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 Six little Feys hanged on a tree

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DEATH LORD ∭ Crom-crunch, l'homme de cro-mignon, qui fey peur (et c'est normal).

Leith O. Martain

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DEATH LORD ∭ Crom-crunch, l'homme de cro-mignon, qui fey peur (et c'est normal).

MessageSujet: Six little Feys hanged on a tree   Mar 8 Mar - 17:47
Six little Feys hanged on a tree
ft. Leith O. Martain, Liam K. O'Halloran &  Kiaran T. Mac Greine
Une bonne semaine était passée depuis le couronnement. Une semaine lourde pour moi, encore une fois gâchée par mes sombres instincts, à un niveau que je ne pensais même pas possible. Dire que je m'en étais pris à Cred et qu'il me fallut la semaine toute entière pour m'en remettre, j'en étais encore malade. Comment faisait-elle pour encaisser tout ça? Comment parvenait-elle à me soutenir malgré tout? La réponse je la connaissais pourtant je ne pouvais m'empêcher d'avoir le coeur lourd. Sans doute fut-ce pour cette raison que lorsque une famille Unseelie vint me proposer cette affaire j'acceptai sans trop me poser de question. C'était là l'occasion de penser à autre chose, de me divertir l'esprit. Drôle de façon de voir, car l'affaire en question n'était pas des plus réjouissantes. Pire, elle était plus ou moins liée aux deux couronnements. Mais pas directement, du moins pas d'un point de vue personnel. Sans doute était-ce pour cette raison que je ne me sentis pas trop affecté. La situation idéale pour résoudre une affaire en somme, car si je n'étais pas concerné personnellement je pouvais garder l'esprit clair.

Bref, l'affaire en question avait fait pas mal de bruit sur l'île, car elle avait eu lieu en plein coeur de celle-ci. Trois Seelies et trois Unseelies, sans liens apparents avaient été retrouvés pendus sur une place de Douglas et vidés de leur sang la nuit des deux couronnements. Si les blessures n'avaient laissé aucun doute sur les meurtriers, ces derniers avaient carrément posé un message en lettres de sang aux pieds des six victimes. "Vive les rois." Une provocation ciblant directement les deux cours, un avertissement également. Les Vampires étaient bel et bien sur l'île et certains d'entre eux avaient soif de vengeance. Vengeance pour une défaite vieille de plusieurs millénaires, amertume d'une guerre dont la grande majorité de la Faerie se souvenait à peine, voir ignorait totalement l'existence... Le lieu n'avait clairement pas été choisi par hasard, afficher ainsi les victimes au sein même du quartier humain faisait savoir à ceux-ci que l'île n'appartenait plus entièrement aux Feys désormais. De nouveaux sombres habitants avaient fait leur apparition et les choses allaient changer. De plus, la situation devait pas mal chambouler tous ces mortels, car malgré le fait que ces meurtres aient eu lieu chez eux, les humains ne pouvaient que se poser des questions auxquelles ils n'auraient probablement aucune réponse. La police avait autorité sur Douglas, mais cette affaire concernait les Feys. Elle avait donc pu s'occuper de la dispersion de la foule et des premières procédures concernant les victimes, mais ça n'avait pas été pas plus loin. Une bonne semaine maintenant que ces meurtres avaient eu lieu, et encore aucune véritable réaction de la part de la Faerie. Aucune avant aujourd'hui...

C'était un peu triste de se dire qu'avant que la famille d'une des victime ne se décide à me contacter, personne du côté Seelie ou Unseelie ne s'était décidé à se pencher sur cette histoire. Bien sûr tout le monde avait été mis au courant, dès le lendemain, mais personne dans la communauté Fey ne s'était pressé sur les lieux. Pourquoi donc? La première était fort simple, d'un côté comme de l'autre les évènements tragiques des couronnements avaient eu priorité. De nombreux morts dans les deux camps, tout autant de blessés, deux nouveaux rois bien épuisés et surtout directement menacés. L'autre raison était sans doute plus difficile à comprendre d'un point de vue extérieur... Pour les Feys, la perception du temps était tout simplement fort différente de celle des humains. Lorsque l'on vivait pour plusieurs millénaires voir l'éternité, une semaine complète n'était au final que bien peu de choses.
Personnellement, il n'y avait qu'un détail qui m'embêtait dans cette histoire: L'idée de peut-être devoir me coltiner un Seelie, venu pour les mêmes raisons que moi. Ce fut avec ce désagréable à priori que je me rendis sur les lieux du crime. Evidemment depuis le temps il ne restait plus rien sur place à part le cordon de police autour de l'arbre où les victimes avaient été pendues. Mais ce n'était pas vraiment pour ça que j'étais là. J'avais plutôt en tête d'interroger les gens dont l'habitation donnait sur la fameuse place. Avec de la chance certains seraient plus bavards que d'autres. Seul soucis, les habitants du coin étaient tous humains, et leur abilité au mensonge allait peut-être poser problème...

Par habitude dans ce genre de situation, j'avais usé du Glamour pour ne pas dévoiler ma véritable apparence. Ce fut donc un humain pas trop impressionné qui m'ouvrit sa porte, il parut néanmoins assez irrité.
- Moui?
- Bien le bonjour..." Je lui présentai ma carte de visite, histoire de légitimer ma présence. Il la pris d'un air dubitatif. "J'aimerais vous poser quelques questions à propos de l'incident de-"
- Les Feys pendus?" M'interrompit-il, visiblement agacé. "Vous êtes le deuxième aujourd'hui, en moins d'une heure en plus! Fin bon, au moins vous avez une jolie carte qui fait bien. L'autre jeune homme à part à un air insistant..."
- Un jeune homme vous dites?
- Il est toujours là regardez!" Il pointa quelqu'un à l'autre bout de la place, visiblement en train de faire du porte-à-porte. Aurais-je été devancé? "J'ai eu beau lui dire que j'ai rien vu déjà parce qu'il faisait nuit mais en plus parce que je dormais, il voulait rien savoir! Pire il croyait que je mentais! J'en ai eu marre je l'ai envoyé boulé... A ce rythme là quelqu'un a déjà dû appeler la police j'suis sûr."
Il était drôle de voir comme entre eux les humains pouvaient se conduire de manière somme toute... Cavalière. Ne se doutant pas que j'étais Fey, l'homme me parlait sur un ton fort commun, voir irrévérencieux. Je ne lui en voulais pas, à vrai dire je m'en moquais un peu, mais si le jeune homme précédemment mentionné était lui aussi un Fey et que l'humain lui avait parlé de la même façon, je n'osais imaginer le résultat. Comprenant bien vite que je ferais mieux de m'intéresser à cet inconnu avant que ça ne dégénère, je décidai de laisser l'humain tranquille.
- Je vous remercie." Lui lançais-je, alors qu'il me salua d'un geste désinvolte avant de refermer sa porte.

Traversant la place je m'approchai du fameux importun. D'un rapide coup d'oeil je pus remarquer les humains cloitrés derrière leurs fenêtres, observant parfois avec agacement l'homme que je pus définitivement identifier en tant que Fey, grâce au Glamour qu'il émettait. A chacun de mes pas une seule pensée me revenait en boucle: *Pitié, faites que ce ne soit pas un Seelie*
Enfin à proximité je l'interrompis dans sa conversation avec un enième humain. Humain qui semblait d'ailleurs presque content de me voir intervenir.
- Quelque chose me dit que vous vous y prenez mal..." Je sentais son Glamour plutôt agité, quelque chose me disait que s'il était sous sa véritable apparence, sa peau luirait légèrement. "Etre insistant ou agressif ne vous mènera nulle part, s'il vous disent qu'ils n'ont rien vu, vous devez les croire." Même s'il était probablement impossible que personne n'ait assisté à la scène, brusquer les humains n'était pas une bonne idée. Mener une enquête était parfois une histoire de patience. Je lui présentai ma carte. "Pardonnez mon interruption, je m'appelle Leith. Je pense que nous devrions parler."
Restait à espérer qu'il ne prenne pas la mouche ou pire, me prenne de haut ou quelque chose dans le style...      



       
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SON OF WAR ∭ Liamichou, Floodeur a croquer en chef.

Liam K. O'Halloran

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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Lun 14 Mar - 21:23
Six little Feys hanged on a tree
ft. Leith O. Martain, Liam K. O'Halloran &  Kiaran T. Mac Greine
Foutue semaine...
Les couronnements étaient censés marquer un nouveau départ dans ma vie. Nuada sur le trône, j'allais désormais être associé à une nouvelle Cour, à une nouvelle famille. A ma famille. Cette famille enfin retrouvée après tant de siècles à les croire définitivement perdus. Alors certes, tout n'est pas réglé - c'est même le contraire - mais Nuada a reconnu mon existence, a accepté de me reconnaître comme son fils et ça, c'est plus que je ne pouvais demander. Désormais, il nous reste à tous à réapprendre à nous connaitre, à nous redécouvrir, à corriger les erreurs et recommencer à zéro, pour tout.
Donc oui, les Couronnements auraient du être un nouveau départ, un commencement heureux pour moi. Dans un sens, ce départ est toujours d'actualité parce que je suis désormais Unseelie, désormais le "fils de", et prêt à en découdre avec tous ceux qui voudront douter de mon arbre généalogique.
Mais il y a eu un évènement qui a tout fichu par terre et qui m'a sacrément secoué... La nuit des Couronnements, les Foimoires ont trouvé super amusant d'aller trucider des Feys. Trois de chaque allégeance, histoire de pas faire de jaloux. Ça aurait suffi à en agacer plus d'un sauf que dans le lot, il y avait Kalen. Il n'y a - avait - pas plus inoffensif que Kalen... Un des rares Seelies avec qui j'ai développé de réels liens d'amitié, basé sur autre chose que la fête et le sexe. Un type discret, très cultivé, toujours un livre à la main et une histoire à raconter. Je ne sais même pas quel âge il avait, mais il n'y avait pas une année de l'Histoire des Feys qu'il ne connaissait pas. Pour les deux Cours. Une véritable bibliothèque ambulante. Avec lui, la Féérie a probablement perdu une mémoire irremplaçable et moi, j'ai perdu un ami.
Déjà, c'était pas facile à vivre mais le pire, c'est que j'ai été un des premiers sur les lieux... Je n'ai pas été celui qui a appelé les forces de l'ordre mais j'étais là, quand ils sont arrivés. J'étais là, parce que je n'ai pas assisté au Couronnement. Trop compliqué à gérer. Alors je suis sorti, parce que je ne voulais pas rester tout seul chez moi ce soir là. Trop d'énergie dans les veines. Alors je suis allé dans un bar, puis je me suis promené dans Douglas, pour le simple plaisir de prendre l'air, en imaginant ce que pourrait devenir ma vie après ce nouveau départ.
Autant dire que les belles images qui flottaient dans ma tête ont été vite remplacées par ce spectacle horrible... Violent. Parce qu'il n'y a pas d'autres mots pour décrire la chose. Certes, il n'y avait pas de sang - même en mettant de côté le fait que les corps en avaient été vidés - mais cette pendaison, cette mise en scène... C'était clairement fait pour choquer, pour blesser. Une déclaration de guerre des plus morbides.

Je ne suis pas très fier de dire qu'il m'a fallu quelques jours pour m'en remettre. J'ai vu pire, pourtant, bien pire. Mais sur Ellan Vannin, j'espérais trouver une certaine paix. Cet acte barbare a été un sacré choc sur mes belles illusions. Mais une semaine plus tard, je suis de nouveau dans l'axe de mes bottes et me voilà donc dans les rues de Douglas, à essayer de trouver des réponses.
J'ai besoin de savoir.
Et besoin de vengeance...
Oh, je ne vais pas étrangler moi-même les auteurs de ces actes sans noms - quoique... - mais je ne peux pas ne rien faire. Rester inactif n'a jamais été dans mes habitudes et ça m'est encore moins possible aujourd'hui.

Malheureusement pour moi, les habitants de Douglas semblent assez peu enclins à m'aider... Cela fait trois maisons que je visite et personne n'a rien vu ! En tous cas, c'est ce qu'ils disent, ces inutiles petits humains ! Six Feys ont été pendus sous leur nez et personne n'a rien entendu ? Laissez-moi rire ! Ou pleurer... Ou cogner. Je suis à deux doigts de cogner. Un doigt, même, peut-être... Venir avec mon glamour sur les épaules n'était peut-être pas une si bonne idée. Pourtant, mon apparence féérique est censée être moins impressionnante, voire même plus engageante ! Peu d'humaines y résistent. Mais il faut croire que les humains de Douglas se sont fait pousser une certaine immunité à mon charme depuis mon dernier passage parce que je pédale dans la semoule depuis une heure et que je commence à voir rouge.

Et quand une voix s'élève dans mon dos pour me dire que je m'y prends mal, autant dire que je suis à un millimètre de coller mon poing dans la figure de ce donneur de leçon ! Sauf que ça se fait pas. Et en tant que fils officiel du Roi des Unseelies, il va falloir que je fasse un peu attention à mon attitude en public. Juste un peu.

- Votre avis sur ma façon de faire, vous pouvez vous la coller où je pense !

L'humain qui ne m'a servi à rien claque la porte et c'est peut-être l'indice qui prouve que je suis allé un peu trop loin... Je ferme les yeux, prends une longue inspiration, poings serrés près de mes cuisses, puis regarde celui qui m'a interrompu. Je récupère le carton qu'il me tend, y jette un œil et hausse un sourcil. Bon... Peut-être que son conseil sur ma façon de faire n'est pas siiiiii idiot que ça.

- Cette affaire me tient à cœur. C'est frustrant de voir que personne ne coopère.


Et encore, "frustrant" est loin d'être à la hauteur de ce que je ressens. Je suis fou de fureur, en fait... Et j'ai envie de casser des portes, de casser des crânes pour en sortir les informations dont j'ai besoin...

- Dites-moi que vous avez une piste...

Par pitié... Un indice, n'importe quoi...

- Est-ce que quelqu'un a une piste ?

Oui je braille, et alors ?

 



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Kiaran T. Mac Greine

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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Mar 15 Mar - 13:41
six little feys hanged on a tree.


ft. Kiaran T. Mac Greine & Leith O. Martain & Liam K. O'Halloran.

Cethor n’avait pas voulu assister au couronnement. Il aurait pu s’incruster à la cérémonie des Unseelies, c’était vrai. Il avait plusieurs connaissances au sein de cette cour, mais il ne voulait plus avoir à faire de près ou de loin avec la politique. Il ne lui était même pas venu à l’esprit de se rendre chez les Seelies : il ne voulait certainement pas voir Dagda se faire couronner. S’il comprenait bien les raisons qui avaient poussé Dagda et Eire l’un dans les bras de l’autre, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver du ressentiment envers le sidhe. En ce qui concernait son épouse, c’était plus compliqué que cela. Elle l’avait trompé, certes, mais la trahison qui l’avait le plus blessée restait celle d’apprendre qu’Elcmar n’était pas de son sang. Qu’il n’était pas son fils. Après tant d’années, Cethor se demandait parfois s’il avait seulement été capable un jour d’avoir une descendance, avant que la stérilité ne touche les feys. Il ne regrettait pas les moments passés avec Elcmar et Kean… mais ça n’était pas pareil que d’avoir un enfant vraiment à lui. Bref. Il n’avait pas eu le cœur d’aller fêter avec les autres le couronnement de deux nouveaux rois. Il avait pensé que sa journée aurait été calme, avec la majorité des feys occupée ailleurs et les humains vaquant à leurs occupations habituelles. Ce n’était pas comme s’ils étaient dans une grande ville et qu’il avait un serial killer toutes les semaines ! A part quelques appels pour du tapage nocturne ou des disputes conjugales, rien n’était bien palpitant. Mais Cethor s’était trompé : sa journée au poste n’avait pas été calme. Car quelqu’un n’avait pas trouvé mieux que de pendre six feys à un arbre sur une des places de Douglas, bien en vue de la communauté humaine, clamant haut et fort sa « joie » d’avoir deux nouveaux rois. L’affaire concernait les feys, mais il avait été dépêché sur place pour, à l’aide de ses collègues, disperser la foule et s’occuper de victimes jusqu’à ce que les autorités feys ne pointent le bout de leur nez pour reprendre l’affaire.

Cela faisait une semaine que ça s’était produit. Il n’avait guère de nouvelles des avancées auprès des feys sur l’enquête pour découvrir le coupable. Il avait presque l’impression de se retrouver dans un épisode d’une mauvaise série policière dans lequel le FBI avait repris l’affaire d’un petit commissariat, le laissant dans l’ombre du déroulement et des résultats obtenus. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était tenter de rassurer les citoyens de Douglas qui ne manquaient pas de lui téléphoner plusieurs fois par jour. En cette journée, Cethor avait décidé qu’il contacterait les sithins pour tenter d’avoir plus d’informations. Après tout, lui-même étant fey, il ne voyait pas les autres le refouler comme un malpropre… Quoi que, on pouvait s’attendre à tout, de la part de certains. Il était près à se mettre en chemin, enfilant son blouson, quand son téléphone sonna. Il poussa un soupir, reprit contenance et décrocha. Inspecteur Mac Greine à l’appareil.Vous m’avez donné vot’ carte en m’disant de vous appeler si je me souvenais de que’que chose en rapport avec les feys pendus. Cethor mit un instant à replacer la voix de son interlocuteur, légèrement déformée par le combiné – dont il avait bien pris garde de recouvrir d’une tonne de caoutchouc pour l’isoler du fer. Vous avez donc de nouvelles informations à me fournir ?Ouais, ya un petit merdeux qui arrête pas de frapper aux portes en posant des questions, ça devient lassant à force ! Il ennuie toute la rue !Bien, merci, je m’en occupe. Cethor finit d’enfiler la seconde manche de son blouson et quitta le commissariat.

Il arriva quelques instants plus tard sur la place. La distance n’était pas exponentielle à franchir et il rejoignit vite l’endroit en question. Il laissa ses prunelles se promener sur les habitations avant de repérer deux hommes devant une demeure dont le propriétaire claqua la porte. Est-ce que quelqu'un a une piste ? Cette voix, par contre, il n’avait pas besoin de creuser dans sa mémoire pour se rappeler à qui elle appartenait. Un sourire étira ses lèvres alors qu’il rejoignit les deux hommes, qui étaient en fait des feys. Il reconnut bien aisément celui qu’il considérait toujours comme son fils. L’identité du second lui était plus incertaine. Il se tourna vers ce dernier en premier, lui tendant la main, une habitude bien humaine dont il avait du mal à se départir depuis des années. Inspecteur Mac Greine, de la police de Douglas. On m’a signalé du tapage dans les rues. Il se tourna vers son fils et enleva ses lunettes de soleil. D’un rapide coup d’œil, il reconnut aisément les signes trahissant la colère et la frustration chez celui qu’il avait élevé. Que se passe-t-il Kean ? demanda-t-il, son sourire un peu flétri face aux émotions ressenties par le jeune fey, inquiet de ce qui avait pu arriver.

 


Voilà les garçons, j'espère que ça vous ira Smile Sinon, n'hésitez pas à me le dire silent


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Leith O. Martain

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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Jeu 7 Avr - 16:06
Six little Feys hanged on a tree
ft. Leith O. Martain, Liam K. O'Halloran &  Kiaran T. Mac Greine
Pas évident de chercher des réponses quand on était directement impliqué. Souvent les sentiments dans ces situations avaient cette fâcheuse tendance à obstruer notre vision, à perturber notre esprit, nous empêchant de penser clairement et avec le recul nécessaire à une telle enquête. Voir le Fey devant moi presque perdre ses moyens m'en disait déjà pas mal à son sujet, sans doute bien plus qu'il ne révèlerait en d'autres circonstances. La petite pointe de colère lorsqu'il me répondit sans me voir pour commencer. Il était sans doute un peu impulsif, ou du moins du genre passionné. Sa réaction suivante en comprenant qui j'étais confirma ma première impression. Je ne lui tint pas rigueur de la façon dont il m'avait répondu, à priori il ne semblait pas mal intentionné. Il était évident qu'il était lié personnellement à cette affaire, sans doute avait-il bien connu une des victimes, sa mort le touchant assez fortement. J'ignorais toujours de quel côté il était mais au moins il n'avait pas l'air d'un Seelie venu là "parce qu'il fallait". Maintenant la question était, allait-il me poser problème? Emotif comme il était, je doutais qu'il accepte de me laisser me charger seul de l'affaire. Il allait probablement vouloir connaître les tenants et aboutissants de mon enquête, qui pour l'instant n'avait pas vraiment débuté.

- Pas encore de piste non, mais ça ne saurait tarder." Lui lançais-je d'un ton rassurant. Si je devais me retrouver à enquêter avec lui dans les parages, autant essayer de le calmer un peu avant. "Je suis là pour m'assurer qu'on en trouve..."
Je voulus poursuivre mais quelqu'un d'autre s'invita dans la conversation. Fey lui aussi à n'en point douter, il dégageait un air à la fois rassurant et charismatique. Inspecteur Mac Greine, un titre qui signifiait une chose, il travaillait pour la police de l'île. La police traitait les affaires humaines uniquement, l'avoir ici signifiait donc qu'il avait été appelé pour autre chose que les meurtres. Sans doute était-il là pour notre jeune ami du coup. J'hésitai un court instant sur la main tendue de l'inspecteur. Ce genre de salutation typiquement humaine n'était pas vraiment dans mes habitudes, mais au final ça ne me gênait pas tant que ça. Je lui adressai donc une poignée de main ferme mais amicale.
- Leith Martain, j'ai été engagé par une des familles des victimes de l'affaire des pendus pour trouver les coupables... Il y avait un petit malentendu avec ce jeune homme mais il est dissipé à présent..." Je me tournai alors vers celui-ci. "N'est-ce pas?"

Mac Greine appela alors le Fey par son nom. Kean... J'ignorais s'il s'agissait de son nom Fey ou humain mais visiblement ces deux-là se connaissaient. Ca allait peut-être faciliter les choses, du moins l'espérais-je. Je leur laissai le temps de parler entre eux, non sans écouter, avant de m'adresser à nouveau à l'inspecteur.
- Si vous me permettez, vous avoir là devant moi mévitera peut-être de passer par le commissariat... Est-ce que vous savez quelque chose à propos de cette affaire qui pourrait m'..." Je regardai Kean un court instant, me corrigeant sur le tas "... Nous être utile? N'importe quoi qui sortirait de l'ordinaire."
Je m'étais fait une raison, Kean avait l'air du genre déterminé, je ne pensais pas pouvoir l'écarter de l'enquête. Je faisais sans doute une erreur d'inviter ainsi un inconnu à mon enquête, mais sans trop pouvoir expliquer pourquoi il ne me faisait pas mauvaise impression. Quant à Mac Greine, certes il bossait pour la police et ce n'était pas sa juridiction, mais il était Fey. Police ou pas cette affaire devait probablement l'intriguer un minimum, peut-être assez pour qu'il ait déjà entrepris quelques démarches utiles...      



       
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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Jeu 14 Avr - 19:30
Six little Feys hanged on a tree
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Je ne peux pas dire que je suis très satisfait des réponses apportées par le grand Fey. Mais bon, je ne peux pas vraiment lui reprocher de ne pas être beaucoup plus avancé que moi. Il faut dire que le voisinage est sacrément réticent quand il s'agit de faire preuve de coopération ! La seule chose qui m'empêche de hurler ma frustration, c'est le ton parfaitement calme qu'il emploie. En fait, il a même l'air carrément persuadé que ce n'est qu'une question de temps avant que nous ayons la solution de ce macabre mystère. Alors j'inspire profondément et m'apprête à hocher la tête pour faire comprendre à mon partenaire d'investigation que j'ai un peu plus retrouvé mon calme.
C'est ce moment là que choisit un nouveau venu pour faire son apparition. Un nouveau venu dont la présence me tire un sourire et apaise presque immédiatement mes éclats de fureur.

- Cethor ! Tu n'imagines pas à quel point je suis content de te voir. On patauge dans la semoule ici...


Et ça me fait plaisir, en plus ! Ça faisait un bail que je ne l'avais pas vu. En fait, ça fait même tellement longtemps que je réalise qu'il n'a peut-être pas été mis au courant de tous les changements qui sont arrivés dans ma vie ces dernières semaines. Je culpabilise immédiatement parce que s'il y a bien quelqu'un qui m'a soutenu toute mon existence, malgré les hauts et les bas, malgré les rebondissements, c'est bien mon presque Papa ! Je m'approche pour poser une main sur son épaule - on est pas là pour des grandes effusions en public - et écoute alors le privé se présenter à mon père d'adoption et ensuite évoquer les circonstances de notre rencontre.

- Un malentendu, tout à fait. Quoi que tu aies entendu Cet' j'y suis pour rien. Pas moi.

Parce que je ne me fais aucune illusion ! Il suffit de regarder les rideaux qui s'entrouvrent de tous les côtés de la place pour savoir que nous sommes observés. Et j'ai parfaitement conscience qu'un certain nombre de ces curieux qui ne veulent pourtant rien dire ne se sont pas gênés pour se plaindre au commissariat. Bande d'hypocrites !
Leith propose alors à mon presque père de bosser ensemble et je croise les bras sur mon torse, me préparant déjà à devoir me battre bec et ongles pour m'incruster dans l'enquête. Hors de question qu'ils me laissent sur le carreau pour le seul prétexte que, contrairement à eux, je ne suis pas un professionnel. Mais le détective semble avoir compris qu'il faudrait composer avec moi puisqu'il m'inclut directement dans ses négociations.

- J'apprécie Leith, merci. C'est vraiment important pour moi.

Puis je me tourne vers Cethor et n'essaie même pas de cacher mes émotions. Il me connait par cœur et me percerait à jour quoi que j'essaie de masquer, de toute façon.

- Un des Seelies était un de mes amis. Alors si tu sais quelque chose, n'importe quoi... J'ai besoin de savoir Cet'. Sa mort doit être vengée ! Et personne ne veut rien me dire ! Ils font de la rétention d'information ces salaud. T'as pas moyen de tous les arrêter et de les forcer à parler ?

Non ? Bien sûr que non... mais on peut toujours rêver ! Et Cethor est censé gérer les Humains de l'ile alors il a peut-être un peu plus de marge de manœuvre que moi - qui n'ai carrément aucune légitimité ici - ou que Leith qui est un Fey.
Je sais que je recommence à m'agiter mais cette affaire me touche de trop près...

 



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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Lun 18 Avr - 13:46
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Cethor perçut l’hésitation de l’autre fey alors qu’il lui tendait la main. Ça ne l’étonnait guère, après tout la pratique était plus humaine que surnaturelle… et il avait suffi que son interlocuteur ait passé moins de temps que lui en compagnie des Hommes et c’était logique. Pourtant, il y répondit malgré tout, une poignée de main ferme mais pas de celles dont certains humains raffolent qui consistent à un broiement de phalanges pour prouver sa virilité. C’était un bon point pour lui. Et, même si Cethor ne s’arrêtait pas aux stéréotypes, il avait déjà envie de le « classer » comme Unseelie plutôt que Seelie, s’il n’était pas Nocker. Les démonstrations de force et de supériorité étaient choses assez courantes à la Cour de Lumière, à son opinion du moins… Ces créatures guidées par la fierté, l’orgueil et l’arrogance. Bien évidemment, il y en avait partout des comme ça, et des exceptions aussi. Il n’y avait qu’à comparer Anava et son frère, deux faces d’une même médaille tant ils étaient différents et appartenaient pourtant à la même cour. Leith Martain, j'ai été engagé par une des familles des victimes de l'affaire des pendus pour trouver les coupables... Il y avait un petit malentendu avec ce jeune homme mais il est dissipé à présent... N'est-ce pas? Ainsi, il était aussi enquêteur à sa manière et Kean devait l’empêcher de faire correctement son travail.

Cethor se tourna alors vers son fils d’adoption, inquiet de voir tant d’émotions chez lui. Il avait l’air agité et désespéré, ce qui ne pouvait généralement rien donner de bon. Cethor ! Tu n'imagines pas à quel point je suis content de te voir. On patauge dans la semoule ici... Il ne put s’empêcher un sourire et, tout comme Kean, il aurait préféré qu’ils aient un peu de temps en privé pour se raconter leurs vies depuis qu’ils s’étaient quitté lors de la Guerre Fratricide, mais les circonstances ne s’y prêtaient malheureusement pas. Il espérait néanmoins que son fils ait trouvé les réponses aux questions qu’il se posait sur son ascendance… mais, maintenant qu’ils étaient tous les deux sur l’île, ils trouveraient bien un moment pour discuter. Cethor se contenta alors de tapoter la main qu’il avait posée sur son épaule. Un malentendu, tout à fait. Quoi que tu aies entendu Cet' j'y suis pour rien. Pas moi. Un simple sourire flotta sur ses lèvres pour toute réponse à cette affirmation. Il ne doutait pas du tempérament de Kean, ni qu’il puisse paraitre emporté devant des humains qui avaient peut-être bien trop peu l’habitude de son caractère. Le détective profita de ce moment de silence pour s’incruster à nouveau dans la conversation. Si vous me permettez, vous avoir là devant moi m’évitera peut-être de passer par le commissariat... Est-ce que vous savez quelque chose à propos de cette affaire qui pourrait m'... ... Nous être utile? N'importe quoi qui sortirait de l'ordinaire. L’ancien Roi resta silencieux encore un moment. Il était toujours très parcimonieux dans le choix de ses mots, dans la quantité de paroles qu’il énonçait. Surtout, il ne savait guère ce qu’il pouvait partager avec les deux autres feys. Il se devait de suivre les instructions de son commissaire, répondant aux autorités humaines, contrairement à Leith et Kean. Le premier répondait à ces employeurs, le second… à sa propre implication personnelle dans ce crime. Pouvait-il leur divulguer des informations sur une affaire en cours ?

Un des Seelies était un de mes amis. Alors si tu sais quelque chose, n'importe quoi... J'ai besoin de savoir Cet'. Sa mort doit être vengée ! Et personne ne veut rien me dire ! Ils font de la rétention d'information ces salauds. T'as pas moyen de tous les arrêter et de les forcer à parler ? De nouveau, Kean s’agitait. Cethor poussa un léger petit soupir résigné, mais il comprenait qu’il veuille plus d’informations, qu’il aspire à la justice pour son ami. Il jeta un coup d’œil aux rideaux qui s’entrouvraient derrière les fenêtres, à ces battants ouverts à demi, l’air de rien, comme pour aérer une pièce… mais Cethor connaissait bien la curiosité humaine. Eloignons-nous un peu des oreilles indiscrètes. dit-il à ses interlocuteurs avant de lui-même s’écarter des habitations pour rejoindre le centre de la place, là où moins de gens pourraient les entendre. Il s’appuya contre le dossier d’un banc qui entourait la fontaine et croisa les bras. Je n’ai guère d’informations. Les autorités Seelies et Unseelies se sont empressées de reprendre l’affaire et ils sont quelque peu réticents à partager leurs découvertes avec la police humaine. Il aurait pu s’en tenir à cela. C’était la stricte vérité. Pourtant, il ne pouvait ignorer la détresse de son fils d’adoption, pas alors qu’il croisait son regard assombri par l’agitation. J’ai cependant quelques renseignements. La police de Douglas s’est occupée de l’analyse des corps et un résultat étonnant est apparu : le taux de fer dans le corps des victimes est bien trop élevé. Et ça ne semble pas lié aux morsures de vampires trouvées que les corps… C’est un indice, une piste à suivre, mais malheureusement, je n’en sais pas plus pour l’instant. Cethor haussa les épaules, un soupir au bord des lèvres, puis il ajouta. En tout cas, il ne faut pas tirer de conclusion hâtive. Les coupables ne sont peut-être pas ceux que l’on pense.




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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Lun 25 Avr - 17:05
Six little Feys hanged on a tree
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Avais-je commis une erreur de jugement à propos de Kean? Son changement presque radical d'expression en voyant débarquer l'inspecteur me donna l'impression d'avoir été berné, du moins durant un court instant. En le voyant échanger quelques mots avec ce dernier je crus avoir soudain à faire à un tout autre individu, loin de l'image que je m'étais faite quelques instants plus tôt. Mais à y bien regarder, j'étais en train de me faire des fausses idées. Certes Kean avait semblé tout à coup bien plus jovial, mais ceci était peut-être dû au fait que l'inspecteur était quelqu'un de proche pour lui, au vu du parlé fort familier du jeune Fey. Mais cette espèce de franchise, cette "passion" qui l'habitait était toujours bien là, elle était même plus forte encore que précédemment. Il ne m'avait donc pas berné. C'était juste sa façon d'être, il était entier, tout simplement.
Lorsque Kean prononça le nom Fey de Mac Greine, je fus un peu perdu dans mes pensées, ou plutôt mes souvenirs. Cethor, le nom ne m'était pas inconnu, je l'avais déjà entendu, il y a bien longtemps, très longtemps à vrai dire. Ca devait remonter à ma prime jeunesse, avant même que je ne sois un Tuatha. Cethor, le Fey roi d'Irlande. Si c'était bien de lui qu'il était question ici, alors l'inspecteur était mon ainé, et un Fey plus que respectable si l'on en croyait la légende. Sur le moment je me sentis presque humble, malgré le fait qu'avoir été un roi des humains ne représentait au final pas grand chose. Des rencontres comme celle-ci, Ellan Vannin nous en réservait sans doute encore beaucoup...

Kean me remercia pour l'avoir intégré directement à l'enquête. Je pouvais aisément lire le soulagement sur son visage, il s'était sans doute imaginé devoir s'imposer pour rester, une supposition logique. Je le prévins néanmoins, sur un ton calme mais très sérieux.
- De rien. Ne me fais juste pas regretter ma décision, Kean." Puisqu'il m'avait directement appelé par mon prénom, autant faire de même. Mon avertissement n'était pas à prendre à la légère. Certes j'avais accepté sa présence, mais ça ne voulait pas dire que j'allais le laisser agir comme bon lui semblait. Mener une enquête était un travail qui demandait calme, patience et discernement. Or, je ne pensais pas vraiment Kean pourvu de ces qualités, du moins ne me donnait-il pas cette impression. Il allait donc devoir accepter d'assumer un rôle d'assistance, pas beaucoup plus. Restait à espérer qu'il comprenne bien ça...
Vint alors la révélation qui me prit un peu par surprise. J'avais bien cru comprendre que Kean connaissait une des victimes, mais un Seelie? Je devais bien avouer, la nouvelle ne me plaisait guerre. Etait-il donc un Seelie lui aussi? Son caractère et sa façon d'agir ne collait pas trop à la Cour Dorée, ou plutôt aux idées que je m'en faisais. Certes il y avait quelques rares Seelies que je parvenais à supporter comme Sly, mais même lui dégageait tout de même quelque chose qui n'existait que chez les membres du camp opposé. Kean ne dégageait pas ce fameux quelque chose. Décidément, au plus je le découvrais au moins je le comprenais. Enfin, lorsqu'il mentionna son envie de vengeance, je ne pus m'empêcher d'intervenir, histoire de calmer ses ardeurs et surtout de mettre les choses au clair.
- Nous ne sommes pas là pour une vengeance, Kean. Nous sommes là pour découvrir la vérité. Ce qu'il adviendra des coupables si nous leur mettons la main dessus, ça dépendra d'eux. Ce n'est pas notre rôle de jouer aux juges, et encore moins aux bourreaux."
Je devais le souligner, mon travail se limitait à ça et uniquement ça. Je n'étais pas un justicier, et encore moins un esprit faucheur. J'avais beau avoir été la Mort en personne, lorsque j'avais toute ma tête je me devais d'accomplir mon travail en m'en tenant à ses limites. Bien sûr je pouvais comprendre le sentiment de Kean, mais il devait bien comprendre lui aussi, s'il pouvait rester sur cette enquête, ça ne lui donnait pas le droit d'exécuter sa vengeance pour autant...

Pour répondre à nos questions, Mac Greine nous avait emmené plus au centre de la place, normalement à l'abri des oreilles indiscrètes. Tout le long du chemin j'observai les humains penchés à leurs fenêtres, observant leurs réactions. Certaines étaient bien plus intéressantes que d'autres. Comme je l'avais déjà supposé, il s'était rapidement fait prendre l'affaire des mains par les autorités Fey. De là à dire qu'elles avaient "repris" l'affaire, c'était peut-être aller un peu loin. Avec les soucis survenus aux Couronnements, l'affaire des pendus n'avait pas vraiment démarré, tout au plus avait-elle été mise à l'abri des pattes humaines. Mais soit. Ce que l'inspecteur annonça ensuite fut bien plus intéressant. Un taux de fer trop élevé, qui ne serait pas dû aux morsures. Un détail intriguant, qu'il allait falloir creuser sans aucun doute.
- Il est prudent de ne pas faire de conclusions hâtives comme vous dites, mais je n'irais pas jusqu'à écarter l'évidence. J'ai fais mes recherches avant de venir ici, la mort par morsure et exsanguination est confirmée, les coupables sont bien des Vampires de sang. Cette histoire de taux de fer a dû jouer un autre rôle d'importance."
Il était maintenant temps de passer à l'enquête-même. Je n'avais pas fini d'interroger les gens de la place et je comptais bien poursuivre. Au final toute l'agitation provoquée par Kean nous avait rendu service. Tous ces visages pointés sur nous m'avaient permis de repérer quelqu'un que je jugeais digne d'intérêt. J'annonçai donc la suite des opérations.
- Il y a une personne que je souhaiterais interroger, au numéro 15. Cette fois-ci c'est moi qui parlerai si vous le voulez bien." Ma remarque s'adressait surtout au jeune Fey. "Allons-y." Je commençai à me diriger vers la maison en question, mais après quelques pas seulement je me retournai vers Mac Greine. J'avais presque oublié de lui demander. "Je vous demande pardon, pour moi c'était l'évidence mais juste au cas où... Souhaitez-vous vous joindre à l'enquête, inspecteur? De manière officieuse, bien entendu." Je ne doutais pas vraiment de sa réponse. Il avait semblé clair qu'il voulait élucider le mystère mais que son affiliation à la police avait limité ses options. Faisant donc comme s'il avait déjà accepté, je me remis en route.

La maison au numéro 15 ressemblait à toutes les autres maisons de la place. Pas bien large, un étage en plus du rez-de-chaussée, une façade de vieilles briques blanches, quelques fleurs sur le rebord des fenêtres bref, une habitation humaine comme il y en avait des tas à Douglas. Je sonnai une fois, deux fois. J'étais parti pour une troisième car je savais que quelqu'un se trouvait à l'intérieur, mais une frêle silhouette finit par entrouvrir la porte. C'était une vieille dame, une retraitée probablement présente sur l'île de Man depuis bien avant que les Fey ne la reprennent pour en faire Ellan Vannin. Les yeux baissés elle n'osait croiser mon regard ou celui des mes deux compères du jour. Elle était comme recroquevillée sur elle-même, visiblement fort gênée voir intimidée. La porte qui nous séparait représentait sa seule défense aussi l'agrippait-elle fermement, refusant de l'ouvrir d'avantage.
- O-Oui? Que puis-je faire pour ces messieurs?" Sa voix était fluette, tremblante même. Elle n'était clairement pas à l'aise.
- Pardonnez-nous madame, nous sommes enquêteurs. Pouvons-nous vous poser quelques questions à propos des meurtres sur la place? Nous ne vous embêterons pas bien longtemps.
- J-... Je ne sais rien à propos de ça, je suis navrée." Je m'attendais évidemment à cette réponse, mais je n'avais pas choisi cette dame par hasard. De toutes les personnes qui nous avaient observé depuis tout à l'heure, elle était la seule qui l'avait fait avec une crainte certaine dans le regard. Il était évident que d'autres personnes sur la place avaient vu des choses cette nuit là. Mais cette vieille dame contrairement aux autres, risquait de délier sa langue plus facilement. Il suffisait juste de s'y prendre correctement.      
- Je vois... Ca me gène un peu de vous demander ça, mais puis-je vous demander un verre d'eau? Ma gorge est un peu irritée et l'hydrater lui ferait le plus grand bien.
- Oh... Euh oui. J-Je vais vous chercher ça, veuillez attendre là, s'il vous plaît." Elle referma sa porte prudemment, toujours avec la même gène dans le regard. Le temps qu'elle aille chercher ce que je lui avais demandé, je me tournai vers mes camarades. Je ne parlai pas trop fort, juste par précaution.
- Je suppose que vous l'avez compris, elle sait quelque chose. C'est une vieille dame, on va donc éviter de la brusquer. Mais j'estime qu'elle reste la plus à même de nous renseigner. Inspecteur, peut-être voulez-vous tenter quelque chose?"
Mac Greine avait apparemment plus l'habitude des humains que Kean et moi. Je voulais donc lui laisser l'occasion d'agir avec la vieille dame, peut-être avait-il de meilleurs chances que nous de parvenir à quelque chose. Lorsqu'il eut répondu, la dame rouvrit la porte, un verre d'eau à la main...


Spoiler:
 



       
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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Mar 26 Avr - 20:26
Six little Feys hanged on a tree
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Autant dire que ma grande révélation fait l'effet d'un gros caillou lancé dans une mare bien lisse. Cethor décide de nous éloigner des maisons dont les murs ont des yeux et des oreilles tandis que Leith me regarde de travers en m'annonçant - l'empêcheur de se venger en rond - que la justice fera son travail sans nous et que notre rôle à nous se limite à trouver les coupables ! Comme si j'allais tomber sur les vandales, épées en main, pour leur trouer les entrailles... Oui j'ai les nerfs à vif et oui, j'ai besoin de mettre des visages sur ceux qui ont osé faire ça. Mais je ne mettrai pas d'huile sur le feu, ça n'est pas mon genre et ça ne le sera jamais. Encore moins aujourd'hui alors que Nuada m'a reconnu comme étant son fils. J'ai encore des choses à régler avec lui mais je ne suis pas assez assoiffé de sang pour me mettre dans une situation qui lui serait néfaste et qui, accessoirement, m'enverrait au fond d'un donjon. La dernière fois que j'ai regardé, les Feys n'étaient pas censé se trucider les uns les autres, c'est pas permis !

- Pas de risque que je me prenne pour une main de justice. La paix est déjà bien assez difficile à maintenir, je ne vais pas m'amuser à empirer la situation. Je réclame la justice de Danu, c'est tout, même si je ne serais pas contre l'idée de leur coller mon poing dans la figure...

Ou juste un petit coup de ma Main de Douleur bien placé... A la puissance maximale... Dans un endroit qui les empêchera d'oublier pour toujours leur rencontre avec moi.
Mais il faut croire que vengeance et justice n'arriveront pas de sitôt parce que mon père adoptif et le détective ont l'air d'être au même point : le point de départ. Nada. Que dalle. Ils ont rien du tout ! Et ils se permettent de commenter ma façon de faire ? Ils ne sont pas mieux que moi, avec leurs grands airs et leurs cartes officielles ! Enfin... d'accord, eux, ils ont les labos et les résultats des analyses, ce que moi, j'avais pas. Bizarre, cette affaire... Je les regarde tous les deux l'un après l'autre, tandis qu'ils se balancent leurs résultats respectifs et je réfléchis. Hémochromatose et exsanguination ? Il est clair que les deux n'ont rien à voir sur le plan purement physiologique mais c'est quand même étrange. L'exsanguination accuse clairement les enfants d'Unad mais quid de l'info de mon presque papa ? Les victimes ne peuvent pas être tous porteuses de l'anomalie génétique entrainant un stockage du fer dans les organes, ça semble fort improbable... Mais est-ce une cause, un point commun à la base de l'attaque, ou une conséquence ? Etrange, très étrange. Il faudrait que je passe à la bibliothèque pour voir si les Feys peuvent porter ce genre de mutation. Dans le cas contraire, cette constatation sera forcément une conséquence de la morsure - ou de toute autre chose, d'ailleurs. Un empoisonnement pour les affaiblir avant l'attaque peut-être ? Hum... Ca mérite reflexion.
Et pendant que je réfléchis, les deux bonhommes ont décidé qu'ils se débrouilleraient mieux sans moi, apparemment, puisqu'ils commencent à secouer les puces à une vieille dame humaine qui nous regarde comme si on venait tout droit de l'enfer. Vu son âge apparent, elle est probablement sur cette île depuis bien avant que les Feys débarquent en masse et la tête qu'elle tire exprime très clairement qu'elle était trop vieille déjà pour s'adapter au changement. L'inconnu, comme toujours, fait peur. Surtout quand l'inconnu est immortel et a des pouvoirs magiques parfois plus que dangereux. Deux hypothèses donc : 1) nous lui faisons peur pour ce que nous sommes et 2) parce que nous ressemblons beaucoup trop à celui ou ceux qui ont vidé de leur sang puis pendu les six Feys il y a quelques semaines.
Pour faire parler la petite dame, il faudra effectivement faire preuve de subtilité, comme le suggère Leith.

- Excusez-moi messieurs mais avez-vous vu vos têtes ? Loin de moi l'idée de vous trouver disgracieux mais tout en vous crie au flic et à l'enquêteur !

Grands, ténébreux, la quarantaine - selon les standards humains, je veux dire - pas du tout funs.

- Je sais bien que je braille sur cette place depuis une heure, mais j'inspire plutôt confiance d'habitude. Les femmes m'adorent et pour je ne sais quelle raison, les mamies ont toutes tendance à vouloir me gaver de gateaux ! Est-ce que je peux tenter de briser la glace ? Vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez mais je doute que vous puissiez en tirer quoi que ce soit avec vos têtes de mal lunés !

Désagréable et un tantinet mal élevé ? Probable ! Mais Cethor me connait assez pour savoir que je dis vrai malgré mes fanfaronnades. Du coup, c'est à lui que j'adresse mon sourcil levé, en mode "qu'est-ce que tu en penses ?" parce que je ne suis pas du tout certain de la façon dont le détective J'ai-de-l'allure ici présent va prendre ma proposition.
De toute façon, je ne leur laisse pas l'occasion de donner leur avis puisque c'est pile ce moment là que la vieille dame choisit pour revenir avec un petit plateau qui tremble dans ses mains frêles.

- C'est vraiment très aimable à vous, madame. Je suis désolé si je vous ai importuné tout à l'heure avec mes... protestations.


Je lui adresse ma moue la plus adorable, en prenant bien soin de garder mon glamour sous contrôle, et arborant ainsi la posture du jeune homme qui regrette infiniment ses bêtises et qui réclame le pardon de sa Grand-Mamie à grand renfort de battement de cils et de regard un peu mouillé.

- C'est que c'est tellement frustrant... Il y a eu ces... actes monstrueux et les familles ds victimes voudraient des réponses et on ne peut décemment pas laisser des fous pareils dans la nature n'est-ce pas ? Mais personne ne veut nous aider ! C'est terrible ! Un de mes amis est une des victimes, madame, et je ne peux rien faire parce que personne ne nous parle...

Reniflement artistiquement calculé, regard en coin. La mamie me dévisage avec clairement l'air de se demander si je ne me fiche pas un peu de sa figure, mais quand je disais que je maitrisais parfaitement l'entourloupage de mamie, je le pensais. Et après quelques secondes, elle soupire et se déplace un peu pour faire plus de place.

- Entrez.

Je la remercie chaleureusement - ce qui est d'autant plus facile que c'est sincère - et me tourne brièvement pour lancer un clin d’œil aux deux vieux derrière moi. Ah ! J'ai pas de plaque officielle, mais faudra aussi compter avec moi !


Spoiler:
 
 



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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Sam 30 Avr - 11:54
six little feys hanged on a tree.


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Le détective avait raison. Ils n’étaient pas là pour faire justice eux-mêmes. Ils n’étaient que les outils de la loi, d’une autorité plus importante qu’eux. Cependant, Cethor pouvait comprendre la passion qui animait son fils adoptif. S’il avait été à sa place, si un de ses amis s’était trouvé pendu et massacré sur cette place, il n’était pas bien sûr qu’il aurait pu garder son calme. Il avait toujours été réfléchi et calme, posé et sage, mais l’une des faiblesses de Cethor était bien son amour pour les siens, pour ceux qui lui étaient le plus proche. Si ça avait été Kean qui s’était trouvé là, parmi les cadavres… Certainement que Ellan Vannin aurait découvert la fureur de l’ancien roi d’Irlande. Peu la connaissait, car il savait se contenir et penser avant d’agir, mais elle pouvait faire plus de ravages qu’on le soupçonnait… Même encore aujourd’hui, même avec sa main de pouvoir diminuer, Cethor aurait pu mettre l’île à feu et à sang rien que pour découvrir qui étaient les coupables d’un tel crime. Mais, heureusement pour lui et heureusement pour les citoyens de l’île, il n’y avait aucun de ses proches qui s’était retrouvé exhibé sur la place publique.

Il y a une personne que je souhaiterais interroger, au numéro 15. Cette fois-ci c'est moi qui parlerai si vous le voulez bien. Allons-y. Cethor se contenta d’un hochement de tête approbateur et emboita le pas au détective. Ça ne le dérangeait pas que Leith prenne les choses en main. Après tout, il n’était présent sur les lieux que pour régler une histoire de tapage. Ayant calmé Kean, il pouvait tout à fait rentrer au commissariat et s’occuper de ses tonnes de paperasse. Il n’avait jamais aimé ça. C’était l’une des choses qu’il n’avait pas à faire autrefois. Non pas parce qu’il déléguait, mais seulement parce que ça n’existait pas. Aujourd’hui, il fallait tout concilier dans des archives. Je vous demande pardon, pour moi c'était l'évidence mais juste au cas où... Souhaitez-vous vous joindre à l'enquête, inspecteur? De manière officieuse, bien entendu. Un vague sourire étira les lèvres de Cethor. C’était presque comme si le détective avait lu dans ses pensées. Oui, bien évidemment. Se contenta-t-il de répondre. Les autorités feys avaient peut-être repris l’enquête, mais ça ne l’empêchait pas de s’interroger sur les coupables, les raisons, et les résultats des analyses. Peut-être que l’exsanguination et les marques laissaient sous-entendre que les Vampires de sang étaient impliqués… mais Cethor ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait peut-être plus que cela. Même au-delà de ce taux de fer crevant les plafonds, son instinct le titillait. Peut-être les coupables étaient-ils tout autres et prenaient juste plaisir à les mener sur la piste des vampires de sang pour les égarer. Sinon, pourquoi tant de fer ? Il y avait quelque chose qui échappait à Cethor mais il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus.

Ils étaient arrivés jusqu’à la porte de la maison choisie par Leith. Cethor suivit l’échange en silence, les traits de son visage exprimant simplement le professionnalisme et la sagesse. Il notait néanmoins chaque émotion qui passait sur le visage de la vieille femme. Ses paroles mentaient peut-être, mais la lueur dans le fond de son regard en était incapable. Il était reconnaissant à Leith de ne pas brusquer la vieille dame comme auraient pu le faire d’autres à sa place. Cethor connaissait certains officiers qui n’étaient pas des plus diplomates, bien antipathiques tant qu’ils obtenaient leurs réponses. Si ça avait été le cas, il se serait interposé entre le fey et la vieille humaine. La porte finit par se refermer sur la silhouette chétive et le détective s’empressa de leur faire part de ses impressions. Je suppose que vous l'avez compris, elle sait quelque chose. C'est une vieille dame, on va donc éviter de la brusquer. Mais j'estime qu'elle reste la plus à même de nous renseigner. Inspecteur, peut-être voulez-vous tenter quelque chose? Cethor haussa un sourcil. Tenter quelque chose ? Il aurait pu utiliser sa main de pouvoir pour forcer leur témoin à révéler ce qu’elle savait… pourtant, il rechignait à envisager cette possibilité. Il avait mis un point d’honneur à se montrer amical et avenant avec la population humaine de l’île quand il était arrivé, pour qu’elle lui fasse confiance… et il ne voulait pas réellement foutre en l’air tout son travail. Pas alors que la plupart des humains se voyaient réduits en esclavage par les autres feys…

Excusez-moi messieurs mais avez-vous vu vos têtes ? Loin de moi l'idée de vous trouver disgracieux mais tout en vous crie au flic et à l'enquêteur ! lança Kean avant qu’il puisse répondre. Un léger sourire flotta sur ses lèvres. Il lui épargnait une explication qu’il n’aurait pas forcément voulu donner, ne sachant guère à quel genre de fey il avait à faire avec Leith. Peut-être faisait-il parti de ceux qui prônaient la suprématie des feys face aux hommes… Même si sa délicatesse envers la vieille femme tendait à prouver le contraire… Je sais bien que je braille sur cette place depuis une heure, mais j'inspire plutôt confiance d'habitude. Les femmes m'adorent et pour je ne sais quelle raison, les mamies ont toutes tendance à vouloir me gaver de gâteaux ! Est-ce que je peux tenter de briser la glace ? Vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez mais je doute que vous puissiez en tirer quoi que ce soit avec vos têtes de mal lunés !Fais donc. se contenta-t-il de répondre à son fils adoptif alors qu’il aurait pu lui expliquer que lui avait gagné la confiance des habitants de l’île depuis qu’il était arrivé. Mais il avait toujours été parcimonieux dans ses paroles, peu enclin à dévoiler tout et n’importe quoi sur sa personne.

Il n’aurait de toute façon eu guère plus le temps de s’étaler car la porte se rouvrit sur la grand-mère. Un verre d’eau tremblait sur un petit plateau entre ses mains frêles. Il suivit à nouveau l’échange en silence. Il se retenait de rouler des yeux vers le ciel face au petit manège de son fils adoptif, et se contenta de secouer la tête alors qu’il leur adressait un clin d’œil en s’engouffrant dans la maison de la vieille dame. Cethor laissa passer Leith avant lui et referma la porte après qu’ils soient tous entrés. Leur témoin les mena jusqu’à un petit salon embaumant la vieille personne et le thé froid. Le mobilier était d’une qualité exquise, bien que certainement aussi vieux que sa propriétaire. Elle les invita à s’asseoir sur ses fauteuils à motif floral et ils s’exécutèrent. Cette fois, Cethor prit la parole, devançant ses compères. Madame, nous sommes désolés de nous imposer ainsi chez vous, mais comme le disait ce jeune homme, les familles ont besoin de réponses et de justice pour pouvoir faire leur deuil convenablement. Je suis persuadé que vous pouvez le comprendre. Les yeux dans les siens, Cethor pouvait deviner qu’elle avait vu maintes choses lors de sa longue existence. Elle était certainement assez vieille pour avoir connu la seconde guerre mondiale. Et évidemment l’arrivée sur l’île de cette bande de créatures surnaturelles. Je sais que la plupart des feys que vous avez dû croiser ne devaient pas être aussi aimables que nous, mais sur ce point, nous sommes comme les Hommes : tous différents. Je sais aussi que vous devez comprendre ce sentiment qui habite la famille des victimes. Peut-être pas personnellement, mais vous avez dû voir des amis, des voisins, incapables de faire leur deuil parce que les réponses ne leur étaient pas apportées. Cethor ne pouvait s’empêcher de penser aux bombardements qu’il y avait eus en Angleterre. A cette époque, cette dame devait être bien jeune… mais raison de plus pour que ça ait marqué son esprit. Il laissa ses mots faire leur chemin dans ses pensées. S’il vous plait, si vous savez quelque chose, vous devez nous le dire. Il aurait pu tendre la main, toucher la peau de la vieille femme pour utiliser sa main de pouvoir, mais il n’en fit rien. Si Kean était capable d’amadouer par les mots, Cethor n’avait pas à rougir de son talent non plus. Il avait plus d’expérience en la matière. Il avait été capable de mener des hommes au combat ainsi. Même si nombreux auraient simplement dit que c’était grâce à sa main de pouvoir, ce n’était pas tout à fait vrai. Cethor avait toujours été un orateur hors pair.



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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Mer 1 Juin - 18:07
Six little Feys hanged on a tree
ft. Leith O. Martain, Liam K. O'Halloran &  Kiaran T. Mac Greine
Une fois encore, Kean avait pris les devants sans véritablement nous consulter. Je n'avais rien contre l'esprit d'initiative, que du contraire, mais quelque chose dans la manière de faire de notre ami ne me plaisait pas. Alors certes, L'inspecteur et moi-même pouvions peut-être sembler intimidants malgré nos efforts pour paraître aimables et surtout "humains", mais en même temps il n'y avait pas non plus de quoi faire peur à une vieille dame. Enfin bon... Le petit numéro du Sidhe, bien qu'un brin trop mélodramatique à mes yeux eut l'effet escompté, la dame finit par nous ouvrir la porte. Je retins donc mon regard désapprobateur et me décidai à entrer, non sans remercier notre hôte pour son verre d'eau. L'intérieur de la maison était à l'image que sa façade, modeste, classique non sans être dénué de charme. Le mobilier était probablement aussi vieux que la bâtisse, nul doute que sa propriétaire vivait ici depuis bien longtemps, peut-être même avait-elle toujours vécu dans cette maison.
Cette fois-ci j'avais décidé de me taire, observant en silence la vieille dame, mais également mes deux compagnons du jour. Mac Greine prit les devants, ce qui me rassura un peu. Selon moi Kean en avait déjà assez fait. Je doutais cependant que ce dernier puisse faire déraper les choses, car je remarquai que petit à petit, la dame commençait à se détendre. Elle était moins tremblante, moins recroquevillée aussi, et son visage s'était ouvert, presque souriant. J'ignorais si c'était simplement dû aux paroles de l'inspecteur ou autre chose, mais en tout cas je n'allais certainement pas m'en plaindre. Elle s'était maintenant installée sur son rocking chair, juste à côté de la fenêtre donnant sur la place. Son regard fut d'ailleurs planté vers celle-ci lorsqu'elle commença à répondre à nos questions...

- Ils ont peur vous savez, les gens de la place... Ce qui s'est passé cette nuit là nous a tous profondément choqué. J'avais peur moi aussi, surtout lorsque vous êtes venu sonner. Je vous ai observé, d'abord le jeune homme et puis vous deux, et lorsque vous vous êtes dirigés vers ma maison, mon coeur a fait un bon... Mais ça va mieux maintenant... Maintenant que vous êtes là je me sens à nouveau... Bien." Son sourire s'élargit alors, dans une expression que j'avais déjà vu par le passé, et que je n'appréciais pas vraiment. L'Elfitude... Je l'avais presque oublié, mais tous les humains de l'île étaient censés en être affectés, notre vieille dame ne faisant pas exception. Les autres habitants de la place devaient l'être eux aussi, pourtant leur réaction avait été plutôt négative. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que quelque chose avait perturbé leur état, même si ce n'était que temporaire. Cette peur dont elle avait fait mention, assez forte pour passer outre l'Elfitude, avant que la présence d'un, de plusieurs Fey ne vienne remettre les choses en place. Kean seul n'avait pas pu passer à travers la peur des habitants, mais à nous trois par notre simple présence nous étions parvenus comme par magie à dissiper celle de la vieille dame. Vu mon aversion pour les effets de l'Elfitude, je ne savais pas si c'était véritablement une bonne chose. Dans tous les cas, ça allait nous apporter des réponses, c'était déjà ça. Avalant une gorgée d'eau je n'avais même pas besoin d'intervenir et de poser une question, elle déballa d'elle même tout ce qu'elle savait.
- Comme à mon habitude je me tenais là, où je me trouve actuellement. J'aime cette place, je peux à la fois regarder la télévision et observer notre jolie place. Bien sûr depuis votre arrivée sur l'île on ne peut plus avoir de télévision mais ce n'est pas plus mal, grâce à ça je ressors mes vieux livres, et me replonge dans des histoires que je pensais avoir oublié depuis longtemps... Pardonnez-moi, je m'égare. Je lisais donc à la lumière de ma petite lampe lorsque j'entendis un bruit sur la place. Tout le monde l'entendit à vrai dire. Il s'agissait d'un cheval tirant un fourgon de marchandises, la pauvre bête était agitée. Du fourgon sortit quelques hommes, riant comme s'ils avaient un peu trop bu. Leurs vêtements étaient tâchés, au départ les lumières nocturnes m'ont fait penser à du vin, mais à mon plus grand effroi je compris rapidement qu'il s'agissait de sang..." Elle frissonna un court instant, mais reprit néanmoins "Il en coulait encore de leur menton, et il n'y eut plus de doute possible lorsqu'ils extirpèrent des corps du fourgon... Ils étaient déjà morts, je pense, car il n'y eut aucune réaction de leur part lorsque les hommes du fourgon se mirent à les pendre au grand arbre de la place." Cette fois son frisson fut plus important que le précédent. Machinalement je posai ma main sur son épaule, la rassurant d'un sourire. Sourire qu'elle me rendit. "Ils étaient bruyants, ces hommes, je pense qu'ils voulaient qu'on les regarde. L'un d'entre eux utilisa le sang de ces pauvres Fey pour écrire l'horrible message sur les rois... Ensuite, un autre croisa mon regard à travers l'obscurité et après ça... Après ça je fus prise d'horribles tremblements. J'ai pu voir ses dents de fer à travers son sinistre sourire, me terrifiant au plus profond de mon âme... Mais tout va bien maintenant... Car vous êtes là, tous les trois..."

Son sourire empli d'une sérénité imposée par l'Elfitude revint presque immédiatement. Tout son récit avait été raconté de manière presque hallucinée, comme si elle était sous l'influence d'une substance illicite. Je détestais vraiment cet effet que nous avions sur ces pauvres mortels. En tout cas elle ne mentait pas, du moins je ne pense pas qu'elle le pouvait dans son état. Il n'y avait donc plus de doute, des Vampires étaient bien responsables du meurtre des six Fey. Je décidai de briser le silence, histoire d'en savoir un peu plus.
- Pouvez-vous nous dire combien ils étaient exactement?
- Cinq, peut-être six? A peu près autant que leurs pauvres victimes...
- Avez-vous aperçu quelque chose qui pourrait nous mettre sur leur piste? Peut-être quelque chose d'inscrit sur le fourgon?
- Quelque chose sur le fourgon... Il faisait sombre, c'est difficile à dire, mais il me semble bien avoir vu une feuille en motifs celtes... Oh, attendez!" Elle se leva presque avec précipitation, manquant de se casser la figure. Je l'attrapai au dernier moment, mes camarades également s'étaient penchés pour l'aider, mais elle ne s'arrêta même pas, trop pressée de nous rendre service. Elle se dirigea vers une pile de courrier qu'elle avait soigneusement rangé. Tout était catalogué, y compris les publicités, qu'elle conservait pour je ne savais quelle raison, passe temps de personne âgée je suppose. Ce fut d'ailleurs dans cette pile précise qu'elle trouva son bonheur.
- Au Refuge des Saveurs..." Elle me tendit le prospectus en question après avoir lu son en-tête, c'était pour un nouveau restaurant qui avait ouvert il n'y a pas longtemps plus bas dans Douglas. Le logo représentait bien celui d'une feuille en motifs celtiques. Je passai le document à mes comparses.
- Pouvons-nous vous emprunter cette publicité?"

Elle accepta évidemment sans broncher. Nous avions donc une piste solide. Ca semblait presque trop facile, mais si ces vampires aimaient s'afficher comme la dame semblait nous l'avoir dit, ce n'était peut-être pas si étonnant. Soit sous-estimaient-ils drôlement les Fey, soit espéraient-ils qu'on les trouve, tout simplement. Il n'y avait plus rien d'autre à discuter avec notre hôte, elle avait dit tout ce qu'elle savait et bien plus encore. Elle regrettait de nous voir partir mais nous n'avions pas le choix, il fallait poursuivre notre enquête. En partant elle nous offrit quelques petits gâteaux faits maison. Hors de question de refuser, elle en aurait sans doute fait une dépression. Foute Elfitude... Après avoir fait nos adieux, nous nous mîmes en route pour le restaurant. Malheureusement il était pour l'instant fermé, n'ouvrant qu'en début de soirée... Nous avions donc quelques heures à tuer. L'occasion déjà d'attaquer nos petits gâteaux, mais surtout de faire plus ample connaissance...
- Seelie hein?" Demandais-je nonchalamment à Kean, revenant sur sa déclaration concernant son ami pendu. "J'avoue qu'en t'apercevant je ne sais pas pourquoi j'ai d'abord pensé que tu étais Unseelie, comme moi. J'ignore pourquoi, juste une impression. A moins que tu ne sois Nocker? Je ne sais pas, je ne t'imagine vraiment pas Seelie, tu ne dégages pas ce feeling désagréable qui me hérisse le poil lorsque j'ai affaire à eux généralement..." Après lui avoir laissé le temps de répondre, je me tournai ensuite vers Mac Greine. "Et sinon, c'est quoi le lien entre vous deux?... Pardonnez mes indiscrétions, c'est juste que comme nous avons un peu de temps, j'ai pensé que ce serait l'occasion d'en savoir un peu plus les uns sur les autres, histoire peut-être de mieux nous accorder pour l'enquête. Vous pouvez me poser des questions aussi, n'hésitez pas."
Ma dernière phrase s'adressait évidemment à mes deux camarades...    


Spoiler:
 



       
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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Mer 15 Juin - 22:43
Six little Feys hanged on a tree
ft. Leith O. Martain, Liam K. O'Halloran &  Kiaran T. Mac Greine
L'intérieur de la maison est à l'image de sa propriétaire : vieux mais propre et bien entretenu, avec l'odeur si particulière des bâtiments habités par des humains. Je ne saurais définir clairement ce qui fait la différence, mais c'est ainsi et le salon de la vieille dame ne déroge pas à la règle. Nous nous asseyons tous dans des fauteuils ayant bien vécu et je me décide cette fois à me taire. D'abord parce que je suis un peu calmé maintenant que je vois que les choses semblent avancer dans la bonne direction. Et parce que si j'ai un certain talent pour charmer les vieilles humaines, je suis parfaitement au clair avec mes qualités d'enquêteur : inexistantes. A l'inverse, il s'agit du métier de Cethor et Leith et je leur laisse bien volonté la charge de l'interrogatoire de la vielle dame. J'écoute en revanche, parce que si je ne suis pas le plus efficace pour poser les questions pertinentes dans cette situation, j'ai tout de même un très bon esprit d'analyse. La dame se laisse amadouer par les propos de mon presque Papa et se décide finalement à parler. Pour nous confier ses peurs, d'abord, et je m'en veux un peu de mon attitude excessive... Je ne suis pas sûr de lui avoir fait peur moi-même, mais je n'ai certainement pas contribuer à diminuer ses angoisses en braillant sur la place. Mais je dois être pardonné puisqu'elle nous a laissés entrer. Je lui adresse quand même un petit sourire d'excuses parce que bon... Et que cela me serve de leçon pour la suite, s'il me prend à nouveau des envies de mener des enquêtes.
Sauf que quelque chose cloche... Elle serait pas un peu alcoolisée, la grand-mère ? C'est le froncement de sourcils surpris - et vaguement écœuré - de Leith qui me met la puce à l'oreille. Ça et la soudaine diarrhée verbale de celle qui nous fermait la porte au nez pas plus tard que y a cinq minutes. Mais ce qui se passe dans sa tête cesse de m'intéresser quand elle nous révèle ce qui s'est passé la nuit de l'attaque.
Des vampires... Ou des êtres voulant se faire passer pour tels avec une redoutable efficacité.
Et un symbole, le logo d'un restaurant de la ville.
Suis-je le seul à trouver ça douteux ? Non parce que des révolutionnaires qui se pointent avec une camionnette aisément identifiable, soit ils sont complètement idiots, soit c'est un foutu piège ! Dans lequel nous plongeons gaiment parce que piège ou pas piège, c'est la seule piste que nous ayons.

Une piste qui devra attendre que le restaurant daigne ouvrir ses portes. Il y a quelques heures, j'aurais probablement foncé dans le tas mais cette fois, je ferai selon les règles de mes nouveaux camarades d'enquête. Leith semble d'ailleurs avoir du mal à se défaire de ses habitudes puisqu'il se tourne vers moi pour m'interroger, manifestement un peu étonné. Et pour cause...

- Comment dire... C'est un peu plus compliqué que ça !

Je me gratte sous le menton, pas très à l'aise et pas très sûr de savoir ce que je peux dire ou ne pas dire.

- Je suis Unseelie mais c'est un changement récent. J'ai longtemps fait parti de la cour dorée, sans réel attachement. Enfin... disons que j'avais fait ce choix pour celle qui était ma mère adoptive. Mais j'ai appris récemment qu'elle m'avait menti et j'ai donc rejoint les rangs de mes parents. Je viens juste de les retrouver, en fait, l'histoire familiale est du genre pas simple... Mais ça devrait être officiel maintenant donc je suppose que je ne brise aucun secret en disant que mes parents sont Nuada et Morrigan. Donc voilà, Unseelie.


Je ne suis pas certain d'avoir été très clair.
Et en fait, je ne suis pas certain de ne pas révéler certaines choses à Cethor, sur ce coup là !

- Et Cethor... il a été mon père adoptif pendant un moment.

Libre à lui de donner plus de détails parce que je ne connais pas vraiment les raisons de son départ. A ce sujet, je sais juste qu'il m'avait terriblement manqué...
J'espère qu'il va ouvrir vite, ce resto, parce que cette conversation risque de rapidement dégénérer ! Peut-être que j'aurais mieux fait de suivre les conseils de Morrigan et fermer ma grande bouche trop confiante...
 

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Six little Feys hanged on a tree   Dim 19 Juin - 13:53
six little feys hanged on a tree.


ft. Kiaran T. Mac Greine & Leith O. Martain & Liam K. O'Halloran.

Alors que la vieille femme s’était mise à parler, Cethor eut comme un élan de nausée. Tout comme son homologue du privé, il n’était pas sans reconnaître les effets de l’elfitude. L’ancien roi avait toujours déploré la chose, tentant, tant bien que mal, de faire en sorte de ne pas trop influencer, embrumer, peu importait le terme utilisé, les humains autour de lui. Ça ne marchait pas toujours… C’était quelque chose qu’il ne pouvait pas contrôler… mais ça ne faisait qu’ajouter au poids de la solitude, car à chaque fois qu’il sentait qu’un de ses collègues au commissariat, ou bien un autre humain, se perdait un peu trop dans son Glamour, Cethor prenait ses distances pour libérer l’esprit embrumé de la pauvre victime. C’était pour cela aussi qu’il n’utilisait presque jamais sa main de pouvoir. Il avait toujours été partisan du libre arbitre et tant l’elfitude et son pouvoir allait à l’encontre de cela. Il ne l’utilisait que dans de rares occasions où les mots et les actes n’étaient pas suffisamment pour rétablir la paix… et, à cause de l’elfitude, il y avait peu d’échauffourées… Sauf dernièrement. La vieille dame finit par leur raconter tout ce qu’elle savait, sans même la pousser de questions, bien que Leith en posa quelques unes afin d’éclairer des points qu’elle n’avait pas renseignés… et ils obtinrent enfin une piste. Celle d’un restaurant un peu plus loin en ville.

Les trois feys étaient sortis de la demeure de la pauvre femme peu de temps après cette révélation pour rejoindre le restaurant. Sans grande surprise, l’établissement était fermé. Après tout, l’après-midi n’en était pas encore à sa fin et à part s’il avait aussi fait salon de thé, il n’y avait aucune raison pour qu’il soit déjà ouvert. Alors que Leith relançait la conversation avec Kean, Cethor se dit vaguement qu’il devrait contacter le commissariat pour leur dire que ça durerait plus longtemps que prévu… mais il n’en avait pas les moyens. Ce n’était pas comme s’il possédait un cellulaire. Tant pis, il ferait juste un rapport en rentrant. Il laissa son fils adoptif répondre aux questions et reprit part à la conversation alors qu’elle le concernait un peu plus. Oui… Mon… épouse et moi avons recueilli Kean alors qu’il était encore bébé. se contenta-t-il de dire, ne souhaitant pas s’étaler sur sa relation avec Eire. Il eut pourtant un sourire pour son fils, et posa sa main sur son épaule. Je suis ravi d’entendre que tu as retrouvé tes parents. Encore une fois, sans en dire plus, Cethor lança néanmoins un regard à Kean, disant sans détour qu’ils avaient beaucoup à se raconter… mais peut-être alors qu’ils seraient seuls.

Ils avaient encore quelques heures à tuer, et Cethor ne voulait pas avoir une grande conversation à cœur ouvert avec un presque inconnu. A la place, il regarda la devanture du restaurant, l’étudiant d’un œil critique. Nous devrions faire le tour. Voir s’il y a une autre sortie. Juste au cas où les choses tourneraient mal. Et ça risque fortement d’arriver. Il faudrait que nous ayons un plan, une stratégie. On ne va pas rentrer là-dedans sans être un minimum préparé. L’ancien roi reprenait le dessus sur le Nocker tourmenté par le passé. Il avait mené des centaines, des milliers d’hommes au combat, quand il ne pouvait l’éviter, quand les tentatives de paix avaient échoué. Pourtant, dans les circonstances actuelles, Cethor doutait qu’ils puissent arriver à un accord pacifique avec les vampires. Pas alors qu’ils avaient si bien fait connaître leur position contre les feys. Il fit signe aux deux Sidhes de le suivre alors qu’il cherchait un passage donnant sur l’arrière du restaurant. Ils auraient pu se séparer pour faire l’état des lieux, mais après tout, si Leith et Liam voulaient continuer leur petite conversation, autant qu’ils restent tous ensemble… et, sans savoir ce qui les attendait vraiment… Cethor préférait la force dans l’union.

Après avoir trouvé une ruelle adjacente, le Sinistre s’y engouffra. Le soleil disparut, caché par les murs qui entouraient le passage, mais il put tout de même apercevoir plusieurs bennes à ordures, des cartons vides qui s’entassaient… et une porte, évidemment, à l’arrière. Quel restaurant n’en avait pas ? Ce devait être dans les clauses d’hygiène ou quelque chose du même acabit… après tout, on ne sortait pas les poubelles par la porte d’entrée en slalomant entre les tables des clients… mais avec les vampires, on pouvait s’attendre à un peu près tout, n’est-ce pas ? Cependant, il semblait que l’établissement avait bien une porte à l’arrière… et s’ils faisaient leur entrée par l’avant, assurément les coupables viendraient à s’échapper par là. Nous devrions déplacer les bennes à ordures afin de ralentir un maximum les potentiels fuyards. décida-t-il. A eux trois, ça ne devrait pas prendre trop de temps… Heureusement, comme beaucoup de choses sur l’île, les bennes d’origine en métal – rouillé – avaient été changées pour leurs homologues en plastique.

Il avait cependant à peine fini sa phrase que son téléphone se mit à sonner. Il poussa un soupir et le sortit de sa poche. Mac Greine. dit-il seulement comme formule de salut. A l'autre bout du fil, il y avait la standardiste du commissariat. Elle débitait des mots à toute vitesse, et, s'il n'avait pas été habitué, il aurait eu du mal à la comprendre. Malgré tout, si le débit hallucinant de ses paroles était habituel, le message était pressant. Elle refusait de rentrer dans les détails, mais il lui fallait revenir au commissariat immédiatement. Il poussa un autre soupir. OK, j'arrive tout de suite. lâcha-t-il avant de raccrocher. Il se tourna ensuite vers ses deux compagnons d'infortune. Je dois rentrer au commissariat. Une urgence. Peut-être est-ce en rapport avec l'enquête. Navré de vous laisser comme ça. Kean, Leith. Il leur adressa un salut discret et se détourna pour prendre le chemin de son bureau à grands pas, se demandant ce qui pouvait bien être si urgent.

 


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