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 Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion

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DEMI-FEY NOCKER strange fairy.

Trixie Fleurdespois

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DEMI-FEY NOCKER ∭  strange fairy.

MessageSujet: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Dim 3 Avr - 20:17

Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion
ft. The golden trio

« Rébellion contre l'autoritarisme féerique ». Trixie haussa un sourcil dubitatif. C’était donc vrai. Il y avait véritablement des humains qui n’avaient que cela à faire de leur temps libre : mettre le bazar et semer des tractes ridicules. On nageait en plein délire. Si cela ne tenait qu’à elle, les humains n’auraient pas leur place sur Ellan Vanin. L’île était le nouveau paradis des feys et pas celui de ces maudits cloportes. Elle n’aimait pas les humains, ce n’était pas un secret et elle n’avait pas l’intention de modifier son point de vue. Léonard était l’exception. Et les druides c’était une autre histoire. Mais les humains… beurk ! Tout ce que lui inspirait cette histoire c’était une furieuse envie de retrouver les fauteurs de trouble et leur flanquer la raclée de leur vie.

Qui plus est vandaliser des bâtiments était un acte si trivial. Trixie envoya d’un coup de pied une bombe de peinture. Sa vie de chasseuse de prime et receleuse de marchandises en tout genre l’avait forcément conduite dans des lieux mal-famés mais cela ne l’empêchait pas d’apprécier les lieux bien tenus. Elle se souvint avec un sourire de cette bâtisse dans les bas-fonds de Paris, les vieilles pierres, les tentures riches mais usées et les objets précieux – et volés – amassés sur les tables. Dans cette cour des miracles, elle buvait dans des verres de cristal et des assiettes d’or, des pierreries scintillant dans ses cheveux à la lueur des grands chandeliers. La misère, l’usure et la richesse se côtoyaient dans ce lieu hors du temps.

Le voisinage avait forcément vu ou entendu quelque chose. La demi-fey se dirigea donc vers la maison la plus proche du récent carnage. Et carnage était choisi avec pertinence. Comment pouvait-on oser peinturlurer un monument aussi grandiose et admirable par sa beauté, rébellion ou pas ?   Un peu de respect que diable !

« Bonjour monsieur. » dit-elle doucement en saluant de la main l’homme qui jardinait. « C’est un bien joli jardin que vous avez là. » le complimenta-t-elle.

Elle avait usé de son glamour pour avoir une taille humaine et atténuer l’éclat naturel de sa peau et de ses cheveux, faisant également disparaître ses ailes de libellules et ses dents pointues, se rendant la plus douce possible. Ravissante était sans doute le mot qui vint à l’esprit de l’humain qui se releva pour lui faire face. Il lui sourit timidement et elle sut qu’elle avait déjà gagné sa confiance. Si facile.

« Un sacré bazar. » dit-elle en désignant le bâtiment vandalisé. « Cela a forcément dû faire du bruit. »

L’homme lui rétorqua qu’il n’avait rien entendu mais qu’il avait été intrigué par des lueurs, celles des lampes torches. Sa vue n’était plus ce qu’elle était et il n’avait hélas entraperçu rien d’autres que des silhouettes. Mais son fils rentrait du travail ce soir-là et il en avait compté cinq. Trixie le remercia d’un sourire qui se voulait chaleureux et pris la direction du Bear's Den Pub. Ses deux compères devaient certainement l’attendre pour échanger sur leurs trouvailles. Elle comptait essentiellement sur les talents de pisteurs de Keagan et l’intelligence d’Edmund. Il était encore tôt et à cette heure là le pub était rarement fréquenté.

« J’espère que vous avez de meilleurs informations que moi, les chatons. Tout ce que j’ai réussi à savoir c’est qu’il s’agit d’un groupe qui doit tourner autour de plus ou moins cinq membres. Le voisinage est assez éloigné et il n’a pas vu grand-chose. Qu’avez-vous trouvé de votre côté ? »





       

       
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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Lun 4 Avr - 21:15
Petite enquête entre amis
comme un vent de rébellion

Je fixe mon reflet dans le miroir. Un coup d’œil à l’épaule et je grimace, pas que ça me fasse très mal, ça me fait encore mal mais ce n’est rien d’insupportable. Cependant, rien que de voir les fils, la cicatrice encore tellement rose voire rouge, cela me rappelle que la blessure n’est pas si vieille. La douleur quand ça s’est produit, je m’en souviens très bien. Trop bien même. Cela va me rester un moment. En même temps, se faire arracher un bras, c’est pas le genre de choses qu’on peut oublier facilement et là, en l’occurrence, on me l’a arraché le bras. Enfin, un Sluagh me l’a arraché. J’ai eu de la chance dans mon malheur : on a pu le recoudre tout de suite et il va guérir complètement, il va juste me falloir être très patient. On m’a parlé de plusieurs mois sans pouvoir utiliser mon bras : pas très pratique mais ça pourrait être pire. Je veux dire, il visait la tête quand même donc, que ce soit le bras qui ait prit le coup, c’est mieux. Pas super génial, mais mieux. Je pousse un soupir et m’approche de mon placard d’où j’en sors une chemise que j’entreprends de mettre, tout seul, parce que je ne supporte pas l’idée qu’un de mes compagnons ne m’habille. Alors, c’est un peu laborieux, un peu long, mais je parviens à enfiler la chemise : je ne vais porter que ça pendant un moment, c’est le plus pratique pour m’habiller. Une fois prêt, je place l’attelle par-dessus ma veste en cuir, pose les lunettes de soleil sur mon nez et quitte la maison : j’ai du boulot. A l’extérieur. On a fait appel à nos services pour mener une enquête sur des petits malins qui dégradent des lieux publics en cassant, en vandalisant. Les graffitis ça peut être sympathique, certains sont artistiques, valent le coup d’être vus mais quand c’est pour voir des choses immondes écrites à l’encontre des Feys, c’est tout de suite moins sympathique.

L’idée est donc de leur mettre la main dessus.

Puisque nous avons plusieurs adresses, nous avons décidé de nous les répartir et après avoir jeté un coup d’œil à mon petit papier, je me rends donc sur les lieux. Lorsque j’arrive devant le bâtiment, je soupire. Ce restaurant, j’suis déjà allé et je sais qu’il est courant que les Feys y aillent, c’est sans aucun doute pour cela qu’il a été vandalisé. Je secoue la tête et m’approche de la bâtisse. J’aperçois le propriétaire, en train de frotter pour retirer les vilaines lettres peintes sur la façade du bâtiment. Je m’approche doucement de lui, je lui pose quelques questions mais il m’explique qu’il n’était pas présent lorsque c’est arrivé. Je lui demande si je peux jeter un coup d’œil, il accepte, et je m’attelle donc à regarder, à observer, à essayer de trouver des indices. J’aperçois des empreintes dans la terre humide et fronce les sourcils : il y en a quand même beaucoup qui ne semblent pas avoir la même taille. Des grandes mais également des plus petites, moins larges, ce qui pourrait vouloir dire qu’il y aurait des femmes dans ce groupe. Je me redresse et je prends la direction du pub. On doit se retrouver là-bas pour faire un point. Sur le chemin, je suis assez dubitatif : à part des empreintes, je n’ai pas grand-chose. Lorsque j’arrive au pub, seul Keagan est là, Trixie n’étant pas encore arrivée.

« On n’est pas sorti le cul des ronces. » je dis à mon ami avant de m’asseoir sur une chaise, pas mécontent de me poser un peu. J’ai beau être remis, il y a encore des moments où je me sens faible : c’est ce qui arrive quand on vous arrache un bras. Je retire mes lunettes et les glisse dans la poche intérieure de ma veste en cuir. « Ils sont pas très discrets mais assez pour pas se faire choper ces p’tits cons. Enfin, p’tits, j’ai trouvé des traces de pas et… »

Pas le temps de terminer ma phrase que Trixie débarque. De meilleures informations qu’elle ? C’est pas gagné.

« J’étais en train de dire à Keagan qu’ils ne sont pas très discrets mais malheureusement ils le sont assez pour pas se faire attraper. J’ai trouvé des traces de pas et ça a l’air de coller avec le nombre de personnes dont tu parles. Je pense qu’il doit y avoir au moins une femme parmi eux : certaines traces de pas étaient quand même petites et fines. » j’ajoute avant de me retourner vers Keagan. « Du coup t’as trouvé quoi toi ? »

Il sera peut-être notre sauveur : peut-être que lui, il aura des trucs plus intéressants parce que là, pour l’instant, c’est quand même pas super. Comme je l’ai dit : on n’est vraiment pas sortie le cul des ronces.

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Keagan Rafferty

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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Mer 6 Avr - 12:17

-Ah non non, moi j'ai rien vu.
-Comment ça t'as rien vu ... ?
-Bah, comme ça. Juste que j'ai rien vu quoi.
-Mais la Seelie du salon d'thé m'a dit qu'tu lui avais dis que t'avais vu un truc.
-Non, c'est pas c'que j'ai dis. J'ai dis que j'avais entendu un truc, c'est différent !
-Tu t'fous d'moi ou quoi ? Dis-moi juste c'que tu sais ou j'te griffe.
-Eh bien honnêtement je ne sais pas grand-chose.
-J'm'en serais douté.
-Je loue l'appartement du magasin de musique qui est juste à côté du salon d'thé, et j'aime bien dormir avec la fenêtre ouverte. J'ai entendu des rires, du bris de verre, j'ai pensé à une bande d'humains éméchés et je n'ai pas fais plus attention qu'ça...
-Combien ils étaient tu crois ?
-Beaucoup. Peut-être bien six ou sept.
-T'as compris aucun nom ? Ou même un mot qui pourrait nous aider à les coincer ?
-Hum... non rien. Tout ce que j'ai compris plus distinctement c'est 'la ferme', mais je ne pense pas qu'ils parlaient d'un endroit vu les circonstances...
-Il était quelle heure ?
-Environ 3 heures du matin, l'informa le Sinistre à qui parlait Keagan.

Ils échangèrent encore quelques broutilles et le Kith prit ensuite congé de son interlocuteur pour retourner un peu plus bas dans la rue, à l'endroit du méfait. Trixie s'était rendue au monument fey dans la banlieue de la ville, Ed s'était chargé du resto du quartier sud, et lui-même s'était rendu ici, non loin du port, dans un salon de thé extrêmement prisés par les Sidhes et les Seelies plus spécifiquement. Cette petite bande de cafards n'avait pas chômé cette nuit. Trois endroits saccagés, et certainement trois scènes relativement similaires. Le petit salon de thé à la jolie façade rose et baroque avait été proprement défiguré. Les vitres brisées par des pavés, de la peinture en bombe un peu partout, des bouteilles brisées en tout sens, il y en avait même eut un pour pisser sur la porte d'entrée, du moins c'est ce que lui disait son flair ultra développé. Foutus sauvages d'humains...

Après cela et quelques mots échangés avec la propriétaire plutôt mignonne, le Beornide s'en retourna au pub pour attendre les deux autres. Lorsque ceux-ci arrivèrent, il écouta attentivement ce qu'ils avaient amassés comme infos.

-Pas beaucoup plus que vous, j'avoue, répliqua-t-il à son ami avant de leur expliquer sa conversation avec le voisin.

En gros, tout ce qu'ils pouvaient déterminer avec un peu plus de clarté, c'était leur nombre : entre cinq et sept personnes, ainsi que le fait qu'il y avait sans doute les deux genres représentés dans cette bande.

-Vous savez quoi ? On devrait aller parler à Mitsy, la demi-fey qui tient les thermes. Elle connait tous les potins d'l'île et elle est Nocker. Elle a plein d'humains qui bossent pour elle et qui lui disent tout. Elle aura sans doute quelques ragots intéressants, ou entendu parler d'humains mécontents.

Et l'idée n'était bien entendu pas du tout motivée par le fait que Mitsy était aussi généreuse en dedans qu'en dehors, rien non plus, avec sa réputation de croqueuse d'homme. Le bien de l'enquête était son unique motivation...
Ou pas.



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Trixie Fleurdespois

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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Dim 10 Avr - 20:51
Petites enquêtes entre amis : Comme un vent de Rébellion
ft. The golden trio

Trixie se hissa sur le bar et se versa une choppe de bière. Tout en buvant sa boisson, elle écouta la réponse d’Edmund. Il confirmait les informations qu’elle venait d’apporter, à savoir un groupe d’environ cinq personnes. En observant les empreintes de pas, il supposait également qu’il pouvait y avoir une femme dans le groupe. Cela paraissait maigre comme indices mais cela pouvait s’avérer utile pour la suite. Keagan avait pour sa part interroger un bonhomme dont le témoignage venait corroborer les indices déjà récolter : un groupe de cinq à sept personnes, hommes et femmes.
« Mitsy hum ? Pourquoi pas. » dit-elle en entendant la proposition de Keagan. Ce n’était pas une mauvaise idée, c’était même une bonne idée, les oiseaux aimaient bien lui murmurer des choses. Et elle pourrait toujours user des codes des demi-feys pour la faire parler, même si elle doutait que Mitsy leur refuse quoi que ce soit. « Je prend ma veste et on peut y aller. » ajouta-t-elle en disparaissant derrière le comptoir pour attraper une veste doublée qu’elle laissait toujours là en cas de besoin, vent frisquet, boisson renversée ou vêtement déchiré, les possibilités ne manquaient pas.
« Vous savez...» commença-t-elle tandis que le trio marchaient vers les thermes. « Tout cela me fait penser à quelque chose… ça ressemble quand même beaucoup à un groupe de jeunes qui n’a pas grand-chose à faire de la journée. Des petits merdeux si vous me pardonnez l’expression. Je crois même qu’un jour on a dû gérer quelques crétins dans le même genre, ils voulaient entrer dans le pub et ils avaient plutôt mal pris le fait qu’on leur refuse l’entrée. Ils avaient jeté une bouteille contre la porte. Peut-être que ce sont les mêmes gugus ? Dans ce cas là, ils sont clairement passé à l’étape supérieure. Les parents ne savent plus tenir leurs gamins de nos jours. »
Les thermes se profilaient à l’horizon et Trixie accéléra le pas. Elle fut la première à poser les pieds sur le seuil.
« Hé ho Misty bonsoir ! C’est Trixie ! Et il y a aussi Keagan et Edmund. On aurait quelques questions à te poser. » héla-t-elle à tue-tête dans le hall.
Misty arriva quelques instants plus tard avec une expression de surprise sur son charmant minois. Ce n’était pas tous les jours qu’on venait crié dans son établissement après tout.
« Désolée du grabuge Mitsy mais je me suis dis que si je criait tu arriverais plus vite. » s’excusa-t-elle avec un sourire qui donnait envie de la pardonner sur le champs. Elle faisait cet effet là, on lui pardonnait toujours tout, elle était tellement mignonne. « Est-ce qu’il y aurait un endroit où l’on pourrait s’installer pour discuter ? Un bureau ? Parfait. A part cela, tu as une mine radieuse aujourd’hui. Les garçons puis-je vous laisse commencer ? »






       

       
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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Lun 18 Avr - 16:43
Petite enquête entre amis
comme un vent de rébellion

Soit. Choux blanc donc. Du bon choux blanc bien dégueulasse (je n’aime pas le choux). Donc, on a réussi à réunir quelques indices mais ni eux ni moi n’avons réellement avancé. On sait certaines choses et on pourrait dire que c’est mieux que rien et c’est pas faux : un peu c’est mieux que rien mais c’est tellement insuffisant… Je laisse échapper un soupir quand Keagan nous raconte sa conversation avec le voisin. Est-ce qu’il a dit la vérité ou est-ce qu’il préfère protéger ceux qui ont fait ça parce que lui aussi déteste les Feys ? Après tout on n’en sait rien. Voilà que je deviens paranoïaque. Magnifique. Vraiment magnifique. Keagan mentionne soudain Mitsy, dit qu’on devrait aller lui parler et je me ratatine un peu sur mon siège : je n’ai pas envie d’y aller. Pas envie du tout. Déjà que d’ordinaire j’évite un peu trop de me mélanger même si notre boulot ici au pub m’y oblige mais depuis mon bras… J’évite encore plus parce que je n’aime pas qu’on me regarde, qu’on fixe le bras en écharpe en imaginant ce qui lui est arrivé au dit bras. Je n’aime pas, point. Puis Mitsy n’a pas sa langue dans sa poche… Le problème est que Keagan a raison : il est possible qu’elle ait pu entendre certaines informations qui pourraient nous être utiles et il faut qu’on avance dans cette enquête alors bon, on met ses propres envies de côté et on se bouge les miches, voilà.

Je me redresse, réajuste ma veste, remet mes lunettes de soleil parce que voilà, j’aime bien me planquer derrière. Trixie récupère son manteau et nous voilà partis tous les trois vers les thermes. Sur le chemin, Trixie y va de ses propres idées, de ce qu’elle imagine être la vérité. Des jeunes qui n’ont pas grand-chose à faire dit-elle. Des petits merdeux. Hm… Je fronce les sourcils, pas réellement convaincu.

« J’en sais rien. Il y a une différence entre des jeunes qui font ça parce qu’ils n’ont rien de mieux à faire et qui veulent se faire mousser un peu avec des personnes qui font ça par haine pure et simple et franchement, je vois de la vraie haine dans tout ça. Mais peut-être que je me plante. Ce serait plus facile si c’était des p’tits cons qu’il suffirait de remettre dans le droit chemin… »

Pour sûr que ça serait plus facile qu’un groupe d’adultes haineux et bien plus dangereux. Nous arrivons finalement aux thermes et je soupire, une fois encore. Mes compagnons sont habitués depuis le temps : j’ai un abonnement aux soupirs, j’ai dû naître avec en fait. Trixie nous dépasse et pénètre la première dans le hall. Moi, je me contente de marcher tranquillement aux côtés de Keagan qui, ceci dit, a l’air d’être assez pressé d’arriver. D’ailleurs, quand Mitsy pointe le bout de son nez, je jette un coup d’œil en biais à mon compagnon qui, il me semble, reluque un peu trop notre « amie » Nocker. Je comprends mieux son envie de venir la voir elle en particulier. J’esquisse un petit sourire avant de reporter mon attention sur les deux demoiselles qui se trouvent non loin de Keagan et moi. Et voilà que Mitsy nous emmène dans un petit bureau. Trixie lui cire les pompes avant de refiler le bébé. Ah bah merci du cadeau… Je capte le regard en coin de Mitsy vers Keagan et moi, je vois que ses yeux s’arrêtent sur le bras en écharpe. Derrière mes lunettes, je lui adresse un regard qui en dit long mais comme elle ne le voit pas il ne lui dit rien. Ceci dit, mes lèvres pincées doivent quand même parler pour moi alors elle détourne le regard avant de nous demander en quoi elle peut nous être utile.

« T’as dû entendre parler des dégradations que des petits malins s’amusent à faire non ? »

Elle hoche la tête.

« Bah on les cherche. On a été sur place, on a questionné le voisinage, on a essayé de récolter des indices mais ça vole pas bien haut. Trixie pense que ça pourrait être une bande de petits cons mais j’ai l’impression que c’est quand même rempli de haine tout ça. Trop pour de simples jeunes qui veulent se la jouer rebelles ou une connerie dans le genre. » Je m’installe sur un siège, pose ma main gauche sur ma cuisse pour détendre un peu les muscles tendus du bras en écharpe. « On ne sait pas trop en fait et on s’est dit que tu avais peut-être entendu des trucs qui pourraient nous aider. Y’a du passage ici alors… » Je baisse légèrement le visage pour l’observer par-dessus les verres teintés de mes lunettes. « Allez, tu nous files un coup de main et… » Un silence. « On t’offre un abonnement de boissons gratuites dans notre pub gratuit pour un temps. » Ou comment tenter d’amadouer la demoiselle. Je jette un regard en biais à Keagan. S’il ajoute un peu de sa virilité qui plaît à ces dames en général, on devrait obtenir tout ce qu’on veut, non ?


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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Sam 23 Avr - 12:24
Le bureau de la Demi-fey sentait l’encens et le patchouli. De grands voiles blancs pendaient au fenêtres qui donnaient à la lumière quelque chose de doux et de calfeutré sans pour autant plonger la pièce dans la pénombre. Pour les écouter, la propriétaire des lieux s'était rapidement installée dans un sofa de velours rouge, ses longs cheveux d'un mauve profond retombant en cascade de boucles sur ses épaules pâles. Ses grands yeux assortis s'étaient un instant attardés sur le bras en écharpe du Sinistre de la bande, avec un reflet d'intérêt et de curiosité non dissimulée qui n'avait pas manqué d'agacer Keagan. C'est vrai que pour un Fey, avoir le bras en écharpe n'était pas commun. Il fallait une blessure extrêmement grave pour laisser de telles marques, et probablement que sa convalescence lui donnait quelques petits airs de baroudeurs sexy et dangereux. Tu parles ! Ce maigrelet aux cheveux de pailles s'était contenté de ne pas mourir ce soir-là !
Enfin bon, c'était la jalousie qui le poussait à penser de cette manière, et le temps qu'il se raisonne et en revienne à des pensées plus honorables, ses deux collègues s'étaient chargés de lancer la discussion avec la tenancière des bains.

-C'est adorable, répondait la Demi-Fey à Bishop, mais il me faudra un peu plus que de l'hydromel gratuit pour me convaincre. Elle leur adressa un sourire joueur, avant de reprendre aussitôt : un peu de thé ?

Sans attendre de réponse, elle se releva pour s'affairer dans un coin de la pièce, et comme elle était de dos par rapport à eux, Keagan en profita pour reluquer sa silhouette tout en prenant place dans l'un des divans.  

-Tu diras plus ça quand ils viendrons saccager ta façade.
-Je ne pense pas que cela puisse m'arriver. Mes employés sont pratiquement tous humains, et toute l'île sait que je les traite extrêmement bien. Chaque semaine je reçois de nouveaux humains qui veulent travailler ici, parce qu'ils se font exploiter ailleurs et qu'ils espèrent que je les prenne sous ma protection. Je suis une alliée pour eux, pas une ennemie.
-Evite de le crier trop fort. Le vent ça tourne, surtout ici.
-Je trouve que les humains sont le cadet de nos soucis alors que des Fomoirs se baladent tranquillement à quelques pas de chez nous en tuant des Feys. Vous devriez réviser vos priorités les amis.

Keagan échangea un regard très amusé avec ses deux complices.

-Tu sais c'que c'est notre priorité ? ... être payé par les gens qui nous ont engagés. Le reste en s'en cogne ma belle.

Ce qui n'était pas totalement vrai, sans être totalement faux. En tout cas cette réplique des plus honnête eut le don de faire sourire leur hôte qui revenait déjà vers eux avec du thé et quelques tasses qu'elle distribua rapidement.

-Je n'en doute pas une seconde. J'ai déjà entendu parler de vos différentes, hum ... 'petites magouilles', sourit-elle avec intrigue tandis qu'une fois de plus, son regard violet s'attardait sur le bras en écharpe d'Edmund. Vous étiez chasseurs de tête. C'est toujours très intéressant d'avoir des amis de ce genre. Du coup - elle haussa une épaule - j'ai peut-être bien entendu parler de quelque chose, mais sans assurance aucune que cela soit relié à votre affaire de saccage.
-Dis toujours, on ira vérifier nous-même.
-Il s'agit d'une bande de policiers - des mortels évidemment. Quelques uns de leurs collègues Fey viennent se détendre ici de temps en temps après le service, et apparemment l'entente n'est pas au beau fixe du tout au sein du commissariat. Ils ont vraiment beaucoup de mal à accepter l'idée de travailler avec des immortels et il y a souvent des altercations entre eux, des rivalités. Parfois même des menaces et des mots malheureux concernant le régime. Mais vous savez comment sont les humains, ils disent sans arrêt plein de choses qu'ils ne pensent pas vraiment... termina la Demi-Fey pour adoucir un peu les choses sans doute.



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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Dim 1 Mai - 20:59
Petites enquêtes entre amis : Comme un vent de Rébellion
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« Frimeur.» lança Trixie à l’attention d’Edmund qui venait de mettre ses lunettes de soleil. Elle se garda bien de lui dire que cela lui donnait une allure folle parce qu’il ferait sans doute mine de ne pas apprécier le compliment et elle se mettrait alors à le titiller pour le reste de la journée. Ce qui en soit était tout à fait possible mais pas aujourd’hui, pas avec son bras en écharpe et pas avec l’enquête en cours.
« As-tu oublié ta propre jeunesse Edmund ? La fougue et parfois même la violence qui anime les jeunes est impressionnante. » répondit-elle aux propos de son comparse.
Mais au point où ils en étaient dans leur enquête, ils pouvaient spéculer et encore spéculer. Quoique à la réflexion les actes commis par ce groupe étaient vraiment très haineux, ce qui excluait des simples petits merdeux qui cherchaient à passer le temps. Cela semblait être plus sérieux, une haine véritable et pas seulement un défouloir pour quelques rancœurs et frustrations conscientes et inconscientes.
« En tout cas c’est louche cette histoire. Et ça sent mauvais. Il m’est avis qu’on va tomber sur un sacré fumier. »
Pour un peu Trixie aurait oublié l’effet que Misty provoquait sur la gente masculine et plus particulièrement sur Keagan. Elle aurait bien envie de lui crier « On se calme grand fauve ! » mais cela ne servirait à rien et ce n’était pas dans ses habitudes de dire à ses deux compagnons ce qu’ils devaient faire. Franchement ils avaient bien le droit de reluquer ce que la Nature avait fait de mieux. Et puis le mauve c’est sexy. Elle comprenait, elle aussi elle aurait pu apprécier un peu plus le spectacle s’il n’y avait pas déjà une autre créature de rêve qui l’obsédait depuis plusieurs semaines. Cela commençait d’ailleurs à être sérieusement inquiétant qu’une seule personne l’intéresse et qu’elle ne se laisse pas distraire. Elle avait bien essayé de se changer les idées, cela avait été une bouse totale. Trixie serra ses bras sur sa poitrine et essaya de se concentrer davantage sur les dialogues. Elle crut s’étouffer quand Edmund proposa des boissons gratuites en échange d’informations. Et puis quoi encore ? D’accord il fallait mettre le paquet pour que Misty déballe ses ragots et elle ne rechignait jamais à offrir un verre gratuitement à une consœur demi-fey mais là… Il poussait le bouchon un peu loin le Bishop. Et de toute façon Misty n’en avait cure apparemment. Ou alors elle voulait se faire mousser. Elle lui aurait bien répliquer de ne pas faire sa fine bouche mais elle devait continuer de la caresser dans le sens du poil.
« Du thé, quelle excellente idée. »
Pardon, elle ne pouvait pas résister à une bonne tasse de thé. Certains avaient une addiction au café, au tabac ou à d’autres substances plus ou moins nocives, elle c’était le thé. Tandis que Misty avait le dos tourné, Keagan en profitant pour la regarder – encore – et elle avait beau essayer de l’imiter elle n’y arrivait pas – encore. Désespérant. Elle était bien sûre d’elle la Misty à se croire hors de danger sous prétexte qu’elle traitait bien ses employés humains. Déjà il fallait la croire sur parole, elle, puisque aucun des trois ne côtoyaient suffisamment de près les humains pour vérifier ses dires. Ensuite cela ne garantissait rien d’être très demandée grâce à son incroyable bonté, cela n’arrêtait jamais les personnes haineuses et mal intentionnées. Et si ce qu’elle commençait à pressentir était vrai, à savoir que les auteurs des actes malveillants avaient la dent dure contre les feys et que c’était sans doute un mode de vie très sérieux, Misty ne serait pas épargnée, ces gens là ne faisaient pas dans la dentelle. Trixie répondit au regard amusé de Keagan par un autre regard amusé quand Misty leur conseilla de s’inquiéter plutôt des Formoires qui traînaient à tout va sur l’île. Qu’elle se retrouve avec des tentacules de Formoires tout autour d’elle ou qu’elle se fasse arracher un bras et on verra si elle prend tout cela avec autant de légèreté.
« Merci. » dit-elle en prenant la tasse de thé que lui tendait Misty.
Petites magouilles. C’était très mignon comme dénomination. Elle en avait entendu des bonnes, des très crues, des plus fines, des plus euphémiques mais « petites magouilles » jamais. Keagan avait le don pour tirer les vers du nez. Vraiment il s’en sortait si bien que Trixie n’avait même pas besoin d’ouvrir ma bouche. Elle se plaisait même à le regarder mener cette interrogatoire. Un vrai chef. Misty révéla finalement qu’elle avait bien entendu quelque chose. Cette fois ils avaient une toute autre piste à explorer. Des policiers humains qui ne supportaient pas de travailler avec des feys. Bah voyons !
« En effet ils disent des choses qu’ils ne pensent pas vraiment. Et ils font beaucoup de choses dont ils mesurent mal la portée. » dit-elle en faisant une moue de dépit.
Les humains n’apprenaient donc jamais. Ils étaient lamentables. Trixie noya sa déception du genre humain dans sa tasse de thé.
« Merci Misty, pour le délicieux thé et pour les informations. N’hésite pas à venir faire un tour au pub, je sais que tu l’aimes notre hydromel. »
Puis elle se leva et remercia leur hôtesse avant de prendre congé.
« Allons vérifier cette nouvelle piste. » proposa-t-elle en sortant des thermes.
« Ca expliquerait pas mal de choses, si nos vandales étaient des policiers. Bizarrement les lieux saccagés sont tous hors de porté de tous types de surveillance. Personne n’a été en mesure de voir quoi que ce soit d’exploitable. Ils ne se font pas voir, ils ne laissent pas d’indices sérieux. Disons que ça se tient comme hypothèse. Sauf que ce sont des policiers quand même, je les imagines mal agir comme des voyous, en colère contre les feys ou non. Mais je sais qui pourra nous renseigner : Ben, un charmant petit druide qui fait le ménage au commissariat. Il connaît bien la zone et il a des oreilles qui traînent. D’accord c’est un humain mais c’est un druide avant tout alors on est gentil avec lui d’accord ? »
Comme si Danu leur souriait, le dénommé Ben habitait dans les environs. Trixie toqua à la porte et offrit un grand sourire à un Ben tout étonné.
« Bonjour Ben. Mes amis et moi aurions quelques questions à te poser. Est-ce qu’on peut entrer s’il te plaît ? »
Pauvre Ben, Trixie battait des cils comme jamais et il ne pouvait rien contre cela. Il bredouilla une sorte de « oui bien sûr » et les invita à entrer.
« Je présume que tu es au courant au sujets des actes de malveillance à l’encontre des feys dernièrement. Est-ce que tu aurais entendu quelque chose au commissariat, des policiers ont-ils eu des réactions étranges ? Il paraît que certains policiers sont plutôt virulents envers les feys et même les policiers feys. »
« Biiiin... Ouais j’suis au courant. Ils en parlent pas mal au commissariat. Mais bon moi j’entends pas grand-chose, j’essaie mais ils font gaffe à pas parler quand je suis dans le coin. Normal quoi. Mais ouais y a des policiers qui peuvent pas blairer les feys c’est sûr, c’est violent parfois mais franchement à première vue ils étaient tous choqués, feys ou pas feys. »






       

       
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    but where will they live?
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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Mer 11 Mai - 20:27
Petite enquête entre amis
comme un vent de rébellion

C'est bien un sourire joueur qu'elle nous adresse là ? Oui, c'est tout à fait ça. Je l'observe, impassible, croise mes jambes et jette un nouveau regard en coin à mes coéquipiers. Du thé ? Non merci. D'ailleurs, je secoue brièvement la tête de droite à gauche : il ne faut pas me demander davantage de politesse là en cet instant. Quand Keagan mentionne soudain le fait qu'elle risque de changer quant à l'aide qu'elle pourrait nous apporter quand ce groupe s'en prendra à son propre bâtiment, elle réplique qu'elle en doute puisque presque tous ses employés sont humains ce qui a le dont de faire disparaître cette ébauche de sourire qui a su naître. Elle traite bien ses humains ? Fort bien. Et donc, parce qu'elle est à l'abri elle n'est pas prête à aider les Feys ? Je n'apprécie guère cette attitude ou, plus exactement, je ne l'apprécie pas du tout. Je suis intérieurement plus que satisfait lorsque Keagan ne manque pas de faire preuve de répartie à l'égard de la Demi-Fey. Finalement, elle estime que les humains sont le cadet de nos soucis et j'échange un regard complice et amusé avec mes deux amis quand elle parle des Fomoirs et du fait que nous devrions réviser nos priorités. Elle nous connaît donc très mal en réalité parce que notre priorité... Eh bien Keagan ne manque de la lui faire connaître très rapidement : l'argent. On nous a engagés pour accomplir un travail et nous devons nous y tenir, c'est aussi simple que cela. Les autres problèmes, nous en avons conscience mais chaque chose en son temps. La Demi-Fey se retourne finalement vers nous et nous rejoint et je capte son regard en direction de mon bras ce qui a le don de me faire raidir sur mon siège. Mes sourcils se froncent, je lui lance un regard sans doute plus sombre qu'il ne devrait être pour obtenir des informations mais je ne supporte pas... Non, je ne supporte pas qu'elle s'attarde à ce point-là sur mon bras.

Oui, j'ai eu le bras arraché, il va mettre des mois à guérir et après ?

Elle semble ceci prête à partager le peu d'informations qu'elle semble posséder alors, je me radoucis un peu, cesse de la regarder comme si j'allais lui sauter à la gorge d'un instant à l'autre. Je l'écoute attentivement nous parler des policiers, j'enregistre les informations et plus j'enregistre, moins j'y crois. Des policiers qui laisseraient autant de traces derrière eux ?... Peu importe les altercations, les tensions, les rivalités... Le mode opératoire ne ressemble pas à des policiers. Silencieusement, je cogite encore, et encore. C'est finalement Trixie qui reprend la parole et qui met finalement fin à cette brève conversation. Je me redresse, esquisse l'ébauche d'un sourire à l'égard de Misty qui remet d'ailleurs ça avec son regard vers mon bras. Du coup, l'ébauche disparaît fort rapidement de mon visage et lorsque je passe à côté d'elle, je plonge un regard on ne peut plus noir dans le sien avant de remettre mes lunettes de soleil puis de suivre mes coéquipiers à l'extérieur. Trixie est sur le qui vive, elle y va de ses suppositions, de ses affirmations même et plus je l'écoute, moins je suis d'accord. Jusqu'à ce qu'elle mentionne enfin le fait que la façon de procéder ne ressemble pas à ce que pourraient faire des policiers.

« Nous sommes d'accord : ça ne colle pas. » je lui réponds d'un ton monocorde.

Trixie ajoute soudain que quelqu'un d'autre va pouvoir nous renseigner : un certain Ben, druide son état qui fait le ménage au commissariat. Pourquoi pas ? Après tout, si ses oreilles traînent, il va peut-être pouvoir nous renseigner.

« On va essayer. » je réponds sombrement à Trixie quand elle nous dit que nous allons être gentils avec le dit druide.

Je ne peux rien garantir : je fatigue là et s'il titille un peu trop mes nerfs, je vais perdre patience et tout le monde sait ce que cela donne quand moi, je perds patience. Cela n'est jamais très beau à voir.  Nous voilà bientôt chez le druide. Je garde mes lunettes de soleil, reste enfermé dans mon mutisme tandis que Trixie fait ce qu'il faut pour convaincre le type de nous laisser rentrer chez lui, ce qu'il fait. Trixie ne perd pas de temps et rentre dans le vif du sujet tandis que je m'adosse contre un mur glissant ma main valide dans ma poche en attendant que Trixie récupère des informations. Je la laisse faire. Je suis sage. Pour l'instant. Malheureusement, cela risque de ne pas durer car le druide est... Comment dire ? Pas très utile pour le moment. Il ne nous apprend rien que nous ne savons pas déjà : des policiers qui détestent les Feys, des violences, mais apparemment, ils ont tous été choqués par le vandalisme.

« Et puis j'les entends souvent dire qu'ils ont pas l'choix, qu'ils doivent vivre avec les Feys et qu'ils peuvent rien y faire. Ils ont pas l'air d'être prêts à aller jusque là, voyez ? »

Je prends une profonde inspiration.

« On voit oui. » je réponds, sèchement.

A travers les verres teintés de mes lunettes, j'observe le druide qui s'est retourné vers moi et qui a perdu du peu qu'il avait d'enthousiasme et de bagout. Il faut dire que j'y ai mis le ton. La journée commence à être longue.

« Ce ne sont pas les flics, on a compris. Qu'est-ce que tu peux nous dire d'utile ?
- Euh... Bah... J'sais pas trop... Trixie a parlé des policiers et...
- Là c'est moi qui te parle et je te demande si tu as entendu parlé d'autre chose. Tu dis que tu n'entends pas grand chose mais qu'en même temps, ils ne font pas attention à ce qu'ils disent quand tu es dans le coin alors... »

Je me poste juste devant lui. Je suis peut-être fin mais je suis grand, je le dépasse d'une bonne tête et demie et je le vois déglutir. Ma main valide vient frotter doucement sa chemise au niveau de ses épaules dans un geste qui pourrait paraître amical comme si je retirais de la poussière mais je sais qu'il perçoit la menace. Mes coéquipiers la perçoivent aussi sans doute. Ils me connaissent si bien... Ils savent que quand je commence à prendre les devants de cette façon, ça n'est jamais bon signe pour la personne en face de moi.

« Tu vas faire fonctionner ta mémoire... » Mon index vient tapoter doucement sur son front. « Et nous dire ce que tu as entendu qui aurait pu te paraître suspect. »

Il réfléchit, je le vois. Il cherche, cherche, cherche. Ma main s'abaisse, mon poing se serre. Je vais le cogner. Je sens que je vais le cogner.

« Retenez-moi... » je souffle tout bas.

Ou plutôt non, ne me retenez pas : si je lui en colle une, son cerveau va peut-être mieux fonctionner.


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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Dim 15 Mai - 20:56
De son côté, mains dans les poches, Keagan s'était contenté d'observer et d'écouter la conversation, la mine tranquille et les épaules basses. Avec la force de l'habitude, il ne s'étonnait guère de voir Bishop monter le ton. Bishop, c'était un homme de résultat, un homme de faits, et sa nature efficace le faisait abhorrer les piétinements inutiles, les peut-êtres et les éventuellements. Le kith ne pouvait décemment pas lui en vouloir pour cela, lui qui préférait l'action à la réflexion. Ce n'était donc certainement pas lui qui allait tenter de tempérer les ardeurs de son compagnon. Cela étant dit, il jugea qu'il était plus prudent d'intervenir tout de même, histoire que les choses ne dégénérèrent pas pour rien. Le Ben en question n'avait pas spécialement l'air réfractaire et de son point de vue d'ours tranquille, c'était une perte de temps et d'énergie d'essayer de lui tirer quoi que ce soit par la force. Aussi, sans se presser et sans se forcer, il sépara Bishop de l'humain d'un geste sec qui intimait muettement à tout le monde de se calmer un peu.

Simple formalité pourtant, il n'adressa ni un mot ni un regard au Sinistre, son attention encore toute focalisée sur le druide qu'il interrogea à son tour :

-Ce qu'on cherche c'est pas forcément des flics en fait, c'est plutôt un groupe d'humain qui aurait l'air louche, expliqua-t-il plus clairement au mortel. On nous a parlé des flics, la piste à l'air froide d'après c'que t'en dis, mais p'tètre que t'as entendu causer d'autre chose.

De son point de vue, il ne fallait pas en vouloir à ce type de manquer d'efficacité. Les humains étaient comme ça, de vrais gosses, qui n'écoutent qu'à moitié et répondent les trois quart du temps à côté d'la plaque. Pour obtenir une réponse claire avec eux, il fallait leur parler comme on parlait à un chien. Des données claires, des questions bien précises, sinon c'était la porte ouverte au n'importe quoi. Surtout qu'ils aimaient bien mentir, ce qui rendait la communication relativement insupportable. Mais bref, les druides restaient les moins stupides du lot, et celui-là avait l'air plus doux qu'un agneau.

Visiblement dans l'angoisse, il dû d'ailleurs déglutir à plusieurs reprises pour réussir à s'exprimer à nouveau, ses grands yeux apeurés s'attardant furtivement sur Edmund.

-Hum, a-attendez je réfléchi, je... hum. Oui. Il y a ces gens qui vivent isolés dans une ferme. Mon mentor démarche souvent pour... pour dénicher de potentiels nouveaux druides. Son voisin est un habitant de l'île, un vieux monsieur - très gentil, il ne ferait pas de mal à une mouche, précisa-t-il rapidement comme s'il craignaient qu'ils n'aillent l'agresser, il y a deux ou trois mois, il a loué sa vieille ferme à des nouveaux arrivants. Mon mentor voulait aller les voir, pour faire comme j'vous ai dis, mais Monsieur Cooney le lui à déconseillé. Il a dit qu'ils étaient pas commodes, qu'il regrettait de les avoir prit et qu'il avait peur d'avoir des problèmes. Dès qu'il eut terminé de dire cela, sa mine se fit un peu suppliante et il reprit derechef : je vous jure que j'ai rien d'autre à vous dire, c'est tout ce que j'en sais et c'est le seul truc louche dont j'ai entendu parler ces dernier temps.
-Ouais ouais, soupira Keagan avant de lui adresser un petit signe de la tête en guise de salutation de fin.

Mieux valait mettre un terme à l'entrevue le plus rapidement possible, histoire d'éviter que la soupape de Bishop n'explose.
Ils se contentèrent de demander à Ben l'adresse du vieux en question et prirent congés aussi brusquement qu'ils s'étaient invités chez lui.

-C'est pas tout prêt, commenta le Kith une fois de retour dans la rue. Il va falloir qu'on prenne le train.

Il parlait bien entendu du train magique, seul réel moyen de transport fey si ce n'était le cheval. Et Keagan n'avait pas vraiment sa place sur un cheval, surtout parce que par instinct de survie, les chevaux avaient généralement peur de lui.

Bref, ils allaient devoir quitter Douglas et prendre la direction des campagnes. Une idée qui ne lui déplaisait pas.

-Faut qu'on repasse à la maison prendre ma hache. Au cas où.



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MessageSujet: Re: Petites enquêtes entre amis : comme un vent de Rébellion   Sam 11 Juin - 18:58
Petites enquêtes entre amis : Comme un vent de Rébellion
ft. The golden trio

Règle de base du travail en équipe : ne jamais contredire un partenaire devant des inconnus, des clients ou des suspects et ce même si vous le voyez partir complètement en vrille. Edmund était sur les nerfs, à bout de patience et certainement épuisé, Trixie pouvait le concevoir mais elle n’appréciait la manière avec laquelle il s’adressait à Ben. Après tous les efforts qu’elle avait déployé pour mettre Ben à l’aise – et ce n’était pas gagné quand il avait vu débarqué sans crier gare trois feys chez lui – il venait donner un coup de pieds dans sa jolie petite pyramide de gentillesse pour jouer le méchant flic. Elle leur avait demandé d’être gentils avec Ben, il pourrait faire un effort quand même ! Il était mignon tout plein ce petit druide, elle l’aimait bien, comme on pouvait s’attendrir devant un chiot ou un chaton. Trixie ne dit rien mais elle s’avança pour se rapprocher du jeune garçon en réfrénant une furieuse envie de crier « Ne touche pas à mon petit toutou ! ». Non elle ne voulait pas jouer au gentil flic et méchant flic avec Ben. Pourquoi est-ce que personne n’avait eu cette idée quand ils étaient dans le bureau de Misty plutôt ? Heureusement Keagan se décida à intervenir avec sa force tranquille. Ben ne cessait de bafouiller et semblait très nerveux. Trixie pinçait les lèvres avec la même expression qu’un enfant devant un jouet cassé. Elle accueillit avec soulagement la voix claire et assurée de son compagnon et elle sentit que Ben se détendait un peu,  du moins plus à mène de parler même s’il lançait de temps en temps un regard apeuré vers Edmund et des « je vous jure » ou « je vous assure » après chacune de ses phrases.

« Merci Ben. Ce fut très intéressant. » dit-elle avec une petite tape sur l’épaule avant de quitter la pièce.

Elle aurait pu s’excuser du dérangement ou du comportement d’Edmund mais elle n’en fit rien. Les humains avaient une capacité phénoménale pour se remettre de tout. Après une bonne nuit de sommeil la crainte qu’il avait éprouvée ne serait plus qu’un souvenir qu’il finirait par oublier. L’oubli était un remède formidable.

« Des marginaux qui grouillent dans une ferme ça devrait être dans nos cordes, non ? »

Cependant la ferme en question se trouvait à quelques lieues de Douglas et Keagan suggéra de prendre le train pour s’y rendre le plus rapidement possible. Il avait raison, il était grand temps de tirer cette histoire au clair. Elle espérait que cette nouvelle piste était la bonne et qu’ils allaient enfin mettre la main sur ces fauteurs de trouble. Elle imaginait déjà avec une certaine excitation leur confrontation, peut-être même avec un combat s’ils avaient de la chance. Cogner quelques têtes lui ferait le plus grand bien, elle pourrait oublier l’expression plus maussade qu’à l’accoutumée d’Edmund, la mine déconfite de Ben, le sourire de Liam…

« J’aime quand tu prends ce genre d’initiative Papa Ours.  » dit-elle sur un ton faussement enflammé à l’intention de Keagan qui exprima le souhait de passer à leur maison pour prendre sa hache.

Apparemment elle n’était pas la seule à espérer botter des fesses. Elle se demandait si elle ne pouvait pas emporter quelque chose elle aussi mais finalement elle opta pour le combat à mains nues. Le carrosse du sombre pouvoir était toujours aussi impressionnant. Il avait beau être le transport préféré des feys, elle l’utilisait peu, elle aimait la marche à pieds et courir. Le trio prit place dans le train et le long trajet fut terminé en quelques minutes. La ferme était à l’endroit indiqué par Ben. Brave Ben. Le bâtiment était aussi décrépit qu’elle se l’était imaginé, fissures sur les murs, toit éventré et fenêtres cassées.

« Ils doivent se geler les fesses la nuit avec toutes ses ouvertures… Que fait-on ? Devons-nous frapper à la porte et les questionner ou devons-frapper et ensuite discuter ? Edmund tu as l’air bien remonter, tu dois sans doute préférer la deuxième option. »

Le sinistre poussa un énième soupir et la regarda à travers ses lunettes de soleil d’un drôle d’air.

« Tu peux soupirer à ta guise, je n’ai pas finis de te rabacher les oreilles avec ton comportement envers Ben. » maugréa-t-elle.

Elle aimait Edmund sincèrement mais parfois son caractère anti-social dépassait les bornes.





       

       
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