t’aider avec toutes ces histoires. Et quant à nous, il semble bien qu’il va nous falloir nous dire adieu.

Une guerre entre leurs deux Cours : voilà bien le seul moyen qu’ils auraient encore de se croiser, si on voyait les choses du bon côté – enfin, relativement bon.


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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Mar 19 Avr - 14:12
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Etait-ce parce qu’il était Seelie et qu’elle était Unseelie qu’ils avaient une vision aussi opposée ? Il croyait encore en un avenir lumineux, presque utopique, alors qu’elle ne voyait que les ennemis et les combats à venir. Au fond, il savait qu’elle était réaliste alors qu’il nageait en plein rêve illusoire. Certes, les feys et plus encore les Seelies sont les rois des illusions mais visiblement il remportait la coupe. Il voulait croire en une possible réconciliation, en une paix harmonieuse entre les races, oh bien sûr cette paix ne serait pas pour tout de suite et non sans heurt, ni sans sacrifice mais quelle paix se fait sans douleur ? sans renoncement ? C’est tout l’inverse d’une guerre qui n’est souvent que des égo incapables de négocier, de renoncer. Il espérait être meilleur que ses prédécesseurs à ce sujet là. Eviter une guerre contre son frère serait la première difficulté cependant, Dagda refusait d’envisager un échec sur ce plan là. « Nous sommes deux alors, même si je crois que nous ne sommes pas les seuls. Cette guerre était stupide, évitable, et nous avons tous échoués, moi le premier, à l’empêcher. Crois moi je ne répèterais pas cette erreur une seconde fois. » C’était là une promesse qu’il comptait tenir. Il regarda son amie droit dans les yeux. « Et si je le peux, j’éviterais à notre peuple une autre guerre, quelque soit l’ennemi, je chercherais un autre moyen de résoudre le conflit que dans le sang et les larmes. Nous avons suffisamment versé l’un et l’autre. » C’était de nobles paroles mais qui seraient difficiles à tenir. Dagda savait que son amie s’inquiétait pour lui. Serait-il capable de tenir face aux ennemis politiques en tenant de tels propos ? Il n’avait pas l’intention de s’affirmer par la fermeté et l’autorité parce qu’il pensait que la faérie avait d’autres choses plus importantes à faire. Ils avaient tous un ennemi commun, deux pour être exact. Et il voulait éviter le conflit armé avec ces deux ennemis.

Bien sûr, faire la guerre, tactiquement était ce qu’il y avait de mieux pour asseoir un pouvoir. Le président américain des humains précédent l’avait fait avec succès en déclarant la guerre au terrorisme puis au fey. Essayer de faire la paix était moins gratifiant politiquement parlant, mais au final, l’histoire se souvenait de ceux qui avaient ramené la paix, et le souvenir de ceux ayant provoqué la guerre laissait toujours une trace d’amertume dans les cœurs. Il avait eu sa part de conflit armé, et vu nombre des siens mourir au combat. Peu lui importait de régner en maître, il préférait avoir de quoi être fier d’avoir été roi plutôt que d’être certain de son pouvoir nouvellement acquis. Et cela, Blodwyn ne pouvait le comprendre sans avoir régner. Il n’espérait pas qu’elle le comprenne, il ne tenterait même pas de l’en convaincre, mais s’il le pouvait, il la rassurait. Il cherchait les mots afin de lui montrer qu’il ne risquait rien, il aurait voulu lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur, lui assurer qu’il ne serait pas assassiné dans son sommeil dès la première nuit sur le sithin, mais qui pouvait tenir ce genre de promesse ? « Je sais que tu t’inquiètes, et je t’en remercie, ça me touche vraiment, mais tu sais, par les temps qui cours, nous sommes tous en danger, toi, moi, même les sluags le sont. Rien ne nous garanti de lendemain, qu’ils chantent ou pas. Mais je crois que les difficultés qui nous attendent retiendront les ennemis politiques au moins un temps. » essaya-t-il de la rassurer sans savoir si cela serait suffisant.

Quand aux adieux, il aurait aimé s’assurer qu’ils resteront à jamais amis, que rien ne s’opposeraient à qu’ils le restent mais il ne pouvait tenir de pareilles promesses tout comme il ne pouvait lui assurer qu’il resterait en vie quoi qu’il arrive. Il y a des choses sur lesquelles on n’a aucun contrôle, et chercher à en avoir serait vain. Il était assez lucide pour le reconnaître. « J’aimerais que ça n’en soit pas, des adieux. » fit-il sentant son cœur s’alourdir à cette pensée.


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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Ven 22 Avr - 22:08
L'éclat héroïque
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Blodwyn savait bien que Dagda croyait sincèrement en ce qu’il disait. Il ne pouvait pas mentir, après tout, du moins pas sans risquer de voir d’autres Sluaghs débarquer ici, non pas pour mettre le foutoir dans un village mais pour l’emmener, lui. Elle savait que sa détermination était réelle, et il croyait probablement également que c’était possible, d’éviter les conflits, d’éviter les guerres, de faire en sorte que le sang ne coule plus, d’apaiser les tensions, de plonger la Faërie dans la félicité. Mais, comme Blodwyn avait l’habitude de dire, les promesses n’engageaient que ceux qui les croyaient. Elle croyait en sa détermination et en sa sincérité, mais elle ne croyait pas qu’il pourrait atteindre tous ses nobles buts. Aurait-il été le seul sujet en son royaume, alors oui, ça aurait fonctionné. Mais il allait être seul contre tous, c’était plutôt ça, le problème. Qu’il veuille éviter la guerre ne suffirait pas, il faudrait que tout le monde veuille éviter la guerre, et ça, c’était perdu d’avance, pour la forgeronne. Eh bien, cela dit, c’était déjà en soi un changement, cet état d’esprit. Non seulement pour lui, qui n’était visiblement plus le même, mais pour les Feys, qui n’avaient probablement jamais connu de roi aussi pacifiste. Et peut-être que ça n’irait jamais plus loin que ça, mais que son successeur irait un peu plus loin, et le successeur de ce successeur encore plus loin. Ils vivaient des siècles et des siècles et ils changeaient peu et lentement, mais ils vivaient également assez longtemps pour véritablement voir un changement. Il fallait de la patience, et peut-être aussi que c’était cela, la différence entre eux, parce que Blodwyn n’était pas patiente, certainement pas. Décidée à ne plus se montrer comme un oiseau de mauvais augure, elle se contenta d’afficher un pauvre sourire.

Quand il affirma comprendre qu’elle s’inquiétait pour lui, son premier réflexe fut de croiser les bras, comme pour rejeter cette idée absurde. Elle, s’inquiéter pour quelqu’un ? Elle, s’inquiéter pour un Seelie ? C’était non seulement contre sa nature mais contre la loi tacite. Cependant, elle ne pouvait pas non plus nier, pas après la discussion qu’ils venaient d’avoir. Et cela, oui, elle pouvait le croire : que les soucis extérieurs sauraient retenir momentanément la meute de sangsues internes à la Cour. Même si rien n’était moins sûr. L’ambition et la soif de pouvoir corrompaient véritablement tout et il y en avait peut-être qui seraient capables de mettre en danger tout un peuple pour leurs propres dessins.

— Je serais tentée de dire que de toute façon, ça ne peut pas être pire que la situation actuelle, mais je sais que ça pourrait l’être, alors…

Alors mieux valait ne présumer de rien. Elle n’était pas superstitieuse, pas plus que sa foi en la Déesse, du moins, donc elle ne craignait pas d’attirer le mauvais œil sur eux, c’était simplement histoire de ne pas se sentir stupide quand la situation serait effectivement pire et qu’elle se souviendrait de ce qu’elle avait dit ce jour. Elle resta silencieuse un long moment après la remarque de son comparse. Ah, il ne voulait pas d’adieux… Eh bien, oui, les adieux, ce n’était jamais drôle. Mais la situation était inextricable, de ce point de vue-là. Son futur roi avait la réputation de ne pas aimer, mais vraiment pas, les Seelies. L’idée de se faire dicter sa conduite n’était pas agréable pour Blod, mais il y avait un moment où l’ordre était nécessaire. Elle savait qu’elle continuerait de fréquenter des Seelies, ceux qui parmi eux étaient ses amis. Mais ces Seelies-là ne seraient pas le roi, et c’était là toute la différence. Et puis, Dagda ne pouvait pas sérieusement envisager de fréquenter une Unseelie alors qu’il serait le roi, le roi des Seelies. Cela paraissait être une folie, pour la forgeronne. C’était pour elle, mais c’était aussi pour lui que cette décision devait être prise.

—Eh bien, peut-être que ce ne seront pas des adieux. Peut-être que si tu parviens à réaliser tes desseins, et à rétablir un semblant de paix entre nos deux Cours, ce ne sera pas un adieu du tout.

Oui, cela sonnait un peu comme du chantage, comme un ultimatum. Ce n’était pas, après tout, pour Blodwyn Tyronoe que le roi des Seelies allait se démener, par Danu. Mais c’était là la seule solution qu’elle voyait à ce problème. Et en attendant, il fallait rester ferme. Il fallait qu’elle soit puisqu’il semblait ne pas s’y résoudre. La détesterait-il, la trouverait-il égoïste, garderait-il d’elle l’image d’une Fey trop faible pour refuser de s’opposer à l’ordre établi ? Eh bien, elle y était résignée.


of blood and fire

Though I am old with wandering through hollow lands and hilly lands, I will find out where you have gone, and kiss your lips and take your hands ; and walk among long dappled grass, and pluck till time and times are done the silver apples of the moon, the golden apples of the sun. —texte : yeats / code : ellaenys.
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MessageSujet: Re: L'éclat héroïque ƒ Blodwyn   Lun 2 Mai - 11:38
L'éclat héroïque
ft. Dagda & Blodwyn
Que cela ne soit pas des adieux, Dagda non seulement l’espérait, mais ferait tout ce qui est en son pouvoir, non de roi, mais d’homme, de fey, doté de sentiments pour que ça ne soit pas le cas. Il ne pouvait légitiment le crier sur les toits, car son amie avait fondamentalement raison. En dépit de ce qu’il disait, de ce qu’il voulait, les deux cours existaient et en tant que roi il ne pourrait les abolir sans risquer de perdre son poste mais peut-être plus encore. S’il n’y prenait garde c’est sa tête qu’il perdrait. Il avait peut-être été Haut Roi, peut-être régner pendant quatre millénaires, aujourd’hui il n’avait plus aucun pouvoir. Le conflit entre les deux cours avait sans doute émoussé celles-ci, les avait fragilisés mais il serait stupide de croire que la faerie pouvait redevenir une seule et unique cour en un battement de cil. Il tenterait de poursuivre sa quête impossible, de redonner à la faerie la gloire d’antan, sa forme d’antan, de rendre aux Dieux leur pouvoir, de réveiller la magie chez les hommes, d’éliminer le culte du dieu unique mais cette poursuite était au fond tout aussi folle que ses ambitions passées. Il était juste moins dangereux qu’avant, mais tout aussi taré. Le problème c’est que même si une partie de lui s’en rendait compte, il préférait l’illusion de sa quête et d’une utopie poursuivie par lui seule à la triste et sordide réalité qu’il voulait fuir désormais.

« En attendant que ce souhait se réalise, je te garde une place dans mon cœur, Blodwyn. Tu y seras toujours une amie, quelque soit ce que l’avenir nous réserve. » fit-il en se penchant vers elle et posant sa main sur son épaule. Il aurait pu lui faire une tape amicale mais ce geste était plus tendre. Car même s’il ne voulait y croire, même s’il refusait de donner une réalité à cette vision funeste, il devait cependant accorder à son amie un adieu digne de ce nom. Il savait que c’était ce qu’elle attendait de lui et qu’elle refuserait tout autre attitude, pour leur bien à tous les deux. Et il s’y soumettait, parce qu’il possédait encore une once de raison et d’intelligence en lui. Même si son cœur s’y refusait. Même si son âme se liguait contre cette idée. Le roi des Seelie ne croyant pas lui-même aux nouvelles traditions et aux deux cours, quel genre de règne aurait-il si ce n’est au mieux un tir raté, une sorte de vaste blague, une rêverie digne d’Alice ? Qu’importait. Lui n’y voyait rien de tout cela, lui croyait en ses fantaisies et ses chimères. Mais s’il trouvait le chaudron, ses chimères pourraient bien devenir réalité après tout.

Fin



Mad King

“ Life’s but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.”  ©️ code : Ellaenys. // quote : Shakespeare.  
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