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 Looking for a better way of life || Deliora

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CHANGELIN UNSEELIE modern myth.

Darina C. Gray-Haddler

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› L'ARRIVEE A ELLAN VANNIN : 04/04/2016
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CHANGELIN UNSEELIE ∭  modern myth.

MessageSujet: Looking for a better way of life || Deliora   Lun 12 Sep - 22:19
Looking for a better way of life
ft. Deliora & Darina.
Ce qu’il y avait de nul avec l’éternité c’est que tous les mauvais aspects de la vie étaient exacerbés. Non pas que Clare était véritablement éternelle, non, elle, elle allait bel et bien mourir. Elle ne savait pas trop comment, en revanche. Est-ce qu’elle allait vieillir, comme les Humains ? Ou est-ce qu’un jour, quand elle aurait quelques siècles, elle allait juste tomber raide morte comme ça, là, dans son salon ? Bon, peu lui importait, présentement. En fait, elle avait l’impression, là, tout de suite, que ce qui allait la tuer, c’était l’ennui. Et franchement, l’ennui, pour un immortel – ou un presque immortel –, vous imaginez ? L’idée de s’ennuyer pendant des milliers d’années ? Et ça marchait pour un tas d’autres trucs : la souffrance, la maladie, la solitude, la colère, la faim… Tous ces trucs que les Humains ressentaient avec violence, mais durant un laps de temps limité, en général, les petits chanceux… Pour l’heure, Clare avait l’impression qu’elle allait s’ennuyer pour les trente années à venir. Assise à son bureau dans l’unique pièce qui constituait l’agence de détectives où elle travaillait, renversée en arrière sur sa chaise à roulettes, les pieds sur le bureau, elle tentait pour l’heure de faire tenir son crayon entre son nez et sa lèvre supérieure, et ça faisait probablement bien une demi-heure qu’elle en était là. Face à elle, le bureau de Nemed était vide – le veinard, il était peut-être sur une affaire, lui. Il ne lui avait rien dit, parce qu’il ne lui disait rien qu’il estimait être ne pas important, même si Clare, elle, estimait que c’était important. Ils étaient mariés, merde, quoi ! C’était peut-être le canyon générationnel… Il y avait tellement de trucs qui n’avaient aucune importance aux yeux de Nemed, en toute honnêteté, en toute spontanéité, en toute naïveté, même… Et à l’inverse, elle avait bien conscience qu’elle devait lui paraître intenable et pas sortable, impatiente et bruyante. Eh bien ça ne les avait pas empêchés de se passer la bague au doigt. Pour le meilleur et pour le pire.

Clairement, les affaires n’allaient pas bien. La Changelin n’avait pas voulu le savoir jusqu’à ce que la situation devienne critique. En ce tout début de vingt et unième siècle, Internet commençait à envahir les maisons et les gens croyaient qu’ils n’avaient plus besoin de détectives pour traquer les maris adultères, les grand-tantes pleines aux as ou les fugueuses camées. C’était ça, ou c’était autre chose, Clare ne s’était pas posée la question. Elle avait juste fini par accepter l’évidence, puis par la faire accepter à Nemed. Le résultat des courses, c’était qu’ils venaient tous juste de vendre leur petite agence, qu’ils avaient crées ensemble. La nouvelle propriétaire avait de l’argent à ne plus savoir qu’en faire, et Clare ne voulait absolument pas savoir pourquoi ou comment. Elle ne voulait pas non plus savoir ce qui l’intéressait dans la gestion d’une agence de détectives. La transaction était encore toute récente et il restait pas mal de choses à régler, d’ailleurs, qui faisaient que Clare voyait assez souvent Elatha. Elle venait à l’agence, en général, et en général, les jours où Nemed n’était pas là. Clare doutait qu’Elatha soit assez empathique pour faire attention à ce genre de choses, alors ce devait être lui qui, avec un sixième sens hors du commun, savait quand est-ce qu’elle allait franchir cette porte, et se débrouillait pour ne pas être là. Ce expliquerait son absence actuellement, tiens. Il détestait Elatha. Du moins, il détestait les gens comme elle. Clare elle-même n’était pas fan, mais bon, business is business et il fallait bien qu’ils se sortent de leur situation financière catastrophique s’ils voulaient continuer à vivre parmi les Humains. Et, oui, Clare était catégorique : ils voulaient continuer à vivre parmi les Humains. L’autre choix n’était tout simplement pas envisageable, même si elle savait que le Songe manquait parfois à Nemed, ou du moins le souvenir d’un Songe qui n’existait plus…

Elle laissa échapper un râle et reposa son crayon avant de bayer aux corneilles un moment. Puis elle s’empara d’une feuille blanche, la déchira en lambeaux, en fit des boulettes et entreprit de les jeter sur la porte d’entrée de l’agence sur sa gauche, leur agence étriquée, dans un immeuble délabré, dans un quartier tout pourri de Londres. Clare sentait bien que ça ne plaisait pas à Elatha et elle sentait venir de grands changements par rapport à ça aussi. Eh bien, elle n’était plus qu’une simple employée maintenant, elle ne pouvait pas vraiment avoir voix au chapitre. Elle lança une première boulette qui rebondit sur le battant avant d’aller rouler sous une armoire en métal remplie de dossiers. S’ils étaient aussi bien rangés et aussi bien classés, c’était grâce à Nemed. Deuxième boulette, qui tomba simplement au pied de la porte. Il y avait encore leurs noms à tous les deux sur le battant, mais ça n’allait pas durer. Troisième boulette, qui échoua à côté de la première. Elle pourrait se tirer. Aller boire un verre. Flâner dans les rues de Londres, cette ville qu’elle aimait tant, et tous ses habitants. Retourner à sa librairie préférée, où le vieux propriétaire, un jour, il y avait de cela plus de trente ans, lui avait offert un travail, et qui était mort depuis. Quatrième boulette.

Une arabesque magnifique, avec un effet de courbe parfait qui donna l’impression que le temps ralentissait. Bien assez en tout cas pour que quelqu’un ait l’occasion d’ouvrir la porte et d’entrer dans la pièce. Et accessoirement de se prendre sa boulette de papier sur la figure. Pendant une seconde, Clare crut que c’était Elatha – même genre d’aura pesante, déroutante, comme si la personne déviait la lumière, dérangeait l’œil sans que ce dernier ne sache pourquoi. Mais non, ce n’était pas Elatha. Ce n’était pas du tout la même aura. Clare ôta ses pieds de son bureau et se tint bien droite, l’air professionnel. Une cliente ! De l’argent ! Bon, elle ne pourrait pas prétendre ne pas être l’auteur du jet de boulette, mais enfin, il fallait bien passer outre le premier contact et la première impression, non ?

— Bonjour, bienvenue à l’agence… à Alias Investigations.

Leur nouveau nom. Leur nom made in Elatha. Clare esquissa un sourire d’hôtesse d’accueil.

— Je vous en prie asseyez-vous, et dites-moi pourquoi vous êtes venue !

Là ! Si Nemed avait été là, il aurait été fier d’elle.



 
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Deliora C. Sorensen

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MessageSujet: Re: Looking for a better way of life || Deliora   Mar 20 Sep - 11:00

Bien du temps avait passé depuis la disparition de son seul fils. Deliora n’avait pas eu l’occasion de s’en occuper ces dernières décennies. Le temps avait passé à une vitesse et il fallait penser à reconstruire entièrement leur nation. Le temps avait filé comme s’il s’était évaporé. Il ne se passait pas un jour pourtant sans que la femme pense à son enfant perdu. Tous les racontars étaient possibles à son sujet. Certains disaient qu’il était mort noyé dans les eaux. D’autres murmuraient qu’il vivait loin d’ici. Qu’importe le son de cloche qu’elle entendait, les deux lui vrillaient le cœur. Elle aimait assurément ce fils qu’elle n’avait pas eue le temps d’avoir. Elle l’aimait avec toute la rage qu’elle détestait son père. Au début, il n’était qu’une vengeance et puis à mesure qu’il grandissait en son sein, il devint précieux. Comme une plante fragile et sauvage qu’il fallait couver et protéger. Son instinct de mère l’avait guidé naturellement vers cet amour inconditionnel. Il va sans dire qu’elle vivait depuis toujours très mal le fait qu’il lui ait été arraché sans préavis.  Néanmoins les conflits commençaient à se tasser un peu et il restait enfin un peu de temps à la jeune femme à ne pas être absorbé par la mise en place d’un stratagème ou d’un subterfuge militaire. Sa gouvernante et son amie de toujours travaillait maintenant à Londres. Elle ne pouvait faire confiance qu’à celle-ci pour cette noble tâche. Elle n’aurait pas voulu confier quelque chose de si intime à une autre personne. Ses pensées l’accompagnaient alors, qu’une fois n’était pas coutume, un semblant de nervosité la gagnait. Elle se demandait si son fils allait la rejeter ou s’il voudrait lui parler. Elle se rabroua mentalement, se rappelant que ce genre de pensées sans fondements n’avait pas plus lieu d’être que la spéculation de la victoire sous prétexte d’une bonne stratégie.

Elle se trouvait à l’entrée du bureau depuis plusieurs minutes. Le lettrage doré de la porte semblait la narguer. Ouvre-moi si tu l’oses paraissait lui dire la porte. Cela avait le don de la motiver à faire ravaler son outrecuidance à celle-ci. Elle fut même tentée un instant de la défoncer mais se rappela que même elle craignait parfois l’ire de son amie de toujours.  Inspirant une dernière fois, elle poussa la porte du bureau d’Elatha.

Elle reçut un objet non identifié sur le crâne. Une inconnue se tenait devant et devait manifestement être celle qui l’avait jetée par mégarde. Cependant, Deliora ne supportait pas ce genre de comportements puérils et encore moins si elle en était directement la cible.  Elle s’en foutait complètement que l’autre n’ait pas fait exprès. Ses traits se durcirent illustrant la femme froide et déterminée qu’elle devenait. Imperceptiblement, elle se redressa se grandissant un peu pour se donner un air imposant. « C’est une nouvelle coutume de manquer de respect aux gens ici ? Est-ce que tu sais au moins qui je suis cheveux orange ? » Comme si elle n’était pas assez stressée comme cela par la demande qu’elle venait faire. Elle prit son air le plus méprisant et contempla la femme de pied en cap. « Je cherche Elatha. Où est-elle ? » Un ricanement méprisant se glissa sur le bord de ses lèvres alors qu’elle répondait à la jeune femme. « Donne-moi une seule bonne raison de parler de ce qui m’amène à une créature visiblement née de la dernière pluie. » Si l’inconnue trouvait une manière de lui répondre qui ne manquait pas d’intelligence, peut-être, alors seulement peut-être, pourrait-elle trouver grâce à ses yeux. Malgré ses traits et ses attitudes de femmes caractérielle et difficile à vivre, la stratège demeurait dotée d’une intelligence pragmatique et cartésienne à toutes épreuves. Si sur l’instant, elle avait espéré qu’Elatha n’engage pas quelqu’un qui lui paraissait si vain, elle savait également que la femme ne faisait jamais rien au hasard. D’une manière ou d’une autre, cette petit possédait quelque chose d’intéressant. La brune serait curieuse de le découvrir. Comme une chatte qui approche de sa proie, elle s’avança en roulant des hanches jusqu’au bureau. En se déplaçant la daoi sith n’avait fait quasiment aucun bruit. Elle déplaçait avec grâce et sensualité dans un silence que certains félins pourraient lui envier. Elle se pencha contre le meuble, ses coudes butant sans bruit contre le bois dur. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres tandis qu’agacée par la réponse qui ne venait pas assez vite à son goût elle rajoutait : «  La jeune pousse a perdu sa langue ? »
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CHANGELIN UNSEELIE modern myth.

Darina C. Gray-Haddler

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MessageSujet: Re: Looking for a better way of life || Deliora   Jeu 22 Sep - 22:12
Looking for a better way of life
ft. Deliora & Darina.
Si Clare n’avait pas vu de ses yeux une femme entrer dans l’agence, elle aurait pu croire que le blizzard seul avait défoncé la porte pour envahir la pièce. D’un coup, la température sembla chuter de dix degrés et l’atmosphère devint pesante à souhait. Il suffisait de la regarder pour comprendre que la femme était on ne peut plus agacée, mais dans le genre glacial. Dans le genre d’une autre personne que Clare connaissait bien et à qui elle pensait dix fois par jour depuis prés de cinquante longues années. Les mots de la potentielle cliente claquèrent dans l’air comme un fouet, la tirant de son apathie. Cheveux orange ? Eh bien, oui, Clare portait en permanence sur elle son Glamour humain, qu’elle avait perfectionné avec le temps et qui lui était aussi naturel qu’une seconde peau. Assombrir son teint de porcelaine, assombrir ses cheveux dorés, assombrir ses yeux de glace, bref, se rendre banale au possible. Encore que, sa définition du banal n’était pas la même que celle des Humains, selon les standards de qui elle restait encore une belle jeune femme, lui avait-on dit. Pour Clare, c’était avant tout une question de survie façon Darwin : l’adaptation était la clé de tout, et ainsi s’adaptait-elle, depuis sa fuite de la Faërie. Savoir qu’elle pouvait passer à peu près inaperçue la rassurait, imaginer que l’on puisse la sous-estimer la contentait, et en l’occurrence, en cette seconde, ces deux conditions étaient remplies. Elle se garda donc de répondre à la femme, ou même de lui tenir tête, posant sur elle un regard attentif.

Elle cherchait Elatha. Cela n’étonna Clare qu’à moitié. Non pas que des tas de gens différents passent cette porte pour tout et n’importe quoi. Les détectives privés n’étaient pas des flics. Les gens venaient les voir parce qu’ils estimaient ne pas pouvoir trouver d’aide ailleurs. Et il leur fallait souvent dévoiler leurs plus vilains secrets, leurs plus honteuses facettes, leurs plus inavouables désirs. Leurs peurs cachées, aussi. Leurs blessures secrètes. Tout y passait. Et contrairement à la police, Clare nouait avec chacun de ses clients, par la force des choses, un lien plus personnel, plus intimiste, qu’elle le veuille ou non. Et cette femme, eh bien… Elle avait clairement besoin de quelque chose. Mais elle estimait ne pas pouvoir le lui demander à elle. Pour une raison… Ah ! En entendant les dernières paroles de l’inconnue, Clare dissimula une grimace. Non, mais… on aurait dit sa MERE ! C’était terrible, cette façon de parler, cette posture, cette intonation, ces propos, ce froid mortel sur le visage, cette stature hiératique, tout y était. C’était sa mère, en moins blonde, en moins lumineuse. En moins Sidhe. Mais en tout autre chose. Clare fixa un long moment la femme, au point que celle-ci insista, lui demandant si elle avait perdu sa langue. La Changelin cligna des yeux, puis soupira doucement, imperceptiblement. L’inconnue s’approcha alors, prenant totalement possession de la pièce par sa seule présence – comme ELLE ! Pour un peu, elle en aurait frissonné.

— Vous voulez une bonne raison ? Très bien : il n’y a que moi à qui parler, pour l’heure. Et il ne pourrait bien y avoir que moi pour encore un bon moment.

Elle avait parlé d’un ton calme et mesuré. Sa prudence légendaire la pousser à ne pas entrer en conflit avec cette femme. Il était évident qu’elle finirait en purée sur le mur le plus proche. Il se dégageait de cette inconnue un sentiment de dangerosité qui lui donnait l’impression d’être en face d’une panthère. Oh, si seulement Nemed était là ! Tu parles d’un mari, à quoi ça servait de lui avoir prêté serment. Elle balaya la pièce du regard, à l’attention de la femme, et reprit :

— Elatha n’est pas là et en vérité je n’ai aucune idée de quand elle reviendra, ça peut être dans deux heures comme dans deux semaines.

Ou jamais, pour ce qu’elle en savait. Clare voyait plus souvent Esras que la Daoi-Sith, désormais. Et donc, cela laissait comme choix à cette femme de lui exposer son affaire ou de partir. Une part de Clare souhaitait qu’elle parte, honnêtement, car cette femme signifiait forcément des problèmes à venir. Mais une autre partie, plus pragmatique, et aussi plus curieuse, voulait qu’elle reste. Pour l’argent. Et pour l’affaire qu’elle représentait. Clare avait toujours aimé travailler, jamais elle n’était restée oisive à profiter de son statut, vu qu’elle n’en avait pas, de statut. He.

— Vous êtes une Daoi-Sith, n’est-ce pas ? Seule une Daoi-Sith parlerait d’Elatha comme ça.

Avec autant de familiarité. Dans l’absolu, Clare n’éprouvait rien d’autre pour eux qu’un malaise certain et une méfiance acharnée. Mais, n’ayant pas eu le temps de se laisser imprégner des tabous Feys, cela n’allait pas beaucoup plus loin. En fait, pour sa survie, et par instinct, elle fonctionnait au cas par cas plutôt qu’en suivant les modes ou les traditions. Nulle bonté d’âme là-dedans. Il y avait des tueurs en série partout, chez les Feys comme chez les Fomoires comme chez les Humains. Mieux valait faire le tri de ses connaissances par l’expérience plutôt qu’au préjugé.

— Enfin, quand je la verrai, je lui dirai que vous êtes passée…

… si elle lui donnait son nom. Et puis voilà. Clare se renversa contre le dossier de son siège, bras croisés, posture ferme, dents serrés, stress au maximum. Qui savait comment cette femme allait réagir. Elle savait très bien de quoi étaient capables les créatures comme elle. Mais elle pariait sur le fait qu’Elatha n’apprécierait pas de trouver son employée vidée de son sang allongée sous le bureau, et que cette inconnue le savait.



 
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Deliora C. Sorensen

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MessageSujet: Re: Looking for a better way of life || Deliora   Jeu 29 Sep - 10:16

Deliora darda son regard coléreux sur Darina. Ce n’était pas sa faute à elle si Elatha jouait comme toujours les Siths de l’air mais c’était horripilant. Pour un peu, elle aurait eu envie de dévaster la pièce et de massacrer son occupante par simple plaisir. Toutefois, il lui restait encore des limites de self-control en ce qui concernait le fait d’abîmer des personnes ou des objets appartenant à sa gouvernante. On n’oubliait jamais les roustes qu’on avait prises enfant quand on avait fait une bêtise. Elatha était ce qui se rapprochait le plus d’une mère et d’une amie. Ainsi, la tacticienne utilisa le respect qu’elle avait pour calmer sa colère. Cependant, ses traits impérieux exprimaient mieux que mille mots à quel point elle aurait voulu lui déchirer la chair et scalper ces longs cheveux fadasses. Elle constata, car elle n’avait pas encore éteint toute faculté d’analyse, que la jeune femme présente savait en tous les cas faire preuve de prudence et de sagesse. Elle ne réagissait pas en s’irritant, bien au contraire son attitude posée et son ton montrait peut-être plus de jugeotte que ce que son air juvénile et immature aurait pu laisser supposer.  Elle fit onduler ses cheveux bruns d’un coup de tête autoritaire. Elle était agacée mais elle réalisait bien plus vite qu’elle ne l’aurait voulu qu’elle n’avait pas le choix.

« Je suis une Daoi-Sith. Je vois que tu es pourvue du sens de l’observation » répondit-elle avec un sarcasme pas le moins du monde dissimulé. Elle ricana narquoisement parce que la moquerie faisait partie de ce qui déstabilisait les gens. Chez elle, c’était devenu une seconde nature que de railler ceux qu’elle considérait faibles mais également ceux qui paraissaient trop forts et trop fiers. En tous les cas, ça ne l’avait jamais desservi car la perte de sang-froid est un atout pour l’adversaire qui sait le provoquer. Elle observa la jeune femme de pied en cap. Elle ne payait pas tellement de mine. Elle lui semblait être juste un en-cas. Elle imaginait déjà ses petits membres faibles trembler alors qu’elle s’approcherait pour lui faire goûter la force de son appétit.

Si cette femme avait été engagée par Elatha, on pouvait supposer que ça n’était pas totalement une bonne à rien et qu’on pouvait par extension lui faire un peu plus confiance qu’aux autres. Deliora n’avait véritablement personne à qui demander de s’occuper de retrouver son fils. Plus que tout, elle voulait se retrouver réunie ou au moins avoir une chance de le chercher. Les temps troublés des derniers siècles lui avait interdit ce réconfort. L’accalmie ne durait jamais longtemps, il fallait agir et ça ne pouvait pas attendre qu’Elatha daigne se souvenir qu’elle avait un travail à faire parfois. La Fomoire se coula dans le fauteuil négligemment posé  dans un coin de la pièce. Ses jambes se croisèrent. Son apparence de glamour avait quelque chose d’imposant. Elle n’avait pas voulu être éternellement belle et jeune. Elle trouvait qu’avoir quelques années et quelques rides donnaient un peu plus de prestance. Elle n’aurait pas été jusqu’à dire que sa forme était vieillissante et laide, au contraire. Toutefois, elle appréciait la froideur de son regard bleu, et les traits froids et indéchiffrables de cette peau blanche. Imperceptiblement, elle se pourfendit d’un sourire moqueur à la jeune femme.

« Tu n’auras pas besoin de lui dire que je suis passée. Je pense que tu peux faire quelque chose pour moi en fin de compte ». La Daoi était connue pour ses changements d’humeur mémorables mais également pour sa manière de penser rationnelle. Elle choisissait toujours la solution qui lui semblait la meilleure. Quand on était acculé à un mur, on avait toujours le choix de rentrer dedans. Ses doigts se croisèrent. Elle posa ces dernières négligemment sur ses cuisses. Elle présidait imitant sans doute inconsciemment ce que faisait Alfyse quand elle réfléchissait. « Tu vas travailler pour moi. Tu n’as pas intérêt à me décevoir en revanche. J’imagine que tu as peut-être entendu des histoires à propos d’Eithne et d’Alfyse. La plupart sont vraies et je n’hésiterais pas à en rendre certaine plus véridiques. » Son ego lui disait toujours qu’elle devait être reconnue par-delà les siens. On ne pouvait pas fomenter une révolution contre un gouvernement phallocrate et dictatorial et qu’on ne se souvienne pas de votre nom. Au final, ce serait sans doute plus facile de garder une contenance devant cette petite chose peu intimidante. La peur la ferait aussi travailler plus vite. Deliora ne doutait pas du fait qu’elle pouvait faire son petit effet et insuffler la crainte même parmi les Daois. « Je suis à la recherche d’une personne très importante pour moi. La tâche ne sera pas aisée et je n’ai que bien peu d’informations à fournir. Si tu t’engages à me rendre ce service, il faudra que tu réalises que je ne tolèrerais pas l’échec. Es-tu prête à jouer ta vie sur cette affaire ? »
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Darina C. Gray-Haddler

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MessageSujet: Re: Looking for a better way of life || Deliora   Dim 2 Oct - 6:03
Looking for a better way of life
ft. Deliora & Darina.
Bon, clairement, elles n'étaient pas prêtes d'être copines, toutes les deux. Non pas que Clare en demande tant, cela dit. Ne pas mourir, déjà, ce serait bien. Ne pas trop mettre en colère une connaissance d'Elatha, sa grande patronne, ce serait pas mal non plus. Et pourquoi pas aussi faire en sorte que la visiteuse n'aille pas se plaindre de sa conduite à la Daoi-Sith ? Clare aimait son boulot et entendait bien ne pas se faire virer, c'était d'ailleurs une des conditions qu'elle avait énoncées à Elatha quand celle-ci avait racheté l'agence de détectives. Au moins le dialogue était-il initié entre elles et Clare n'était-elle pas encore morte et éparpillée, ce qui devait être bon signe. Au commentaire faussement élogieux sur son sens de l'observation, elle se contenta de hocher sagement la tête et de garder les lèvres scellées. Et les dents serrées quand l'inconnue la détailla des pieds à la tête comme si elle considérait son déjeuner. Elle aurait menti si elle avait affirmé ne pas avoir peur du tout de cette femme.

Celle-ci s'assit finalement dans le fauteuil réservé aux clients, qui venaient, au choix, supplier, exiger, pleurer, raconter leur vie, bref, demander de l'aide, une aide qu'en général, personne d'autre, et surtout pas la police, ne pouvait leur apporter. Clare devait bien avouer que la Daoi-Sith avait quelque chose de fascinant, il se dégageait d'elle le même genre d'aura que possédait Elatha : prestance, violence, froideur et bouillonnement à la fois, et surtout, une maîtrise de soi paradoxalement parfaite et fragile en même temps. Bref, le genre de personne dont il était difficile d'anticiper les réactions, et qu'il fallait traiter comme du lait sur le feu. Et finalement, il semblait que la femme allait faire appel à elle. La première pensée de Clare fut la joie de pouvoir enfin travailler, quand bien même la cliente s'annonçait difficile. Puis la formulation de ladite cliente atteignit son cerveau et elle s'agita légèrement sur sa chaise. Elle allait travailler. Pour cette femme. Pas une demande, pas une proposition, non, c'était un fait et il semblait que Clare n'avait pas le choix. Et quand bien même s'en serait-elle plainte, à qui ? A Esras qui se fichait complètement de ses petits soucis ? A Elatha qui était une proche de cette femme ? Il semblait bien effectivement qu'elle n'avait pas le choix. Même si, pour la forme, elle lâcha un petit :

« C'est d'accord.. »

Comme si elle avait le choix, donc. Clare avait déjà compris que ce n'était pas le cas mais la femme semblait vouloir en rajouter une couche. Alfyse ? Certes oui, elle connaissait ce nom, pour la simple et bonne raison que lorsque Elatha avait pris contact avec Nemed et elle pour la première fois, Clare avait fait son job et s'était renseignée sur la Daoi-Sith, sur son parcours et forcément, sur son entourage. Le nom et les faits d'arme d'Alfyse étaient apparus à quelques reprises lors de ses recherches, sans pour autant que la jeune Changelin soit vraiment au fait de tout son curriculum vitae. Elle écouta donc sagement la requête de l'inconnue, quand bien même il ne s'agissait pas d'une requête mais d'un véritable chantage. Quoi, comment, risquer sa vie pour une affaire ? Et puis quoi encore ? Clare s'enorgueillissait d'un taux de réussite atteignant quatre-vingt quinze pour cent dans son travail, et ce cinq pour cent restant ne l'avait jamais empêché de dormir, sauf si à partir de maintenant ça voulait dire cinq pour cent de chance de mourir. Et en même temps... Si elle refusait, n'allait-elle pas mourir là, tout de suite ? Ou pire, se faire virer ? Retrouver quelqu'un... C'était facile, c'était un classique et Clare en avait déjà retrouvé, du monde. C'était le genre d'affaire qui pouvait durer un moment et elle trouverait bien un moyen de gagner du temps si besoin. Elle prit donc l'air sûr d'elle pour répondre.

« Je vais accepter votre demande. Même si je trouve que vous allez trop loin avec cette histoire de vie ou de mort. »

En vérité, Clare ne croyait probablement pas tout à fait que la femme puisse être sérieuse.

« Je suis Darina Gray-Haddler. Dites-moi qui vous êtes et dites m'en plus sur ce qui vous amène et la personne que vous souhaitez retrouver et je ferai mon possible pour vous satisfaire. »

Elle laissa passer quelques secondes, puis après réflexion ajouta, juste au cas où :

« En revanche je ne travaille pas gratuitement - surtout si ma vie est en jeu. »

Et puisque la cliente semblait être de grand standing et qu'en plus Clare était censée mettre sa vie dans la balance, elle comptait bien appliquer ses plus gros tarifs pour cette nouvelle et envahissante cliente.



 
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