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 draw me like one of your landscape ✗ Skye

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ELEMENTAIRE SEELIE spirit of nature.

Q. Silvester Cavanaugh

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 23/02/2016
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ELEMENTAIRE SEELIE ∭  spirit of nature.

MessageSujet: draw me like one of your landscape ✗ Skye   Sam 2 Avr - 16:14
draw me like one of your landscape
ft. Skye & Silvester

Le jardin de lumière du Sithin Seelie était un lieu fréquenté pour le havre de paix qu'il représentait, une faune et flore des plus variés cohabitait survivant à travers les saisons grâce à la lumière généreuse de la tour qui s'élevait, mais aussi par le soin de ses deux artisans qui travaillaient dur pour que la jardin garde tout sa beauté, y compris la partie meurtrie du jardin, auquel son gardien apportait un soin particulier cherchant depuis plusieurs années à présent l'origine du mal qui rongeait ces terres. Le jardin au complet restait un lieu ouvert à toutes les personnes souhaitant se ressourcer, croisant parfois le jardinier ou son assistante tous les deux plongés dans leur travail.

Un bruit fracassant, suivi d'un juron résonna non loin du jardin des roses, venant de la serre qui se dressaient au milieu des haies soigneusement taillé et de larges pins qui semblaient s'élever jusqu'à la cime du ciel. À l'intérieur, le propriétaire de l'atelier avait abandonné son travail pour chercher un outil, n'arrivant pas à mettre la main dessus, il avait retourné une partie de son lieu de travail pour se couper avec l'un de ses propres outils. Rien de méchant, car il était Fey, la coupure profonde sur son avant-bras aurait envoyer un homme à l'hôpital, néanmoins avec une blessure pareil, il n'allait pas pouvoir reprendre son travail sans risquer une nouvelle maladresse. Il s'activa afin de mettre la main sur le petit kit de survie afin d'arrêter le saignement, l'enroulant avec soin afin de ne pas se couper la circulation.

Allumant une cigarette tout en s'appuyant contre une des paillasses de l'atelier et poussant un soupir, l'élémentaire faisait un inventaire de ses mésaventures matinales, il n'avait pas encore déjeuné et il avait réussit à se blesser à trois reprise et se faire attaquer par plusieurs outils, un tabouret et des branches, lui valant quelques bleus. Encore une fois, la plupart des marques disparaîtraient avant la fin de la journée, si ce n'est plus tôt. Deux possibilités s'offraient donc à lui, soit la déesse Danu tentait de lui faire savoir qu'il avait autre chose à faire ou il manquait d'attention. S'il pouvait mettre la situation sur un grain d'humour de la part de l'univers cela l'arrangerait. Silvester n'était pas quelqu'un qui affectionnait faire une rétrospective sur sa propre personne, ni ses pensées, mais clairement son esprit était ailleurs que dans son travail, chose rare et plutôt que de chercher l'origine de ce mal, il opta de faire un tour à Douglas. Peut-être pourrait-il y retrouver Fial pour partager un déjeuner, gratter sa guitare pour divertir la foule ou alors chercher un peu d'inspiration pour de nouveau morceau en marchant le long des côtes non loin de la ville avant de s'aventurer dans la campagne et trouver un coin tranquille pour jouer un peu pour lui et peut-être pour cet univers qui semblait gentiment le maltraiter depuis qu'il avait posé le pied hors du lit.

Ces deux derniers jours l'élémentaire devait l'admettre, il y avait eu une légère baisse d'activité et productivité, un coup de mou, peut-être un changement de saison, de rythme ou le fait qu'il avait travaillé plusieurs jours d'affiler sans relâche. Son travail était tout pour lui, comme la santé de son jardin, il visait que ce dernier soit un modèle d'excellence puisque la perfection n'était qu'un idéal qui oubliait l'essentiel, de voir la beauté en tout, et même la partie morte de son jardin était belle. Il voulait la rendre encore plus belle, pour que ceux qui visitaient ce jardin soient conscients que même si le vent semblait partager les complaintes de ces terres meurtries, la vie ne pouvait jamais être bien loin. Peut-être en faisait-il trop, oubliant de se poser pour analyser les choses, peut-être que ses observations et inquiétudes le préoccupaient plus qu'il ne veuille l'admettre.

Silvester refusait de se poser pour y réfléchir, il n'avait pas de retard dans son travail, au contraire et il avait pu couvrir la plupart de ses bêtises, si bien qu'il ne pouvait pas s'empêcher à chacune d'elles d'imaginer son père lui sortir l'une de ses remarques aussi cinglante qu'encourageante dont il avait le secret. Peut-être que ça venait de là, avec l'arrivée du printemps, le Seelie pensait à son père, son anniversaire et tout le reste à la fois. Il n'aimait pas y penser, ni encore moins en parler, de toute façon cela n'intéressait pas grand monde et s'il venait voir Fial dans cet état, elle allait s'inquiéter, peut-être reporter l'idée du déjeuner. Il allait plutôt profiter de son passage à Douglas pour faire quelque course et se vider l'esprit la guitare à la main et le sourire des passants en poche.

Cela faisait plusieurs jours voir même semaines qu'il n'était pas sorti du Sithin, plongé dans son travail, ses recherches, lorsqu'il était sur quelque chose s'était dur de l'en sortir. L'accumulation de tout cela avait certainement mené le jardinier à se laisser aller. C'était une phase, il remettrait rapidement le pied à l'étrier.

Une fois qu'il soit rapidement passé chez lui pour se changer, troquant sa tenue de travail pour une tenue un plus humain, un pantalon noir, une chemise en jean dont les manches recouvraient plus ou moins bien son bandage, un manteau plus classique. Il récupéra sa guitare et chevaucha jusqu'à la ville portuaire, laissant son cheval à l'entrée de la ville, généralement l'animal se contentait de gambader dans les environs et revenir au moindre sifflement de son propriétaire. Il comptait se diriger vers le port, non loin de la promenade, il avait pour habitude de s'installer tout prêt d'un café, un peu à l'écart et attirer les passants les plus curieux, certain même faisaient un détour pour le voir jouer. Le port, il ne l'a jamais atteint, au contraire, il a dévié à mi-chemin pour longer la côte partant à l'ouest de la ville lorsqu'on est face à la mer. Les mains dans les poches, sa guitare dans le dos et une nouvelle cigarette entre ses lèvres, il finit par atteindre un petit-bois. Le coin était calme, loin de l'effusion de toute la foule humaine et Fey de la ville, si l'endroit n'était pas aussi chaleureux que pouvait l'être le Sithin, il était accueillant et serein. Silvester connaissait l'île assez bien, au-delà du territoire des Ténèbres où il n'avait guère osé poser les pieds, ni le Sithin Unseelie qui n'accueillerait guère le Seelie qu'il était.

Il s'aventurait donc hors des sentiers battus, venant au contact de la flore avant de s'arrêter lorsqu'il aperçut une silhouette, un peu en hauteur. Faisant un détour, il grimpait sur les pierres, pour rejoindre l'étranger ou plutôt l'étrangère qui au fil qu'il se rapprochait ne l'était plus. Elle lui tournait le dos, plongée dans ce qu'il soupçonnait être son carnet à dessin et s'il avait considérait la possibilité que la guerrière rousse l'envoi valsé pour la surprendre par-derrière, Silvester avait déjà parcouru la distance qui les séparait, regardant par-dessus l'épaule de la belle afin d'avoir ne serait-ce qu'un instant, son travail.

« Qu'est-ce que tu dessines de beaux Skye ? » Les bonnes manières, les cours et le reste, s'était passé à la trappe pour l'élémentaire qui passait au vif du sujet qui l'intéressait.



Constant gardenerA poet once said the poetry of the earth is never dead. Hands in the dirt, head in the sun, heart with nature. To nurture a garden is to feed not just the body, but the soul...

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SHADOW GIRL ∭ Scato, faut pas la faire chier. La sexy guerrière qui te met le feu.

Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: draw me like one of your landscape ✗ Skye   Jeu 14 Avr - 1:11
Draw me like one of your Landscape

Il n'y avait pas réellement de cycle de vie préétabli pour Skye. Loin de toute responsabilité imposante au sein du Sithin, elle pouvait plus ou moins gérer et organiser ses journées comme elle le désirait. Il y avait des variables, et des constantes, aussi. Dormir, la nuit, n'était pas forcément une obligation immuable pour elle. La nuit, on dit que tous les chats sont gris, mais la concernant, la nuit, c'est aussi le moment où la moindre chose, le moindre objet et le moindre panorama adoptent une physionomie et un profil différent, parfois même plus plaisant qu'en pleine journée. Lorsque brille l'astre lunaire, aussi, c'est souvent symbole du désertion, ou, en tout cas, de la possibilité de pouvoir se mouvoir sans risquer de tomber sur autant de monde qu'en plein jour. Et puis, même sans cela, être animal nocturne plutôt que diurne pouvait être de ces caractéristiques pouvant quelque peu la définir, elle. Elle se prénommait originellement Scáthach, après tout. L'Ombre, l'Enténébrée, tout ça tout ça ... Elle avait tout autant besoin de pouvoir prendre le large, façon de parler, bien sûr, que de se sentir quand même toujours un peu connectée avec le monde, ou bien avec les siens. Elle n'avait jamais goûté pendant très longtemps ce que c'était que de se retrouver seule, aliénée des siens, livrée à elle-même au milieu de la populace humaine. Mais elle avait tout de même quelques fois vécu cette amère expérience, et se refusait à la laisser éternellement se reproduire, et ce sur un rythme soutenu. Les siens pouvaient bien lui taper sur le système et la faire sortir de ses gonds, à bien des reprises, mais ils étaient tout aussi capables de la faire se sentir utile, intégrée, et appréciée, aussi. Il n'en demeurait pas moins que de s'isoler de temps en temps ne faisait jamais de mal, et n'était en rien un acte répréhensible. Personne ne lui en avait jamais fait le reproche, depuis son arrivée parmi les Unseelies, un siècle et quelques plus tôt. A moins que personne ne se soit encore senti de lui en faire le reproche, ce qui était tout à fait possible. Sans parler du fait que, il n'y a pas si longtemps encore, cela arrangeait plus que bien la Reine, alias Lizabeth, que Skye se tienne loin du Sithin.

Il n'y avait pas réellement de cycle de vie préétabli pour Skye, et pourtant, elle avait certaines habitudes. Comme le fait de s'occuper au mieux de ses chevaux. Elle n'agissait pas seule, évidemment, mais, techniquement, elle en était la propriétaire, et se devait bien de montrer l'exemple, après tout. Alors, il lui arrivait régulièrement d'aller leur faire se dégourdir les pattes dans les environs. Quitte à s'éloigner du territoire du Sithin Unseelie, pour ne pas le crotter. Parfois, quand elle se sentait d'humeur taquine ou provocatrice, elle prenait le chemin du territoire Seelie, sans y pénétrer, cependant, mais en restant en bordure, avant de laisser y paître sa monture et les deux ou trois chevaux qu'elle entraînait dans son sillage. Ils y broutaient de l'herbe, et y crottaient, aussi, petit plaisir que de feindre de transmettre un message à la Cour Lumineuse. Bref. Majoritairement, cependant, la Guerrière choisissait des horizons plus exotiques, dans le sens où elle s'aventurait sur le territoire où vivaient les mortels, les humains, ou peu importe la façon dont vous les appelez. Enfin, s'aventurer ... Elle considérait qu'elle avait bien le droit de se rendre là où elle désirait, sans avoir à se justifier, à s'excuser, ou quelqu'autre stupidité du même genre. De toute façon, elle n'était pas assez sado masochiste pour se planter tout près d'eux, et passer un instant en leur compagnie. Elle leur préférait, et de loin, ces espaces naturels où ils ne mettaient que rarement les pieds, et où ils n'avaient encore rien polluer avec leurs esprits destructeurs et narcissiques. Ils se fichaient bien de savoir, pour la plupart, s'ils abimaient et lessivaient cette terre qui les portait, en partant du simple constat qu'ils ne vivraient guère longtemps et que, bon, eux, ils avaient bien le droit de profiter, laissant les conséquences pour les générations d'après. Les Feys, eux, vivaient éternellement, dans les faits. Eux, ils constataient les dégâts et les ravages, merci bien. Donc, clairement, lorsque Skye s'éloignait du territoire Unseelie, elle le faisait en réfléchissant avant aux lieux qu'elle allait visiter. Inutile de chercher à se détendre et à prendre du recul si c'était pour s'énerver et vouloir commettre un génocide contre les humains. Fuir leur présence était la meilleure des solutions, tout en profitant des fruits et de la beauté de la nature. Ce qui expliquait sans nul doute sa présence en ces lieux, quelque peu reculés, et qui nécessitaient quelque effort physique. Tout se méritait, après tout. Et puis, de son perchoir, elle pouvait surveiller les trois chevaux qui divaguaient quelque peu, sous sa surveillance, en contrebas. Elle n'avait pas à s'en faire, ils n'iraient pas tout ravager, ils étaient bien élevés, eux, cependant, un vol était si vite survenu, les humains s'appropriaient tout, se sentant éternellement dans leur plein droit, et refusant de se voir opposer de refus.

Autant dire, donc, qu'elle était bien là où elle était quelque peu perchée, Skye. Il n'y avait pas d'humain à proximité, les chevaux se repassaient tranquillement, et elle ... Elle, elle avait délaissé son attirail de guerrière pour adopter des atours plus artistiques. Quoi qu'à ses yeux, la guerre était elle aussi un art. Après tout, sa réputation passée ne s'était pas fondée sur rien, sur du vent, du néant, de l'inutile et du futile. Mais il était vrai que l'art éveillait bien plus de pensées en direction de la peinture, de la musique, de la danse ou encore du dessin qu'en direction de la guerre. En théorie, cependant, et tout dépendait de l'être que vous interrogiez à ce sujet. En tout, fort heureusement pour elle, ses compétences artistiques ne se résumaient pas qu'à n'être des compétences guerrières. Elle était douée pour le dessin, et pour la peinture aussi, par extension. Quoi que l'on pouvait avoir un coup de crayon magnifique et ne rien valoir du tout niveau colorisation et remplissage coloré des zones blanches ... L'art sous drogue, ou sous dérive hippie, très peu pour elle ! Elle préférait souvent les déclinaisons de noir, de blanc, de gris, de sépia, de sanguine, aussi. Elle laissait alors son esprit dériver vers là où il désirait divaguer. Elle se coupait un peu du monde tout en se connectant intensément avec lui, n'étant plus à un paradoxe prêt. Elle le faisait de bon cœur, ne craignait nullement le résultat et la qualité de ce qu'elle pourrait bien obtenir. Mais elle ne pouvait alors que regretter les temps d'autrefois. C'était d'ailleurs en ces instants là, d'art du dessin et de la peinture, qu'elle regrettait le plus la perte de sa deuxième main de pouvoir. Parce que ses œuvres picturales passées avaient alors un sens on ne pouvait plus dangereux et redoutables, alors qu'aujourd'hui, ce que l'on en voyait n'était plus qu'une piste picturale parmi tant d'autres. Elle ne voyait plus l'avenir, n'en pressentait plus les contours. Elle se raccrochait aux bribes de ses souvenirs, et se devait d'innover, d'extrapoler, un peu comme au sein d'une science fiction à laquelle elle s'était toujours refuser jusqu'à être contrainte et forcée d'y avoir recours pour varier un peu ses sujets.

Il le savait, ça, lui. Lui, c'était Silvester, ou Sly, c'était un peu du pareil au même dès lors qu'on le connaissait bien. Quoi que Skye apprécie d'appuyer sur la nuance, lorsqu'elle tenait à le provoquer quelque peu, ou à évoquer toute frustration de sa part. Elle l'avait entendu arrivé, bien évidemment, étant loin d'être sourde. Mais à sa décharge, après tout, on ne peut demeurer silencieux lorsqu'on est contraint à quelque effort sportif ! Par égard à son travail pictural du moment et par commodité, Skye avait attaché ses cheveux en un chignon semblant réaliser à la va vite, mais dont l'élaboration avait tout de même été pensée, se révélant bien plus compliqué qu'il n'y paraissait. Le tout pour éviter que sa longue chevelure ne tombe sur son œuvre en cours de réalisation, ou qu'elle lui fasse de l'ombre. Une fraction de seconde, elle fut bien tentée de l'ignorer, de feindre de ne l'avoir entendu. Mais le connaissant, ce ne serait pas pour autant qu'il s'en irait, bien au contraire, alors à quoi bon retarder l'inéluctable ? Cependant, la Guerrière choisit de ne pas se départir de cette petite envie qu'elle eut de quelque peu se jouer de lui, ou de jouer avec lui, s'il y avait nuance entre les deux expressions.
    « On ne vous a pas prévenu ? Pour services rendus, lors du couronnement, le Sithin m'a réhabilitée dans ma capacité de prophétesse. Alors, je suis en train de représenter votre mort à tous. C'est très sanglant et, oh, je crois même que c'est ta tête, là, sur un pic. » Elle tourna légèrement la tête vers lui, un sourire carnassier et accrocheur aux lèvres, tout en désignant du doigt ce qui, à défaut d'être sa tête sur un pic, était plutôt aux danses anciennes et légendaires des Élémentaires lors de Samhuinn. ...


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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ELEMENTAIRE SEELIE spirit of nature.

Q. Silvester Cavanaugh

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MessageSujet: Re: draw me like one of your landscape ✗ Skye   Sam 23 Avr - 4:46
draw me like one of your landscape
ft. Skye & Silvester

Il s'attendait à tout. De la part de Skye, il pouvait s'attendre à tout, elle avait toujours eu ce don de le surprendre et si elle pouvait le taquiner, elle le ferait sans ménagement. L'élémentaire était facile à faire entrer dans ce genre de jeu, curieux, mais aussi tellement confiant, qu'il en oubliait de lever sa garde, surtout lorsqu'il était avec des gens qu'il considérait comme des amis, des proches ou des alliés. Un petit côté naïf qui lui collait à la peau et dont il faisait usage comme bon lui semblait, plus on le pensait un peu simple d'esprit, moins on venait l'importuner et il l'était un peu aussi, parce qu'il aimait donner des chances et le conflit était tout simplement sa hantise. Skye savait tout cela, elle aimait bien le titiller, et pourrait aussi bien l'envoyer au tapis que l'ignorer, néanmoins, en bonne tête de mule, il serait resté à faire la conversation pour deux jusqu'à ce qu'elle craque ou qu'elle s'en aille. Il ne le retiendrait même pas contre elle, c'était peut-être pour cela qu'il pouvait bien être désespérant parfois, à voir le bon côté des choses et non le mal, ce verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Certain s'en filer des boutons rien que d'y penser, le jardinier lui puisait son optimisme et l'utiliser de manière productive, à ses risques et périls.

Penché au-dessus de Skye, il n'eut pas le temps de voir ce qu'elle croquait que sa voix s'élevait pour lui lancer une petite pique à sa manière. Il levait un sourcil, inquiétait alors qu'elle lui présentait un de ses plus beaux sourires carnassiers et le fameux croquis qui ne ressemblait en rien à la description lugubre que la belle rousse venait de lui faire ce qui valut un rire nerveux de la part de l'élémentaire qui posa sans gêne ses mains sur les épaules de la guerrière. « Tu n'es pas la première Unseelie à menacer que je perde la tête, mais certainement la seule que je crois capable de le faire. » Franchement, pendant l'espace d'une seconde, elle l'avait fait marcher, son regard d'ambre s'attardait un instant sur le dessin alors que ses doigts massaient son amie d'antan, un léger sourire amusé sur ses lèvres. « Tu aurai pu choisir mon meilleur profile, la tête sur une pic n'est déjà pas très flatteur. » Soupirait-il d'un air faussement offensé avant de se pencher à son oreille. « Je ne serais pas surpris si quelques-uns de tes petits camarades Unseelie souhaiteraient notre mort à tous, ils ne se gênent pas pour nous mettre la visite de ce cher David sur le dos. Même si souhaiter la mort des uns et des autres, ce n'est plus le domaine de la prophétie, soit c'est un rêve ou une réalité qui nous pends tous au nez. » Il libéra la Sidhe de ses mains afin de poser ses affaires à terre et s'installer à ses côtés. L'élémentaire avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais ce n'était pas totalement faux, il suffisait de donner un os à ronger aux Unseelie pour que ces derniers accusent les Seelies de tous les maux possibles et imaginables qui viendraient à les frapper. Silvester savait qu'il ne devrait pas prendre ce genre de choses à la légère, c'était ainsi qu'avait commencé la guerre qui avait opposé les deux cours et pour ainsi dire affaiblir un plus les Feys dans leur position alors qu'ils auraient mieux fait de tenter de chercher des alliés et se réhabiliter aux yeux des hommes.

Ce n'avait pas été le cas, aujourd'hui, Skye et Silvester étaient au mieux de cours opposés, au pire des ennemis. Ce qui ne pouvait pas être plus loin de la vérité. Skye et lui se connaissaient depuis trop longtemps, ancien mentor, devenu une amie, lors de la division des cours, elle avait toujours et d'abord travaillé pour le Haut Roi David, puis après la Révélation, elle avait passé dix ans chez les Seelies, avant de décider que la cours des ténèbres était plus dans son esprit.

Ce n'était pas totalement faux, l'élémentaire avait toujours trouvé la guerrière, son amie, un peu lugubre et glauque pour réellement se mêler aux idéaux de beauté que défendait si ardemment sa propre cours. Encore une fois, tout était subjectif, Silvester était un défenseur de la beauté, même dans l'horreur, il y avait une certaine esthétique et une façon de s'exprimer, peut-être de manière un peu plus brute, violente et finalement réaliste. Ce n'était pas ce style qu'il défendait, il préférait la beauté pure, poétique, celle qui bercée les esprits de rêves, d'illusion et d'espoir. On pouvait reprocher à un bon nombre d'artistes défendant ce genre de philosophie de se voiler la face et par conséquent mentir au reste du monde, mais Silvester n'aimait pas s'attarder sur l'âme obscure et tout ce qui se mêler aux ténèbres. Skye pouvait s'en charger, elle était plus douée que lui pour faire ressortir ce genre de chose et il fallait bien des personnes comme cela. Comme il fallait de tout pour faire tourner le monde et clairement leur communauté l'avait oublié, suite à une rivalité grandissante, au détour d'une division des cours et finalement oublié tout complémentarité à l'aube d'un guerre.

Silvester aurait préféré que les choses se passent autrement, mais par son absence lors de la division des cours, il n'était même pas certain de l'origine réelle de cette division et au fil du temps, les rancœurs avait enfoui cette raison pour ne plus être soulevé ou questionné. C'était arrivé, c'est tout. Cela n'empêcherait jamais le Seelie de garder contact avec ses amis vieux de plusieurs millénaires, aucune cours ou règles ne se mettrait en travers de son amitié, un lien qu'il chérissait plus que les cours, sa loyauté venait d'abord au peuple Fey et ses amis, avant de venir à cette cours des Lumières. Il espérait que l'ouverture dont faisait preuve Dagda pourrait mener les cours à s'allier et peut-être même, dans l'idéal, s'unir de nouveau, Silvester pouvait bien rêver un peu.

Son regard retombait sur le dessin de Skye, se penchant légèrement vers ce dernier, traçant distraitement les traits effleurant à peine le papier. Elle avait un sacré coup de crayon, s'il restait assez longtemps à fixer le dessin, il ne serait pas surpris de voir les flammes s'animer et les personnages danser en ronde alors que leur voix remplissait les lieux d'un écho et de champs en l'honneur de leurs morts et de la vie.

« En tout cas, tu es en pleine forme. Rayonnante, je dirais même et pleine d'esprit ! » Rajoutait-il enfin avec un large sourire amusé et charmeur, l'œil pétillant alors qu'il relevait son regard de nouveau vers elle. « Tu te plais dans la cours monochrome d'ailleurs ? »



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Skye R. O’Sidheach

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MessageSujet: Re: draw me like one of your landscape ✗ Skye   Lun 9 Mai - 1:26
Draw me like one of your Landscape

Elle ne se souvenait pas exactement de l'instant où tout ceci avait commencé pour elle. Son attrait pour la représentation et l'immortalisation à travers le temps de ce qu'elle pouvait bien avoir sous les yeux ou de ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Dès lors, incapable de se souvenir d'une date marquant le commencement, ou d'instants durant lesquels elle n'était pas encore douée pour le dessin, elle se disait que cela devait être innée chez elle, sans se parer pour autant de prétention ou d'égocentrisme. C'était juste ... Juste ainsi, en fait. Tout comme elle savait marcher sur les mains, retenir sa respiration sous l'eau, et défoncer des mannequins de paille avec une épée tranchante comme tout et les yeux bandés, elle savait dessiner, et prendre des photos, aussi, même si ce passe-temps là, elle ne se l'était bien sûr découvert que très récemment. L'appareil photo, ce n'est après tout pas si récent que ça ... Elle se souvenait encore de plusieurs de ses œuvres. Nombre d'entre elles étaient parties en flamme, littéralement, de son propre chef. Certaines d'elle la hantaient encore bien trop pour qu'elle ait accepté de les conserver, sans parler de toutes celles qui ne pourraient jamais que prouver qu'elle n'avait pas été une petite frappe avec sa seconde main de pouvoir, lorsqu'elle possédait encore celle-ci. Elle se souvenait des thèmes récurrents qui avaient pu surgir de ci de là. De tous ces croquis, de toutes ces peintures, de toutes ces esquisses qui avaient pu représenter pour elle une certaine forme de psychanalyse, quand le terme et le mouvement n'existaient pas encore. Elle avait représenté ce qui la hantait, ce qui la remuait, de l'intérieur. Des visages féminins aux traits flous, à la silhouette des plus envoûtantes. Des corps masculins charismatiques et vifs, sans visage très défini, eux non plus, quand ils n'étaient carrément pas représentés de dos. Ses parents, ou plutôt ses géniteurs. Ils ne l'avaient jamais reconnus, et dès lors, pour tous, ils étaient ces êtres que l'on ignorait être liés à elle, ou presque. Elle n'avait pas le droit de se revendiquer comme étant leur enfant, alors, elle ne pouvait être que la fille de deux Sidhes aux visages inconnus, n'est-ce pas ? ... Certes, aujourd'hui, plus rien ne pourrait réellement l'empêcher de s'élever contre le traitement qu'ils lui avaient tous deux fait subir, en la privant du droit d'avoir une famille, d'être née quelque part, d'être issue de leur lignée. Mais tous deux ne marchaient plus parmi nous, et elle se refusait grandement à utiliser leur absence à sa propre guise. C'est trop facile, de faire parler les morts, d'aller à leur encontre, de leur cracher dessus ... Et puis, elle était grande, majeure, vaccinée, maintenant. Cela ne changerait sans doute absolument rien pour elle d'être enfin reconnue comme leur fille légitimée. L'eau avait coulé sous les ponts. Et sa famille, elle se l'était au final bâtie seule, en engendrant des enfants, avec les pères qu'elle leur avait choisi, et en s'entourant de proches, d'amis, d'intimes. Bien que nul ne puisse réellement prétendre la connaître à 100%. Comment le pourraient-ils, quand, après tout, elle-même fuyait partiellement celle qu'elle était, en refusant d'épouser certaines facettes de sa personne ? Ou plutôt en refusant de toutes les épouser toutes en même temps.
    « Hmm, c'est très mal de sous-estimer mes compagnons ... Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort, et de tout et de tout le monde, tout le temps, quelque chose comme ça ... » Elle ne se hérissa pas, ne feula pas, lorsqu'elle sentit ses doigts commencer à la masser. Sérieux, elle n'avait plus rien d'une pucelle encore toute innocente et toute étrangère à ce que pouvait être le contact physique. De la même façon, elle ne considérait pas que tout son être était un sanctuaire sacré ou quelque chose comme ça. Certes, elle ne se donnait pas à n'importe qui, parce qu'il y avait des limites, tout de même, mais de là à se sentir supérieure à tout et tous ... Et puis c'était Silvester quoi ! « Pour la peine, il n'est pas question de meilleur profil, mais de pouvoir voir entièrement le visage, ce à quoi ressemblent des yeux révulsés par la douleur, une bouche déformée par un cri rendu muet de par le paroxysme létal, enfin, tout ça quoi ! Le dessin de profil pourrait en revanche permettre une représentation en coupe, avec représentation de l'axe de pénétration du pic et de toutes les surfaces cérébrales, osseuses et épidermiques qui s'en retrouveraient perforées ... » Quand à la suite de ses propos ... La Guerrière ne put s'empêcher de répliquer, parce que c'était ainsi, et que, de toute façon, présentement, elle n'avait pas à se justifier. « Ne vas pas m'affirmer que vous ne nous rendez pas la pareille ! J'ai été des vôtres, ne l'oublie pas, et je vous ais suffisamment pratiquée pendant des siècles pour savoir comment vous êtes ! ... Quant à pouvoir te dire si c'est prophétique ou pas, je ne suis plus la mieux placée pour ça, grâce à ce cher David ... »
Et là, il y avait sujet à grincer des dents, pour elle. Elle avait bien sûr eu des divergences et quelques prises de bec avec le Haut-Roi, pendant tout le temps où elle avait été à son service exclusif. Mais cela n'avait jamais dépassé certaines limites, et cela n'était jamais sorti d'un certain cadre, ce qui avait fait que, bon grès mal grès, elle n'avait jamais eu d'autre désir, à cette époque là, que de perdurer au service de David. Elle s'y plaisait, à la Haute-Cour, ou plutôt le fait d'appartenir à une Cour qui ne faisait rien d'autre que d'exister par elle-même, sans se sentir en compétition avec une autre cour, de quelque façon que ce soit, et bien cela lui avait convenu. C'était suffisant, pour elle. Sans qu'elle ne soit courtisane parmi les courtisanes, ou la plus présente à la Haute-Cour, elle ne s'y était jamais sentie étrangère, ou hors de sa place. Elle pouvait plus ou moins rester celle qu'elle était sans avoir à faire de gros compromis et sans avoir à se défaire plus que partiellement de celle qu'elle était. David lui avait laissé une grande liberté et une grande marge de manœuvre, estimant sans doute que cela n'allait pas en contradiction avec ses règles et ses désirs à lui. Il ne lui avait pas fait la moindre faveur, il avait simplement juste su se servir de ses compétences à son propre avantage, et se dire, aussi, que si elle devait être une épine dans le pied de quelqu'un, autant que ce soit dans son pied à lui, sachant parfaitement qu'elle n'était tout de même pas assez cavalière pour se foutre de ses ordres s'il lui intimait de se calmer et de rentrer dans le rang. Elle n'était pas entièrement la fille de son père, après tout ...

Lui, il savait. Il avait toujours su, mais comment en aurait-il pu être autrement ? Dagda savait, aussi, et quelques grands autres pontes. Cela importait peu à Skye, du moment où on ne lui en parlait pas, et où on n'y faisait pas la moindre référence. Mais David avait su qui était son géniteur, et peut-être qu'il s'était dit que, les chats ne faisant pas des chiens, il pourrait compter sur elle pour ne jamais avoir affaire à quelqu'un qui vous brosse toujours dans le sens du poil et dont vous ne pouvez donc jamais être sûr de ce qu'il pensait et éprouvait. L'honnêteté et la franchise, tout ça tout ça ... Cela ne pouvait que conduire à éprouver le degré de loyauté et d'obéissance, deux choses pas toujours aisées dans ce milieu où tous avaient les dents si longues, et ce sans être vampire de leur état. En tout cas, avec elle, il avait été servi, jusqu'à ce qu'elle se dise que ses intérêts et aspirations personnels ne coïncidaient plus avec ceux du Haut-Roi. Peut-être que cela avait été une preuve de loyauté de sa part que de partir quand elle ne pouvait plus être aussi obéissante qu'il l'aurait voulu. Ou peut-être avait-elle juste trop mauvais caractère pour être raisonnable et tout le reste ... Même lorsqu'elle dessinait ou peignait, parfois, Skye s'emportait. A en casser des mines de crayons ou de craie, à en faire des trous dans le papier, ou à en barioler rageusement la toile avec des couleurs censées ne pas s'accorder ensembles, alors que, pourtant, sous son impulsion, parfois, cela donnait vraiment plus que pas mal. En tout cas, elle était capable de faire plusieurs choses à la fois. Ruminer sa frustration et peindre. Repenser à certains de ses états de service et dessiner. Parler à Silvester et continuer à croquer ce dont à quoi elle pensait, ce qui revenait, pour le coup, à faire plus que juste deux choses à la fois ! Le coin de sa bouche se arqua en un sourire amusé et ironique, tout à la fois, face aux paroles de l’Élémentaire.
    « Mais je suis toujours pleine d'esprit mon cher, c'est d'ailleurs à ça que l'on me reconnaît ! Ou pas ... Il faut prendre la peine de me connaître, pour percer à jour cette facette là de ma personnalité. Et il faut que j'accepte de me laisser approcher, aussi ... » Estompant du doigt le trait qu'elle venait d'ajouter dans la chevelure de l'une des danseuses, donnant ombre et mouvement à ce coup de crayon, elle finissait par poser son crayon et à réellement se consacrer à lui, désormais. Enfin, presque ... Car elle délaissait son sujet présent pour en commencer un autre, sur une autre feuille, sans forcément regarder le papier et les nouveaux traits qu'elle y produisait. « Et toi, pas encore l'iris arraché et la peau calcinée par toute cette lumière ? ... Sérieusement, je suis à ma place parmi les Unseelies. Le Sithin a l'air de bien m'apprécier, je n'ai pas le droit à des culs de sac ou à des portes qui refusent de s'ouvrir devant moi, c'est bon signe ... Et personne ne m'a encore traitée de charognarde et de pourvoyeuse de mort, là-bas ... »


They'll know my name
As I walk through the flames of burning lands, my feet are torn to strands. I will not thirst. As I cross the raging sea, waves are crashing over me. They drag me down, but I will not drown. They'll know my name, after the storms are passing through. They'll know my name, when they've forgotten all about you. And I shall rise, again and again. Oh well I shall rise. Again and again.

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