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 Sister, sister O' so fair - Why is their blood all over your hair? [PV Taranis]

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THE BLOODY TWIN ∭ Nom d'un petit Essus Suisse, elle va te saigner !

Narcisse K. Ó'Maiolrain

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 25/03/2016
› LES MISSIVES ENVOYEES : 4773
› L'AVATAR : Charllize Theron
› LES CREDITS : Ellaenys + tumblr
› LA COULEUR RP : Lightblue

THE BLOODY TWIN ∭ Nom d'un petit Essus Suisse, elle va te saigner !

MessageSujet: Sister, sister O' so fair - Why is their blood all over your hair? [PV Taranis]   Ven 8 Avr - 9:02
    La pièce est plongée dans un silence glacial. C'est probablement le revêtement aseptisé des murs qui donne un tel effet d'optique. Qui crée et entretient une telle illusion de total décalage avec la réalité qui continue à se maintenir à l'extérieur. Ici règne le froid. Ici prospère la distance. Le rejet. C'est tellement imbu d'un mutisme inhérent à la scène principale qu'on pourrait entendre une mouche voler. Enfin, en théorie. Nous savons tous qu'ici-même il n'y a pas de place pour les nuisibles. Et encore, je pèse mes mots.

    Mes talons claquent sur le bitume poli. Ça ricoche dans tous les sens. Dans mon dos naît un écho en crescendo. Il semble me suivre autant que me fuir. Il me pourchasse et me lèche les basques. Il m'effleure t déjà se retire. Il me jauge. Il me cherche. Il me nargue. Et il s'en amuse. Je le laisse faire. Je suis bonne joueuse. Au pire je l'attends au retour.
    J'ai beau être seule ici, cela n'empêche en rien à ma démarche d'être fidèle à mon image. Malgré ma blouse blanche immaculée. Malgré ma longue crinière enroulée dans un chignon sobre. Malgré une multitude de détails et encore plus de fanfreluches, je suis et aie toujours état une sidhe de noble lignée. Pourquoi m'en cacher? Même lors de mon exil dans les bassesses ce monde gangréné, jamais je n'ai renié mes racines. Jamais je ne me suis pliée aux lois d'une facilité aberrante. Etrangement, je semble presque dans mon élément ici. Mon visage naturellement si pâle me donne une allure stoïque. Indifférente. Malade aussi. Cela sied à la perfection au rôle que j'occupe. A ce nouveau monde dans lequel je vis et évolue en attendant patiemment la révolte. Cela vous étonne n'est-ce pas? Que la patience est bel et bien mon alliée dans l'histoire. Qu'elle est comme une amie invisible, mais ô combien fidèle. Comme une couverture de rechange qui se pose sur mes épaules à la tombée de la nuit. Vous et vos images sournoises. Croyez-vous vraiment que nous aurions survécu à toutes ces décennies de persécution gratuite sans un minimum de jugeote? Que nous aurions pu atteindre la gloire de nos ancêtres à travers la fatalité d'une génétique héréditaire? Le titre de noblesse a beau se transmettre par le sang, soyez assurés que son maintien se mérite plus qu'il ne s'éternise.

    Mais assez de cela. Revenons-en à ma partie préférée qui incombe à ce poste de légiste qui en fait grimacer tant et qui en rebute tellement plus. Il faut dire que la morgue n'a jamais été un endroit de prédilection, que ce soit pour le peuple fey ou encore cette risibilité croissante qu'est l'être humain. J'avoue ne toujours pas comprendre les réticences énoncées. Mes clients n'ont aucune animosité à mon égard. Mon public est bon joueur. Et la famille des victimes se contentent généralement de hocher la tête face à l'explication médicale que je peux leur fournir. Je pourrais encore leur mentir de vive voix, un sourire aux lèvres que cela passerait pour du pain béni. Bon d'accord, j'ai toujours su que l'humanité était vouée à un échec cuisant, mais de là à se pouvoir dans une telle médiocrité. Comment diable peuvent-ils être responsables de notre chute?!

    Qu'à cela ne tienne. De mes doigts sibyllins je caresse les différentes portes qui abritent les corps en cours d'étude. Aujourd'hui ils sont trois. Mon shift se termine dans une heure déjà. Cela me laissera à peine le temps de jouer avec un seul énergumène. En règle générale je ne travaille pas forcément selon un horaire fixe. Cela dépend de la fraicheur de la marchandise. De la demande. De l'offre aussi. Mais voyez-vous, ce soir j'ai un rencard. Et comme je déteste profondément et viscéralement les désaccords de ponctualité, je préfère m'atteler immédiatement à la tâche. Qui plus, cela me laissera une petite distraction supplémentaire pour demain matin.

    Je finis par défaire la petite sécurité et ouvre le portail. D'une main experte j'attrape le bas du plateau glissant et fait sortir le macchabée de sa sombre cachette. Un drap de couleur blanc cassé recouvre la majeure partie de son corps. Seul dépasse l'extrémité du pied auquel est attaché la petite étiquette informative. Je n'y prête aucune attention. Je me moque bien de son nom, de son âge, de son origine et même - je dois bien l'avouer - de la raison exacte de sa mort. Oh, je finirai bien par le découvrir, mais cela n'a pas vraiment d'importance. Du moins pas pour moi. Plutôt pour la famille. Accessoirement pour la paperasse. Mais passons.

    Je replie le drap protecteur sur la moitié inférieur du corps et commence à tournoyer autour du cadavre. Et après c'est mon teint qu'on définira comme trop décalé par rapport à la réalité. Soit. Du bout des doigts je viens effleurer l'épiderme. Je viens caresser la peau. Des gants? Pas encore voyons! Les phalanges de mon index et de mon majeur droits s'amusent à escalader la paroi thoracique. J'avoue, je me sens comme une enfant capricieuse à laquelle on vient d'offrir un met de premier choix. Il ne l'est pas bien sûr. Cet homme n'est jamais rien de plus qu'un kith lambda qui a été envoyé ici plus par procédure que par réel soucis de santé publique. Aucune requête officielle. Pas la moindre injonction à faire "au plus vite". Rien. A se demander si quelqu'un s'était seulement rendu compte de son trépas. Peu importe, cela m'arrange plutôt bien. Je finis par relâche ma dextérité amusée de son torse faiblement poilu. Je m'éloigne un peu et attrape un brancard fraichement huilé. Le grincement des roulettes à tendance à rapidement m'exaspérer. J'effectue le transfert du corps sans la moindre difficulté. Il faut dire que là aussi ma nature sidhe est à remercier. Je referme la petite porte d'un mouvement des hanches et ramène mon patient au milieu de la pièce. Moyennant un subtil jeu d'interrupteurs et autre, je fais descendre un câble métallique se terminant en crochet de boucher. Remarquerez, ce rôle aussi j'aurais pu l'endosser à la perfection. Sauf que ce n'est pas le porc qui m'intéresse comme bétail. Quoique ...

    J'enroule une corde épaisse autour des chevilles de monsieur Doe (je n'ai toujours pas zieuté son nom sur l'étiquette) et m'assure que le nœud est bien solide. Croyez-en mon expérience, il vaut mieux. Une fois satisfaite du résultat, j'embroche la bête sur son crampon et j'actionne le mécanisme d'enroulement. Lentement l'homme se fait remonter tel un pendu inversé. Lorsque finalement sa tête quitte le chariot, j'arrête une nouvelle fois la machine. J'évacue le brancard que j'échange pour une bassine de taille moyenne. Je viens la placer sous le pantin amorphe. Je l'observe une dernière fois dans son intégralité. Puis, avec précision et professionnalisme, je viens porter plusieurs incisions méticuleuses au nouveau de la nuque et de la jugulaire. Le rouge ne tarde pas à trouver la sortie. Je m'éloigne d'un pas. Puis d'un autre. C'est un sourire aux lèvres que je regarde les lois de la gravité s'activer. Mon ficus va ronronner de plaisir ce soir en me voyant rentrer.


~.~

    C'est fou comme le temps passe vite quand on s'amuse. Du coup, je suis à la bourre. Je déteste ça. Je pique un sprint vers le carrosse. En talons aiguilles ce n'est vraiment pas le top. Peu importe. Je m'engouffre dans l'habitacle et manque bien de ravaler ma fine pensée tandis que la porte se referme dans mon dos. Je me sens comme le lapin blanc dans ces contes à dormir debout. Une fois sur la route ce n’est plus qu’une histoire de temps avant que je dévale à toute vitesse la moitié de la ville en pleine nuit.

    Depuis que je l’ai découverte, je dois bien dire que j’ai toujours été grande partisane de la vitesse (même si ma relation privilégiée à l’encontre de la nature m’impose de me déplacer majoritairement à pied). Mais là pour le coup si j'avais dû me rendre à patte en pleine banlieue, je n'aurais pas eu le temps de vider mon cobaye. On ne dirait pas comme ça, mais six litre cinq ça prend du temps à s'écouler.
    Je laisse le vent s'inviter dans la bête (soit on fait les choses bien, soit on ne les fait pas) et jouer avec mes cheveux. D'une main habile je viens détacher mon chignon. Ma crinière semble comme respirer à nouveau. Et moi aussi par la même occasion.

    J'arrive au lieu de rendez-vous un petit quart d'heure plus tard. C'est là que je me rends compte que je porte toujours mon uniforme. Je joue des épaules et me débarrasse de ma blouse blanche que je jette négligemment à l’arrière. Je l'échange contre une simple veste sans grand intérêt. Perso j'aurais préféré une jolie cape mystérieuse avec un énorme capuchon qui entretient le mythe. Mais quand on veut jouer sur la carte de la discrétion, ce n'est pas vraiment idéal. Je me contente d'un léger haussement des épaules et me dirige en ligne droite vers la porte d’entrée. Aucun regard vers l’arrière. Le passé c’est le passé.

    Je pénètre le bar à l'ambiance tamisée. Je n'ai aucun mal à repérer la silhouette de mon rencard. Rien qu'en approchant de son emplacement assis, je sens mes lèvres se muer en sourire amusé. Je suis certaine que tu m'as senti entrer. Vilaine fille que tu fais. Mais je suis bien pire. Je me glisse dans son dos et me penche un peu afin de lui décoller un baiser chaste à même sa tempe droite.


>> Bonsoir petite sœur.

    Le contact a toujours été électrifiant entre nous. On va mettre ça sur le compte de son ancienne gloire olympienne. Je prends place sur le tabouret installé à sa droite.


>> On reste au bar où tu préfères qu'on se trouve une table plus retirée?

    Je sais bien que nous ne sommes pas sensées nous côtoyer aussi ouvertement, mais franchement. Tu crois vraiment que quelqu'un est prêt à perdre son temps à nous filer en douce?



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Saíréann J. Mac Cárthaigh

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 17/02/2016
› LES MISSIVES ENVOYEES : 1102
› LE(S) MULTI-COMPTE(S) : Non
› L'AVATAR : Amber Heard
› LES CREDITS : Blondie - Topito
› LA COULEUR RP : DarkSlateblue

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MessageSujet: Re: Sister, sister O' so fair - Why is their blood all over your hair? [PV Taranis]   Dim 1 Mai - 16:42