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 Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

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THE SEELIE SILLY KING ∭ Dada, le serial father de la faërie.

E. Dagda Mac Lochlain

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THE SEELIE SILLY KING ∭ Dada, le serial father de la faërie.

MessageSujet: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Dim 20 Mar - 23:35
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

 
ft. Anava & Dagda

 
Isolé au fond des bois, sous l'épais granit, sous l'amoncellement de menhir, le futur roi des Seelies se tenait là, morose. Il avait renvoyé le garde qui devait le suivre partout où il allait. Un garde royal qui avait accepté de taire les étranges allées et venues de celui qu'il devait protégé. Mais face à l'obstination du futur roi de se présenter aux réunions auxquelles il devait se rendre, le garde désespéré était allé trouver la fille du futur roi, Anava. La proximité de la fey et de son père était connu de tous et n'était un secret pour personne. Le garde ayant eu le temps en quelques jours curieusement passé en la compagnie de Dagda de remarquer qui pouvaient se faire entendre de lui et qui manifestement n'avait aucune chance de l'atteindre. Son nouveau patron était un père gateau, et en dépit de sa triste mine de ces trois derniers jours et de son attitude des plus capricieuses, il écouterait son enfant. Aussi le garde était-il parti chercher la chère enfant qui avait le pouvoir de sortir le futur roi de sa torpeur, du moins l'espérait-il. Le temps pressait et les nobles allaient perdre patience. Il doutait que Dagda craigne quoi que ce soit d'eux, en général, c'était le messager qui payait les pots cassés. Et c'était exactement ce qu'il dirait à la jeune fille.

Pendant son absence, le prochain roi des Seelies se trouvait dans les bois, en proie à des sentiments aussi différents que la colère apre et le profond dégoût de soi-même. Il se haissait dans ces moments là, d'une froide et noire haine qui empoissonnait son coeur et son âme. A la minute où il avait appris qu'il serait roi, le désespoir l'avait gagné, et quand on lui avait flanqué ce garde, les souvenirs du passé l'avait progressivement plongé dans un état dépressif avancé. Il avait bien lutté au début contre, avait vu des amis qui avaient égayé ses pensées, avait rendu visite à son pimpant fils, Aengus, dont la lumineuse et solaire présence avait le don de chasser toutes les noires pensées, et pourtant, le désespoir remportait à présent la bataille rangée qu'il avait mené le laissant seul dans l'obscurité, rongé par cet obscur sentiment et cette haine tenace qui le secouait. Allait-il continuer à dépérir ? Oui, bien sûr que oui. Comme tous les feys, il se sentait mourir à petit feu, mais plus encore, il ne sentait aucune force en lui pour se battre contre ce sentiment, pire, il enjoignait la mort à le retrouver. Il avait déjà connu cet amer sentiment, et croyait avoir réussit à le vaincre mais il s'avérait que non. Il se sentait à nouveau inutile, pire, un poison pour ses proches. Il n'était pas digne d'être roi. Il était indigne de cette fonction, et plus encore, menaçait par sa simple mention à ce poste la sécurité de la faerie! Il frémissait à l'idée de sa tête couronnée sur le trône. De toute façon, le Sithin le refuserait. Si les nobles étaient aveugles, le sithin lui ne l'était pas!

Assis dans les ténèbres sous l'amoncèlement de menhir, il décida de s'allonger à même le sol en dépit de sa tenue soyeuse d'un tissus réfléchissant la lumière. Il se fichait bien de se salir, son esprit était allé trop loin dans l'obscurité pour songer encore comme un véritable Seelie. Tout ce qui lui restait, c'était peut-être son sens de l'honneur, et son goût pour les arts, et la beauté en général, quoi qu'il trouvait plus de beauté à la nuit qu'à la journée, aux monstres qu'aux êtres lumineux, et qu'il se demandait souvent ce qui le différenciait des Unseelie. Il n'y serait jamais le bienvenue, car c'est là que se trouvait son frère, Nuada, en compagnie de Morrigan, et cette seule pensée le plongea à nouveau dans les ténèbres. Il y avait encore trop de lumière chez les unseelie pour lui. Il avait été trop loin. Beaucoup trop loin pour un fey. Il en avait conscience maintenant. Mais il était trop tard pour revenir en arrière. Il avait brûlé la terre derrière lui, briser les ponts, détruit tout passage. Un craquement de bois l'averti qu'il n'était plus seul. Pendant un bref instant, il fut assez naïf pour espérer, et croire qu'il lui suffirait de rester tapis là pour qu'on ne le trouve pas.  

 


Mad King

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SIDHE SEELIE noble's blood.

Anava Telperimpar

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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mar 22 Mar - 14:06

ft. Dagda & Anava

     


Assise sur ma chaise haute, devant moi, sur le plan de travail, s’étalait tout un tas de plantes. Des aromates cueillie au sein du Jardin de Lumière. Beaucoup poussait en pot, ou en hors-sol. Le sol de l'île était un peu rocailleux pour certaines plante qui était assez fragile pendant la pousse, et donc avaient du mal à s’implanter. Cela finissait souvent par la mort de la plante. Heureusement on avait tout l'équipement nécessaire pour prendre soin du Jardin. Avec Silvester on était satisfait de voir que cela avait été pris au sérieux et qu'on avait de quoi faire. C'était encore plus gratifiant de voir cet endroit reprendre du poil de la bête.
J'avais une préférence pour les plantes aromatiques, leur odeur était un vraie fumet. Dans notre cabane de jardinier – qui ressemblais plus à un entrepôt de jardinier- je prenais toujours mon temps pour bien trier. Dans des boites en carton avec un fond de papier journal je déposais, par type, les différents aromates. Ensuite je faisais des bouquets pour les cuisines. Parfois j'en prenais un peu. J'aimais cuisiner à la maison, et j'étais la seule à me mettre devant les fourneaux fallait l'avouer. Père et Nimue se laisseraient presque mourir de faim devant un micro-onde et une barquette de lasagne.  Avoir de bon ingrédients et toujours un plus, et améliore la recette.

Je préparais mes morceaux de ficelle pour assembler les bouquet, quand j'entendis frapper. La porte ouverte, j’invitai la personne à entrer.  Je fus surprise de voir l'un des garde du corps de mon père. Comme il prétendait -enfin il allait l'avoir c'était un fait- au trône, il avait droit à une certaine sécurité le temps d'être couronné. Quelque chose n'allait pas, sinon il n'aurait pas quitter son poste. On avait la chance d'avoir des hommes qui prenait très au sérieux leur travail. Que les Déesses en soient remerciées. Il m'informa que mon père était dans la forêt, et qu'il ne semblait pas être lui même. Oui je comprenait totalement ce qu'il voulait dire. Je sauta de ma chaise, et retira mon tablier, puis sans même l'attendre me dirigea vers la forêt. Qu'est-ce qui pouvait bien le ronger. Il allait encore bien la dernière fois que je l'avais vu.

Mes yeux le chercha un moment avant de le voir allonger au sol aux pieds des menhirs. J'accourus et m'assis auprès de lui, posant ma main sur son front.

-Père.....qu'est-ce tu fait ici......quelque chose ne va pas ?

 

     





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E. Dagda Mac Lochlain

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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mer 30 Mar - 20:57
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

 
ft. Anava & Dagda

 
S’il n’éprouvait aucune honte à ce que sa druidesse le voit ainsi, en revanche, devant sa fille, il savait que ce spectacle n’était guère réjouissant pour elle. Anava l’avait vu dans des états infiniment pire. Quand Eire était partie, quand la folie l’avait emporté, quand il conseillait encore Orel. Elle avait vu tout ce qu’il renfermait de pire en lui-même. La colère destructrice, le venin qui courrait dans ses veines, la noirceur de son cœur, la fragilité de sa volonté, la culpabilité, et tout ce qui le rongeait, tout ce qui le rendait imbuvable, instable, lunatique, versatile, dangereux. N’avait-elle fuit, jamais, n’avait-elle craint, il ne l’avait pas vu dans ses yeux. Que de l’amour. C’est ce qu’il voyait encore une fois se refléter dans ses prunelles qu’elle dardait sur lui, remplies d’inquiétudes pour lui, d’amour, toute prête à lui pardonner toutes ses erreurs, ses errements, ses défauts, ses faiblesses. Il avait envie de la repousser, par méchanceté, par cruauté, parce qu’il ne méritait pas un tel amour, un tel dévouement. Parce qu’il n’avait pas eu pour elle une telle loyauté. Il n’avait pas été là pour elle, pas tout le temps, ni même assez présent. Une fois encore, il l’abandonnait, pour devenir roi. Il la contempla, et se demanda pourquoi elle restait auprès de lui. Comment pouvait-elle l’aimer en ayant vu ce que recelait son cœur, la noirceur qui s’y trouvait ? N’éprouvait-elle donc pas de dégoût face à l’être abject qu’il avait été, et qu’il était encore, sous certains aspects ?

« Anava, soupira-t-il, tu ne devrais pas être ici. » Sa voix était un murmure presque lugubre. Il saisit la main de sa fille qui s’attardait sur son front. Il savait ce qu’elle cherchait, des signes de fébrilité, une brulante peau, les signes précurseurs de la folie, d’une crise peut-être, ou la froideur esquisse de la dépression, la noirceur d’un spleen hivernal. Il attrapa sa main pour la chasser de son front, pour l’obliger à cesser de jouer aux docteurs avec lui. Elle se comportait comme une mère parfois. C’était pourtant lui le père. C’était lui qui devait veiller sur elle, pas l’inverse. « Tu ne devrais pas me voir ainsi. » insista-t-il, même s’il savait que ce n’était ni la dernière ni la première fois. Il tentait de se cacher d’elle quand il était dans cet état mais elle finissait toujours par le trouver. Il ne pouvait fuir éternellement sa propre enfant. Elle le connaissait trop bien pour cela. « Ce n’est pas à toi de prendre soin de moi. Tu es mon enfant, ma propre chair, et quel père je suis pour toi ? Tu t’occupes de moi comme si j’étais un enfant malade. Tu devrais plutôt songer à ton avenir, au jardin de lumière. » Ce n’était pas un reproche qu’il lui faisait, plutôt à lui-même. La regardant, il sourit, ne pouvant s’empêcher de l’admirer. En dépit du triste spectacle qu’il était, en dépit de l’être qu’elle avait vu devenir de plus en plus sombre, elle était restée, loyale, aimante, lutant contre les ténèbres, une lumière au milieu de la nuit. « Je suis un poids pour toi, mais tu ne m’abandonneras jamais n’est-ce pas ? A moins que je ne t’y force. » Cette dernière phrase fut un murmure, sombre, annonciateur de ses pensées les plus ténébreuses. Il n’oserait cependant pas. Le trône les séparait. Quand il sera roi, il vivra au sithin, et s’il lui réservera une chambre pour elle, elle sera éloignée de la sienne et milles serviteurs et nobles s’assurons qu’ils restes éloignés l’un de l’autre. Ils ne vivraient plus ensemble. Et alors, qu’est-ce qui l’empêchera de sombrer définitivement ?

 


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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Dim 10 Avr - 13:34

ft. Dagda & Anava

     


Je regardais mon père qui était là, allonger sur le sol, à même l'herbe duveteuse. Il semblait usé, exténuée par une fatigue inconnue. Je pouvais voir à son regard que quelque chose le rongeais. Cela se voyait, mais je le sentais aussi. J'avais passer toute ma vie auprès de lui, je le connaissais. Je savais reconnaître les signes, mais aussi reconnaître ce qu'il y avait à l'intérieur de lui.
Il avait besoin d'être aider, d'être accompagner, guider.  C'était à moi de le faire. Personne d'autre ne pouvait le faire. Je ne disais pas que Nimue était incapable de prendre soin de lui. Mais c'était différent. Très différent. Elle s'occupait de son corps, moi de son âme et de son esprit. Il ne pouvait pas s'en sortir tout seul. Je le savais, je l'avais vu au long de ma vie. Il fallait quelqu'un qui le raccroche à ce qui avait de bon dans sa vie mais aussi en lui. Contrairement à ce qu'il pensait, contrairement à cette foi qui voulait qu'il soit mauvais, ce n'était pas le cas. Il y avait du bon en lui, j'en était la preuve vivante ! Tout comme Ogma. Ce n'est pas rien. Il retira ma main de son front. Je savais très bien ce qu'il faisait, je savait que trop bien comment il fonctionnait. Cette main retirée, je la posa sur sa poitrine, je pouvais sentir son pouls et sa respiration.

-J'ai vu pire, père. De toute façon il faut bien quelqu'un pour s'occuper de toi. Je ne peux pas te laisser ainsi que je sais que cela ne va pas.

Je m'allongea auprès le de lui, mon bras toujours contre lui, sentant son corps vivre. Je posa ma tête sur son épaule, et soupira.

-Les parents prennent soin des enfants pendant la période où il ne peuvent pas être indépendant. Après c'est aux enfants de prendre soin des parents. Un juste retour de des choses. Et dans un certains sens tu est malade. Même si c'est que ton esprit.

J'avais envie de lui dire que je n'avais pas d'avenir. Qu'à cause d'Eir, et indirectement de lui, tout ce que à quoi j’aspirais, avait disparue. Tel des mots écrits sur le sable emporter par la vague qui revient encore et toujours. Mais non je ne voulais pas qu'il se sente encore plus mal. Ce n'était pas mon but.

-Et non je te le lâcherais pas. Et essaye de te débarrasser de moi.....

C'était comme un investissement.Il serait débarrasser de moi que le jour de ma mort, ou de la sienne. S'il voulait faire quelque chose pour m'éloigner, il pouvait toujours rêver. Déjà que son titre de roi allait le faire, pas besoin de grand chose. Mais non je m'accrocherais à lui, à l'affection qu'il a pour ses enfants.

-Qu'est-ce qui ne va pas père ? C'est le couronnement ?


     





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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Jeu 21 Avr - 15:02
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

 
ft. Anava & Dagda

 
Qu’elle avait vu pire, en lui, cela il n’en doutait pas. Depuis que la guerre avait éclatée, cette noirceur en lui s’était apaisée. Il n’y avait pu cette colère, cette rage et surtout cette méchante avarice, cet orgueil tout puissant et cette ambition dévorante. Dans ses yeux ne dansait plus ces lueurs inquiétantes. La folie était peut-être ce qu’il lui était arrivé de mieux. Bien sûr aux yeux de ses enfants, de sa fille, son cas ne s’était aucunement amélioré. Et les nobles bientôt réaliseraient leur erreur, mais il serait trop tard alors. Dagda restait trop ambitieux pour renoncer au trône, en dépit de son état mental, en dépit de la culpabilité, en dépit de la dépression qui le menaçait à chaque instant. Il se savait fou, il se savait mauvais, et pourtant, il ne renoncerait pas. Ni l’ambition ni la folie ne l’avait quitté. Il ne s’en débarrasserait jamais. Et il resterait à jamais un poids pour les autres, comme sa propre fille.
Il était attristé de la voir ainsi dédier sa vie à son vieux père alors qu’elle avait tant de choses à faire, à vivre. Il secoua la tête en l’entendant parler ainsi. Sacrifier sa vie pour prendre soin de son père fou ce n’était pas une vie. Elle se trompait. Les humains faisaient cela, mais ils étaient des feys.
Ils n’étaient pas supposés devenir malades et fous, jamais, ils étaient immortels. Mais peut-être que ça aussi prendrait fin. La perte de leur pouvoir, la fertilité qui disparaît, et maintenant la mort ? Danu les aurait véritablement abandonné dans ce cas. Il n’avait aucune idée de où s’était réfugié sa mère, de si elle regardait encore ce que faisait ses enfants. Probablement qu’elle avait trop honte d’eux.
Comme sa fille devrait avoir honte de lui. Mais elle en semblait incapable. Elle voyait en lui quelqu’un de malade qu’on devait soigner et se pliait au rôle de l’infirmière sans même sourciller. Un tel dévouement tenait de l’absurde. Les feys ne sont pas réputés pour leur loyauté encore moins pour leur dévouement quelle que soit la cause à soutenir. Anava était différente sur tellement de point. Par moment, elle lui rappelait sa mère.
Cette fey qui l’avait aimé avec tant de tendresse, et sans jamais exiger rien de lui, acceptant qu’il lui préfère la compagnie d’autres femmes. Mais quand il avait trouvé son grand amour, elle ne l’avait accepté, pas plus qu’Anava. C’était leur limite à toutes les deux. Il pouvait le comprendre. Il avait tué son épouse parce qu’elle attendait l’enfant d’un autre. La jalousie c’était un sentiment qu’il connaissait même s’il ne l’avait éprouvé qu’une seule fois dans son existence, ça avait été la fois de trop.
« Le couronnement… cela ne devrait-il pas tous nous inquiéter ? Ces nobles ont été prit de folie de me désigner. Tu connais mon état mental, tu sais parfaitement ce dont je suis capable, tu crois vraiment que je sois en état de régner ? » Mais savait-elle seulement ce que régner voulait dire ? Quand il était conseiller d’Orel, il avait tenu sa fille éloignée de la cour et de la politique essentiellement parce qu’il voulait pas qu’elle voit ce qu’il faisait. Elle aurait immédiatement compris la fourberie dont il faisait preuve. C’était du complot, de la haute trahison. S’il l’avait mêlé à cela, il aurait risqué sa vie. « Je ne serais pas capable de prendre des décisions dans mon état ! Un jour je suis aussi triste et en colère qu’il soit possible de l’être, et le lendemain, joyeux, enthousiaste et surréaliste ! C’est le pire des scénarios. Mon règne sera une catastrophe, la fin de tout. »
Secouant la tête, il attrapa machinalement la main de sa fille, et la serra dans la sienne avant de la regarder. Ses yeux étaient soudainement humide. Il senti un élan de tristesse l’engloutir, et le submerger. Ces émotions venaient de nul part et pourtant du tréfond de lui-même. Il avait de quoi verser des milliers de larmes. Pour elle, pour lui, pour la faerie qui se mourrait. « Je suis désolé Anava, vraiment désolé. » Il serra plus fortement sa main dans la sienne, et pressa sa main contre sa poitrine secouée par des sanglots.

 


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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Sam 23 Avr - 16:04

ft. Dagda & Anava

   


On pouvait me traité de tous les noms, d'être si dévouée à mon père. Je m'en contre fichais. Personne ne pouvait comprendre que je vivais, ce que je ressentais. Il fallait être reconnaissant, Dagda est un père qui à prit soin de ses enfants, du mieux qu'il pouvait. Alors qu'il n'avait aucun devoir envers nous, on été né de ses aventures. Rien ne n'obligeais à nous traiter comme ses enfants légitimes.  Il fallait bien lui rendre ça, même si son rang ou son devoir, faisait qu'il n'était pas aussi présent dans nos vie ou affectueux, il avait fait en sorte d'être concerner par ses enfants. Il y avait donc la reconnaissance naturelle, mais aussi l'affection qu'avait n'importe quel enfant pour son parent. A part avoir eu un vrai conflit avec ses parents tout le monde aimait ceux qui les avaient mit au monde.

À cela s’ajoutait tout ce que je ressentais, tout ce que j'avais vécu. Mon père était la seule chose qui me rattachais à cette vie. Je n'avais plus que lui. La seule chose qui me donnait de l'espoir, la seul personne qui me motivait. Je n'avais plus ma mère, je n'avais ni d'âme sœur ni d'enfant. Je n'avais rien, en dehors de lui. Sans lui je ne serais plus de ce monde. J'étais bien trop différent pour être acceptés par les feys, et encore moins être aimée. Je m'accrochais à lui, comme je m'accrochais à la vie. Comme si tout mon bien-être et mon bonheur dépendais de lui, de sa survie. Cela est presque malsain a le formuler ainsi. Je l'admettais, j'ai bien conscience que j'ai cette dépendance vis à vis de mon père. Mais quand on à rien d'autre dans la vie, dure de ne pas devenir dépendant. Peut-être avec le temps cela s'était transformer en cercle vicieux, je n'étais pas assez objective pour m'en rendre compte ou pas.

-Aucune loi ne t’empêche de refuser. De te désister. Mais te connaissant, tu ne peut pas dire non au pouvoir. Cela t'attire même si tu est conscient que tu ne va pas bien. On verra sur le tas ce que cela donne. J'espère juste pouvoir être présente pour toi assez régulièrement. Maintenant qu'on ne vivra plus sous le même toit.

Oh oui, même dans ses pires moments, il refusera jamais le pouvoir. Il aimait trop ça. C'était un feys et surtout un Sidhe, c'était dans son sang. Je ne pouvais pas vraiment lui reprocher. Même si j'argumentais dans ce sens, où il ne devrait pas accepter, cela servirait à rien.
Serrant sa main quand il prit la mienne, je me sentis totalement impuissante. Parfois je ne savais pas quoi faire pour le calmer. Seulement être là avec lui et lui parler. Je me redressa sur mon bras et déposer un baiser entre sa joue et sa pommette.

-Calme toi. Ce n'est pas grave.

   





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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mar 3 Mai - 15:42
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ft. Anava & Dagda

 
De légers frissons le secouait, mais il n’avait pas froid, le printemps approchait, il portait sa tenue verdoyante cousue dans un épais et confortable velours avec de surcroit une veste longue et épaisse d’hiver couverte d’une fourrure au col. Même si la veste avait deux cent ans, elle demeurait terriblement efficace contre le froid. Ce n’était pas une question de température, ces frissons étaient d’ordre nerveux. Chez le seelie, la folie qui rendait malade son esprit se manifestait que peu physiquement. Ses muscles se crispaient par moment, il avait ces frissons, une expression parfois farouche et presque effrayante quand le sang disparaissait de son visage, cependant, en comparaison des effets que cela aurait pu produire chez un être humain ce n’était rien. Le glamour était en cause, certes, mais c’est surtout qu’un sidhe seelie contrôle tout en lui. La recherche de perfection chez les seelies commençait d’abord chez eux. Ils étaient intransigeants avec les autres mais davantage avec eux-mêmes, ne laissant que rarement transparaître quoi que ce soit de leur émoi. Un tel contrôle de soi avait d’indésirables conséquences mentales, évidemment. Réprimer ses émotions confinait à la folie. Pas étonnant dès lors de constater cette folie qui gagnait davantage les Seelies que les Unseelies. Et leur futur roi l’était plus encore que quiconque. La folie ravageait sa cervelle malade. Et pourtant, sa fille avait raison, elle ne le connaissait que trop bien, il accepterait la couronne, le trone et toutes les responsabilités qui allaient avec même s’il se savait en difficulté pour ne pas dire bon à interner.

Le pouvoir, il l’avait voulu, désirer ardemment dès l’instant où il y avait renoncé. Son grand amour l’en avait préservé le peu de temps qu’elle était resté à ses côtés. Si Eire était restée, il aurait pu abandonner définitivement toute velléité de régner. Pour elle, il aurait abandonné la faerie sans un regard en arrière, si elle lui avait demandé. Mais elle n’avait rien demandé, elle avait juste disparu. Et toute tranquillité, tout espoir, tout amour avait alors subitement disparu de son cœur, laissant un grand trou vide. Même si sa fille avait tenté de combler ce trou, la folie avait vite entreprit de le remplir, et avec elle, les regrets, les remords, la rancœur, et la haine de soi-même. Dans sa tête malade, il se répétait inlassablement la même chanson, le chaudron récupéré, il pourra délivrer les feys du mal qui les corrompait, rendre aux drow leur lumière, leur chaleur, leur magie, rendre à la faerie sa puissance d’antan, rétablir leur déité chez les humains, et surtout, pourra-t-il soigner son âme malade. Mais à cet instant, cette chanson là semblait n’avoir plus de pouvoir sur lui. Même ce doux rêve semblait s’éteindre comme toute lumière en lui alors qu’un épais nuage passait dans le ciel assombrissant l’atmosphère de cette forêt enchantée. Il n’osait même pas lever les yeux vers sa fille, de peur de croiser son regard, de trahir ainsi ses pensées les plus sombres. Il se répugnait, il était furieux contre lui-même, d’imposer ça à sa fille, de faire reposer un tel poids sur ses épaules. Ses traits se défiguraient sous l’effet de la colère qu’il ressentait envers lui-même.

Mais la main de sa fille dans la sienne apaisait néanmoins l’être colérique qu’il était. Il savait que cette colère ne disparaitrait jamais. C’était elle qui avait couvert ses mains de sang par le passé. Cette colère était un poison coulant dans ses veines. Mais il ne parvenait à l’éliminer. La seule personne capable d’effacer cette colère l’avait abandonné il y a plus d’un millénaire. Et la seule personne disposée à l’aider était son enfant chérie. Il ne voulait pas de ça pour elle. Elle devait vivre sa propre vie, aimer, être aimée, par d’autres que lui, être heureuse, surtout et avant tout. Il détourna le regard en réponse à ce geste tendre. « Et c’est une bonne chose, que tu ne sois plus sous le même toit que moi. » Ces paroles semblaient bien sombre d’autant que la colère perçait aisément sous la voix du fey. « Il faut que tu cesses ce rôle d’infirmière. Je t’ai trop longtemps laissé faire, égoïstement parce que j’avais besoin de toi. Mais tu dois vivre ta vie Anava. » Tournant son visage vers elle, il planta ses yeux cristalins dans ceux chocolatés de sa fille et déposa sa main sur sa joue. « Il faut que tu voles de tes propres ailes, que tu fasses tes choix, et tes propres erreurs. Tu n’es plus une enfant, et j’ai été un mauvais père pour toi jusqu’à présent. Mais c’est fini. Je vais être roi. Ce sera à mes conseillers, à mon médecin de gérer ce qui cloche dans ma caboche, fit-il en pointant du doigt son crâne, mais toi, tu vas enfin vivre ta vie, et être heureuse, indiqua-t-il en pointant la poitrine de sa fille de son index. Ce cœur là doit battre pour quelqu’un d’autre que son père, et cet esprit brillant doit s’user sur d’autres problèmes que ma santé mentale, » ajouta-t-il en posant sa main sur le front de sa fille, achevant sa tirade d’un sourire maladroit. « Promet moi que c’est la dernière fois que tu voles à mon secours. »

 


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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mar 10 Mai - 21:27

ft. Dagda & Anava

   

Le pouvoir. Je e savais pas ce qu'il trouvait de si addictif dans cet fonction, dans ce principe. C'est tellement corrompu, influençable et motivé par le profil ou les pires des ombres en nous. Il ne pouvait pas vraiment s'en passer. Comme une drogue, comme celle que les humains utilisent et qui les détruis de l'intérieur . Pour mon père c'était pareil, ce n'était pas bon pour lui, pour son entourage, cela le rongeait de l'intérieur, depuis les méandres de son âme. Mais non il en avait trop besoin, acceptant de souffrir pour cela. Bien que j'aimais et respectais mon père, je ne pouvais pas tout comprendre, surtout quand cela se passait dans sa tête. Et ça je ne le comprenais pas, je n'arrivais vraiment pas à comprendre mon propre père. Sur cela et bien d'autres choses. C'est la vie.

J'arrivais à voir les diverses émotions qui passait sur son visages au fil de ses pensées. Je ne pouvais rien faire dans des cas comme ça, je ne pouvais pas l’empêcher de penser, de penser à de mauvaises choses, de mauvais passages. J'aurais tellement donner pour qu'il redevienne comme avant, pour qu'il soit bien et heureux. A croire qu'une vie paisible était interdite au Feys, que Danu nous avait plus qu'abandonner. Bien que sa voix était souvent réconfortante pour là, là elle venait de me blesser. Il ne voulait plus de moi. Il s'était lasser de sa fille, incapable d'être comme tout le monde.

J’écoutai silencieusement ce qu'il avait à dire. Ce qu'il disait était à la fois dure mais aussi naïf, je n'aurais jamais ce qu'il demande.  Toujours à cause de la même chose. Il ne rendait pas compte de ce que pouvait faire ce genre de parole, face à un cœur si fragile comme le mien. Il m'aidais pas, en disant cela, et il ne s'aidait pas non plus.

-Désoler mais je ne peux pas faire une telle promesse, autant te tuer moi même. Ta caboche comme tu dit y'a que toi et moi qui savons comment elle fonctionne et ce qui l’apaise. Ils seront incapable de gérer tes crises ou tes sauts d'humeur, il faut être réaliste. Il y a que moi qui peut t’empêcher de plonger.


C'était peut-être prétentieux de dire cela, mais tant pis j'assumais, car c'était la vérité. Je ne pouvais rien faire d'autre que de le protéger de lui même. Oui rien d'autre, bien qu'il pensait que le contraire soit possible.

-Tu veut que je fasse quoi de ma vie ? Je n'ai plus qu'un bout de famille, je n'ai ni époux, ni enfant et des rêves partie en fumée. J'ai rien d'autre à faire. Je suis à moitié rejeter soit par ce que je suis trop amie avec les Nockers soit par ce que je suis bien trop différente des autres Sidhes, je n'ai pas ma place parmi les Seelies et pourtant je suis là. Tu ne sait pas ce que c'est d'être rejeter par ceux qui se dise être des tiens.

Ma voix c'était faite plus dure que je l'aurais voulue. Je ne voulais pas qu'il le vois comme un reproche.



   





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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Ven 27 Mai - 10:03
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

 
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Les paroles de son enfant lui déchirait le cœur. Sa main se tendit vers le visage de sa fille dont il caressa la joue. Il savait qu’elle restait trop près de lui pour mener une vie saine, qu’elle jouait trop les infirmières pour avoir une quelconque autre occupation, mais il avait cru que c’était de la timidité qui l’empêchait de mener sa propre vie. Anava avait le cœur sur la main, était la douceur et la bonté incarnée. Il ne pouvait croire qu’on pouvait la rejeter, même si, les Seelies pouvaient être vache quand ils le voulaient. Mais il ne s’apercevait pas de tout cela, n’est-ce pas ? L’ancien Haut Roi, l’ancien conseiller de Orel, le prochain roi des Seelie, il avait le pouvoir dans les veines, et même s’il avait rampé plus bas que terre, on se prosternait toujours sur son passage, même quand tout le monde le savait fou, on continuait de lui manifester un certain respect. Il avait régné pendant 4 millénaires, ça avait forcément laissé des traces. Il ne pouvait affirmer savoir ce que c’était d’être sa fille, pas plus qu’il n’avait su ce que c’était d’être son fils. Il n’avait pas vu venir la trahison d’Aengus, était-ce si étonnant qu’il n’ait perçu la souffrance de sa fille ?

« Mon enfant, comment peut-on te rejeter ? Tu es l’être le plus doux, le plus tendre, le plus généreux que je connaisses. Personne dans la cour ne peut rivaliser avec ta gentillesse. » Il fixa ses yeux droit dans ceux de son enfant. De tout ceux qu’il avait eu au cours de sa longue existence, Anava était indéniablement celui qui avait rempli son cœur de joie. Elle était resté auprès de lui toutes ces années, ces siècles, l’avait protégé, aimé, comme personne d’autre ne l’avait fait, était restée auprès de lui quand tous l’abandonnait. Il pourrait la garder auprès de lui éternellement, mais il savait qu’elle avait besoin de voler de ses propres ailes. « Mais aucun d’eux ne peut le voir, à quel point tu es généreuse, à quel point ton âme est radieuse, parce que tu gardes tout ça pour moi. Et égoïstement j’en ai profité, mais il est temps que le monde voit à quel point tu es belle ma fille. » ajouta-t-il en souriant doucement.

Peut-être qu’il tenait là un moyen d’éloigner la folie pour un temps. Se charger de faire de sa fille quelqu’un d’indépendant, d’aimé à sa juste valeur, voilà une mission qui occuperait ses pensées et aurait le mérite de ne pas le plonger dans des abîmes d’obscurité et de tristesse. « Il ne tient qu’à toi de fonder ta propre famille, mon enfant. Je suis de bien mauvais conseil en ce qui touche au mariage, mais en ce qui est de l’amour et des enfants, je peux te dire que rien n’est plus beau que d’avoir des enfants, rien ne te réchauffe le cœur autant que de voir tes enfants grandir, devenir beaux, intelligents, doués. Et rien ne me rendait plus heureux que de te voir devenir mère, Anava. »

 


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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mar 31 Mai - 20:55

ft. Dagda & Anava

 

Je m'en voulais d'avoir été si directe, si prompte, si impulsive. Je n'étais pas parfaite, et quand on touchais la corde sensible ou que j'avais du mal à gérer mes émotions trop fortes, j'étais directe. Voir même mauvaise langue, laissant la peine, la douleur et la colère sortie. Je m'en rendais compte qu'après coup, quand souvent le mal était déjà fait.
Je m'en voulais de m'avoir emporter ainsi contre mon père. Loin l'idée que cela ne m’étais jamais arriver, on eu des échanges houleux, ce n'est pas le soucis. Le problème, c'était qu'il n'étais dans son état normale, je en voulais pas rajouter une couche d'angoisse sur celles qu'il avait. Je ne voulait pas  être responsable d'un état encore pire. Je me le pardonnerais jamais, si cela devait arriver.
C'est dans dans moment pareil que je me demandais ce que fais ais Aengus. Tellement obséder par être aimer de son père, à vouloir attirer l'attention. Alors qui faisait pas attention à lui, son père, qui lui avait tout donner. Frère ingrat, qui se crois au dessus et mieux que tout le monde. Mon demi-frère était la cible idéale pour déplacer ma colère, cela dérangeais ni lui ni moi que je le fasse.

-Justement père, les Seelies ne sont pas gentils, ou pleins d'amour ou de pardon. Encore moins les Sidhes, il faut être arrogant, prétentieux, mesquin et vil pour être considérer comme normale. Ce qui n'est pas mon cas. Je sais très bien que la Cours ne me considère pas comme une vraie Sidhes. Je suis comme ma mère, mal à l'aise avec eux et je ne leur ferait jamais confiance.

J'eus un rictus. Oui fondé ma propre famille. Comme si un homme allait vouloir de moi. Comme si c'était possible et compatible que je fréquente un Sidhe, eux qui me dégoûte.  Il était aveugle à ce point, je m'en rendais compte maintenant. Dans un sens c'était aussi bien, il avait pas cette inquiétude sur mon avenir en plus des autres.

-Avoir une famille ? Sérieusement ? Avec qui ? Avec un Sidhe, eux qui m'accepte pas et que je n'accepte pas ? Un homme avec Héracles, qui est misogyne au possible ? Aucun fey, encore moins un Sidhe ne peu aimer quelqu'un comme moi. Et pourtant j'ai l'obligation de me coltiner un Sidhe le reste de ma vie si je dois trouver quelqu'un. Cela semble facile pour toi qui à juste à battre des cil pour avoir n'importe qu'elle femme. Moi c'est l’amour que je recherche.  Et il faut être réaliste, il existe pas pour moi.


 





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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Sam 4 Juin - 14:25
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

 
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Bien qu’il entendait chaque mot que sa fille prononçait, il avait du mal à y croire. Comment pouvait-on la considéré comme non sidhe ? Parce qu’elle était trop gentille, trop douce, trop timide, trop effacée ? Mais les Seelies avaient tous été ainsi. Peut-être l’avaient-ils simplement oublié ? La guerre les avait endurci, et le conflit avec les unseelies n’avait rien arrangé. C’était comme s’ils avaient décidé d’être exactement ce qu’on leur reprochait. Ils étaient peut-être arrogant parfois, se croire meilleur que les autres, se hisser au rang de Dieu auprès des humains, ce n’était pas de l’humilité, mais ils n’étaient pas ainsi tout le temps, ni avec tout le monde. Même le plus arrogant d’entre eux avait des faiblesses qu’il finissait par reconnaître. Il pouvait comprendre que des humains les voient ainsi, que des vampires les décrivent ainsi, même les Unseelies pouvaient dresser un tel portrait, mais sa propre enfant ? Comment avait-il pu autant échouer dans son rôle de père ? Il avait été si mauvais que Aengus avait tenté de lui voler son trone, parce qu’il avait été incapable de voir l’ambition de son fils de suivre ses traces, et à présent, il réalisait qu’il avait exclu sa fille, fait d’elle une paria à cause de son état psychique. Elle prenait tellement soin de lui qu’elle n’était rien d’autre que son infirmière. Comment pouvait-elle voler de ses propres ailes après tant d’années passées dans son ombre ?

Peut-être que les autres lui reprochait-elle aussi les fautes de son père ? Aengus était assez fort pour briller par lui-même, et avait bien trop de caractère pour qu’on puisse le confondre avec son père mais Anava devait sans doute subir cela. Il connaissait la faculté des sidhes pour faire des reproches, critiquer dans le dos. Ils n’avaient pas le moindre pouvoir d’influencer Dagda. Il avait été Haut Roi, il n’était pas sans son habitude de se laisser atteindre par les persiflage. Ni même de leur accorder la moindre attention. Mais sa fille y était peut-être sensible. Il n’en savait rien. Il ignorait totalement comment elle était avec les autres. Il ne pouvait que l’imaginer, le supposer. Et ce désespoir qu’elle avait, cela lui ressemblait trop. Il aurait voulu qu’elle hérite de la force qu’il possédait plus jeune, mais il ressentait dans sa colère et son désespoir, ce qu’il y avait de pire en lui, cet inclinaison pour la dépression, l’enfermement, la colère, l’amertume, ce qui l’avait poussé dans les bras de la folie. Il se sentait impuissant soudainement. Et tout aussi coupable et responsable que de ses autres crimes. Longtemps il avait cru avoir au moins réussit dans un domaine, ses enfants, mais il s’avérait qu’il s’était trompé. Il n’avait pas pu les élevé convenablement. Il avait échoué même dans ce domaine là. Il secoua la tête en prenant les mains de son enfant et la regardant droit dans les yeux.

« Pardonne moi. J’ai échoué, j’aurais dû voir à quel point tu subissais ce que j’étais. Non seulement tu as passé des années à prendre soin de moi au lieu de t’épanouir, d’être heureuse et libre, mais de surcroît tu subis ce que je suis, l’épave que je suis devenu. J’aimerais tellement les forcer à te voir tel que je te vois, à t’aimer comme je t’aime, mais je n’ai pas ce pouvoir… j’ai été un père pitoyable… » Encore une fois, il s’enfonçait dans les remords au lieu de chercher à corriger ses erreurs. Il le voulait au fond, mais n’en avait pas la force. Pas aujourd’hui. Pas dans cet état. Mais il ne pouvait pas non plus compter encore sur elle pour l’aider. « Je t’en prie, appelle Nimue, tu n’as pas à subir encore une fois ces crises. » Il essaya de l’éloigner, de la repousser mais n’en avait même pas la force. Une partie de lui avait besoin d’elle plus que jamais, une autre voulait la repousser au loin jusqu’à ce que la crise soit passée.

 


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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mar 14 Juin - 14:11

ft. Dagda & Anava

     

Je n'aimais vraiment pas la tournure de la discussion. J'étais venue pour lui,  pas pour moi. Tirer les vers qui rongeais sont esprit, trouver les mots qui lui ferait du bien, qui le calmerait. On n'était pas ici pour moi. Non. Le sujet de ma vie sentimentale, était quelque chose que j'évitais le plus possible. Cela n'avait jamais été joyeux, ni intéressant, cela minait mon moral, j'avais donc une bonne raison d'éviter ce sujet. Qui plus est, je ne voulais pas ajouter d'émotions négatives à ce qu'il ressentais en ce moment, j'étais là pour le calmer, l’apaiser, pas rajouter. Je me sentais mal d'avoir laisser la discutions dériver, de m'être laisser emporter aussi. J'aurais dû être plus prudente, et ne pas me laisser influencer, j'ai été trop impulsive. Et c'était mon père qui allait en subir les effets, et sûrement moi même si mon moral ne remontais pas.

J'avais la sensation d'avoir presque échouer. Son garde n'était pas venu pour que j'empire la situation mais pour l’apaiser, la calmer. J’eus un soupire. Je serra mes doigts, enlacés dans ceux de mon père.  J'avais échouer dans beaucoup de domaines dans ma vie, mais je refusais que cela arriver avec lui. Il en était hors de question, que cela lui plaise ou non. C'était ainsi.

-Mais non voyons. Ce que tu dit est stupide. Tu n'a échoué en rien. Je suis simplement différente, cela n'a rien à avoir avec toi. Absolument rien.

Dans les cas où c'était lié à lui, ce n'était pas par ce qu'il était ou sa position. C'était lié à Eir, tout simplement. La vie était vraiment cruelle, je me demandais parfois si ce n'était pas nos déesses qui étaient tout simplement cruelles, elles aussi. Pourtant j'avais tellement foi en Danu, malgré tous les malheurs qu'elle avait mit dans ma vie, je lui était toujours dévouée.

-Ne t'en fait pas pour moi. Je suis venu ici pour toi. Mais parlons d'autre chose....

Ma voix était redevenu calme et tendre, comme si j'avais balayer, la blessure qui avait été ré-ouverte il y a quelques minutes.  Je m'allongea de nouveau à côté de lui, gardant une mains dans la sienne. Posant mes yeux sur la voûte étoilé, qui était par moment parsemer de feuillage.

-Nous avons un jolie ciel étoilé ce soir.....tu ne trouve pas ?



     





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MessageSujet: Re: Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits   Mer 22 Juin - 18:59
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Alors que sa fille tentait de l’apaiser, il secoua doucement la tête en l’entendant justifier tout cela par le fait qu’elle était différente. Il savait qu’elle n’était pas comme les autres, pas aussi futile que l’était Aengus, pas aussi ambitieux que ne l’était Ogma, pas aussi torturée ni aussi folle que la plupart des Seelies mais était-ce un mal ? De son point de vue à lui, tous les Seelies étaient malades, et pas qu’eux, les Unseelies se soignaient à coup de violence gratuite et jouissive quand les Seelies préféraient ne rien faire et faire comme si tout allait bien. Mais les feys étaient des êtres immortels, meurtris, blessés, à vif, et laissé en vie. Il était ignoble de laisser des créatures souffrir autant sans daigner les achever. Dagda se demandait parfois si ce ne serait pas mieux qu’une de ces bombes humaines n’explose l’île et détruise tout, si leur seule chance était de disparaître tout simplement. Et puis il regardait sa fille, et ressentait à nouveau de l’espoir. Elle était forte quand lui était faible, elle était bonne quand lui cédait si facilement à la colère, c’était elle qui devrait régner, la nouvelle génération. Pas lui. Pas les vieux seigneurs qui se raccrochaient avec désespoir à leur glorieux passé.

Et cependant, il savait que ce n’était pas le moment d’en parler, pas encore. Sa fille n’était pas prête à l’écouter, et lui subissait encore le contre coup de la crise. Il sentait ses émois trop vifs pour tenir un discours suffisamment clair, et éclairé. Anava méritait qu’il prenne le temps et qu’il fasse les choses bien. Il devrait peut-être lui trouver une fonction comme pour Aengus. Qu’elle se sente utile, et pas seulement en jouant les infirmières pour lui. Il lui faudrait aussi en discuter avec elle, avec son conseiller et ami, il serait de bon conseil, comme toujours. Il savait qu’elle portait un vif intérêt au jardin de lumière, y aidait Syl, peut-être devait-il l’encourager dans ce sens, discuter avec son ami de sa fille, voir si ce travail lui suffisait. Il sentait son moral remonter alors qu’il établissait son plan d’attaque. Il avait toujours été bon à ce jeu là. Planifier, exécuter, agir, c’était ainsi qu’il parviendrait à rééquilibrer les forces et chasser les ténèbres et non en se lamentant sur le passé.

« Si je trouve qu’il fait merveilleusement beau, ce soir. » En disant cela, il l’attira contre lui, la serrant contre lui, dans un poignant câlin. « Je t’aime ma fille, tu resteras toujours la seule et unique femme de ma vie. » souffla-t-il en déposant un baiser dans ses cheveux.


 


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